Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)

vendredi 27 août 2010

Vacances

Je pars quelques jours.
Ma petite poignée de fidèles (12 connexions directes, hier !) pourra s'en consoler en relisant tout ce que j'ai écrit cet été (on déroule et on clique sur "messages plus anciens" etc.
A bientôt.

jeudi 26 août 2010

Quel est le plus beau film du monde ? (64)



Argument : C.C. Baxter est employé à la Sauvegarde, grande compagnie d'assurance. Dans l'espoir d'un avancement il prête souvent son appartement à ses supérieurs qui y emmènent leurs petites amies. Un jour le chef du personnel le convoque et lui apprend qu'il sait tout et lui demande aussi sa clé. Baxter est enfin promu. Mais ce qu'il ignorait c'est que le chef du personnel emmenait dans son appartement la femme dont il était amoureux.


Shirley MacLaine et Jack Lemmon
De nombreux fous de cinéma considèrent "The apartment" (La garçonnière) de Billy Wilder (1960) comme l'un des chefs d'oeuvre de la comédie américaine.
L'ayant revu tout dernièrement, je ne leur donnerai pas tort : il faudrait être absent de l'écran pour ne pas voir dans cette comédie salée-sucrée tout ce qu'elle recèle d'ironie, en vision impitoyable du petit monde de l'entreprise, tout ce qu'elle contient de considérations cyniques sur les rapports humains.
Il faut être sacrément intelligent, s'appeler Wilder, quoi, pour exposer un personnage principal aussi "humain" avec tout ce que cela comporte de petites lâchetés, de frustrations, jusqu'au moment ou le sentiment amoureux vient frapper à la porte.
Sous ses aspects légers et profonds à la fois, le film de Wilder se situe entre deux autres classiques : un "Certains l'aiment chaud" bidonnant et un "Boulevard du crépuscule" tragique.
Jack Lemmon y est une fois de plus prodigieux, jamais excessif, en C.C. Baxter piégé par sa complaisance intéressée.
Quant à Shirley Mc Laine, elle est lumineuse, touchante, simple comme elle ne le fut plus jamais.
Le film de Wilder traverse les époques sans embûches : il est confondant de modernisme.
Indispensable.


A l'exact opposé de la médiocrité.

mardi 24 août 2010

Humour proustien

Vu sur la page "facebook" de Gaspard Proust :
Gaspard Proust est solidaire des gens du voyage. 
Lui aussi a peur de l'avion.

De ci, de là







lundi 23 août 2010

dimanche 22 août 2010

Mais qu'est-ce qu'on fait à Paris ?

La Roque d'Anthéron, soirée de clôture.
Dimanche 22 août - Parc du Château de Florans

Bertrand Chamayou piano
Brigitte Engerer piano
Yaron Herman piano
David Kadouch piano
Adam Laloum piano
Jean-Frédéric Neuburger piano
Anne Queffélec piano
Dezsö Ránki piano
Edit Klukon piano
Emmanuel Strosser piano
Momo Kodama piano
Mari Kodama piano
Shani Diluka piano
Lidija Bizjak piano
Sanja Bizjak piano
Iddo Bar-Shaï piano
Orchestre de Chambre de Lausanne
Christian Zacharias piano et direction

On a passé de super vacances !


Et voilà, on s'arrête 48 heures et on se fait houspiller !
Je consens (ou condescends) à publier à nouveau, pris de compassion pour ce lecteur confiné dans le Loir et Cher pour lequel la lecture de mes divagations semble représenter la seule distraction !
Malin, j'ai attendu que mes compatriotes quittent les lieux de prédilection touristiques pour m'enfuir : je vais donc partir quelques jours me faire voir chez les grecs.
On me dit que, là-bas, je disposerai d'une connexion Internet
Mon sacrifice ira-t-il jusqu'à y emporter mon ordinateur portatif pour gazetter en direct ?
Le projet est à l'étude...

Ça va vous passionner : je suis allé samedi au BHV pour acquérir des "passe-partout" pour des cadres.
Et un maillot de bain, puisque, oui, je vais sans doute me baigner si la température de la mer Egée excède les 29°, un minimum pour mon petit corps douillet.
Non loin du bazar, j'ai déjeuné dans un café de la rue des Archives, constatant un heureux mélange de population, rarissime dans le quartier en temps ordinaire.
Les tenanciers ont de l'humour.
Pour preuve ces appellations que j'ai pu noter sur la carte :
 Salades :
-Fessebouc (avec du fromage de chèvre !) (bel effort, même si le "fesse" pour "face" est devenu courant.)
-"22, les v'la" (avec... du poulet !)
"Yapasachéiquéa" (club sandwich suédois, si tu comprends pas, je peux rien pour toi !)
Viandes :
-José Bové's Burger (avec du Cantal, même si la Tome de Laguiole eût été mieux appropriée !)
Moins bien venue, mais pas inepte, on pourra opter pour une tartine Cot Cot (à l'oeuf, course !).
On notera enfin que le Tartare est "tranché à l'Opinel (TM)", ce qui change tout.
Il a raison, mon exilé en France profonde : rien que pour ça, je me devais de revenir à cette gazette.

Leo, 20 ans de carrière

Après quelques téléfilms (dont des "Santa Barbara" !)
Résumé non exhaustif :

"Blessures secrètes" (1993) de M. Caton-Jones avec R. De Niro

Gilbert Grape (1993) de Lasse Halsström avec Johnny Depp

"Basketball diaries" (1995) de Scott Kalvert

Rimbaud Verlaine -ou "Total eclipse"- d'Agnieszka Holland

Titanic (1997) de James Cameron

Gangs of New York (2002) de Martin Scorsese

Arrête moi si tu peux (2002) de Steven Spielberg

Aviator (2004) de Martin Scorsese

Les infiltrés (2006) de M. Scorsese

Les noces rebelles (2008) de Sam Mendès

Shutter Island (2010) 4ème film avec Scorsese

vendredi 20 août 2010

Performance d'acteur


Certes, le propos du film de Capra (1940) est un hymne à la grande Amérique, celle de Lincoln, fraternelle, "libre", à la limite de la caricature.
Mais la distribution (James Stewart, Jean Arthur et Thomas Mittchel, entre autres) est épatante, la mise en scène truffée de trouvailles, la photo en noir et blanc magnifique et fort bien restaurée.
Le film est "propagande", certes : n'oublions pas qu'on se bat en Europe où les fascismes se déchaînent et que, déjà, aux U.S.A, se forme une petite armée de citoyens désireux de combattre l'ignominie (il faudra Pearl Harbor pour que le pays entre en guerre).
L'Amérique, phare de la liberté, rempart contre les dictatures : Capra s'en fit une spécialité et ne cessa, pendant le conflit mondial, de tourner des films destinés à diffuser ces valeurs (la série "Pourquoi nous combattons").
Reste un film qui tient encore la route, 70 ans après (!), d'un humanisme, d'un idéalisme jamais concrétisé (ah Nixon, Bush et autres...), où James Stewart, tout d'abord emprunté, maladivement timide, devient progressivement grandiose.
On peut préférer "La vie est belle", du même Capra, mais, historiquement, on peut dater l'accession de "Jimmy" au rang de "star" de ce film qui dénonce corruption et prévarication.

Un homme simple et bon au milieu des requins.

jeudi 19 août 2010

Mozart - Linea

Emmanuel Donzella

On annonce le retour (très attendu) de "Collier de nouilles".
Donzella en solo, c'est également le dessus du panier.
Eviter les écueils inhérents au propos, c'est du grand art :

Quel est le plus beau film du monde ? (63)

L'Aurore (Sunrise)
F.Murnau (1927)
Mérite à plus d'un titre de figurer dans cette rubrique.
Et si c'était le "seul" film du monde ?

mercredi 18 août 2010

lundi 16 août 2010

Dialogue

- auteurs John Kelly & Matt Cooper - 

dimanche 15 août 2010

Films de la semaine

Le temps se prête à la boulimie cinématographique, si ce n'est que les salles n'ont pas grand chose à offrir ces temps-ci.


Vu en salle :
(oh qu'il est beau) L'ARBRE (The three) de Julie Bertucceli : si la cote de l'office catholique du cinéma existait encore, sûr qu'un "pour tous" serait attribué à cette coproduction franco-italo-australienne (ouf !) que l'on peut sans problème aller voir un jour de pluie avec les enfants.
En notant au passage que le cinéma où je l'ai vu (les 5 Caumartin) doit employer un projectionniste myope tant la mise au point y est approximative (mais c'est à la mode actuellement, à croire que le public s'en fout), je ne peux dire que je me sois ennuyé : les images sont très belles ("de bien belles images en effet" comme dirait la Lauby !), le cyclone très bien rendu, l'arbre-vedette joue très bien, étant, comme il se doit, majestueux et tout.
Le concept (je ne trouve pas d'autre mot) mêle habilement écologie de bon ton, réflexion sur le deuil (à la suite d'un infarctus foudroyant comme on n'en voit qu'ici chez un homme d'un peu plus de trente ans) et renaissance à la vie après ce deuil, donc.
Je ne sais pourquoi, ça m'a glissé dessus comme ça ; peut-être l'interprétation de Charlotte Gainsbourg, la gamine tête à claques, le traitement policé d'un scénario pas idiot ?
Bref, bon, voilà, la moyenne parce que c'est vous : 5/10


"L'arbre"


DVD ou Blu-ray en projection :


TSAR, de Pavel Lounguine (location) : ça narre (ce nanar narre ?) une partie du règne du Tsar Ivan qui était très méchant de chez méchant.
Beaux costumes, acteurs russes qui russifient, hémoglobine, tortures très cruelles, neige, traineaux, méchante reine, bataille de chômeurs (de figurants, quoi) etc.
On informera la population qu'il existe un film d'un certain S.M. Eisenstein intitulé "Ivan le terrible" (1944) qui est chef-d'oeuvre absolu.
On considèrera donc ce "Tsar" comme parfaitement inutile.
Et on lui donnera, bon, allez 4/10 (pour l'image et le son)

UNE NUIT A NEW YORK (Nick and Norah's Infinite Playlist ) de Peter Sollett (location, faut pas déconner !)
Là, on ne sait pas vraiment sur quel pied danser : ça ressemble fort à un "teen movie" avec ses poncifs en mode "vomi" obligatoire (c'est marrant cette prétendue fascination des ados pour le dégueulis).
Cependant, on sera agréablement surpris par la manière dont est filmée la "grosse pomme", de nuit, sans pour autant évacuer les vieux démons "scorsésiens" qui nous habitent pour toujours.
L'acteur principal gâche tout à fait le plaisir qu'on pourrait prendre à cette bluette qui lorgne du côté de certaines comédies des années 40 : l'air bovin qu'il promène tout au long de ce film court (et ça, c'est bien) n'est pas fait pour qu'on s'accroche vraiment à cette petite histoire.
On a le droit de préférer un cinéma qui regarde l'adolescence avec plus de tendresse et de véracité, celui d'un Larry Clark, d'un Gregg Araki (subversifs) ou, mieux, d'un Gus Van Sant.
Ceux-ci disqualifiant l'obscur Peter Sollett, on octroie un 4/10 pour les zolies zimages.


Ceci n'est pas un taxi (driver).


A la télévision (TCM ou Ciné Classic) en projection toutefois :


BELLISSIMA de Luchino Visconti (1951)
Mon enfant, c'est le plus beau, le plus intelligent, le meilleur.
Classique.
Une "mamma" rêve pour sa gamine de 6 ans d'un destin de "star" à la faveur d'un concours-casting organisé par Cinecitta'.
Naïve, elle sera victime d'un escroc qui lui fera miroiter force passe-droits pour permettre à sa fille d'accéder aux bouts d'essai.
Anna Magnani demeure la plus grande actrice italienne à ce jour : il suffit de voir ce film pour comprendre comment elle accéda à ce statut.
Elle y est émouvante, drôle, tragique, impériale.
Il y aura par la suite le "Carosse d'or" de Jean Renoir, "L'homme à la peau de serpent" de Sidney Lumet aux côtés de Brando et, bien sûr, le "Mamma Roma" de Pasolini où elle retrouve un personnage de maman beaucoup plus sulfureux.
Je désespérais de revoir un jour ce bijou ; cette Bellissima vaut, au moins, 7/10.






15 JOURS AILLEURS (Two Weeks in Another Town) de Vincente Minnelli (1962)
L'une des dernières grandes réussites de Minnelli qui excellait dans la comédie dramatique.
Une fausse suite des "Ensorcelés" (chef-d'oeuvre total) où Kirk Douglas est, cette fois, un acteur mis sur la touche à la suite de graves problèmes psychiques consécutifs à sa dépendance à l'alcool.
Un metteur en scène matois (joué par E.G Robinson, formidable) lui laisse entrevoir une nouvelle chance à l'occasion du tournage, à Rome (encore !), d'un nouveau film.
Sur place, il voit ses derniers espoirs ruinés en même temps que resurgit tel un fantôme son ex-femme, interprétée par une Cyd Charisse littéralement envoûtante.
Qu'est-ce qu'un bon film : une bonne histoire, de bons acteurs, un bon metteur-en-scène et un bonne photo.
Ici, tout y est : 8/10


Kirk Douglas & Cyd Charisse



samedi 14 août 2010

Sel et thé

On appréciera ce titre humoristique digne de l'almanach Vermot.
Quoique : s'y cachent de réelles considérations philosophiques.
Il est vrai que j'aurais pu titrer bêtement "c'est l'été" et passer à la suite ; mais voilà, j'aime à triturer mes méninges.
Vous me rétorquerez que le résultat n'en est guère probant.
Et c'est là que vous ferez erreur : le sel, bien qu'il soit, aux doses où l'industrie agro-alimentaire en imprègne ses produits, un poison violent, est aussi, paradoxalement, synonyme de "vie" ; et que fais-je d'autre ici, sinon parler de la vie ?
Le thé, lui, est aujourd'hui lié au bon goût : voyant, hier soir, la boutique "Mariage Frères" du Marais envahie de dames à sac Longchamp et de messieurs arborant d'immenses cavaliers sur leur polo pour qu'on voie bien que leur polo, c'est du Polo, cher Paulo, il apparait nettement qu'il faut boire du thé si l'on veut faire partie de la jet-set.
On pourra s'esclaffer tout simplement en lisant ce titre à voix haute pour en apprécier la musicalithété.
Et ainsi, on aura passé un excellent moment pour pas un rond à la lecture de cette gazette.

Pour tout dire, j'avais tout d'abord choisi pour titre "Les thés salés" ( à la réflexion, assez vulgaire et d'une syntaxe approximative ) pour dresser le constat que nous ne sommes ni en hiver, ni en automne, ni au printemps, pour donner à entendre "L'été, ça l'est !" quand un "c'est l'été", fait parfaitement l'affaire.
Vous êtes en droit de me faire remarquer que j'aurais pu aussi bien écrire "c'est l'été", point-barre, e basta cosi, après tout on est pas obligé d'être drôle, surtout quand on est en vacances.
Prenez donc ce titre pour un cadeau, té !

Le "best" de l'été : discret, chic, sobre et modeste...

C'est la dernière de Karine Lyachenko ce soir au Point-Virgule, café-théâtre historique au même titre que le Café de la Gare : tous les humoristes aujourd'hui célèbres y ont séjourné avant de monter les marches vers la gloire, alléluia.
J'ai (re)vu le spectacle hier soir et la magie a opéré une fois de plus.
Parler de sexe sans jamais être vulgaire relève par les temps qui courent de l'exploit ; Karine, en personnage "en manque" en fait une éclatante démonstration, charisme et talent scénique exceptionnel à l'appui.
 Après vingt ans à fréquenter le monde de l'humour, je pleure rarement de rire : hier soir, j'en ai empli une vasque.


C'est fou le nombre de saloperies que peuvent faire un gouvernement et une majorité pendant que le peuple attrape son cancer de la peau à Palavas-les-flots ou ailleurs.
Les plus avisés de mes lecteurs auront compris pourquoi je collai ici, hier, le "Je n'ai rien dit" du pasteur Izé* Niemoller, en objectant toutefois que manquent à la liste les tziganes et les homosexuels.
Rarement un chef d'état français ne se sera appliqué avec autant d'acharnement à diviser les citoyens, à les dresser les uns contre les autres, à en montrer quelques uns du doigt, et de préférence des minorités.
L'exploitation du fait-divers à des fins politiques est un vieil outil de la droite (on se souvient de 2002 et de son vieillard agressé starisé par Tf1 à la veille de l'élection présidentielle), qu'elle sort de sa caisse quand elle se sent menacée.
Là, le gars a du se dire : "Bon, vu ma côte d'impopularité, au point où j'en suis, avec la fille Le Pen qui risque de me mettre hors-jeu dès le premier tour de la présidentielle, je vais mettre le paquet, un peu plus ou un peu moins, je m'en bats la gourmette Cartier."
D'abord, on croit que ça marche, Le Figaro, organe gauchiste bien connu, sortant immédiatement, tout-de-suite, illico-presto, un sondage exultant que les français approuvent les mesures "spécial été !" à 61%, si !
Et patatras, une semaine après, ce qui laisse aux gens le temps de la réflexion, un nouveau sondage sort, qui, dans de moindres proportions, je vous l'accorde, dit exactement le contraire.
Quand ça veut pas, ça veut pas, comme dit l'autre.
Ce président est tellement haï (même dans le Sud, j'ai rencontré plein de gens qui l'ont pris en détestation, après avoir, sans doute, voté pour lui) que, même si demain, il multipliait les pains, ça ne le ferait pas remonter dans l'estime des français.
En fait, à part à l'UMP et dans les maisons de retraite, plus personne aujourd'hui ne se dit pro-Sarko.
Cela dit, soyons vigilants, il me semble capable de tout, ce gars-là.
Bon weekend quand même.
* Pardon, pas pu m'empêcher.
Cadeau bonuxs :
toi aussi,
joue au riche et jette
tes "Lacoste" :
découpe ceci et transfère-le sur tes fringues !


Merci qui ?

vendredi 13 août 2010

Je n'ai rien dit.

Quand ils sont venus chercher les communistes, je n'ai rien dit, je n'étais pas communiste.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n'ai rien dit, je n'étais pas syndicaliste. 
Quand ils sont venus chercher les juifs, je n'ai rien dit, je n'étais pas juif. 
Quand ils sont venus chercher les catholiques, je n'ai rien dit, je n'étais pas catholique. 
Puis ils sont venus me chercher. 
Et il ne restait personne pour protester... 
Pasteur Martin Niemoller (1892-1984), Dachau 1942

jeudi 12 août 2010

Les grands moments de la chanson

         
EUROVISION FRANCE 1986 - 10 - wideo
10. Jean-Louis Richerme - La roue tourne (09/14)
(Antenne 2)


Repéré par Marc Ollivier, chanteur helvète.


mercredi 11 août 2010

mardi 10 août 2010

Le tourisme chez soi

Si l'on est à Paris au mois d'août, atmosphère ouatée du quartier aidant, on ressent pour la capitale des élans oubliés.
On part en début d'après-midi sans but précis redécouvrir que cette ville est belle : l'afflux permanent de touristes ainsi se justifie, car c'est la cité la plus visitée au monde.
On va même où l'on ne songe mettre les pieds en temps ordinaire.
Ainsi, dimanche, je me suis surpris à arpenter les Champs Elysées, du Rond-Point à l'arc de triomphe !
J'avais tout de même un but ce jour-là : acheter une bouteille de rosé au Drugstore pour mes invités du soir !
Hier enfin, dîner avec une amie très chère en ce lieu où nous fîmes la photo que des milliers de touristes se doivent de prendre lors de leur visite à Paris :

Les deux Syl, lune de miel à Paris.

Disparition

Pour beaucoup, immense et inquiétant pouvoir de la télé(sans)vision, c'était le commissaire Maigret.
Pour moi, c'était surtout un grand comédien de théâtre et le prof déboussolé de Noces Blanches :


Bruno Cremer était un Monsieur.

Quand le passé vous rattrape...

Je publiais hier sur Antibes.
Par le truchement de facebook, j'ai passé une grande partie de la journée à converser avec des amis de jeunesse retrouvés : le "réseau social" met en route des courroies de transmission hallucinantes.
En guise de bouffées de nostalgie, j'en retiens ceci (publié par Jean Michel Morand-Danrez) :


...tu sais que tu viens d'Antibes-Juan-les-Pins,
-car tu voyais tous les jours tes copains au MILK BAR du boulevard Wilson, et tu y jouais à des jeux idiots sur la mezzanine, après avoir été accepté par "le Chef" DA-ni
-car tu assistais aux parties de jeux de cartes en hiver, qui commençaient au ping-pong, et finissaient dans un appartement deux jours plus tard…
-car tu allais manger les Fetuccinis à la crème de la Bodega, rue du docteur Dautheville, chez les Giordanengo...
-car tu allais avec les Dani et "Poussin" P., "Biaffrai", Denis J., