Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)

jeudi 31 janvier 2008

Dégringolade

Je n'aime guère commenter les sondages, même quand ils me font plaisir.
Je déroge à la règle aujourd'hui car, cette fois, ils convergent tous, nous démontrant la chute de la côte de confiance de l'homme que les français ont placé à leur tête en 2007.
Je ne m'en réjouirai pas, car nous sommes tous les victimes collatérales de la politique incohérente édictée par le personnage à un gouvernement au garde à vous.
Les voiles de fumée tendus à répétition par les artifices "people" s'est enfin déchiré, laissant voir l'incapacité à gouverner autrement que par effets d'annonce.
Politiquement, il est très facile aujourd'hui de contrer les partisans du roitelet en exercice.
Il suffit de poser cette question toute simple : qu'a-t-il fait ?
Ce qui est grave, je me répète sans doute, c'est la dévalorisation de la fonction présidentielle : en apparaissant comme une vulgaire starlette pour presse en strass, le "chef de l'état" (comme le terme lui sied mal !) va décrédibiliser le job, ne va plus apparaître comme un soutien, une référence, comme celui qui doit rassurer en cas de crise, que l'on soit de son bord ou non.
Une nation dont le moral est en berne a besoin pour retrouver l'espoir de quelqu'un qui tienne la barre avec fermeté, d'un homme d'état tout simplement.
Il est certes à prévoir que les municipales seront prétexte à une cinglante raclée électorale.
Mais n'oublions pas que nous devrons tenir pendant plus de quatre ans sous la simili-gouvernance de ce président pour rire.
Mais voilà, on ne rit plus.

mercredi 30 janvier 2008

Quel est le plus beau film du monde ? (24)

Nouveauté cinématographix

Alain Delon et Claudia Cardinale dans "Le Guépard" (1962)


Le bulldozer "Astérix" (1074 salles en France !) s'ébranle aujourd'hui précédé d'une opération de promotion gigantesque à laquelle il n'a été possible à quiconque d'échapper.
Monopolisant la majorité des écrans, le "french popcorn movie" va laminer les films qui sortent ce jour et faire des morts parmi ceux déjà à l'affiche.
On sait que certains critiques n'ont pas été conviés aux projections de presse et que le film serait presque aussi mauvais que le premier opus (le deuxième, réalisé par Chabat, étant plus qu'honorable).

En compagnie de mon estimé disciple du mardi, j'ai revu hier soir "Le guépard" de Luchino Visconti, commentant après projection la carrière de Delon qui, jusqu'aux années 80 sut faire des choix pointus, confiant son talent (car il en a, le bougre !) aux meilleurs cinéastes : le Visconti en question, mais aussi Losey, Clément, Melville...
Ce qui peut laisser pantois un membre de la jeune génération que les prestations télévisées de l'acteur de "Rocco et ses frères" et interprète, dans ce "Guépard", de "Tancrède", et les extraits du film du jour où il surjoue Jules César ont tout lieu de laisser perplexe.

Je l'aurai un jour, je l'aurai !


Philippe Khorsand, au premier plan.


On se souvient bien sûr du directeur de Palace harcelé par un client pointilleux dans l'excellente série de Jean-Michel Ribes, mais aussi de son personnage de gourou jaloux et parano du tout aussi excellent (et "culte") "Mes meilleurs copains" (1988), film générationnel en état de grâce où même Clavier faisait des étincelles.
Philippe Khorsand était un acteur discret qui n'aura vécu que 59 ans : c'est la camarde qui "l'a eu" hier.

mardi 29 janvier 2008

Veuillez laisser cet endroit...


Je me souviens très bien, tant la mémoire olfactive est fidèle, de la puanteur qui régnait dans les "toilettes" (on disait "water" ou "wc", alors) de l'école Guynemer que je fréquentais, enfant.
Par la suite, les lieux d'aisance du lycée Audiberti nouvellement construit me parurent luxueuses (il y avait même des rondelles de désinfectant au fond des urinoirs !).
Mais j'imagine que ça ne dura guère.
Ces jours-ci, on nous parle beaucoup de ce problème d'hygiène récurrent (sans jeu de mots !) en milieu scolaire : comme nous à l'époque, les mômes se retiennent de fréquenter ces lieux immondes, ce qui a pour effet de développer des pathologies quelquefois gravissimes (infections urinaires, constipation...).
Pas de papier (gaspillé), de couvercles (arrachés), de loquet de fermeture (idem) sont le leit motiv des récriminations.
Toute une éducation à faire, en somme.

lundi 28 janvier 2008

Che ?

Incontournables


Même si Ségolène Royal fut "ma candidate" en 2007, je n'ai jamais cédé au "groupisme" béat orchestré avant l'entrée en campagne par les divers médias (pendant la campagne, ce fut autre chose !).
Je persiste à penser qu'ils ont eu bien tort ceux qui la croyaient "finie" après l'élection, d'autant que ce sont les mêmes qui la voyaient "morte" avant et prédisaient que la dame de Poitou Charente ne figurerait même pas au second tour !
Contre vents et marées, Madame Royal trace sa route, devenant jour après jour un recours contre l'arrogance du pouvoir en place.
En "homme d'état" qu'elle est, l'échec lui a donné une nouvelle épaisseur, la posant en parangon du syndrome "Mitterrand/Chirac" qui ont, chacun, persévéré malgré les défaites successives avant d'accéder à la plus haute fonction de l'état.
Il est maints signes (je les perçois au "Caveau") que les français se mordent les doigts de leur choix de mai 2007 : la banalisation de la présidence par notre "petit prince" commence à agacer sérieusement dans les chaumières et, notamment chez ces personnes âgées (grugées !) qui, pourtant, ont voté majoritairement pour lui.
J'ai enregistré hier la prestation de la socialiste chez Michel Drucker : c'est évidemment le moment où elle aborde la rupture d'avec Hollande qui a retenu l'attention de la presse et du tout Morandini médiatique.
Un court passage d'une émission où se vérifie ce que j'écrivais plus haut.
A savoir qu'il faut désormais compter avec cette femme pugnace, beaucoup plus compétente qu'on a voulu le faire croire, voire beaucoup plus compétente en maints domaines que celui qui a été élu.
Non, et n'en déplaise à certains, elle ne "lâchera pas l'affaire" et, ayant tiré toutes les leçons d'une campagne semée d'embûches, appuyée par un parti uni derrière elle, saura tirer le pays des pattes de l'incroyable gâchis auquel nous assistons, médusés, chaque jour.
Déterminée à faire fructifier son capital, ces millions de gens tout de même qui ont voté pour elle le 6 mai 2007, décidée à renouveler un PS qui reste, malgré les blessures, le principal parti d'alternance, affichant une volonté de rassemblement allant du centre gauche (voire droit) aux "alter", Ségolène Royal se pose en figure de proue de l'opposition à la droite au pouvoir, marquant à la culotte quotidiennement le président élu, labourant le terrain jour après jour.
7 ans de collaboration avec Mitterrand n'y sont pas pour rien.
Rendez vous en 2012.

Olivier Besancenot apparaît aujourd'hui, lui aussi, comme incontournable, que je regardais à la télé(sans)vision l'autre jour : talentueux, ce garçon est "bon" en télé, incisif, apparemment sincère, doté d'un vrai charisme.
Mais pour aller où ?
L'assemblage hétérogène qui sert de socle à son nouveau parti (où ne figurera plus, sans doute, le mot "communiste") où, dit-il, il ne sera qu'un "porte-parole parmi d'autres" (bien sûr !), devra éviter de donner le pitoyable spectacle auquel nous assistâmes avant la dernière présidentielle.
On me dit (on me hurle !) que le sympathique facteur est hyper-mega-over populaire, comme si l'on oubliait, quand ça arrange, combien est vaine la popularité véhiculée par ceux qui se prennent pour des "faiseurs de rois".
On l'a bien vu avec Mme Royal d'ailleurs : portée au pinacle avant la course décisive, la candidate a subi les effets d'un rouleau compresseur médiatique inouï, relayant de prétendues "bourdes", la faisant apparaître comme une "gourde", bref, je l'ai déjà écrit ci-dessus.
Il n'est pas tout à fait interdit de penser que les "gens de peu", abusés par les promesses fallacieuses du roitelet en exercice, sauront trouver la voie de la raison, choisissant des gens capables d'assurer l'alternance plutôt que de se jeter dans les bras de ceux qui ne désirent pas exercer le pouvoir.
Ils iront chercher le médecin, pas le sorcier.

Un signe que cette élection partielle où le candidat socialiste vient de gagner, au premier tour, 14 points par rapport à son score du mois de juin dernier !

Je suis partout.

Dans les quotidiens de ce lundi, cette pub.
Le personnage à droite serait le chef de l'Etat.





dimanche 27 janvier 2008

samedi 26 janvier 2008

Pou-voir d'a-chat, quès aco ?

[...]les journalistes de la télé n’ont rien entendu. Aucune raison de s’en étonner : combien achètent quotidiennement eux-mêmes du pain, des fruits ou du poisson ? Quand ils disent «pouvoir d’achat», c’est comme s’ils parlaient une langue étrangère, dans une ville inconnue, leur manuel de conversation sous le bras. Quand, interrogeant un puissant sur un plateau, ils se glissent dans la peau de la ménagère pour soupirer sur le coût du panier, c’est comme s’ils passaient une audition dans un cours de théâtre.[...]
Daniel Schneidermann, hier : clic

L'aventurier de la vache (sacrée) perdue

Libération* compile aujourd'hui la presse étrangère à "son" sujet.
D'abord présenté par les médias de la planète comme un chef d'état novateur, réformateur, promoteur d'un nouveau style, notre présidounet est devenu quasiment la risée des éditorialistes du monde entier !
Ce que je dénonce depuis des mois dans cette gazette à la diffusion modeste est aujourd'hui le pain quotidien des rédacteurs les plus sérieux : à savoir qu'hormis les aventures sentimentales, le goût du luxe affiché et une manière de s'exprimer plus proche de celle de Cauet que du verbe mitterrandien, on est bien en mal de commenter une ligne politique cohérente chez le drôle de mec que les français ont élu en mai 2007.
En Inde, où sa visite se voulait éminemment "politique", notre vrp n'aura arraché que de maigres contrats qui le feraient virer de n'importe laquelle des multinationales dirigée par l'un de ses potes.
Faut-il revenir sur la pitoyable visite de Khadafi, sur la vanité (au sens exact) du voyage en Arabie Saoudite, sur le peu de résultat du séjour chinois ?
Le bonhomme, tout au plus, donne à l'expression "assoiffé de pouvoir" toute sa signification : tout heureux de jouer dans la cour des grands de ce monde, le bambin évolue dans le concert des nations, jouissant en permanence d'être arrivé si haut.
Au Caveau de la République, quand, en septembre dernier, l'humour de résistance de Paul Adam ou de Lobo et Mie était plutôt fraîchement accueilli, on sent à quel point, depuis quelques semaines, les attaques à l'encontre du personnage font mouche à tout coup.
Le retour au pouvoir prévisible, en Italie, du redoutable Berlusconi, va, certes, donner du grain à moudre à nos chansonniers tant le tandem Nico-Silvio risque de nous donner dans les mois à venir un spectacle cocasse mais glaçant néanmoins.
A son "Sarko Circus", Paulo pourra ajouter deux clowns : Berluscozy et Sarkoni.
On est loin d'Indiana Jones.

*Lire Pourquoi il agace la planète et articles adjacents.

Comment la police compte les manifestants :

vendredi 25 janvier 2008

Haute diplomatie

C'est formidable d'avoir plein de copains(ines) dans le spectacle : on est toujours invité et, en général, très bien placé (selon le degré d'estime qu'on vous accorde).
La sortie au théâtre ou au cinéma peut revêtir un caractère délicat si le spectacle auquel vous avez assisté n'est pas à la hauteur de vos espérances ou des sentiments que vous portez à celle ou celui qui vous y a invité.
Le moment de la visite en loges d'après spectacle devient alors un exercice ardu qui exige tact et diplomatie.
Certains y vont carrément à l'hypocrisie (c'était gé-nial !), dont je ne suis pas.
Je me torture donc avant de frapper à la porte de la loge pour trouver la formule qui évitera toute blessure, en évitant celles qui se sont éventées à faire le tour du métier : ainsi, un "c'était trèèèèèèèèèèès sympa" est à bannir, tant chacun sait que ça signifie qu'on s'est mortellement ennuyé.
Je me souviens qu'il y a quelques années j'avais assisté à un spectacle d'un duo comique aujourd'hui très célèbre qui m'avait navré par son inanité et le comportement hallucinant d'un public de "fans" (ou de potes) enclin à hurler de rire au moindre gagounet de seconde zone.
J'avais parfaitement réussi le test de la visite en parlant de tout (projets, souvenirs communs) sauf de la pantalonnade affligeante à laquelle je venais d'assister.
Idem tout récemment où j'ai pu voir un copain dans une "oeuvre" qui synthétise tout ce que le théâtre dit "de boulevard" a de pire.
Comme il s'avère que le gars en question sauve l'affaire du naufrage par son talent, je n'ai eu aucun mal à lui dire qu'il fut "très bon".
Et comme mon interlocuteur est loin d'être idiot, on peut penser que je fus compris.
Ce qui n'a certainement pas été le cas pour le duo dont je parlais précédemment...

Du Wiaz

jeudi 24 janvier 2008

Caillera

Emeutes de novembre 2007 à Villiers-le-Bel (AP)

Après avoir attaqué un car de CRS (on sait combien la présence de CRS est de nature à apaiser le climat dans les "quartiers !) une "bande de jeunes" a caillassé, hier soir à Villiers-le Bel la devanture d'un Mc Donald.
Voilà que ces gamins s'en prennent maintenant à leurs parents nourriciers !

Toi y'en as écouter France Inter

Vincent Josse, en duplex de Cholet, s’adresse à Nicolas Demorand : « vous voulez savoir quoi ? ».
Puis, à un invité, un peu plus tard : « comment on fait ? ».
A ce train là, il ne sera pas nécessaire d’attendre bien longtemps avant d’entendre des « quoi on fait ? ».

Je me demande pourquoi les journalistes de l’audiovisuel tiennent absolument à imiter le langage de Son Enflure.
Laquelle, dans la riante Sartrouville, faisait tout récemment une jolie leçon de morale à des « jeunes » d’évidence triés sur le volet qui feraient mieux de « se lever le matin » avec les moulinets habituels.
On attend de Son Excellence un petit mot de sollicitude pour ce prof de Lille qui vient de se faire tabasser par un élève, avec une phrase bien torchée, du genre « faut reconnaître que les profs sont là où les policiers et les pompiers ne vont plus (pardon : « vont plus ») ».
On attend.

Je reviens à France Inter où l’on peut encore entendre des choses intéressantes, et même, à certaines heures, des animateurs parlant un français correct sans être ampoulé pour autant.
Olivier Mag m’a fait passer hier un document sonore que j’aimerais pouvoir insérer ici (si un féru d’informatique me lit…) : il s’agit d’une chronique de Didier Porte dans l’émission de Stéphane Bern (qui, a la radio, est supportable) diffusée en fin de matinée.
Porte y relate l’émission de Michel Drucker de dimanche dernier dont l’invitée était une certaine Laetitia Hallyday, dont le seul mérite dans la vie est d’être l’épouse du chanteur français, euh belge, enfin je veux dire suisse.
Dans sa chronique, Porte, déchaîné, nous narre par le menu les moments forts en mode lacrymal de cette émission à classer dans les annales de la télévision.
Vous savoir quoi ?

Moi y’en a bien kiffer France Inter des fois.

mercredi 23 janvier 2008

Hou la menteuse !

Document en provenance de la fédération de Paris du P.S :

Les 10 mensonges de Mme de Panafieu

I. Il n’y aura pas d’augmentation de la fiscalité
Françoise de Panafieu a rendu public, dimanche 20 janvier, lors de l’émission Ripostes, le chiffrage de son projet. Verdict : + 850 M€ de dépenses nouvelles en fonctionnement. Dans ces conditions, comment peut-elle soutenir qu’elle n’augmentera pas la fiscalité ? Augmenter de 850 M€ les dépenses de fonctionnement représente une augmentation de 15 % et suppose de trouver une recette équivalente. Or, les dotations de l’Etat augmentent d’environ 1 % par an et les droits de mutation sont budgétés à 850 M€, soit proches de leur niveau maximum (900 M€).

L’argument évoqué par Françoise de Panafieu est qu’elle « fera des économies ». Et pour illustrer son propos, elle recourt à cet argument récurrent selon lequel nous aurions dépensé 1,8 M€ pour bouleverser la voirie parisienne. D’où vient ce chiffre ? Il ne correspond strictement à rien. Entre 2001 et 2007, les investissements de la Direction de la Voirie et des Déplacements (DVD) se sont élevés à 1,58 milliard d’euros, mais ils incluent notamment l’éclairage des rues, l’entretien des ponts, l’abaissement des trottoirs pour les personnes à mobilité réduite, la couverture de plusieurs tronçons du périphérique ainsi que l’aménagement du tramway des Maréchaux. Mme de Panafieu
fera-t-elle « des économies » sur ces différents postes ?

II. 3,4 Mds d’investissements en 6 ans
Elle annonce 3,4 milliards en investissement, répartis en 4 priorités (logement pour 35 % du total ; transports pour
25 % ; équipements publics pour 25 % et grands projets pour 15 %). Mme de Panafieu privilégie donc un retour à une politique de sous-investissement, renouant en cela avec le tiberisme municipal. Rappelons que nous avons investi 7,7 milliards entre 2001-2008 et que nous prévoyons entre 6 et 7 milliards entre 2008-2014.

Mme de Panafieu dit qu’elle consacrera 25 % aux nouveaux équipements soit 850 M€ par an, ce qui est totalement ridicule. A titre d’exemples, les opérations actuellement lancées (votées au budget) pour la seule Direction des Affaires Scolaires représentent 186 M€ pour l’enseignement supérieur (Sorbonne, Ecole Boule…), 322 M€ pour les établissements du premier degré et 150 M€ pour ceux du second degré soit - déjà - un total de 658 M€.
Les 30 ha d’espaces verts supplémentaires devraient coûter 100 M€. On est déjà à 758 M€. Il ne restera donc pas grand-chose pour les crèches, les centres d’animation, les équipements sportifs et culturels, les pépinières d’entreprises …..

On ne voit pas non plus comment, dans le cadre d’un tel budget, elle pourra financer les dépenses pour grosses réparations (c’est-à-dire l’entretien de la voirie et des bâtiments municipaux) qui sont demandées avec insistance chaque année par les maires d’arrondissement ; cela représente à minima 784 M€ sur la mandature (voirie, crèches, écoles, équipements culturels, églises, etc.), soit 23 % de son budget total.

Prévoir de ne consacrer que 850 M€ aux transports publics laisse songeur quand on indique comme priorité le prolongement de la ligne 14, la réalisation du Métrophérique, la réalisation de 20 parkings souterrains, etc.

III. Le tramway
Mme de Panafieu profère une double contre-vérité sur ce dossier :

  • Elle dit, dans son interview de la semaine dernière dans l’Obs Paris, avoir voté pour le prolongement du tramway jusqu’à la porte de la Chapelle : c’est faux (l’UMP s’est abstenue).
  • Elle dit qu’elle réalisera l’extension du tramway comme prévu ; or, elle ne prévoit dans son projet que 850 M€ d’investissements sur les transports urbains (25 % de 3,4 Mds), alors même que la réalisation de la prolongation du TME représente à elle seul 720 M€. On peut donc douter fortement de l’engagement de l’UMP de prolonger le tramway dont le mot ne figure d’ailleurs même pas dans son projet.

IV. Les couloirs de bus
Le projet rendu public par l’UMP évoque leur ouverture « à tous les véhicules en dehors des heures de pointe ». Mme de Panafieu a depuis précisé qu’il s’agissait d’une erreur et que seuls les véhicules propres étaient concernés. Pourtant, la même « erreur » figure également sur son site de campagne, dans le commentaire de « l’image de sa semaine ». Question : comment les forces de police, chargées du respect des couloirs de bus, reconnaîtront-elles qu’une voiture est hybride ou non ?

V. La production de logements sociaux et le respect de la loi SRU
Ce que dessine le projet de Mme de Panafieu, c’est le renoncement programmé aux objectifs de la loi SRU. Elle doit l’assumer clairement. En effet, ni son document projet, ni son site de campagne, ne comprennent d’engagement chiffré en matière de logement social (elle parle de 1 000 par an mais ce chiffre n’a été écrit nulle part). Si l’on s’en tient à ces 1 000 logements sociaux par an, il faut tenir compte de ce que son projet mentionne noir sur blanc, soit l’objectif de vendre 2 500 logements sociaux par an. Est donc programmée une réduction du parc social à Paris. Comment Mme de Panafieu peut-elle dire qu’elle respectera la loi SRU en 2020 ?

VI. La résorption de l’habitat insalubre
Elle prétend que rien n’a été fait faute que la Ville y ait consacré les moyens suffisants. Rappelons que sur les 1 031 immeubles à traiter, 688 le seront en soutenant les propriétaires privés et 343 en acquérant directement les immeubles via une SEM :

  • pour les 688 immeubles privés, 81 % ont voté les travaux et 70 % les ont commencés ou achevés ;
  • pour les 343 immeubles qui nécessitent une appropriation publique, 83 % ont déjà été acquis et s’engagent dans un processus de réhabilitation lourde.

Il est donc mensonger de dire que la Ville n’aurait traité qu’un tiers du sujet. Tout sera terminé dans 3 ans. Il est particulièrement faux de dire que les choses auraient traîné, faute que la Ville y ait consacré des moyens financiers suffisants. Nous avons fonctionné à guichets ouverts. Les obstacles rencontrés tiennent exclusivement aux délais liés aux procédures d’expropriation, au relogement des occupants, au temps mis par les copropriétés privées à voter les travaux.

VII. La politique de rachat d’immeubles
Mme de Panafieu s’est toujours opposée à la politique de rachat d’immeubles privés. Elle a indiqué lors de l’émission Ripostes que « ces immeubles sont occupés par des locataires ; souvent une population vieillissante qui habite là depuis 20 ans, 30 ans, qui a des petites retraites qui ne peut pas aller dans le logement social mais qui ne peut pas aller dans le privé parce que c’est trop cher. Et la mairie de Paris met à la porte, chasse cette population en première, deuxième et troisième couronne sans lui donner la possibilité de se reloger à Paris ».
Double mensonge :

  • Quand la Ville rachète un immeuble, elle maintient absolument tout le monde dans les logements : ceux dont les revenus les rendent éligibles au logement social (72 % des Parisiens) voient leur loyer révisé à la baisse pour se conformer aux tarifs du logement social ; pour les autres dont les revenus sont supérieurs, les loyers sont maintenus.
  • Les personnes âgées ayant des « petites retraites » sont non seulement maintenues dans les logements mais sont forcément éligibles au logement social.

Mme de Panafieu a cité comme exemple emblématique de cette politique le cas de l’immeuble de la rue Daubigny acquis en 2002. Rappelons que cet immeuble qui appartenait aux AGF devait être cédé à un fonds de pension américain en vue d’être vendu à la découpe (ce qui aurait à coup sûr jeté à la rue la plus grande partie des locataires). L’acquisition de l’immeuble a donc permis de l’éviter.

VIII. Délai de délivrance d’un permis de construire
Mme de Panafieu prétend que le délai moyen est de 2 ans et que les promoteurs fuiraient la Capitale, dissuadés par ce temps d’attente déraisonnable. Ce délai moyen est en réalité de 5 mois. L’idée avancée par Mme de Panafieu qu’au bout d’un an, toute demande d’un permis de construire n’ayant pas reçu de réponse aboutirait mécaniquement, ne repose tout simplement sur aucun fondement légal.

IX. « Le maire de Paris n’a pas consacré ¼ heure pour rencontrer les maires d’arrondissement qui demandaient à le rencontrer »
C’est faux. Il a rencontré à leur demande Jean Tiberi (10 octobre 2001), Michel Dumont (3 février 2003 et 18 septembre 2003), Jean-Pierre Lecoq (8 juillet 2003), Pierre-Christian Taittinger (29 août 2005), Claude Goasguen (à plusieurs reprises dont le 2 décembre 2002), René Galy-Dejean (28 novembre 2007). Que Mme de Panafieu ne l’ait jamais accueilli dans le XVIIème, notamment lorsqu’il y vient à l’occasion de ses compte-rendus de mandat, qu’elle refuse de participer, à l’Hôtel de Ville, à la réunion annuelle de programmation des investissements localisés, ne doit pas la conduire à inverser les rôles…

X. Le patrimoine de Mme de Panafieu

Elle indique cette semaine dans l’Obs Paris qu’elle l’a mis en ligne sur son site depuis un mois. Comme l’Obs l’a relevé, c’est faux.
Pendant cette campagne, Mme de Panafieu parle beaucoup de transparence. Pourquoi refuse-t-elle de se l’appliquer d’abord à elle-même ?

Ce rapport spectaculairement distancié avec la vérité finit par poser un vrai problème, comme l’a également illustré cette séquence édifiante de l’émission « Ripostes » sur les tests ADN où elle assure à trois reprises qu’elle a voté « contre » cette disposition, avant d’admettre, quelques minutes plus tard, qu’elle n’était pas venue à l’Assemblée le jour du vote…

Michelangeli joue Chopin (document rare !)

Le grand pianiste italien joue la 1ère ballade.
L'une des plus belles interprétations de ce morceau de bravoure.
Et quelle classe !

La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale

L'allumé qui nous gouverne voudrait, au cours de son quinquennat, remettre en question la loi de 1905 portant séparation des églises et de l'état.
La nouvelle mouture permettrait à l'état d'aider les cultes financièrement.

Selon le Canard Enchaîné qui révèle ce nouveau coup fourré ["Le président a la volonté d'avancer sur les conditions d'application de la loi de 1905. Et notamment en élargissant la notion d'association cultuelle" a-t-elle affirmé au Canard qui précise que "en accordant ce label à de nouvelles chapelles (…) il s'agit bien de rétablir le financement public des cultes". Car ce label permet aux associations qui en bénéficient d'obtenir des subventions de l'Etat ou aux donateurs de voir leurs dons partiellement défiscalisés.

Et selon l'hebdomadaire, "les congrégations religieuses ne seraient pas les seules concernées par ce 'toilettage'". Les Témoins de Jéhovah ou l'Eglise de Scientologie pourraient obtenir les nouveaux avantages et ainsi "bénéficier de la bénédiction de l'Etat", précise le Canard qui rappelle la réception de Tom Cruise, "vitrine de la Sciento", par Nicolas Sarkozy lorsqu'il était ministre des cultes.]

Qui fut insensible ?

Tristesse

Ennis est mort !

Heath Ledger (à gauche sur la photo)

Heath Ledger, l'un des deux cow-boys du film de Ang Lee "Le secret de Brokeback Mountain" a été retrouvé mort à son domicile, hier mardi 22 janvier.
Des somnifères ont été trouvés à son chevet, mais la police ne conclut pas pour autant à un suicide.

Voir.

Future "première dame de France" ?

Avouez qu'elle a d'autre atouts que Bernadette !
Info : à partir de 2009, l'opération "pièces jaunes" est remplacée par l'opération "billets verts".

Affranchir au tarif de la poste

A partir du 1er mars, le prix du timbre-poste pour un courrier destiné à la France métropolitaine passe à 55 centimes.
Ce qui, même si on n'est pas des matheux, porte le carnet à 5,50 euros.

Je vous raconte ça, parce que je viens de le vivre à l'instant, et que j'essaie de me mettre à la place d'une personne économiquement faible dans la même situation : j'ai un courrier très important à poster (une demande d'allocs, par exemple) et je veux acheter un timbre chez le buraliste du coin de la rue.
Qui m'informe que désormais la vente de timbres ne s'effectue plus qu'au carnet de 10.
Moi, bobo (comme disent les cons) ayant plus de 5 euros sur moi, après avoir tiqué (dis moi combien de courriers tu envoies par la poste !) repars avec mon carnet.
La pauvre dame qui s'arrache la peau des mains pour bouffer et faire bouffer ses mômes et qui n'a pas 5 euros à investir et qui avait sa petite pièce de 50 cts + 4 centimes en pièces de 1 centime, ben vous me direz qu'elle a qu'à aller à la poste.
La poste d'à côté vient de fermer (si, à Paris !) et faut aller plus loin, à Château Rouge, parce que "la Poste vous a fait des bureaux plus beaux", suffit de marcher un peu plus.
La dame ira donc chercher son timbre à 500 m de son buraliste (ces buralistes qui, paraît-il, souffrent tant en ce moment et vont, c'est juré, se mettre "au service du public" !), l'acheter à un distributeur automatique vachement compliqué qui donne des "vignettes", ou, plus probable, faire la queue trois quarts d'heure pour acheter son permis de poster.
On avait compris que cette société était impitoyable avec les gens de peu, ceux qui n'achètent plus que des demi-baguettes ou du pain dégueulasse chez les "mousquetaires".
Pire, elle leur complique chaque jour un peu plus la vie.
Et un de ces quatre, elle va se les prendre en pleine gueule.

mardi 22 janvier 2008

Quel est le plus beau film du monde ? (23)




Western en opéra baroque, "C'era una volta il west" ("Il était une fois dans l'Ouest"), film international dans le vrai sens du terme, a profondément marqué ma génération : le 33t bleu de la bande originale signée Ennio Morricone faisait partie de la collection d'une famille française sur 2 et on croisait sous le soleil antibois des "minets" vêtus de ces improbables manteaux "cache-poussière" portés dans le film par les "méchants".
L'extraordinaire "prélude" du film changea complètement la manière de réaliser un western : on peut même dire qu'elle signa l'arrêt de mort du genre tel qu'il existait jusqu'alors et que les réalisateurs américains de western (John Ford et Walsh étaient en fin de vie) ne tentèrent plus que d'égaler Leone, en n'y parvenant que rarement.
La violence des films "léoniens", l'humour aussi, la psychologie des personnages, tout était novateur et il est sidérant que l'italien ait signé par la suite l'un des plus beaux films de gangsters de l'histoire du cinéma, son "testament" : "Il était une fois en Amérique" qui, lui aussi, devait bouleverser ce genre et auquel des cinéastes comme Scorsese doivent tant.
Cette manière de filmer "au tranchant de la lame" est aujourd'hui vénérée et exploitée par Quentin Tarentino et par de nombreux réalisateurs... asiatiques !
"Il était une fois dans l'Ouest" (que je vois ce soir pour la énième fois), n'en déplaise aux "puristes" qui ne jurent que par Ford, Walsh ou Anthony Mann (qui sont des très grands il est vrai !), est beaucoup plus qu'un "western" : un film de vie et de mort, un drame, une tragédie grecque, un chef d'œuvre.
Et Claudia est belle, si belle !



lundi 21 janvier 2008

Pipeules

Pour mélomanes avertis seulement !

Panaf en flag'

Ça ment comme ça respire, et ça veut être Maire de Paris :

Chez nous, soyez reine.




Hier dimanche, quelques centaines de cathos intégristes et autres militants « pour la vie » manifestent à partir de la Place de la République (qu’ils doivent nommer « Place de la gueuse »).

Gamines à jupe plissée et col-Claudine, vieux barbons en Loden, jeunes cheveux-longs-dans-le-vent-jeans-Weston récupérant du rallye de la veille, et pondeuses à triple-landeaux, battent l’asphalte en hurlant des slogans anti-ivg, anti-contraception, où l’on comprend qu’il faut repeupler la Frrrrrrrrance, faire des bébés et ne pas bosser le jour du seigneur (ça doit nuire à la procréation).
On tente, du camion-sono de tête, de faire chanter des slogans sur une musique de Yannick Noah dont on conspue le nom évoqué par l’animateur.
On distribue quelques tracts aux passants médusés qui regardent ces gens qu’ils croyaient conservés dans du formol en St Nicolas ( !) du Chardonnet depuis le déluge.

On sent cette petite foule requinquée par les déclarations mystiques de l’autre zygoto en Arabie Saoudite.
En queue de cortège, des enfants de Marie qui ont dépassé depuis des lustres l’âge de la retraite entonnent « Chez nous, soyez reine ».

C’est à Paris en janvier 2008, au XXI ème siècle donc.

dimanche 20 janvier 2008

Distinction.

La Légion d'Honneur c'est nul.
Ça, c'est mieux :

Cliquez sur l'image pour agrandir.

Liesse populaire

Y'avait longtemps !
Sur cet enregistrement réalisé en plein air le 14 juillet 66, Cloclo, encore en période "yéyé", clôt une émission spéciale de Guy Lux (!) avec cette immortelle chanson française "Je tiens un tigre par la queue". On peut s'amuser à reconnaître quelques célébrités, twistant autour de lui.
Joue avec sylgazette et découvre de qui il s'agit.

On remarquera que les mouvements de foule sont canalisés par un service d'ordre bon enfant : autres temps...

samedi 19 janvier 2008

Vous prendrez bien un café ?

Oldelaf - le café

Humer tue.


L'interdiction de fumer dans tous les établissements recevant du public a des effets pervers.
Prenant un café l'autre jour en face du théâtre, nous fûmes (!) pris à la gorge par une horrible odeur de friture inhabituelle en cet endroit.
Il paraît en outre que dans les discothèques et autres endroits où l'on se trémousse, d'insupportables remugles dûs à la sudation ont fait leur apparition, dissimulés qu'ils étaient auparavant sous les senteurs des "agents de saveur" contenus dans les clopes.
Car là semblent résider les effets pervers de la loi : les nuages de fumée occultaient d'autres odeurs encore plus désagréables.
On continuera donc à se pincer le nez dans ces lieux de plaisir, voire de débauche...
Ces dispositions légales nouvelles semblent entraîner chez les cafetiers (les "bons" restaurants semblent épargnés) une... baisse du pouvoir d'achat !
Les bars et brasseries -suffit d'observer- sont souvent déserts et, d'après un voisin tenancier, l'employé du matin avale vite fait son café pour aller s'adonner à son vice dans la froidure matinale, quand, auparavant, il en consommait deux ou trois en tirant sur ses cibiches.
Je ne m'apitoierai pas sur nos limonadiers qui, en 1991, ont appliqué si mollement la loi Evin ; laquelle, bien lue, aurait permis ces récentes extrémités.
En cloisonnant les espaces et en dotant les espaces fumeurs de puissants extracteurs, en interdisant strictement toute tabagie dans le lieu dédié aux non-fumeurs, souvent le plus exigu de l'établissement, en respectant, quoi, cette législation "socialo", ils auraient permis la coexistence des "pro" et des "anti".
Or, voilà, le mal est fait et le comportement des fumeurs (dont je fus, suis, serai ?) n'a pas été des plus corrects, il faut bien en convenir.
Le plus souvent, les adeptes de l'herbe à Nicot s'accrochèrent au cendrier posé sur la table sans avoir la politesse élémentaire de demander à leur voisin(e) si leurs volutes ne dérangeaient pas.
Cela dit, inversement, la courtoisie n'étant plus de mise en cette société du quant-à-soi, les "tempérants" pouvaient s'abstenir de tirer la gueule ou, tout aussi irritant, de faire de grands gestes de la main assortis de tronches réprobatrices, alors qu'il suffisait (peut-être) d'apostropher gentiment (!) l'aspirateur à goudrons d'un "pourriez vous vous abstenir, merci ?".
Mais là, faut pas rêver, on entrait dans une société de respect mutuel qui s'avère aujourd'hui bien "hors tendance".
Ces comportements ont induit cette loi forcément liberticide quelque part.
Tant pis.

vendredi 18 janvier 2008

A Neuilly-sur-Seine...

Pierre S., fils de..., parle logement social sous l'œil du fayot en chef David Martinon (non, non !) :

Ça s'appelle "Groupe solidarité et partage" et, je n'invente pas, c'est envoyé par "Séb".
Moderne.

Qu'est-c'que t'as Doudou, dis donc ?

Excellent, le titre de l'article de Libération sur le décès du chanteur Carlos :
Mort du chanteur d'Oasis

De ci, de là...

Le responsable du courrier des lecteurs de Télérama se plaint du nombre de lettres qui parlent (je cite) du "petit N.".
Le diabolique manipulateur de médias que le peuple souverain a élu a lancé une machine qui est en train de lui revenir dans la gueule si l'on en croit les sondages, d'une part, et les conversations de rue, de bistrot, de files d'attente, de dîners-en-ville, de transports en commun, de queue chez le boucher ("eh la ! on fait pas de politique ici !) etc.
Les lecteurs les plus fidèles de cette gazette auront sans nul doute remarqué que les prénom et nom du personnage ne sont jamais intégralement clavés ici (ni le diminutif utilisé à la fois par partisans et opposants) : c'est toujours ça de pris et devrait vous permettre de diminuer d'autant la dose de Doliprane inhérente à l'écoute des divers media (sans "s", puisque, nèssepa, media est le pluriel de medium, c'était notre rubrique "les saviez-vous ?).

*

Georges Frêche, ancien Maire de Montpellier (ville avec laquelle j'ai quelques attaches) fait encore parler de lui, en proclamant qu'il veut faire installer dans cette ville une statue de... Lénine !
Ce à quoi Noël Mamère réagit en qualifiant le Georges de "schizophrène".
Moi, je dirais simplement "fada".

*
Benazir Bhutto, Cécilia Machin-Chose, Marie Antoinette (femme sans tête) et Ingrid Betancourt sont à l'honneur, si je puis dire, dans la dernière chronique de Pierre Marcelle, sous le titre "Beauté des femmes, affaires du monde".
Qu'attendez vous pour m'abandonner un instant et filer lire ce "No Smoking" ici et maintenant ?

*
Me nourrissant actuellement de la deuxième saison de "Prison Break", passionnante, même si les scénaristes (en grève) n'y vont pas du dos de la cuiller, j'enregistrerai néanmoins dès demain une série française (si !) diffusée sur France 3 (re-si !) à propos de laquelle tous ceux qui l'ont vu en avant-vision ("preview" disent-ils !) disent plus que du bien : ça s'appelle "Les oubliées" avec l'excellent Jacques Gamblin et il paraît qu'on peut en devenir "accro" !
Suffisamment rare pour qu'on s'y intéresse, non ?

*

Pour finir sur une note gaie, voire gay, le blog de Libé cocassement intitulé "Les 400 culs" (!) évoquait hier le Calendario Romano (calendrier romain) du photographe Piero Pazzi, sensible à la beauté masculine, qui chamboule les canons habituels du rétrograde Vatican en affichant, mois après mois de jeunes curés et séminaristes à damner un saint sensible !
On peut l'acheter ici :
clic
Promis, je le répèterai pas.

Le pape en prières : "Ave Maria"
Le jeune curé sensible, passant par là : "Ciao Benoît !".

jeudi 17 janvier 2008

Carlos.

Du chanteur, on retiendra les apparitions récurrentes dans les show des Carpentier, aux côtés de Sylvie Vartan et autres Joe Dassin (ils avaient le même éditeur, M. Plait, un charmant monsieur que j'ai connu aux éditions Rideau Rouge).
L'ayant maintes fois croisé à Juan les Pins où il venait souvent avant le déclin de la station, puis sur un plateau de télévision où j'accompagnais le "staff" de Gilbert Bécaud, je garde le souvenir d'un garçon simple et abordable, aimant converser.
C'est une figure importante du show-bizz des années Giscard qui disparaît.
Paix à ses cendres.

Un scopitone :

Admirable !

Petula Clark - Downtown (1964 TOTP)

Bonne nuit.

L'UMP et "Photoshop".

Pour montrer le "périph" bloqué par la faute de ces salauds de verts, socialistes et consorts, l'UMP sort une illustration de circonstance.
Mais regardez bien : une petite formation au maniement du logiciel semble nécessaire :


Source : rue89

mercredi 16 janvier 2008

Distinction

Je l'ai enfin reçue et ferai en sorte de m'en montrer digne :

Hormonal

Regarder jusqu'au bout.

C'était d'un autre niveau.


J'ai laissé passé la date anniversaire de sa mort (8 janvier).
Il faisait un temps pourri sur Paris comme aujourd'hui.
Je suis allé le lendemain soir avec Karim A. pour l'hommage
à la Bastille : la foule était comme le ciel, en larmes.

Onfray dans Libé

Michel Onfray, sous le titre "Bartabas et les barbares" signe un chronique intéressante (toujours) dans Libération de ce mercredi : clique là-dessus.
Lu et approuvé.

L'amour avec des baguettes...

"Lust, caution" (Ang Lee)


"4 minutes" (Chris Kraus)

"Survivre avec les loups" sort aujourd'hui, assorti de critiques plutôt indulgentes qui ne sont pas de nature, toutefois, à entraîner le public vers les salles.
Mais l'on sait que le grand public fait fi des critiques de presse.
J'ai une pensée pour la réalisatrice qui, à l'heure où j'écris ce billet, connaît les transes qui précèdent cette fameuse "première séance" qui fixe le sort de tout nouveau film.

"Lust, Caution", c'est le nouvel Ang Lee, dont Brokeback Mountain fut un très gros succès.
Ici, pas de cow-boys énamourés, mais un thriller "chaud bouillant" avec des scènes d'amour quasiment explicites dont, selon Gérard Lefort, qui n'a pas beaucoup aimé (...) "la crédibilité doit beaucoup à la présence virile de Tony Leung (Yee) et à la plastique affolante de la jeune Tang Wei (Wong), qui ferait presque passer Gong Li pour un cageot."

Le film qui suscite le plus mon intérêt cette semaine est allemand, d'un cinéma germanique qui prend des couleurs d'année en année. Le piano en est le pivot, comme il le fut dans l'Audiard (De battre...).
Synopsis :
Depuis soixante ans, Traude Krüger enseigne le piano à des détenues. Quand elle rencontre Jenny, jeune femme incarcérée pour meurtre, elle comprend immédiatement qu'elle a affaire à une musicienne prodige...
J'irai voir ça.

Mais je n'ai toujours pas vu "Into the wild" de Sean Penn qui reste prioritaire.
Allez au cinéma pour éviter la sclérose !

Opium du people.

On vous l'a assez dit que ce type est dangereux : voilà qu'à Rome puis en Arabie Saoudite, Napoléon IV s'en prend à la laïcité de la République, remettant en cause, in fine, la loi de 1905 séparant l'église de l'état.
Le "Voici-Président", comme si on avait pas assez de soucis à régler dans ce pays, va nous rallumer la guerre entre calotins et bouffe-curés.
Arrêtez-le !

Extrait de l'édito de Joffrin sur cette question, ce matin :

[.../... Les religions, dans l’Histoire, furent aussi les matrices de la violence et de l’exclusion des minorités. Les cathares, les camisards, les protestants en général ou les juifs en particulier, en furent les victimes immolées. L’identité française, outre qu’elle est diverse, hérite surtout des Lumières, qui se fondent sur la force de l’esprit humain et la philosophie de la liberté. Non sur la Révélation, qui ne s’adresse qu’aux croyants. Placer, dans un discours présidentiel, ces valeurs-là au second plan, c’est défendre une bien incertaine idée de la France, qui nous renvoie aux temps du cléricalisme.

Décidément, le sarkozysme n’est pas un républicanisme.]

Est-il besoin de dire que j'approuve à 100% ?

mardi 15 janvier 2008

Défense de fumer.

Un temps d'avance.

A boire et à manger.

Fallait savoir que le jour de publication de son indispensable chronique avait changé :
c'est dorénavant le jeudi que Pierre Marcelle livre son "No smoking" dans Libé.
Jeudi dernier, il revenait sur la conférence de presse non interactive à l'Elysée, et donnait une sacrée leçon de déontologie à ses confrères dans un billet titré "En tout bien, tout déshonneur".
Indispensable, je vous dis : cliquetis.

*
On s'en fout : "ils" se seraient mariés.
En Inde, où Napo IV doit se rendre, le protocole se frotte les mains : pour eux, en effet, "«une petite amie n’est pas considérée comme la femme ou l’épouse d’un chef d’Etat et donc ne peut recevoir les mêmes égards».

*
J'ai été réveillé ce matin par la voix de Bertrand Delanoë.
Non, ce n'est pas ce que vous pensez et il n'y a pas de quoi alimenter la rubrique "people" ou le prochain sketch de Gerra : le Maire de Paris était l'invité de Demorand sur Inter et répondait aussi aux questions des auditeurs.
On sait que "Badinguet" a prévu une opération de soutien à Panaf : malgré son réel talent (le seul ?) en matière de communication, il faudra que le présidentounet trouve un "truc" maousse pour convaincre les parisiens de voter majoritairement pour la chipie-en-rollers.
Peut-être en participant, une plume dans le Fillon, à la revue du théâtre des Deux Anes, en entonnant de raffinés "tata ta prout prout", argument massue de chansonniers cacochymes pour faire rire du premier magistrat de la capitale ?
Sinon, Delanoë était une fois de plus clair, concis, compétent, efficace, ce matin.
On ne voit vraiment pas pourquoi on changerait.

*
Il y a de l'eau dans le gaz entre Fadela et Ch. Boutin.
On est surpris que ça arrive seulement maintenant, tant les parcours de ces deux femmes sont antinomiques.
Je crois sincèrement que Fadela Amara est allé bosser là où elle pensait, sinon imposer ses idées en matière de politique des banlieues, du moins éviter que la droite ne fasse trop de dégâts.
Sa naïveté aura été de croire qu'elle pouvait y parvenir avec une Ministre de tutelle de cet acabit.
En tout cas, Fadela n'a, à aucun moment, mis ses idées dans la poche.
En cela, elle ne s'est pas "kouchnérisée" et mérite autre chose que des ricanements.

*
Menaces de mort contre le petit Sark (je parle du jeune fils).
Et voilà, c'est toujours les enfants qui trinquent.

*
Toute l'équipe du film "Survivre avec les loups", ce bon (mais oui !) Bedos en tête était dimanche sur le plateau du "Vivement dimanche" (pas pour tout le monde !) de Drucker.
Belle promo pour un film "familial" qui sort demain sur de nombreux écrans.
J'ai pu voir le film en avant-première la semaine dernière.
J'irai déjeuner dimanche avec la réalisatrice qui est aussi mon amie.
Car je ne suis pas rancunier.
*
C'est la première fois que je me plante dans le choix des films que je projette à E.
Hier, je lui ai montré "Short Cuts" de Robert Altman, "film choral" comme on dit de nos jours qui porte un regard sans aménité sur l'Amérique contemporaine.
Raté : selon mon jeune cinéphile en devenir, le film est "sans intérêt".
Ce soir, le jeune homme pourra s'intéresser aux loups du film de Véra, finalement bien plus sympas que les salauds qui peuplent le roman de Carver porté à l'écran par Altman.

Lily Tomlin et Tom Waits dans "Short Cuts"

lundi 14 janvier 2008

Royal/Elkabbach

Intéressant (je le dis sans "passion" aucune) : c'était ce matin sur Europe 1.
Voir la vidéo : cliquons donc.

Anne Roumanoff se paie Nick Sark

Sa chronique chez Drucker est en réel progrès.
Anne semble avoir changé d'auteur, et prend de la hauteur.
Gardera-t-elle cette tonalité dimanche prochain où Drucker reçoit une flopée d'invités "de droite" ?

Agression, la preuve par Neuf (Télécom).

Rien n'arrête les boulimiques du profit à tout crin.
Le téléphone sonne, vendredi dernier, à l'Atelier Musical, que je décroche comme je le fais rarement, puisqu'une secrétaire il y a.
Une voix féminine demande fermement à parler au président de l'association qu'elle cite nommément, ce à quoi je réponds que cette personne n'est pas là.
La voix me demande, en excellent français : "vous êtes qui ?".
Il y a dans le ton quelque chose qui me déplaît, une arrogance, une morgue qui m'incitent à la défensive : "Je suis le directeur, que désirez vous ?", rétorquè-je.
La charmante demoiselle me dit appeler "de la part de la mairie du 18ème"* et me demande tout à trac quel est notre fournisseur en téléphonie.
Je comprends illico et me rembrunit un peu plus, comme on dit à Louksor.
Je réponds que nous sommes très satisfaits du prestataire, ce à quoi la voix péremptoire, oppose un "oui, mais moi, je vous appelle pour faire faire des économies à votre association, grâce à "Neuf Télécom".
Moi: "M'intéresse pas."
Et elle, d'ajouter, dans un ricanement : "vous voulez pas (tiens, elle parle comme Nick-la France !) faire faire des économies à votre association ?".
Et là, parce que la gazelle commence à me courir sérieusement, j'ironise :
"Ben non, je ne veux pas faire faire des économies à mon association, j'aime pas les économies, je veux dépenser un max, pensez, en fait, je voudrais la couler mon association".
Et je conclus : "Ecoutez, je n'aime pas ce ton et cette manière de démarcher, au revoir, Madame !".
Et je raccroche, sidéré.

* Tout un chacun peut voir les information concernant les "assos" de l'arrondissement sur le site de la Mairie de Paris.

Gerbant Gerra

Que l'imitateur à succès Laurent Gerra soit un réac de la pire espèce n'a échappé à personne.
Mais quand il assume en public sa nauséabonde homophobie, on touche le fond :


Le plus désolant est que cet extrait a été diffusé dans le journal de France 2 du 26 décembre dernier.

dimanche 13 janvier 2008

Du grand Bedos

Dans ce sketch de 1995, Bedos fait allusion au maire de sa commune, ville huppée des Hauts-de-Seine.
Déjà !

DIMANCHE : RELACHE



Oui, je sais, c'est kitsch et la gamine est insupportable.
Je trouverai une autre version de cette ritournelle, promis.

samedi 12 janvier 2008

Jackie Berroyer :

Un bon moment avec l'excellent Berroyer.
Je reviens lundi.

Prince d'opérette et journalistes :

Triste.

Robert Hirsch aux "Molière" (Sipa)

Je suis très embêté : Robert Hirsch a été victime d'un "accident cardio-vasculaire après la représentation du "Gardien" de Pinter à Nice, hier soir.
Il se trouve que j'ai une admiration particulière pour ce grand comédien.
Ce que je disais ici du "Gardien" : cliquer.

Jean Guidoni - Je pourris camarade

A la fin des années 70, Jean Guidoni fut le premier chanteur à revendiquer ouvertement son homosexualité.
Son spectacle "Crime passionnel", très "cabaret allemand", fut présenté avec un énorme succès aux "Bouffes du Nord".
Sa collaboration avec Pierre Philippe a donné des chansons qui jettent un regard souvent cruel sur la communauté gay à l'époque pré-sida.
Jean Louis Foulquier, pape auto-proclamé de la "bonne chanson française" avait dû réviser quelque peu un premier jugement un peu hâtif sur le talent du chanteur.
Il est vrai que les premières chansons de Guidoni étaient entâchées du sceau de la "variété".
Depuis, Guidoni fait honneur à son métier, sans aucune concession.
Un artiste.

Un pays en dé-civilisation ?

Sur France Inter, encore quelquefois écoutable, Alain Finkielkraut n'a pas du tout apprécié la dernière "trouvaille" d'Ardisson qui, avec d'autres exemples à l'appui, serait un signe de la dé-civilisation de la France.

Que, finalement, je ne cesse de dénoncer dans cette gazette.
Le philosophe qualifie d'"invitation constante à la bassesse" l'émission de Thierry Ardisson, "Salut les terriens", au cours de laquelle l'animateur avait fait élire la mort la moins importante de l'année.
(Quand c'est bleu, c'est un lien sur lequel on est bien inspiré de "cliquer".)

Chéri, fais moi peur !

L'actualité se presse dans nos média (internet compris) à la vitesse d'un Rafale en état de vol : alerte à la grippe (voir ci-dessous), rumeurs (jamais ce mot n'aura été autant employé) de préparation d'attentat contre... la Tour Eiffel (qui permettent de voir, sur les forums divers, le nombre ahurissant de gens qui ne savent pas écrire Tour Eiffel), et même mesures de précautions renforcées autour de Bertrand Delanoë* qui serait (rumeur) la cible de terroristes désireux de déstabiliser... le chef de l'état (allez comprendre) !
Bref, en résumé, il y a bientôt des élections.



*Il est certain en tout cas que la sécurité des meetings de B. D. a été renforcée : ce qui n'empêchera personne, bien sûr, d'assister au lancement de campagne lundi 14 janvier à 19 h au Gymnase Ronsard, M°Anvers.
J'y serai, une rose à la main, car j'aime... Ronsard.

vendredi 11 janvier 2008

Help !*

Se laver les mains le plus souvent possible, surtout après s'être mouché ou avoir toussé, éternué.
Utiliser des mouchoirs en papier.
Mettre sa main devant sa bouche en cas de toux et d'éternuement (là, faut éduquer !).
Car : la grippe arrive cette semaine !

*Au secours !

La balance.

Cécilia S. balance.
Sur Nick-la-France :

"Nicolas est un sauteur ! C'est ce que tout le monde me dit aujourd'hui."

"Il y a les nanas qu'il saute et dont il ne se rappelle même plus le prénom."

"Maintenant qu'il n'y a plus de First Lady, il faut qu'il sorte avec de jolies filles à son bras, habillées en Dior. Des tapisseries."

"Je ne l'aime plus. Quand je le regarde aujourd'hui, je me demande même comment j'ai pu..."

"De quel amour l'ai-je aimé ? Je ne savais pas ce qu'aimer veut dire."

"Il ne se conduit pas bien."

"Nicolas est pingre. Il est généreux quand on est avec lui; si on le quitte, c'est fini.""

"Nicolas ne va pas laisser son fils vivre sous les ponts, quand même !"

"Mon fils ne sera pas comme ceux de Nicolas, avec des chaussures à 2000 euros."

"C'est par respect de la fonction que je suis revenue ! Je me sentais responsable !"

"Pendant toute ma vie avec Nicolas, pendant dix-huit ans passés avec lui, jamais, à la maison, il n'a mangé avec nous. Je mangeais avec les enfants, lui mangeait un plateau-repas en travaillant."

"Nicolas, c'est un homme politique, il n'est pas de la même espèce que nous, il n'a pas les mêmes codes, pas la même morale. C'est pour cela qu'il est arrivé là où il est."

"Un homme qui n'aime personne, même pas ses enfants"

"Même lui, il faut le protéger, il a un côté ridicule."

"Il n'est pas digne !"

"Nicolas, il ne fait pas président de la République, il a un réel problème de comportement. Il faut que quelqu'un le lui dise, j'ai fait cela pendant dix-huit ans, je ne peux plus le faire, je suis désormais la dernière à pouvoir le faire."

"Nicolas n'a pas d'amis. C'est pour cela qu'il s'entoure des miens."

"Tout ça, ce n'est pas ma vie, ce n'est pas mon monde, ce ne sont pas des gens comme moi. Je ne suis pas de cette race-là. Ma vie d'aujourd'hui, c'est très très loin de mes essentiels".

Et aussi :

"Pourquoi on n'a pas des nanas intelligentes à l'UMP ? Des Ségolène, quoi !"

"Dans ce parti, il n'y a que des homos et des machos. J'en ai marre, des homos et des machos. Marre !"

Péripéties


La justice a donc rejeté la demande d'interdiction du bouquin d'Anne Bitton (tous en chœur !) sobrement intitulé "Cécilia. Portrait".
Les avocats de la plaignante ont fait appel.

Les français n'ont pas été convaincus par les propos de Napoléon IV lors de sa conférence de presse : ceux qui ont élu ce "président" qui s'exhibe torse nu sur les plages du proche orient commenceraient-ils à déchanter ?

Le rapport Attali dira qu'il est nécessaire d'avoir recours à l'immigration.
Et vlan, encore tout un pan du programme électoraliste de 2007 qui s'écroule !
C'est ce qu'on appelle la "politique de civilisation".
Je ricane.

Un polonais ou un espagnol vivant en France depuis un an peut voter aux municipales.
Un maghrébin y travaillant et payant ses impôts depuis vingt ans ne peut pas.
Cherchez l'erreur.

Julien Clerc aurait été pressenti pour être le témoin de C.B. au mariage avec Nick-la-France, dont la date est à l'origine d'un suspense insoutenable : les épousailles de la fille aux bas nylon avec le garçon aux Ray Ban devraient avoir lieu au prochain coup dur (grèves, manifs...).

jeudi 10 janvier 2008

Mais euh, c'est même pas vrai !


Cancanons paisiblement en mode "pipeule" si "tendance" de nos jours :
Anna Bitton, journaliste de son état, a écrit un bouquin (je garde le mot "livre" pour autre chose) sur Cécilia S. (respectons son droit à l'anonymat) qui balance vachement sur le dernier ex-mari de cette dame.
Ce petit monsieur serait, dans l'intimité, très méchant, n'aimant personne même pas ses gosses, radin (au point qu'il n'aimerait pas mettre la main à la poche pour ses déplacements ?), violent, etc.
Ça alors !
Je pensais, moi, que ce garçon, dans le privé, était le plus attentionné des époux, papa-gâteau, généreux, sage, serein, une perle quoi !
Donc, Madame Bitton (non, ce n'est pas un verbe conjugué à l'impératif), qui est vachement copine avec Cécilia S. (pensez, elles fréquentent les mêmes échoppes de l'avenue Montaigne !) couche sur le papier toutes les confidences que l'ex-madame S. lui a faites pendant leurs goûters au Ritz.
Askolovitch, vrai journaliste au Nouvel Obs, balance à nouveau l'info (clic) dans son canard du jeudi, et peu après, boum, Cécilia S. communique : "Cécilia Sarkozy a mandaté ses avocats afin d'engager toute procédure nécessaire à la protection de ses droits eu égard aux propos qui lui sont prêtés dans les extraits du livre de Mme Anna Bitton, à paraître aux éditions Flammarion, et reproduits dans différents magazines".
On connait la procédure usuelle : référé, puis interdiction de publication et tout le toutim devraient sans doute suivre.
On a eu chaud, sachant qu'évidemment, il ne peut s'agir que d'un tissu de mensonges.

Sinon, Rika Zaraï fête ses 50 ans de carrière.
Et ça, c'est bien vrai.
Hélas.


Allez, tous en chœur : "sans chemise, sans pantalon !"

mercredi 9 janvier 2008

Mina Mazzini - Alibi

Oui, encore Mina oggi.
La "diva" italienne, invisible comme Garbo, enregistre encore.
Le clip est fort bien fait.

Un peu de tout.

Insupportable de fatuité, arrogant, vulgaire, suffisant, le président actuel use d'une habile rhétorique dont les ficelles sont analysées ici.
Faut-il revenir sur cette conférence de presse en décalque de meeting électoral ?
Pas moi, pas ici, pas maintenant.
Sinon pour dire qu'au moins Chirac nous faisait rire au détour d'une phrase.
Ici, on a froid dans le dos en permanence.

Pour revenir au verbe présidentiel, cette intervention de lecteur dans Libé m'a amusé :
"Hyperplouc.
M'sieur Joffrin, la prochaine fois, ne dites "Monsieur le Président" mais "M'sieur l'président".
Ça c'est moderne, m'sieur Joffrin."
Car n'en déplaise à certains, c'est bien Joffrin qui, hier, posa la question en crime de lèse-majesté qui fit sortir le roitelet de ses gonds (voir avec document sonore) et oui, à côté de l'Huma exsangue, il y a bien dans ce pays un quotidien d'opposition.


Sinon, il faudra voir le film de Sean Penn "Into the wild" avec Emile Hirsch (photo), qui n'est pas le fils de Robert, qui sort aujourd'hui : parce que cette histoire (vraie) vaut, déjà sur le papier, le détour et que Penn, excellent acteur au demeurant, a déjà donné trois films de haut vol (The indian runner, Crossing guard et The pledge).

Le film français "Le tueur", de Cédric Anger, semble lui aussi valoir le déplacement.
Et puis, il y a deux acteurs formidables : Gilbert Melki et Grégoire Colin.
Pas des "stars", non, de vrais comédiens.

Tout ça vaut mieux que le "cinéma" présidentiel.

mardi 8 janvier 2008

Divine Mina

La chanson "Un año de amor", entendue notamment dans le "Talons aiguille" de Pedro Almodovar chantée par Luz Casal est d'origine... française (texte Nino Ferrer, musique de Gaby Verlor*).
Mina chante souvent en espagnol.
Ici, elle interprète cette chanson en duo avec une "star" du flamenco : Diego "el cigala".
Elle en enregistra une première version en 1965 disponible sur "youtube".

*Gaby Verlor, décédée il y a deux ans, me précéda au piano du "Caveau de la République" qu'elle tint pendant plus de 25 ans : elle composa notamment "Déshabillez moi" pour Juliette Greco et "Le petit bal perdu" pour Bourvil.

Monsieur le Président, je vous fais une lettre.

"Etre président, c’est une ascèse, c’est l’oubli de soi et sans doute la mise entre parenthèses de son bonheur personnel, de ses sentiments, de ses intérêts, pour ne plus avoir en tête que le bonheur des Français."
Aujourd’hui, que pensez-vous de ces mots ?

Libération a demandé à ses lecteurs internautes quelle question ils poseraient au Président s'ils étaient présents à la conférence de presse.
Une leçon pour beaucoup de journalistes.
D'un clic.

lundi 7 janvier 2008

Nota bene



La baguette du boulanger de la rue Eugène Süe : 10/20
Le café au Nord-Sud : 8/20
Les roses du Monceau Fleur de la place Jules Joffrin : 8/20
Le temps aujourd'hui : 15/20
La nouvelle vanne d'O. Perrin samedi : 11/20 (en progrès).
La truffade expliquée chez J.L. Petitrenaud, hier : 18/20
L'édito de Joffrin comparant Napo IV à un "Poutine soft" dans le Libé du jour : 16/20
Le retour de "Perdu de vue" sous un autre nom sur tf1 : 1/20
Kouchner sur France 2 hier soir :
Motivation : 18/20
Diction : 12/20
Sincérité : 2/20
Conviction : 1,5/20
Le sujet "notez les derniers films vus" sur HCFR* : 1/20

*Site de cinéma-maison.

dimanche 6 janvier 2008

Relâche dimanche.

C'est l' Epiphanie.
Et pis c'est tout.

samedi 5 janvier 2008

Renee Fleming - Strauss Four Last Songs - Beim Schlafengehen

J'écoute souvent les "4 derniers lieder" de Richard Strauss par Renée Fleming ou Elisabeth Schwazkopff : musique de profonde plénitude, envoûtante.

vendredi 4 janvier 2008

Cacafouya


On sait combien Mozart aimait truffer les lettres qu'il écrivait à sa sœur Nanerl de références scatologiques imagées en prouts et crottes jalonnant sa correspondance familiale.
Le vocabulaire de nos contemporains s'est depuis longtemps (ou peu de temps, en fait) débarrassé des précautions de langage qui nous faisaient, enfants, au siècle dernier, dire "les 5 lettres" ou "m." pour manifester un mécontentement quelconque.
Songez qu'au début des années 80, Le Luron choqua en employant le mot "emmerdant" dans l'une de ses parodies.
Aujourd'hui, on ne s'emmerde plus, on se fait ch...
Le mot, sous toutes ses formes, verbe, adjectif, adverbe, sort, si je puis dire, de toutes les bouches avec une facilité déconcertante : autour d'une table en fort bonne société, il y a peu, j'entendais une très belle femme, toute en élégance, employer à tour de bras le "ch...t" pour épingler tel ou tel film ennuyeux.
La dévalorisation des mots grossiers va ainsi son chemin, leur enlevant toute leur violence, et depuis, notamment, que les supporteurs d'une équipe de foot, accompagnaient les dégagements du gardien de but adverse d'un choral "oh, hisse, enc... !".
Car aujourd'hui, il faut que vous le... sachiez, on est toujours l'enc... de quelqu'un comme on en fut autrefois le con.
Le problème que nous rencontrons à présent est une pénurie flagrante d'insultes : "con" étant devenu une ponctuation, et "enc..." une banalité, on ne peut plus formuler violemment le mépris, la haine, le dégoût, la colère, l'indignation, que nous inspire tel ou tel de nos contemporains.
Maintenant que le tutoiement, la trivialité de langage, sont devenus le mode d'expression des plus hautes autorités de l'Etat ("descends, viens le dire ici !), nous voilà à court de vocabulaire, impuissants à parler "comme des charretiers".
Et ça, moi, ça commence à me faire déféquer.