Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)

samedi 31 mars 2007

vendredi 30 mars 2007

De cause à effet ?

Tiens, le Pen vient de remonter de 2 points dans le sondage du jour.

Mauvaise météo

Dans Libération (titre de l'article : Jean Marie Le Pen se frotte les mains et retrouve les accents de 2002) :
(...)«Quand, dans nos campagnes, les gens voient ces hordes de nègres se battre contre la police, cela leur rappelle les émeutes de novembre 2005 et les conforte dans leur vote de 2002 !» Voilà ce qu'assène Jean-Marc de Lacoste Lareymondie, secrétaire départemental frontiste de la Charente-Maritime, et qui illustre la confiance qui habite le parti d'extrême droite au vu de l'irruption de l'insécurité dans la campagne. (...)Le FN, qui se défend de jeter de l'huile sur le feu, s'est contenté de réagir via deux communiqués adressés à la presse. Cible des attaques : le candidat de l'UMP et ex-ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy. «Ces émeutes à répétition mettent en évidence la faillite de la prétendue politique de sécurité de l'ex-ministre de l'Intérieur. Le climat quasi insurrectionnel que connaît la France prouve que rien n'a été réglé depuis novembre 2005», écrit la direction frontiste. «Les événements travaillent pour moi», répète Le Pen. (...)

Ce matin, on apprend que le fraudeur interpellé gare du Nord ne serait pas en situation irrégulière et que son casier judiciaire ferait état de sept condamnations (des vols d'aliments et, plus grave certes, une détention d'arme prohibée), sa dernière condamnation remontant à 2003.
Pour mémoire, le nouveau ministre de l'intérieur, F.Baroin, avait affirmé que le prévenu avait 22 condamnations (!) à son casier.
Sur France Inter, le journaliste de l'édition de 8h qualifie cela de "premier faux pas" du ministre.

CHIRAC : "J'EMM... SARKO !"


jeudi 29 mars 2007

LES "GROKON"




Aujourd'hui : le 4X4.



Couragitudes.

A la demande générale (je pensais que ces visuels étaient largement répandus) :





"Ami, entends tu ..."


Incidents graves de la gare du Nord : j'en connais un qui a suivi ça d'un oeil... concupiscent.

mercredi 28 mars 2007

TORNADE


La pièce est loin d'être un chef d'oeuvre, mais dans "Les amazones, trois ans après", le tempérament comique de Chantal Ladesou, cette "vis comica" rarissime, trouve matière à exploser : apostrophant le public (ce retardataire, hier soir !), improvisant, dansant, exploitant à fond toutes les ressources de sa physionomie, Ladesou déchaîne les rires d'un public venu visiblement assister au numéro de la comédienne.

Cette histoire de tribu de copines et de garçons qui s'aiment, bien dans la tradition de théâtre de boulevard, cousue de gros fil blanc serait vite oubliée sans la prestation de LA Ladesou, entourée de comédiens rompus au genre qui ont le mérite d'accepter cette prise de possession de la scène de notre Diva.

Marie Sophie L. fait exception, peu habituée à ce type d'exercice malgré une prestation (moyenne en faire-valoir de Dany Boon) dans "La vie de chantier" au Gymnase il y a quelques mois.

Ici, elle finit par s'amuser et par assumer les lois du genre avec cette grâce inquiète qu'on lui connaît.

On se prend à souhaiter, pour Chantal Ladesou, de rencontrer de vrais grands auteurs comme Maillan en son temps qui sut alterner "boulevard" et répertoire exigeant.

Je ne l'en aimerai que plus.

Si c'est possible.

mardi 27 mars 2007

Profession de foi.

Lisez attentivement jusqu'au bout :

Maintenant, relisez ces phrases en partant du bas.

Subliminal ?

Bled et béchamel.

Bayrou veut alphabétiser la France en 5 ans.
Titre du "Parisien" (tête de chien !)du jour :
"C'est quoi, être français ?" affichent nos kiosques et maisons de presse.
Demain :
"Le Français, comment qu'on le parle ?"
Etc. Les publicitaires, jamais en retard d'une connerie, récupèrent l'élection en vue : le "collectif du veau" (sic) fait campagne sous le slogan "Veautez !".
Je sais bien que De Gaulle, qui ne fut pas seulement un démocrate, mais qu'il est de bon ton d'appeler à la rescousse en toute occasion, déclara : "Les français sont des veaux !" (la preuve : ils l'élirent 2 fois !), mais cette blanquette m'est difficile à digérer.
Et Bayrou veut alphabétiser la France en 5 ans.

Eh, c'est quand le veaute, déjà ?

lundi 26 mars 2007

Bleu blanc rouge

Querelle de chifonniers pour un drapeau :

http://desmotsetdebats.blogs.liberation.fr/discours/2007/03/la_france_runie.html

Effroyables solitudes.

Il est entré l'autre soir dans cette voiture du métro.
Exténué, la voix cassée d'avoir trop harangué la foule des voyageurs, il a encore pu crier "au secours".
Autour de moi deux voyageurs sur quatre téléphonaient, un autre était plongé dans le tumulte de son "ipod" et l'autre dormait d'un profond sommeil.
J'ai repensé à ce refrain de Bécaud : "l'indifférence, elle te tue à petit feu, l'indifférence".

