Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)

samedi 30 janvier 2010

Beau clip (ça existe !)


Gary Jules I Mad World

Suuuuuuuuurprise !

-Du feuilleton américain "Friends".-

Oh, Joey !!!

vendredi 29 janvier 2010

Le livre de toutes les jeunesses

 
" L'attrape-cœurs ", roman de l'adolescence le plus lu du monde entier, est l'histoire d'une fugue, celle d'un garçon de la bourgeoisie new-yorkaise chassé de son collège trois jours avant Noël, qui n'ose pas rentrer chez lui et affronter ses parents. Trois jours de vagabondage et d'aventures cocasses, sordides ou émouvantes, d'incertitude et d'anxiété, à la recherche de soi-même et des autres. L'histoire éternelle d'un gosse perdu qui cherche des raisons de vivre dans un monde hostile et corrompu."

Il n'est pas un "jeune" pour ne pas se reconnaître dans le roman de J.D. Salinger qui vient de mourir laissant cette œuvre impérissable et universelle.
Il n'est pas un "ancien jeune" pour ne pas se sentir désormais un peu orphelin.

De l'air...

Quand le mot "amateur" retrouve tout son sens : "qui aime".
Ici, un jeune "non professionnel" (PeerNeumann) qui joue avec son coeur sa version d'une chanson de Prince.
Joli toucher, sonorité aérienne du piano droit.
Emotion.

Happy machin, Nicolas 1er (2)


Dessin de Jean-Claude Pertuzé

jeudi 28 janvier 2010

Bon anniversaire, Nicolas !

Dominique De Villepin relaxé !
Ça va saigner !

Quel est le plus beau film du monde ? (57)


Titre original : The ghost and Mrs Muir.



La beauté bouleversante et le jeu inspiré de Gene Tierney.
Le gouaille de Rex Harrison.
La subtilité de George Sanders.

La musique de Bernard Hermann.
La prodigieuse photo en noir et blanc de Charles Lang. 
La mise en scène de Mankiewicz enfin, méticuleuse, ne négligeant rien, en travail d'orfèvre.
Film e-ssen-tiel.



 



mercredi 27 janvier 2010

Liszt ?

Vernissage

Facteur guigne


Il est des films qu'on a rangé depuis longtemps au rayon "mythes" de sa mémoire cinématographique.
Pour de bonnes ou, ce qui peut s'avérer avec le temps, de mauvaises raisons.
Il en est ainsi de ce "Facteur sonne toujours deux fois" de Bob Rafelson de 1981 revu hier soir.
Le roman au succès planétaire de James Cain est ici suivi à la virgule près ; et c'est peut-être là que le bât blesse.
Cette noire histoire d'amants diaboliques, devenue le classique des classiques, avait fait l'objet de plusieurs adaptations à l'écran dont on retiendra celle (même titre) de Tay Garnett (1946) avec Lana Turner et John Garfield et surtout celle qu'en donna le grand Billy Wilder en 44 avec Fred McMurray, Barbara Stanwyck et l'immense Edward G.Robinson (Scarface et autres chefs-d'oeuvre).
Plus éloigné encore du roman original, car "transposé" dans la péninsule, "Ossessione ("Les amants diaboliques" in francese, tiens donc !) reprend néanmoins l'argument : comment se débarrasser d'un mari encombrant, laid et tyrannique ?
Dans toutes ces adaptations un dénominateur commun : l'érotisme brûlant qui incendie au fil des pages le roman de James Cain.
Mais l'érotisme est tout en suggestion.
Dans le film de Rafelson, la scène "d'amour-viol" dans la cuisine fit en son temps chauffer les neurones du grand public, peu habitué alors à une exposition aussi explicite d'une relation charnelle.
Le magnétisme de Nicholson, pourtant ici assez bovin finalement, et, surtout, la puissance érotique de Jessica Lange, de nature à réveiller tout volcan éteint, permettent de revoir le film sans déplaisir près de 30 ans après sa sortie.
Mais la réalisation reste académique et l'on pourra préférer le noir et blanc superbe des trois versions citées plus haut.

