Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)

mercredi 31 août 2011

Canal Plus pour penser moins

 Ce billet est également publié (avec des images) sur "le+le nouvel observateur", ici : clic.

Ça va paraître étrange à certains, voire incongru, mais je m'intéresse de près à la politique de ce pays où j'habite.
Je les entends me rétorquer que la politique ne résout jamais rien, que "tous pareils", tout ça, en vieux propos rebattus qui font le miel d'une droite "nationale" qui veut apparaître comme un vivier de personnalités "nouvelles", mais dont on sait bien, si l'on n'a des excréments plein les yeux, que, quand elle administre, elle mène directement à la faillite tant elle abrite de politicards revanchards à la petite semaine, incompétents, représentants d'une politique de bistrot propre à faire passer David Douillet pour un grand philosophe.
Je m'intéresse donc à la politique, ayant l'intime conviction qu'elle peut être noble, visionnaire, qu'elle peut infléchir l'ordre des choses, faire évoluer la société, les mentalités, qu'elle peut être moteur de progrès.
On se gaussera sans doute de mes "illusions", puisque je ne les ai toujours pas perdues avec l'âge.
Ainsi donc, contre vents et marées, depuis que je suis en âge de voter (l'an dernier, quoi !), je suis de gauche.
On ne s'étonnera donc pas que cette histoire de "primaires" du PS m'intéresse, et que j'espère qu'elle me passionne, puisque j'adore occuper mon cerveau à autre chose qu'une vision passive du monde qui m'entoure, dont je suis, à ma petite mesure, un "acteur", comme vous, oui, vous !
Sans aller toutefois à La Rochelle, ville de France que j'affectionne pourtant, j'ai suivi par journaux télévisés interposés, ces journées où, malgré les journalistes aux aguets en quête du moindre écart, les socialistes eurent un comportement digne, laissant des raisons d'espérer qu'en 2012 ils seront unis derrière leur candidat(e) quel qu'il soit.
Comme je m'intéresse, donc, j'ai décidé lundi dernier, de regarder le "Grand journal" de Canal+, autrefois chaîne innovante, impertinente, où De Caunes (Antoine), Les Nuls et un certain Coluche surent inventer une nouvelle forme de télévision.
On recevait ce soir-là François Hollande.
L'homme est paraît-il devenu populaire et distancerait nettement ses rivales et rivaux dans ces fameux sondages dont on nous abreuve à longueur de papier imprimé et de grand-messes télévisées quotidiennes.
En citoyen impliqué, je voulais comprendre pourquoi l'ancien Premier Secrétaire connaissait cette popularité, lui qu'on croyait disparu dans les oubliettes de son parti il y a encore quelques mois, savoir quel était son "message", ses idées pour l'avenir proche...
Or j'assistai à une vaste mascarade, à une émission de "divertissement" où le pauvre invité ne put à aucun moment s'exprimer, coupé qu'il fut, à tout moment, par des écrans publicitaires (le premier à quelques secondes du début !), par des intervenants pêchés on ne sait où posant des questions d'une inanité crasse, ce pauvre Apathie n'ayant pas une seconde pour intervenir, que l'on vit faire un geste de dépit à l'adresse du meneur de jeu Denisot.
Au moment où Hollande commençait à tenir des propos pouvant justifier sa présence sur ce plateau intervinrent des champions de judo en cheveux sur la soupe : "hou la la, faut pas que ça zappe, hein, coco, envoie-moi les judokas fissa !" devait-on échanger entre régie et plateau.
L'homme politique resterait dans l'arène annonça-t-on au cas où une dizaine de personnes auraient sacrifié des occupations plus enrichissantes pour s'installer devant leur petit écran (où leur énorme LCD acheté à crédit-revolving).
Las, une séquence enregistrée nous permettait d'assister à une entrevue pathétique entre un animateur "vachement plein d'humour" et un ancien Premier Ministre, pathétique, qui n'eut pour résultat, que d'amener une réflexion sur le fameux adage "on ne peut être et avoir été".
Au cours de cet énième intermède, Monsieur Rocard, en "parler vrai" (c'est sa marque de fabrique qu'il faut bien justifier) dézingua ses petits camarades de parti : Ségolène était incompétente et DSK un malade mental, pas moins !
Mais ça, coco, tu vois, c'est tout bon : en effet, le lendemain, les gazettes se gobergeaient des petites (longues) phrases du Monsieur, lequel fut compagnon d'ENA de J.Chirac et rivalise maintenant avec lui au niveau du gâtisme pathétique.
Ce serait donc cette sortie désolante que l'on retiendrait de ce "Grand Journal" hystérique d'où la moindre réflexion sérieuse, la moindre proposition, en période de crise où l'on apprend qu'un français sur sept vit sous le seuil de pauvreté, est bannie.
On ne pourra que plaindre ces femmes et hommes (il en est de tous bords, persisté-je à penser) désireux d'oeuvrer pour le bien commun, obligés pour faire entendre quelques miettes de "leur" vérité de participer à ce Barnum qui est une insulte à l'intelligence.
On a pourtant réussi à conclure de l'impopularité de l'actuel président qu'elle était due à des excès en matière de ce qu'on appela "bling bling" ou peopelisation de la politique.
On n'en est pas sorti, semble-t-il.
En 2012, il est à craindre que ce ne soit la meilleur ou le meilleur qui gagne : on est bien capable d'élire le plus "divertissant".
Certains médias (la majorité ?) feront tout pour ça.

Beau document

Si tu veux savoir pourquoi on appelait Bécaud "Monsieur 100 000 volts".
Il y a tout d'abord une version piano-voix des "Marchés de Provence" (admirez la discrétion du perchman) puis une autre version où apparaît l'immense Fernandel.
Ensuite, Bécaud se déchaîne.
Grand moment de spectacle :

video

mardi 30 août 2011

Aujourd'hui, la SylGazette est italienne

- Ouais, l'Italie, l'Italie, tu sais dire que ça !
ou
- Tu peux peut-être aller voir ailleurs, non ?
Je pars prochainement pour Prague, qui n'est pas en Italie, notez-le.
Mais je sais que de l'autre côté des Alpes, il me reste tant à voir.
La preuve ci-dessous :

Lucca (Lucques, en français), Toscane


"Cinque Terre" encore

Dans ces mêmes Cinque Terre, c'est Vernazza.
Faut-il vraiment commenter ?

Riomaggiore, c'est beau !

La province, c'est la Ligurie où l'on accède rapidement (mais attention aux trains italiens !) depuis Nice et Vintimille, en passant par Gênes, ville portuaire d'importance qui vaut mieux que l'on en dit.
Riomaggiore fait partie d'un ensemble de localités appelé "Cinque Terre", de merveilleux villages à flanc de montagne surplombant la Méditerranée:


Faire la fête en Italie

Le "Salento", c'est le talon de la botte, tout au sud de l'Italie.
On y fête la Santa Domenica (ici à Scorrano, grand village de 6000 habitants).
Ça m'a l'air bien joli :



lundi 29 août 2011

Bien vu !


Amuse-toi !


Paris brûle-t-il ? | Enfin un DVD, mais...

 Le beau "visuel" de Villemot illustrait également la pochette du disque.

Il n'a pas trop mal vieilli le film de René Clément que j'avais vu en enfance à Antibes au Cinéma Rex pavoisé pour l'occasion, cinéma décédé devenu aujourd'hui super-droguerie.
Je m'étais entiché à l'époque de la musique de Maurice Jarre que je jouais au piano à longueur de journée : je me souviens d'une très belle pochette de 33 tours au dessin très stylisé ; j'ai dû en user les sillons de l'avoir tant écouté.
Même si le thème principal devint une scie vociférée par Mireille Mathieu sous le titre "Paris en colère" (ça s'entend : la chanteuse aussi est en colère !), c'est, à mon avis, l'une des meilleures partitions du papa de Jean-Mi, beaucoup moins redondante que celle du "Docteur Jivago" qui connut un destin planétaire (La chanson de Lara vous est assénée 2647 fois en 3 heures de film !).
Ici, toutes les ressources de l'orchestre symphonique sont utilisée, et il se dit à l'époque que 12 pianos furent utilisés simultanément pour le thème "action" qui donne des frissons !

Le succès du "Jour le plus long" où défilait une flopée de stars planétaires avait titillé le producteur, un certain Paul Graetz, lequel s'y connaissait plus en business de toutes sortes qu'en cinéma : il voulait une épopée, et il fallut tout le talent du cinéaste René Clément ("Plein soleil", "Jeux interdits", "Gervaise", "La bataille du rail") pour donner quelque profondeur à ce film "commercial", lequel, à l'instar de son "rival" axé sur le débarquement en Normandie, fut doté d'une distribution de stars internationales qui serait invraisemblable de nos jours : au fil des minutes apparaissent entre autres (ça amuse !) Delon, Belmondo, Piccoli, Trintignant, Cassel (le père), Rich, Montand, Signoret, Cremer, Gélin et j'en passe.
Côté vedettes anglo-saxonnes se succèdent Orson Welles (si !), Kirk Douglas (en crédible Patton), Anthony Perkins, Glenn Ford, Leslie Caron et Georges Chakiris (West side Story), et je dois en oublier !
Graetz avait mis le paquet pour adapter le livre de Lapierre & Collins qui avait été peu de temps auparavant un "best-seller" : la municipalité de Paris se mit en quatre pour permettre les prises de vues ; le film était un ode à Paris qu'il fallait absolument appuyer, pour des raisons éminemment historiques et politiques.
En 66, De Gaulle était au pouvoir et le Parti Communiste représentait une force considérable d'opposition.
Clément s'évertua (même si certains prétendirent que PBT fut un film "gaulliste") à équilibrer les forces, gommant les dissensions qui ne manquèrent pas d'opposer les deux camps lors de ces journées cruciales qui aboutirent à la libération de la capitale le 24 août 1944.
Ainsi, avant le massacre des étudiants, on voit une minettes des Jeunesses Chrétiennes ébaucher un flirt avec le membre des Jeunesses Communistes qu'on vient de lui présenter.
De même, on donne autant d'importance au rôle du Colonel Rol-Tanguy, communiste (Bruno Cremer "Maigret"), qu'à celui de Chaban Delmas joué par un Alain Delon excellent comme il le fut souvent à cette époque.
En sortit donc une production consensuelle construite tant bien que mal malgré les relations exécrables entre le producteur et le cinéaste qui n'en avaient pas la même conception.
L'adaptation initiale par Jean Aurenche ne fit pas long feu et Graetz fit appel (c'est un film Paramount) à deux gloires d'outre-Atlantique pour la mouture définitive : Gore Vidal et Coppola (oui, celui du "Parrain" à venir).
En subsiste un film un peu bancal qui vaut mieux que sa réputation en milieu "cinéphile" : la partition de Jarre, un excellent montage, des acteurs d'exception, un rythme soutenu malgré les 176 minutes de projection, un certain "souffle" en font un spectacle toujours plaisant à vivre.
Il faut souligner, au rang des comédiens, l'excellente prestation de Gert Fröbe en Gal Von Choltitz, commandant et gouverneur de Paris, nommé par Hitler pour détruire purement et simplement la Capitale !
Fröbe transmet admirablement le doute qui assaille le militaire dès son entrevue avec Hitler au cours de laquelle naît en lui le sentiment qu'il a affaire à type vachement dérangé.

Le DVD, sorti en France le 23 août dernier bénéficie d'une très belle restauration, avec un "couac" de taille cependant : il n'offre que deux bandes sons, l'une où tous les personnages parlent anglais, l'autre où les protagonistes s'expriment tous (allemands et américains compris) en français !
Or, si ma mémoire ne me trahit pas, j'ai le souvenir d'une version où chacun s'exprimait (avec sous-titres) dans sa propre langue.
Il est possible que cette version n'ait pu être récupérée : c'est dommage, très dommage !
Reste que le film tient le coup, avec une très belle photo en noir et blanc, et des passages où l'on retrouve un grand René Clément (le départ du train à Fresnes entre autres), cinéaste qui mérite que l'on s'y attache et que l'on reconsidère son œuvre, malgré l'anathème de saint François Truffaut...
Et puis, quel cadeau pour tous les amoureux de Paris.

Kirk Douglas en Patton : parfait, comme d'hab.

Pierre Vaneck, Alain Delon, Bruno Cremer

Orson Welles et Claude Dauphin

Le grand Claude Rich joue 2 rôles dans le film : ici en Général Leclerc

Photo de tournage : Gert Fröbe, René Clément et Yves Montand

Même pas peur !

Dans la boîte aux lettres virtuelle AOL qui reçoit les courriers relatifs à ce blog, je reçois fréquemment (ça doit vous arriver aussi) des courriers de nature à paniquer le premier non-comprenant venu : arrivent entre autres des mails émanant d'un expéditeur nommé "Verified by Visa" m'annonçant, rien de moins, la "suspension de ma carte bancaire" !
Fichtre !

Ces gens-là, que l'on nomme "hameçonneurs" doivent trouver des esprits que par pudeur on appellera "fragiles" pour perpétrer leurs larcins : s'il me venait l'idée de donner suite, il est évident que je parviendrais à un formulaire me demandant de donner toutes les informations de ma carte.
Il doit bien y avoir des mous du bulbe pour tomber dans ce genre de panneau : on n'arrête pas le progrès ; les criminels pullulent sur le Net, donc.
Autre "classique" qui me revient régulièrement malgré mes rejets vers le secteur spécial "spam" de ma messagerie, un prétendu AOL qui m'informe que mon compte va être purement et simplement annulé, sauf, bien sûr, si je veux bien me soumettre à une "vérification" destinée à me soutirer de précieuses indications pour ces malandrins.
Il suffit de bien lire le courriel en question pour y déceler la supercherie : utilisation de termes étranges (ci-après "congestion" !) et, bien qu'il y ait de réels efforts pour y veiller, fautes d'orthographes plus ou moins flagrantes (ici, "sécrète" pour "secrète").
Ces hameçons se perfectionnent au fil du temps : les logos et liens ressemblent à s'y méprendre à ceux utilisés par la société en question.
Bien fol est celui qui s'aventure à cliquer sur ces liens, car il peut y avoir piraterie de votre ordinateur.

Exemples du jour :

[Cher(e) Membre,
En raison de la congestion de notre réseau qui entrainera la suppression de tous les comptes AOL inutilisés , notre service sera obligé de fermer votre compte. Pour éviter tout désagrément dû à ce fait, nous vous prions de bien vouloir nous fournir les informations ci-dessous. Vous devrez remplir minutieusement le formulaire. Faute de quoi, nous nous verrons dans l'obligation de suspendre sans regret votre compte  dans les 72 heures pour des raisons de sécurité dès réception de ce mail.
Confirmation de votre identité et vérification de votre compte AOL

Nom et Prénom:.......................................................
AOL ID:................................................................  



Adresse AOL :......................................................  
Mot de Passe:.......................................................

Question sécrète:..................................................

Réponse de la question sécrète:.............................
Après avoir répondu au questionnaire et après vérification par nos services, votre compte AOL continuera de fonctionner normalement. Tout refus de coopération entraînera la suppression systématique de votre compte AOL.

 Tout en nous excusant pour ces désagréments.
L'équipe AOL ]
Exemple 2 : 
[Bonjour,

Votre carte bancaire est suspendue au service Verified by Visa car nos systèmes informatiques ont détectés des multiples tentatives de paiements échoués. Nous avons besoins de confirmer les informations de votre carte de crédit. Pour protéger votre carte contre l'utilisation frauduleuse et pour la mise à jour de sécurité du système Verified by Visa, merci de suivre ce lien :]
Compte là-dessus et bois de l'eau fraîche !

Dans ma "playlist" (pardon pour l'anglicisme)

J'aime 
beaucoup 
Cinematic Orchestra

Et dire qu'à Paris, on manque de taxis...

Via The Cool Hunter

Subliminal ?

- Photo Pierre Alivon -

Mon voisin fait de belles photos


Chicago - Pierre Alivon : le site

samedi 27 août 2011

vendredi 26 août 2011

Tapas et mondanités


J'adore le poulpe !
Effet fish-eyes de Paul Adam, le photographe des stars

Une soirée réussie*
Après le spectacle de mercredi, conversation au bar du Caveau avec un couple de suisses de Lugano.
Je n'en parlerais pas si la dame n'était une camarade de classe de Massimiliano Pani, lequel n'est autre que le fils de la plus grande chanteuse du monde et de partout ailleurs, à savoir MINA Mazzini !
Elle m'a promis de faire en sorte qu'il me contacte, car j'ai deux mélodies pour elle dans mes tiroirs : on a le droit de rêver, non ?

Après ce moment d'émotion, tapas et vin de Rioja à côté de l'Alhambra où Karine Lyachenko joue dans l'ineffable "Pauvre France" aux côtés de Bernard Menez (si !).
Discussion passionnante avec Jean-Claude, le propriétaire de cette belle salle de 600 places habituellement dédiée à la musique (Lady Gaga adore s'y produire).
Nous avons le même âge, Jean-Claude et moi et avons fréquenté les mêmes lieux et croisé les mêmes personnalités dans notre jeune temps.
A notre table, avec Karine, Hugues Le Forestier, boss du Kavo, Paul Adam, camelot scénique, et, je me pince (!), Eric Damain qui fut l'une de mes idoles de jeunesse : à 10 ans il fit pleurer la France entière en interprétant le rôle principal du feuilleton (on ne disait pas encore "série") Jacquou le Croquant.
Nous avons une discussion sur l'impact que pouvait avoir ce genre de film du point de vue social : Stelio Lorenzi, le réalisateur, fut un très grand de la télé publique ; il n'était pas de droite, et ça se voyait !

Pour une fois je suis rentré fort tard, heureux d'un sacré bon moment passé "entre artistes".

- Au centre Eric Damain enfant dans Jacquou le Croquant -

* Je me suis vachement foulé pour le titre.

jeudi 25 août 2011

Fontainebleau : j'y étais


Agréable sortie du 15 août en belle compagnie au Château de Fontainebleau où Nicolas Napoléon 1er fit ses adieux (photo d'époque en bas) en avril 1814 avant l'exil vers l'île d'Elbe.
Le château est magnifique, les jardins également.
A l'intérieur, il faut aimer le style "Empire", surchargé, prétentieux, très "nouveaux riches" en fait.


"Bon, c'est bien beau tout ça, mais faut qu'j'y aille !"

Adolescence

A 16-17 ans, entre deux études de Chopin, je le dévorais.
Le mensuel Salut Les Copains atteignit le chiffre incroyable 
du million d'exemplaires vendus  !

Juju for ever : super à l'aise dans cette jolie chemise

 Françoise : la classe absolue !

France au temps de sa liaison avec Claude F.

Le couple terrible

 Les 4 anglais

Claude : "je veux chaque dimanche une fleur" chantait-il.

Belle Sylvie

Le plus gentil

 Costume "framboise écrasée" et yeux un peu trop bleus...

mercredi 24 août 2011

Une avancée technologique révolutionnaire !

Le petit Frédéric F. de Paris (France) nous signale ce document qui devrait faire le buzz, man !
Il gagne deux paquets de Figolu (R) ne pouvant être vendus séparément.


A mes visiteurs du soir :

Les gens intelligents se couchent tard
Selon une récente étude, le timing du sommeil reflète l’intelligence: les personnes avec des QI (quotients d’intelligence) plus élevés tendent à être plus actifs la nuit et à se coucher plus tard, tandis que ceux avec des QI plus bas tendent...
La suite ici : clique ! 

Note du vendredi 26 août : évidemment que c'est des conneries !

Brad ose tout !


Sorties au cinéma

Après une longue période de disette, les salles obscures se font plus attirantes en cette fin d'été.
Il faut, paraît-il,  voir MELANCHOLIA, le film de Lars von Trier où Kirsten Dunst est, dit-on, époustouflante.
Pour THIS MUST BE THE PLACE (affiche ci-dessous), je vais attendre les premiers avis "autorisés" tout de même ; j'irai voir (certains diront "évidemment" !) la comédie musicale de Christophe Honoré 
LES BIEN-AIMES, ne serait-ce qu'en vertu des commentaires imbéciles des internautes sur Allo Ciné.
Parce que Niels Arestrup, de film en film depuis " De battre mon cœur s'est arrêté" s'affirme comme un acteur exceptionnel (ce qui était déjà évident au théâtre), TU SERAS MON FILS de Gilles Legrand semble valoir le déplacement.
Enfin, il est grand temps (c'est quasiment programmé) d'aller voir UNE SEPARATION avant qu'il soit retiré de l'affiche après son très beau succès : les avis favorables de personnes très différentes sont un indice qui donne à penser que je n'y perdrai pas mon temps.
Le film espagnol PAIN NOIR de Agusti Villaronga, couvert de récompenses dans son pays, semble plus qu'honorable.
Enfin, reprise du MUR INVISIBLE d'Elia Kazan (1948), film méconnu du grand cinéaste américain avec Gregory Peck et John Garfield.

Un acteur apprécié, une belle affiche


Marisa Parédès et Almodovar : toute une histoire

"En vrai", lors du dernier festival de Cannes.

Depuis 1988, à l'instar de Carmen Maura, Marisa Parédès est l'une des actrices les plus (les mieux !) employées par Almodovar.
Si le projet aboutit, elle sera la chanteuse italienne Mina dans le prochain film du cinéaste espagnol.

"Entre les ténèbres"

"Talons aiguille"

"La fleur de mon secret"

"Tout sur ma mère"

Avec Roberto Alamo dans "La piel que habito"

mardi 23 août 2011

Almodóvar : le cinéma dans la peau

 Les vraies retrouvailles d'Antonio et de Pedro


En adaptant à l'écran le roman (culte, pour moi !) de Thierry Jonquet "Mygale", Almodovar retrouve une folie mise en veilleuse lors de ses deux précédents opus, "Volver" et "Etreintes brisées" : pour les aficionados du madrilène, dont je suis, c'est le bonheur total.
Ce n'est rien de dire que l'espagnol est, de tous les "grands" cinéastes actuels, celui qui, sans doute, possède cette qualité rare : il a un style.
Vous regarderiez le film en supprimant le générique de début que, dès les premières images, vous diriez immanquablement : c'est un film d'Almodóvar !
Le traitement de la couleur, le cadre, les mouvements de caméra, la direction d'acteurs, le climat lourd et dérisoire à la fois, une certaine distanciation par rapport au drame, les stridences musicales de son fidèle compère Alberto Iglesias (ici, des coups d'archet à la "Psycho"), sont la marque de fabrique de celui dont, à chaque nouveau film, on craint que, cette fois, il ait raté son coup.
A chaque fois, le miracle se produit : eh non, encore un coup de maître !
Grâce à "Mygale" donc, ce cher Pedro, peut encore donner libre cours à ses délires, délires qu'il arrive à faire en sorte qu'ils ne s'égaillent en tous sens ; c'est ça la maîtrise.
Avec un sujet pareil et un tempérament latin, on pouvait s'inquiéter en effet que le cinéaste ne s'égare sur des voies balisées par Dario Argento ou, bien pire, par Mario Bava.
Non.
Il est amusant (et grotesque), cet "avertissement" aux âmes sensibles qui accompagne la sortie du film et se retrouve dûment imprimé sur votre ticket d'entrée !
Les passages de nature à choquer, durs, certes, (mais le sujet l'exige) sont traités avec un tel respect du spectateur, avec une telle absence de complaisance,  qu'ils n'ont rien de "choquant" au sens littéral du terme : on sera plus "choqué" par la gratuité de certaines scènes de certains films qui se veulent "grand public" et caressent le ("jeune" souvent) spectateur de la plupart des blockbuster estivaux.
Le montage "au rasoir" donne au film un rythme soutenu qui exclut tout "ennui", même si je pense, moi, qu'il faut réhabiliter la notion d'ennui, et pas seulement au cinéma où quelques spectateurs, je le remarquais encore hier, attendent la dernière seconde pour éteindre leur joujou4 : l'obsession de l'ennui, c'est.
J'avais donc lu Mygale dans les années 80 et en avais été durablement impressionné, me disant qu'il faudrait être sacrément costaud pour en tirer une version cinématographique.
C'est peu de dire qu'Almo (je peux l'appeler ainsi, le fréquentant depuis si longtemps) relève la gageure avec le panache qui est le sien, nous prenant dès le début et ne nous lâchant qu'au générique de fin.
Il serait sacrilège d'insérer ici le moindre synopsis : cette histoire hallucinée (hallucinante) ne doit en aucun cas être racontée à qui n'a pas encore vu le film.
Il suffit de dire que la trame en est diabolique, que le titre original (pourquoi ne l'a-t-il pas gardé ?) y trouve toute sa légitimité.
Certes, Almodóvar déconstruit quelque peu cette "toile d'araignée", cinématographiquement habile, à travers des flash-back qui ne sont pourtant jamais malvenus, astuce permettant de condenser une œuvre de fait inextricable.
L'exploit vaut qu'on salue et lève son chapeau.
Le moindre n'est pas de réhabiliter Antonio Banderas, qui s'égara aux USA dans des productions où son talent de comédien n'eût guère la chance de se révéler, d'évoluer :
Almodóvar, comme pour le tester en "jeune acteur" lui avait remis le pied à l'étrier dans "Etreinte brisées" avec parcimonie.
Ici, lui qui en fit son égérie masculine en début de carrière, redonne au bel Antonio la chance de prouver toute l'envergure de son talent.
Banderas n'a peut être jamais été aussi bon qui ne quitte guère l'écran, tour à tour tendre et machiavélique.
En fidélité à ceux avec lesquels il s'est fait, Pedro fait appel une nouvelle fois à Marisa Parédès, actrice almodovarienne par excellence qui sera Mina dans son prochain film.
Que voulez-vous que je vous dise ? Une fois de plus, ici, elle est parfaite.
Pour ce qui concerne les "jeunes" de la distribution, on notera deux "révélations" : celle de Elena Anaya qui porte admirablement sur ses belles épaules le rôle difficile de Vera ; et quelle... peau !
Jan Cornet crée un Vicente habité, crédible, attachant, dans un rôle qu'il eût été également possible au Gael Garcia Bernal de la "Mauvaise éducation".
Idem pour Blanca Suàrez qui incarne une Norma (hasard, ce prénom ?) touchante dans sa démence.
Il en est pour faire la fine bouche ?
Blasés, snobs, passez votre chemin.
Un grand film.

La Piel que Habito
En salles depuis le 17 août.

Antonio Banderas et Elena Anaya

Au centre, Jan Cornet, "Vicente"

Allez, après, j'arrête. Mais celle-là, hein ?!


Soirs d'été 2011


Billet libre de toute publicité.

lundi 22 août 2011

Roma, février 2011

- Photo Geoffroy Salver -

Cinémas de Paris : historique Pagode


Y a-t-il un parisien cinéphile qui ne soit jamais allé à la Pagode ?
L'édifice construit en 1895, classé monument historique, fut d'abord une salle de fêtes et de bals vouée à des manifestations à vocation japonaise ; il devint cinéma en 1930.
Classée "art et essai", la salle fut menacée de fermeture dans les années 90 et connut une période peu glorieuse quand elle tomba aux mains de la Gaumont (aujourd'hui "Europalaces").
Heureusement, la Pagode a, depuis, intégré le giron d'Etoile Cinémas qui comprend également le Balzac et le St Germain des Prés.
La Pagode, c'est une magnifique salle "japonaise" (photo) qui en fait le cinéma le plus original de Paris.
Depuis 1970, une deuxième salle, plus conventionnelle, a été ajoutée à la première.
Actuellement à l'affiche : "Melancholia" de Lars von Trier et "La piel que habito" de Pedro Almodovar.
Ce qui fait deux excellentes raisons d'aller découvrir un lieu magique (57 rue de Babylone, 7ème arr.) .





Julien du jour : ce n'est pas rien

Quand Julien Clerc, débutant, auditionna devant Bob Socquet, directeur artistique chez Pathé (EMI), celui-ci conclut l'audition en disant, ébloui : "c'est pas rien !".



samedi 20 août 2011


De Urban Art Association


Prothèses auditives : premières cures de désintoxication

J'en ai  quelques exemples dans ma vie quotidienne : les smartphones suscitent désormais une véritable addiction qui relève de la pathologie :  demander à un(e) "accro" de bien vouloir mettre sa prothèse en veille relève désormais d'une demande de sacrifice égale à celle qu'on exige d'un môme de 4 ans duquel on exige qu'il abandonne enfin sa tétine.
On peut ainsi mesurer le degré de goujaterie dont sont capables des individus apparemment civilisés, instruits, voire cultivés.
En ce qui me concerne, je suis fréquemment confronté à un "collègue de travail", un jeune, qui m'intimerait presque l'ordre d'acquérir un "smartphone", "parce que, tu comprends, Syl, tu peux pas passer à côté".
La préoccupation du jeune homme (qui semble lui valoir des insomnies !) est tergiversation : "pour quelqu'un comme Syl est-il plus judicieux d'acquérir un Blaquebery ou un Aïephone 4 ?
Que mon jeune collègue se rassure : je luis redis pour la énième fois que je me satisfais fort bien de ce téléphone acquis il y a une éternité (3 ans, vous pensez !) et qui me sert... à téléphoner.
Vu le temps que je passe à bloguer des conneries sur Internet, à fouiner (surfer, traduis-je) pour alimenter mes chroniques en images, vidéos et autres, manquerait plus que ça !
Entre parenthèses (que je ne mets pas, donc), un autre "jeune" me disait récemment qu'il avait renoncé à la "musique matérialisée" (ce sont ses propres termes) : plus d'objet (disque noir ou disque compact) pour recueillir le son, non, simplement du MP3, lequel (le sait-on ?) en format numérique compressé offre à des oreilles déjà difformes le son le plus pourri qu'on ait jamais entendu depuis qu'Edison et-ou (y a débat) Charles Pathé inventèrent le phonographe !
Je referme la parenthèse pour signaler un article sympa quoique ambigu (la journaliste possède sûrement un engin de ce type) qui informe que (on se pince !) des êtres humains comme vous et moi ont recours à de véritables cures de désintoxication pour se guérir de leur addiction à leur doudou électronique* !
C'est fou comme, malgré mon téléphone antédiluvien "3G" (je ne me sers que du premier G) d'il y a trois ans, je vous plains.

L'article de Nouvel Obs.con (des fois) : cliquez là-dessus

* En vue du prochain Concours Lépine, je travaille actuellement à la mise au point du premier Téléphone Serre Tête (on trouvera un nom en anglais, c'est promis !) : grâce à cette idée toute bête, plus jamais le smartphone ne quittera vos oreilles. Finies les têtes penchées disgracieuses, fini ce geste fastidieux et fatiguant de prise en main de votre appareil qu'il faut ensuite porter à l'oreille et ce, toutes les 2 minutes : avec le Sylband (ça vous plaît, ça ?), votre smartphone ne vous quittera plus jamais (sauf pour recharger quand "j'ai plus d'batt'rie").
Now*, à table, aux toilettes, à la plage, à vélo sans lâcher le guidon, en voiture, à la caisse du supermarché, partout, tout le temps, même pour dormir, plus un seul instant sans votre "précieux", grâce au Sylband.
Sylband**, quand j'y pense, je Sylband.
Existe en 37 coloris et même en fluo pour skier !

*Maintenant
** Marque déposée

XXIème siècle : l'homme communique mieux que jamais !
- Photo Pedro Meyer -