J'étais sans doute plus disponible que d'habitude : je lui ai parlé, souri et donné une pièce.
Je me suis senti un peu moins con que d'habitude.

Tant qu'à faire :


Mes crimes : le châtiment.

C'est le titre d'une chanson de Miossec que j'écoute beaucoup actuellement.
J'aime bien la voix et les orchestrations sur ce nouvel album.

Il s'en va !

N.Sarkozy a quitté le ministère de l'intérieur.
Echec en tous domaines, excepté celui de la communication.
Il y a une fête de rue, organisée par diverses associations, à 19h au Métro Strasbourg St Denis, à quelques encâblures du QG du candidat ... sortant.

dimanche 25 mars 2007

Quel est le plus beau film du monde ? (8)

Schulz :
- Parle, c'est notre seul espoir.
Le barbier :
- Espoir... Je suis désolé, mais je ne veux pas être empereur, ce n'est pas mon affaire. Je ne veux ni conquérir, ni diriger personne. Je voudrais aider tout le monde dans la mesure du possible, juifs, chrétiens, païens, blancs et noirs. Nous voudrions tous nous aider si nous le pouvions, les êtres humains sont ainsi faits. Nous voulons donner le bonheur à notre prochain, pas lui donner le malheur. Nous ne voulons pas haïr ni humilier personne. Chacun de nous a sa place et notre terre est bien assez riche, elle peut nourrir tous les êtres humains. Nous pouvons tous avoir une vie belle et libre mais nous l'avons oublié.
L'envie a empoisonné l'esprit des hommes, a barricadé le monde avec la haine, nous a fait sombrer dans la misère et les effusions de sang. Nous avons développé la vitesse pour nous enfermer en nous-mêmes. Les machines qui nous apportent l'abondance nous laissent dans l'insatisfaction. Notre savoir nous a fait devenir cyniques. Nous sommes inhumains à force d'intelligence, nous pensons beaucoup trop et nous ne ressentons pas assez. Nous sommes trop mécanisés et nous manquons d'humanité. Nous sommes trop cultivés et nous manquons de tendresse et de gentillesse. Sans ces qualités humaines, la vie n'est plus que violence et tout est perdu. Les avions, la radio nous ont rapprochés les uns des autres, ces inventions ne trouveront leur vrai sens que dans la bonté de l'être humain, que dans la fraternité, l'amitié et l'unité de tous les hommes.
En ce moment même, ma voix atteint des millions de gens à travers le monde, des millions d'hommes, de femmes, d'enfants désespérés, victimes d'un système qui torture les faibles et emprisonne des innocents.

Je dis à tous ceux qui m'entendent : Ne désespérez pas ! Le malheur qui est sur nous n'est que le produit éphémère de l'habilité, de l'amertume de ceux qui ont peur des progrès qu'accomplit l'Humanité. Mais la haine finira par disparaître et les dictateurs mourront, et le pouvoir qu'ils avaient pris aux peuples va retourner aux peuples. Et tant que des hommes mourront pour elle, la liberté ne pourra pas périr.
Soldats, ne vous donnez pas à ces brutes, à une minorité qui vous méprise et qui fait de vous des esclaves, enrégimente toute votre vie et qui vous dit tout ce qu'il faut faire et ce qu'il faut penser, qui vous dirige, vous manœuvre, se sert de vous comme chair à canons et qui vous traite comme du bétail.
Ne donnez pas votre vie à ces êtres inhumains, ces hommes-machines avec une machine à la place de la tête et une machine dans le cœur.
Vous n'êtes pas des machines !
Vous n'êtes pas des esclaves !
Vous êtes des hommes, des hommes avec tout l'amour du monde dans le cœur.
Vous n'avez pas de haine, sinon pour ce qui est inhumain, ce qui n'est pas fait d'amour.
Soldats ne vous battez pas pour l'esclavage mais pour la liberté.
Il est écrit dans l'Evangile selon Saint Luc "Le Royaume de Dieu est dans l'être humain", pas dans un seul humain ni dans un groupe humain, mais dans tous les humains, mais en vous, en vous le peuple qui avez le pouvoir : le pouvoir de créer les machines, le pouvoir de créer le bonheur. Vous, le peuple, vous avez le pouvoir : le pouvoir de rendre la vie belle et libre, le pouvoir de faire de cette vie une merveilleuse aventure.

Alors au nom même de la Démocratie, utilisons ce pouvoir. Il faut tous nous unir, il faut tous nous battre pour un monde nouveau, un monde humain qui donnera à chacun l'occasion de travailler, qui apportera un avenir à la jeunesse et à la vieillesse la sécurité.
Ces brutes vous ont promis toutes ces choses pour que vous leur donniez le pouvoir : ils mentaient. Ils n'ont pas tenu leurs merveilleuses promesses : jamais ils ne le feront. Les dictateurs s'affranchissent en prenant le pouvoir mais ils font un esclave du peuple.
Alors, il faut nous battre pour accomplir toutes leurs promesses. Il faut nous battre pour libérer le monde, pour renverser les frontières et les barrières raciales, pour en finir avec l'avidité, avec la haine et l'intolérance. Il faut nous battre pour construire un monde de raison, un monde où la science et le progrès mèneront tous les hommes vers le bonheur. Soldats, au nom de la Démocratie, unissons-nous tous !

Hannah, est-ce que tu m'entends ? Où que tu sois, lève les yeux ! Lève les yeux, Hannah ! Les nuages se dissipent ! Le soleil perce ! Nous émergeons des ténèbres pour trouver la lumière ! Nous pénétrons dans un monde nouveau, un monde meilleur, où les hommes domineront leur cupidité, leur haine et leur brutalité. Lève les yeux, Hannah ! L'âme de l'homme a reçu des ailes et enfin elle commence à voler. Elle vole vers l'arc-en-ciel, vers la lumière de l'espoir. Lève les yeux, Hannah ! Lève les yeux !

(Discours final in "Le Dictateur"- Charles Chaplin 1939)

Manif.

Hier à 19h, j'ai fait tout seul une manif anti-Sarkozy sur la Place de la République.
Un défilé de voitures de police, toutes sirènes hurlantes, a déclenché en moi une colère irrépressible, une envie de hurler que je n'ai pu contenir.
Mes invectives ne peuvent être retranscrites dans ce journal de bonne tenue.
Si vous saviez le bien que ça fait...

Bleu Blanc Rouge

Génial Plantu.

samedi 24 mars 2007

vendredi 23 mars 2007

La France Présidente !

Marseille, jeudi 22 mars.

J'aime bien ce visage de la France.

SIDACTION


Il faut appeler le 110.

Bonheur du jour


Après les Suites de Rameau, écoutées mille fois, le jeune pianiste français nous apporte un nouveau bonheur, d'ores et déjà "musique du matin" de votre serviteur.
On y (re?)découvre François Couperin, dit "Le Grand" car il y eut dynastie, immense compositeur de la cour du Roi Soleil en un temps où la musique française ... rayonnait.
Après la magnifique période baroque (Couperin, Lully, Rameau, Daquin, etc.) la musique française tombait en une profonde léthargie, laissant le champ libre aux italiens et aux allemands.
Ce n'est qu'à la fin du 19ème siècle, avec l'arrivée de Berlioz (que je n'aime guère) qu'elle retrouva sa place dans l'histoire de la musique : César Frank, puis Saint-Saens, Poulenc, Debussy, Ravel, Fauré lui firent retrouver les sommets.
Au début du 20ème siècle, la musique française (et Paris par la même occasion) nous donna des pages immortelles, modernes, toujours d'actualité, rivalisant avec une période russe prolixe elle aussi.
Pour revenir à ce disque, bijou de subtilité, d'humilité face à un texte ... royal mais rafraîchi, enluminé par la lecture qu'en fait cet indispensable M. Tharaud, il m'est devenu, en deux écoutes, totalement indispensable.

SONDAGITE : ESPOIR

La candidate Royal, selon le sondage publié ce jour dans Le Parisien refait son retard sur Sarkozy : stricte égalité au premier tour, à 26 % et idem au deuxième à 50 %.
A un mois jour pour jour du premier tour, c'est intéressant.
Toutes celles et tous ceux qui triment (sacré boulot !) pour convaincre dans tous les coins de France en seront quelque peu réconfortés.
En retroussant nos manches, en conversant avec nos proches qui hésitent, en expliquant les différences, essentielles, avec les autres candidats, la victoire de Royal est plus que possible.

On notera aussi, dans ce sondage CSA, la progression des "petits" candidats de gauche, un mieux pour Le Pen, et l'affaiblissement prévisible de Bayrou le flou.

Evidemment, les coups vont pleuvoir.
Ce sera ... sportif.
Comme prévu.

jeudi 22 mars 2007

Bayrou : c'est encore la droite qui en parle le mieux !

Le strabisme entre gauche et droite serait désastreux, par Antoine Veil

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-886013,0.html

Quel est le plus beau film du monde ? (7)


C'est vieux, si vieux, du noir et blanc torturé, du son monophonique quelquefois crachotant, c'est joué parfois avec emphase; il y a des grandiloquences, des exaltations surannées, des colères, de l'amour désespéré et la musique surtout.

Quand le Maître apprend que ce Bonaparte, symbole à ses yeux de la révolution phare des français, vient de se proclamer empereur, il déchire la page de garde de sa symphonie "Héroïque" qu'il avait dédiée au vainqueur d'Arcole.

Bien sûr, Harry Baur, monstre sacré des débuts du parlant, en fait quelques quintaux, et Gance, comme d'habitude, n'est pas à la traîne.

Mais, depuis, personne n'a su faire un film aussi Beethovénien sur Beethoven.

On pourra, après, écouter le trio "Archiduc".

Ou le Concerto N°5 "de l'Empereur" qui n'est pas Napoléon.

C'est beau l'amour.


Sondagitudes

Il faut qu'on m'explique : dans les sondages du jour, Bayrou perd +/- sept points, Sarko en gagnant 1 et Royal restant stable.
Le Pen reste, lui, à 13 %;
Il y aurait donc 6 points disparus dans la nature.
Le Pen à 13 %, sans doute sous-estimé, 6 candidats à gauche : ça ne vous rappelle rien ?

mercredi 21 mars 2007

Une Victoire méritée !