 "Assurance sur la mort" de Billy Wilder



 "Le facteur sonne toujours deux fois" de Tay Garnett



"Ossessione" de Luchino Visconti

Le Parrain


mardi 26 janvier 2010

Un acteur


- Tahar Rahim, à suivre (de près)-

Metal

lundi 25 janvier 2010

Superdog


Quel métier !


Brad Pitt - Photo David LaChapelle

Bal(h)ivernes

C'est une clameur qui monte de la rue et rompt ce silence de  dimanche soir qui fait habituellement du quartier un "no mans land".
Je n'aurai compris que ce matin par la radio : hier, l'Algérie a battu la Côte d'Ivoire.
C'était un match de football, faut-il le préciser ?



Gaspard Proust joue son "Sous-développé affectif" à la Cie du Café Théâtre de Nantes depuis le 19 janvier et jusqu'au 30 de ce même mois.
Il est tout surpris de faire le plein à chaque séance au point d'avoir dû "doubler" l'autre soir pour satisfaire la demande.
La rumeur enfle autour de l'humoriste que certains vont porter au pinacle et que d'autres vont haïr tant la corrosion de ses saillies verbales est de nature à déranger les esprits les plus frileux.
A partir du 6 février, Gaspard affrontera (c'est le cas de l'écrire) le public parisien au Studio des Champs-Elysées, salle de prestige de l'avenue Montaigne où l'on donne habituellement des spectacles plus conventionnels.
On ira.



Ce soir lundi, révolution sur la chaîne Bouygues : Notre Révéré Président occupe la lucarne ; tout d'abord le journal où il répondra aux questions acérées de la pasionaria gauchiste Laurence Ferrari avant de participer à une émission-débat animée par le cruel Jean-Pierre Pernaud en présence d'un "panel" de téléspectateurs... de Tf1.
Guillon a fait sur ce thème une chronique ce matin qui valait son pesant de sarcasmes.
On n'ira pas.

On connait les nommés pour les "César" : comme attendu ce sont les films "Un prophète" et "Welcome" qui émergent de la liste des sélectionnés.
Il n'est guère prophétique de prévoir que c'est le film de Jacques Audiard, le réalisateur de "De battre mon coeur s'est arrêté", qui devrait remporter les plus hautes récompenses.


Niels Arestrup I Tahar Rahim
"Un prophète"

dimanche 24 janvier 2010

Disposer librement.

Dimanche dernier, Place de la République, manifestation annuelle des anti-avortement de toutes obédiences (mais à ranger à la même place sur l'échiquier politique).
35 ans après le vote de la loi Veil (17 janvier 1975), on croit rêver à l'audition des slogans, virulents et le plus souvent ineptes.
Est-il besoin de traduire l'image ci-après (limpide pour moi, c'est dire) ?


samedi 23 janvier 2010

Quand Gulda jouait pour Corea...

La musique de Bach est universelle ; elle est moderne :

Des voeux originaux.

Mon ami-comédien Frédéric Bianconi est, depuis hier, l'heureux papa d'un petit Léo.
Félicitations.
J'aime sa façon originale de présenter ses vœux pour le nouvel an :

video

Vengeons-nous...

des ados décervelé(e)s !


Précision pour les vieillards qui ne lisent que de vrais livres et ne jurent que par Bergman ou Fellini : Zac Efron est un acteur américain cantonné aux rôles de bellâtre dans les productions Disney.
Ce billet n'est évidemment pas répertorié dans le thème "cinéma".

Complètement boudiné...



vendredi 22 janvier 2010

Dans la tête des gens, parfois...


La beauté du diable.



Le voyant pérorer à la télévision en patriarche autoproclamé du cinéma français, les jeunes générations se demandent comment Alain Delon a pu accéder un jour au statut de "star" (il est vrai que le terme est aujourd'hui galvaudé, pouvant s'appliquer à n'importe quelle nymphette braillant du èrindbi-n'importe quoi).
Preuve tangible de "l'être et avoir été", Delon, doté par la nature d'un physique exceptionnel, sut, en d'autres temps, confier son talent - il en a (avait ?), et notamment, un magnétisme certain - aux plus grand cinéastes : Visconti, Losey, Clément, Antonioni, entre autres.
Il est donc permis d'occulter totalement ses dernières apparitions (Astérix aux J.O...) pour se souvenir de "Rocco et ses frères", "M. Klein", "Le guépard", "Plein soleil" et autres chefs-d'œuvre qui doivent beaucoup, il faut le dire, à son aura.
C'est un mystère : de même qu'il y a 2 Bardot (la femme la plus belle du monde des années 60 et la mémé à sa mémère d'aujourd'hui), il y a deux Delon.
Vieillir, la belle affaire...


jeudi 21 janvier 2010

Cortot vivant

Génial comique.

Buster Keaton avant la descente vers l'oubli...

Diamants...




1 an de plus...

Solidarité
avec
les
personnes
âgées !





 

mercredi 20 janvier 2010

Une ombre sur le mur me hante.


Quel est le plus beau film du monde ? (56)

Helmut Berger & Burt Lancaster "Gruppo di famiglia in un interno" Luchino Visconti 1975

Silvana Mangano

Photo de tournage.
Au premier plan de g. à d. Silvana Mangano, Luchino Visconti, Burt Lancaster, Helmut Berger

Morricone encore... et surtout celui-là :



Note : toute la filmographie d'Ennio Morricone ici clic

Morricone : "il Maestro" romain.



Revoyant hier soir ce "Et pour quelques dollars de plus" de Sergio Leone, dont le leit-motiv fut le sifflet de ralliement de ma bande de copains quand j'étais (beaucoup) plus jeune, je reliai ce film au dernier opus de Quentin Tarantino que je chroniquai ici pas plus tard qu'hier.
On apprendra que le "maestro" italien ne put écrire la musique d'Inglorious Basterds, mais autorisa le cinéaste américain à utiliser des extraits de son œuvre, voire à la paraphraser.
C'est ainsi que la bande-son du plus récent est un hommage au compositeur de tant de musiques de films qui embrassent maints aspects de la production cinématographique : du film politique (La classe ouvrière va au paradis) à la superproduction (La Bible, Mission) en passant, bien sûr par le western (les Sergio Leone), le musicien romain a signé -on se tient !- rien moins que près de 500 bandes originales à ce jour !
On dissertait hier soir, entre amis, sur ce qui fait l'originalité du style Morricone : utilisation d'instruments "incongrus" (guimbarde, castagnettes, crécelles) dans le western (sans parler de la guitare électrique !), importance des chœurs utilisés ici de manière inhabituelles, en "percussion" souvent, et emploi original de l'orchestre symphonique classique.
Jamais redondants, les thèmes "morriconiens" sont pourtant dans toutes le mémoires, accompagnant un demi-siècle de l'histoire du cinéma, romantiques, dramatiques, féériques ou humoristiques comme celui-ci :

France 2 nous présente ses meilleurs vieux.

Étonnant de lire dans un programme télé que France 2 consacrait, samedi dernier, une soirée en hommage à Philippe Bouvard dont on apprendra, tant mieux pour lui, qu'il n'est pas décédé.
L'animateur des "Grosses têtes" bien connu dans le métier pour son amabilité et la considération qu'il porte aux jeunes humoristes (il ne rit que de ses propres plaisanteries) dont certains ont eu beaucoup de mal à s'en remettre, est sans nul doute le symbole d'une beauf-France, lui qui se prend certainement pour un homme de lettres.
Ce personnage imbus de lui-même a dû se rengorger maintes fois sous les hommages du cireur de pompes n°1 des médias, le sieur Stéphane Bern, toujours prêts à servir la soupe aux supposés "puissants".
Bouvard, dans la France de Pompidou, en précurseur d'un Fogiel, représentait le summum de l'irrespect alors qu'il n'était qu'un sceptique préoccupé uniquement de lui-même.
On a le droit de lui préférer le Jacques Martin de l'époque giscardienne qui, lui, hélas, est vraiment mort.


Ah, j'oubliais : avec cette émission, France 2 a battu Tf1 : bravo !

mardi 19 janvier 2010

Un glorieux bâtard du cinéma




Une projection d'Inglorious Basterds provoque un moment de jouissance cinématographique pure.
Parce que, depuis toujours, Quentin Tarantino bouscule allègrement les codes de la réalisation d'un objet filmé.
Il a dû être jouissif, justement, de faire mourir Hitler comme un sale bâtard (qu'il était) sous les balles d'un juif vengeant ainsi  son peuple du crime atroce initié par l'immonde personnage.
Accommodant l'Histoire à sa façon, si peu orthodoxe, le cinéaste-galopin nous offre un film ébouriffant, de ceux, si rares de nos jours, qui vous font trépigner dans votre fauteuil, exultant, rageant, pantelants au bout du compte.
Les références au "cinéma de quartier", dont celui tenu par le personnage de Mélanie Laurent, abondent.
Pour ma génération nourrie, le samedi soir, aux "western-spaghetti" et autres péplums venus  de la péninsule, ce sont autant de clins-d'œil qui interpellent constamment.
La fameuse "Lettre à Elise" de Beethoven, revisitée dans la bande-son sur le mode "Ennio Morricone" en est un exemple parmi tant d'autres qui (me) fit bondir de bonheur, moi qui déteste l'original !
Comme ses personnages, Tarantino défouraille à tout bout de champ, flinguant Beethoven au passage, capable néanmoins de nous servir des plans d'une beauté confondante (la scène d'ouverture, où l'on pense bien sûr à Sergio Leone, et la fuite magnifiée de Shosanna à travers champs, sont sur ce point remarquables).

Les acteurs, ici, s'en donnent à cœur joie ; ils s'éclatent.
Depuis que les frères Cohen ont révélé que Brad Pitt était doté d'un réel tempérament comique (Burn after reading !!!), on exploitera sans doute avec raison cette facette de son immense talent.
Mais la grande révélation du film, à mes yeux, c'est l'acteur autrichien Christoph Walz qui interprète le colonel SS Hans Landa, lui qui fut l'un des héros fatigués de la série-culte des maisons de retraite, l'ineffable
"Derrick" !
En parfait salaud, il crève l'écran de ses yeux bleu-acier, réussissant à être drôle, notamment dans la scène où il parle un italien impeccable face à un Ltnt Aldo Raine (Brad Pitt) empêtré dans un plan foireux.
Tous les autres acteurs sont impeccables, même si Mélanie Laurent est moins à l'aise que dans "Le concert" de R.Mihaileanu.

La référence ultime du film, c'est "Les 12 salopards", exemplaire film d'action des 70's où, pour une opération à l'intérieur du camp nazi, le personnage de Lee Marvin recrutait les pires "bâtards" de droit commun dans les geoles de l'armée US.
Tarantino mange du cinéma, le dévore, pour en donner un synthèse qui n'appartient finalement qu'à lui.
L'exploit est là.


(Message personnel : tu l'as eu ton long article !)

 
Christoph Walz (Colonel Landa)
Walz, pour un viennois, c'est cool, non ?

lundi 18 janvier 2010

Tout va trop vite

On n'a jamais le temps de rien.
Non, je n'ai pas vu Avatar (et pourtant, le Max Linder...).
Ni "Vincere" de Bellochio.
Ni le "Tetro" de Coppola qui, à mon sens, mérite la priorité devant les deux autres.


"Tetro", de Francis Ford Coppola
Et dire que le noir & blanc doit éloigner le public "jeune"...
M'entendez-vous soupirer ?

Voisins d'un jour

Frédéric Fromet chantait au Mans tout récemment. Sa photo en couverture de Ouest-France voisinait, ironie du sort, avec celle de l'une de ses cibles préférées.



dimanche 17 janvier 2010

samedi 16 janvier 2010

Jeune chef

Ouf, la relève est assurée :

Oeuvre : Tsar's Bride de Rimsky-Korsakov.
Dirigé par Alexander Prior.

Bessonneries


- Large - Via Eric Mie -