Somptueux.

ON THE ROCKS


Halte à l'agression des plantes en voie de floraison par les giboulées de mars.

Sanglant printemps.

Il y a longtemps que je n'avais eu à subir les croustillements et déglutitions concomitantes des engloutisseurs de pop corn au cinéma : les films que je choisis et les salles qui les projettent m'épargnent la plupart du temps ce genre de désagrément.
La présence de popcorneurs acharnés, hier, aurait dû suffire à m'alerter sur la qualité du film que j'avais choisi, me basant sur les précédentes productions de ce cinéaste chinois.
Popcorn rimerait donc avec navet ?
Le maïs floqué et les répercussions sonores sur l'oreille interne lors de sa mastication n'existeraient que pour masquer le vide de certaines productions ?
Il y aurait matière à thèse ou à colloque en Sorbonne.
En l'occurence, lors de cette séance, c'est une maman et son petit garçon, mes voisins de fauteuils, qui sont venus troubler le "rien" du film qui actuellement fait courir les foules avides de maïs pas encore transgénique.
J'en veux énormément à cette maman inconsciente : d'une, on ne file pas cette saloperie à un gamin sous prétexte qu'on a soi-même une envie irrépressible d'en déguster alors que, je sais pas, moi, il existe des confiseries molles, silencieuses, puisque de toutes façons il faut bien que nos enfants deviennent obèses...
De deux, on n'emmène pas un môme de cet âge (7-8 ans ?) voir un pareil festival de têtes et de membres tranchés, un tel déluge d'hémoglobine, lequel gamin, d'ailleurs, passera les deux tiers de la séance à détourner son regard de l'écran et à pousser des hurlements terrifiés (je n'exagère pas).
Gamin, mon voisin de cinoche, tu ne sauras jamais à quel point, hier, tu éveillas en moi un fort sentiment de compassion au point que, te voyant recroquevillé dans ton fauteuil sous les coups de haches et sabres divers de tes agresseurs cinématographiques, je sentis affleurer des larmes de pitié et de colère mêlées.
Maman, sois sympa, informe toi avant d'imposer un tel spectacle à cet enfant que tu chéris sans doute : ne l'emmène pas voir un film juste parce que tu as lu dans "Le parisien" qu'il attirait un max de spectateurs en première semaine, écrasant François Ozon sur son passage.
Ne fais pas comme moi, qui avais apprécié les poignards volants, leur forêt de bambous, cette poésie, cette beauté formelle, cette mise en couleurs, ces beaux acteurs virevoltants.
Bref, renseigne toi, et, par amour pour ton enfant, interdis toi cette "Cité interdite" qui, de surcroît, d'un point de vue purement cinématographique, n'est qu'un vaste supercherie.

Vote électronique : danger !

Je viens de signer la "Pétition pour le maintien du vote papier", à cette adresse :http://ordinateurs-de-vote.org/vp
J'en parle autour de moi parce qu'il y a urgence.
Ce printemps, plus d'un million d'électeurs voteront obligatoirement au moyen d'ordinateurs, parce que leur mairie en a décidé ainsi : dans une grande partie des Hauts de Seine, à Amiens, Brest, le Havre, Reims, Le Mans, Mulhouse, etc... Une fraude pèserait sur le résultat des élections nationales.
L'urne transparente et le dépouillement public sont remplacés par un ordinateur dont le résultat est invérifiable et dont on ne peut rien savoir pour cause de secret industriel.
Vous n'êtes pas au courant ? C'est normal, jusqu'à peu, il n'y avait aucune information sur ce sujet, aucun débat...
Une démonstration frappante (i-Télé, 6 min):http://ordinateurs-de-vote.org/dn#itele
Merci de faire passer l'info aux amis, famille, voisins, etc... (dans votre messagerie, cliquez sur "Transférer").

mardi 20 mars 2007

BAYROU : ENFIN LE PROGRAMME !

http://www.programme-bayrou.org/bayrou-IE7.php?xtref=

Quel est le plus mauvais film du monde ?

Certes, la fille de F.F. a signé un "Lost in translation" agréable quoique largement surestimé, mais ici, elle se contente de survoler gracieusement un sujet qui mériterait moins de légèreté. On feuillette (parfois avec ennui, disons le) un bel album de table basse aux couleurs, euh, chatoyantes, agréablement sonorisé (quoiqu'un peu "frontal", comme on dit dans les gazettes spécialisées ). Avec un niveau, disons, d'une classe de 5ème d'antan, on en sait à peu près dix fois plus que ce que le film voudrait nous apprendre. La Révolution française ne s'est pas faite en un jour : elle puise ses sources tout au long du siècle des lumières et résulte d'un accroissement de la pauvreté alors que la classe dirigeante s'enrichissait de façon éhontée. Dans le film, il est vrai, la Coppola s'attarde complaisamment sur le luxe de Versailles façon "Fashion tv" et l'on n'ignore rien de la garde-robe et de la collection de pompes de la greluche en rôle-titre. Bardamu, par ailleurs, écrivait que le film lui donnait une furieuse envie de macarons : je crois qu'il m'en a écoeuré pour la vie, quant à moi. Ce film est bien joli, mais creux comme une chanson d'Hélène Segara. S'arrêtant lors du piteux épisode de la fuite à Varennes, au moment où tout commence en fait (revoyons le film d'Ettore Scola et apprenons ce qu'est le cinéma), il effleure tout : la montée de l'état de révolte, je l'ai dit, mais aussi la liaison avec Fersen, ignorant même l'affaire du collier révélatrice de l'état de déshérence du régime. Rien de rien, donc, dans cette sorte de kaléidoscope sur fond de musique pop branchouille destinée à séduire un public de consommateurs qui se contrefout sans doute de l'histoire de France et certainement, hélas, du cinéma. Pitoyable.

lundi 19 mars 2007

Quel est le plus beau film du monde ? (6)

Je veux bien le revoir une quarante-neuvième fois.
Si le moral est en berne, essayez-le.

dimanche 18 mars 2007

SONDAGITE

2 sondages publiés aujourd'hui vont dans le même sens : l'écart se resserre aux deux tours entre Sarkozy et Royal, laquelle serait en train de rattraper son retard.
En ce qui la concerne, tous les espoirs sont permis : le "Canard", dans sa dernière livraison expliquait que 31% des personnes entrant dans les critères des instituts ne pouvaient être sondés : en effet, les sondages se font par téléphone fixe, et ces 31% là ne possèdent pas de téléphone filaire !
D'autre part, quid des "nouveaux électeurs", des jeunes pour la plupart, inscrits en masse en décembre ?
Ces électeurs sont difficiles à cerner : dans quels "quotas" entrent-ils ?
L'élection est donc plus que jamais incertaine, avec, à mon avis, un léger avantage à la candidate.

VIVE LE CINEMA !

Je poursuis mon cycle de rattrapage cinéma (en salles).

Belle semaine : après "Les Témoins", j'ai vu hier "La vie des autres", le film allemand qui a obtenu l'Oscar du meilleur film étranger.

Si vous ne l'avez encore vu, précipitez-vous : c'est, à mon sens, le film à voir en priorité actuellement.

En tout cas, ma meilleure séance du trimestre.


samedi 17 mars 2007

UN BEAU FILM




LES TEMOINS


André Téchiné nous offre ici l'un de ses meilleurs films, évocation du début des "années sida", à l'heure où l'on déplore un regain d'inconscience dans les couches les plus à risque de la population (les jeunes, en particulier).
Rassurez-vous, ce n'est pas un film "clinique" : c'est une histoire d'amour(s) et d'amitiés sous la menace qui gronde, une chronique de l'insouciance qui précède le drame historique de l'épidémie qui noircit la fin du XXème siècle et n'a pas fini de faire des ravages.
C'est exceptionnellement filmé (la calanque de Sormiou sous son soleil implacable, où, en fait, tout se noue et se dénoue), et la distribution est parfaite : Michel Blanc trouve ici un rôle à la mesure de son talent qui, sans doute, le "césarisera" (enfin !) en 2008.
Il parvient à susciter sans cesse l'émotion sans effets appuyés, sans cabotinage, sobrement. Autour de lui, Bouajila confirme son ascension en flic consciencieux découvrant les aspects cachés de sa personnalité, tandis qu'Emmanuelle Beart, impliquée, donne à son personnage une vraie consistance, une profondeur telle qu'on arrive à oublier qu'elle est divinement belle, la Manon de nos jeunesses !
Dans la famille Depardieu, je demande la fille : Julie nous prouve qu'un second rôle peut être un grand rôle.
Enfin, mention spéciale pour la composition étonnante du jeune Johan Libéreau, déjà remarqué en 2005 dans l'excellent "Douches froides" d'Anthony Cordier.
De la beauté presque adolescente à la déchéance physique dûe à la maladie, son personnage éveille en nous plus que de la compassion.
Film abouti où rien n'est négligé, de la magnifique photo de Julien Hirsh à la belle partition de Philippe Sarde, "Les Témoins" permettront sans doute à Téchiné de renouer avec le succès, sans promo tonitruante avec passage obligé chez Cauet : simplement parce que ses premiers spectateurs, bouleversés, voudront faire partager à ceux qu'ils aiment, ce pur moment d'émotion cinématographique.

vendredi 16 mars 2007

CHABI CHABOT

En rentrant, hier soir, j'ai regardé "A vous de juger" que j'avais enregistrée.
La prestation de Ségolène Royal n'a fait que renforcer mon intime conviction : elle est, de loin, la meilleure, la seule en mesure de faire bouger une société française bien malade.
Les questions d'Arlette Chabot, aux allures d'escarmouches, n'ont en rien entamé la force de conviction de la candidate.
Une émission beaucoup plus intéressante que les jeux du cirque façon tf1.

jeudi 15 mars 2007

POLNAREVES

Bien sûr, j'aurais préféré des retrouvailles plus intimes avec lui : nous étions 17.000 hier soir au POPB, et, à ces concerts gigantesques, je préfère nettement la proximité de salles à dimensions humaines.
Le retour savamment orchestré de l'enfant prodigue de la chanson française (de la "pop" française est mieux adapté) a suscité un engouement qui en a surpris plus d'un : dans cette foule se confondaient toutes les générations, et je pensais à ce que m'en disait un ami la veille "il y aura surtout des gens de notre âge, on ne l'entend plus guère que sur "Nostalgie"...".
Erreur : comme je le pressentais, ces chansons solides ont traversé les époques parce qu'elles relèvent plus de la pop-music que de la "variété" comme on disait au temps de Guy Lux (qui ça ?), parce que Polnareff, c'est avant tout un style, une patte, un perpétuel dérangement.
Plus de deux heures durant, le revenant, pas encore tout à fait "papy du rock", a donné un panorama complet d'une carrière jalonnée d'énormes succès dont quelques réels chefs-d'oeuvre : "Le bal des Laze", bien sûr, "Love me please love me", évidemment, "Qui a tué grand-maman", forcément, "La mouche", absolument.
En rappel, au piano solo (dont il joue, euh, par charité je dirais maladroitement) une "Ame caline" en chanson parfaite.
L'homme est resté froid, parvenant tout de même à créer par instants une vraie complicité avec cette foule sentimentale, heureuse de le revoir au pays, qui fait choeur avec lui pour "La poupée qui fait non" ou un "On ira tous au paradis" en forme de karaoké, au cours de laquelle des milliers de lunettes en feuille d'aluminium descendent sur la foule.
Le spectacle est digne de ce "come back" tant désiré : lumières impressionnantes, et surtout , c'est rare, bien réglées, écrans en fond de scène donnant des images toujours en situation, sonorisation énorme (une marque de bouchons d'oreille fait sa pub avant le spectacle !).
Le groupe, essentiellement anglo-saxon, "tourne" admirablement, très Rythm and Blues (ne pas confondre avec le R&B bubblegommesque actuel !) ou Hard Rock par moments, soutenu par un batteur et un percussionniste virtuoses.
Les choristes, en mode Gospel, donnent une leçon de professionnalisme à chaque instant.
Enfin, le chanteur : on a beaucoup glosé, dans les milieux professionnels, sur sa capacité à "assurer"; Polnareff en aura surpris plus d'un par une voix qui n'a rien perdu de son timbre particulier et qui révèle une belle étendue, une vraie puissance jamais prise en défaut tout au long de ces deux heures en générosité.
"Polna" n'a jamais été un "showman" : il n'est pas Johnny (et tant mieux !) et la qualité de ses compositions se passe de contorsions.
La seule déception aura été la découverte de deux nouvelles chansons, d'une qualité médiocre qui donnent à penser que la Californie, ses piscines et ses salles de "muscu" ne sont guère propices à l'épanouissement du génie artistique.
Polnareff semble donc condamné à ce genre de "best off".
De cette qualité toutefois, on en redemande.

Comment ça va, vous ?

Merci à Mélissa qui m'envoie cette photo printanière : je suis de bonne bonne bonne humeur ce matin.

mercredi 14 mars 2007

mardi 13 mars 2007

Mère indigne.

ELEGANCE

CONVAINCRE

Ségolène Royal dans le journal de Poivre d'Arvor ce soir, puis chez Arlette Chabot, la copine de Coppé, jeudi.
Dernière ligne droite avant le début de la campagne officielle.
On ne pourra pas dire que les français n'auront pu prendre connaissance du programme de la candidate de gauche.
A l'heure où les vu-mètres sondagiers s'affolent d'une prétendue ascension, irrésistible parait-il, d'un candidat sans programme ou si peu, on mesure à quel point, si ces "prévisions" venaient à s'avérer exactes, les leçons de 2002 n'auraient pas été tirées : on se souviendra sans peine de ces électeurs, des proches souvent, hélas, faisant leurs emplettes dans le grand supermarché politique : -"Ah,je vais voter Besancenot : il est jeune, il est facteur, il s'exprime vachement bien" ou "Elle monte (sondages !), Arlette, elle est pas mal finalement" ou "Taubira, super, elle est plus sympa que Jospin !", sans parler de Chevènement dont on disait qu'il ferait 15 % !
On a vu ce qu'il résulta de ces comportements électoraux fantaisistes.
Aujourd'hui, je l'ai maintes fois écrit ici, le candidat des dîners en villes, c'est Bayrou, la nouvelle tête de gondole du grand mercato présidentiel.
Lequel Bayrou doit se pincer très fort chaque matin, lui qui ne représentait il y a 5 ans qu'une France centriste frileuse, catholique, bourgeoise, habituée au compromis permanent avec la droite.

Un soir, dernièrement, j'entendais un trentenaire, garçon brillant, intelligent, m'affirmer qu'il voterait Voynet (qui risque de prendre une avoinée, d'ailleurs).
Rien de contestable : au premier tour on choisit, au deuxième on élimine, c'est la règle démocratique.
Quand, cependant, tout de même curieux de connaître les raisons de ce choix, j'exprimai ma demande, je m'entendis répondre non pas que les raisons étaient des convictions écologiques profondes que seule, cette candidate, aux yeux de mon interlocuteur, aurait été la seule à défendre, mais que, bon, Royal serait au second tour (ça ne vous rappelle rien ?) et qu'il "n'aimait pas sa voix" !

Voilà où nous en sommes.
Bon courage, Ségolène.

dimanche 11 mars 2007

11 MARS 1978

Ce document est très rare : on y voit le déroulement des émissions de ce samedi après-midi perturbé par l'annonce de la mort de Claude François.
J'étais dans un restaurant cannois ce jour là avec une amie qui, précisément, travaillait pour Claude.
C'est le passage en boucle, sur RMC, de chansons de l'idole des jeunes qui nous a alertés.
Je me souviens de cette journée très précisément.
Comme beaucoup de français.

http://4.upload.dailymotion.com/video/xd9pk_mort-de-claude-franaois-guy-lux

La "speakrine", ce jour là, était celle qui allait devenir la calamiteuse Dorothée.
Sur un plateau voisin, Michel Drucker (déjà lui !) attendait le chanteur pour une répétition des "Rendez vous du dimanche".
On notera au passage que Drucker fait la même émission depuis une bonne trentaine d'année.
Le lendemain avait lieu le premier tour des élections législatives, pour lesquelles le Président Giscard d'Estaing avait demandé aux français de faire le "bon choix" (!).
Il frôla ce qui aurait pu être la première cohabitation de l'histoire de la Vème République.
L'alerte fut chaude pour la droite.
Trois ans plus tard, François Mitterrand arrivait au pouvoir.

Sans complexe, le farfadet chante "Reach out ill' be there" avec Diana Ross et les "Supreme" (1967):





samedi 10 mars 2007

MUSIQUE MATINALE

C'est, sans doute, le plus célèbre des "Stabat Mater".
Cette version réunit les voix du contre ténor René Jacobs et celle du petit soprano Sebastian Hennig.
C'est beau à se ... damner.

Quel est le plus beau film du monde ? (5)

"Julius Caesar" de Joseph Mankiewicz (1953)
Brando en incandescence, James Mason toujours excellent, Gielgud fait le Jules et Deborah Kerr illumine ce beau noir et blanc.
Le texte est très bien aussi, d'un certain William Shakespeare.

vendredi 9 mars 2007

Nouvelle née.

J'apprends qu'hier, journée de la femme, l'ami Jean Christophe Herbeth, le "Tof" des "Voilà" est devenu papa d'une petite Maëlle.
Il y a une maman, bien sûr, la douce Sylvie.
Je les embrasse tous trois, imaginant le bonheur total de ce beau couple.
Il y a des jours où la vie est vraiment belle.

Voter à drauche ?

J'écoute France Inter où Maurice Leroy porte la sainte parole du candidat F. Bayrou.
J'y apprends que son candidat est "centriste", ce qui n'est pas une révélation.
En revanche, je ne saurai rien du programme du nouveau chouchou des sondages.
Je ne saurai rien non plus sur une question qui semble tout de même d'une importance cruciale :
avec qui gouvernerait-il ?
Bref, rien de nouveau : un écran de fumée qui semble séduire, ici et là, quelques bobos trentenaires sans réelle conscience politique, lesquels, jouant les Ponce Pilate, préfèrent prendre le risque de cinq nouvelles années d'immobilisme.
Si la tendance sondagière devait se confirmer, nous aurions, le 6 mai, le choix entre droite dure et droite molle.
Excitant, non ?

jeudi 8 mars 2007

Les témoins.

J'ai vu tous les films de Téchiné.
Il n'y aura pas d'exception.

Journée de la femme (2)

L'UMP en profite pour jeter Simone Veil dans les pattes de ... François Bayrou, finalement.

Journée de la femme.

Louise Michel


mercredi 7 mars 2007

"Enlarge"

Miracle technologique : saviez vous qu'en cliquant sur une photo vous pouvez la voir en grand format ?
Ci dessous, celle-ci s'y prête admirablement.
Que la vie est belle sur la toile.

Quel est le plus beau film du monde ? (4)

Cheyenne Autumn (Les cheyennes), sorti en 1964, est en quelque sorte le chant du cygne de John Ford.
Le film raconte le long exode de la nation cheyenne en butte au mépris du gouvernement des Etats Unis d'Amérique après une "pacification" que l'on peut assimiler à un génocide.
Une fois de plus, les paysages de Monument Valley sont magnifiés par la caméra du maître du western, qui, cette fois, utilise l'écran plus large que large du 70MM.
En résulte une profondeur de champ sidérante comme on peut le voir sur cette capture.
Les acteurs sont au diapason : Widmark, ce pauvre Sal Mineo, Karl Malden, éternel second couteau, et il y a la belle Carrol Baker.
Dans un aparté surprenant, on retrouve James Stewart en Wyatt Earp.
Pourquoi ? Ford seul le sait.
Je pourrais bien sûr citer dans cette "chronique dans la chronique" "My darling Clementine" ou "La prisonnière du désert", eux aussi films entre les films.
Oh, j'y reviendrai sans doute.
Ford est grand.
Comme Kurosawa.
Comme Welles.
Comme Visconti.
Comme Renoir.

mardi 6 mars 2007

Illusions.

Bel édito de Pierre Marcelle ce matin.
Une fois de plus :
http://www.liberation.fr/rebonds/238899.FR.php

lundi 5 mars 2007

RENTREE DES CLASSES


Finies les vacances d'hiver.

Je suis heureux de retrouver, dès aujourd'hui, mes élèves : je m'attends aux "j'ai rien fait, j'étais pas à Paris, j'avais pas de piano" traditionnels.

Que répondre, moi qui ai alimenté cette gazette à longueur de journée ces derniers temps ?

Cette semaine sera bien chargée avec la reprise des cours, des représentations tous les soirs et deux "matinées" au théâtre.



dimanche 4 mars 2007

Quel est le plus beau film du monde ? (3)


Tous les films avec Audrey Hepburn sont les plus beaux films du monde.
Mais celui là est mon préféré.

Détail.

"Dans le Marais de Paris, on peut chasser le chapon sans date d'ouverture ou de fermeture, mais dans le marais de Picardie, on ne peut chasser le canard en février."
(Le Pen s'adressant aux chasseurs)

samedi 3 mars 2007

Ca ne vous rappelle rien ?

Hall du local de campagne de M. Sarkozy au 18 rue d'Enghien

Je m'en voudrais de verser dans l'antisarkozysme primaire, mais cette mise en scène me rappelle un séjour que je fis il y a quelques années sur les bords du lac Majeur.

On nous avait confié les clés d'une très belle maison en surplomb du lac, aux bons soins d'un copain agent immobilier niçois. Nous arrivâmes un jour de pluie après un voyage interminable en train depuis Milan, fatigués d'une horrible nuit blanche.

Nous découvrîmes cette maison, mi-hôtel particulier mi-manoir, avec étonnement (immense "cucina", salle de réception, une dizaine de chambre à l'étage.

Je ne sais pourquoi, quand j'y repense, viennent à moi les images du film de Pasolini "Salo ou les 120 journée de Sodome", film dont la vision m'est encore aujourd'hui insupportable.

Toujours est il que la découverte du bureau de la bâtisse nous stupéfia : sur le mur, face à nous, une immense photo du "duce", Benito Mussolini, encadrée des "faisceaux", emblèmes du parti fasciste.

Que voulez vous, la photo ci-dessus me fait penser inévitablement à cet évènement.


MON MEILLEUR AMI


C'est un Grotrian-Steinweg acheté à crédit en 1971 avec mes premiers gains : j'étais accompagnateur au cours de danse Irène Poppard, chez Josiane Vandelli (la tante de l'inénarrable Bruno !) à Antibes et donnais quelques cours.
Un son d'une profondeur incroyable malgré sa petite taille en hauteur.
Il offre un timbre "allemand" bien différend des pianos japonais formatés d'aujourd'hui.
L'instrument a souffert de mes ardeurs : à cette époque j'en jouais trois à quatre heures par jour.
Mon piano a connu Antibes et la maison de Montpellier, où, dans mon inoubliable période "show bizz", je lui assénai des rythmes percutants que la morale pianistique réprouve.
Rapatrié à Paris en 1996, il a subi un lifting ruineux : changement des marteaux et des languettes etc. par le technicien des Pianos Labrousse qui a fait un travail remarquable.
Jean François, de la même vénérable maison, l'a ensuite harmonisé et m'a confirmé l'excellence de ce "petit" modèle.
Sans m'épancher de manière trop lyrique, je confie que cet instrument a été le témoin des passages les plus marquants de mon existence.
(En raccourci, "Steinweg" est la branche allemande de la famille, expatriée, qui a produit, aux Etats Unis la marque "Steinway & Sons" dont les pianos sont les "Rolls" des instruments de concert.)

vendredi 2 mars 2007

LE PIANISTE



Soyons humbles.

BERLUSKOZY

http://tempsreel.nouvelobs.com/file/213125.wmv

SARKOBRASSENS

Les grands de la chanson française soutiennent Sarko :
La preuve en images

SCHNEIDERMANN

"Arrêt sur images" est l'une des seules émissions que je puisse regarder dans son intégralité.
Elle me confirme, en fait, que je n'aime pas la télévision.
Depuis quelques mois, la grosse télé 16/9 a laissé place à un petit "flat" (comme on dit chez Philips) bien suffisant pour regarder quelques infos.
L'écran électrique déroulable de grande taille et le videoprojecteur sont exclusivement réservés aux films de cinéma ou aux concerts sur DVD.

Pour revenir à Schneidermann, ses analyses sonnent agréablement à mes oreilles.
Par exemple : http://www.liberation.fr/rebonds/238219.FR.php

jeudi 1 mars 2007

Les valises de Le Pen

Tiens, j'avais moi aussi relevé les propos de Le Pen sur la "Kultur".
http://www.liberation.fr/rebonds/237990.FR.php
"Quand j'entends le mot "culture", je sors mon revolver."
(Baldur von Schirah, haut dignitaire nazi, responsable des jeunesses hitlériennes.
Il échappa à la peine de mort à Nuremberg en reconnaissant sa responsabilité et celle du régime en ces termes : "Devant Dieu, devant la nation allemande, devant le peuple allemand, je porte seul la culpabilité d’avoir entraîné la jeunesse à soutenir un homme qui durant de longues années a été considéré comme étant irréprochable et qui a assassiné des millions de gens".
Il fut condamné à 20 ans de prison et mourut dans son sommeil 8 ans après sa sortie.)

Ce matin, j'écoute pour la 34567è fois, les Variations Goldberg par Gould (version 1981).
Ca aide.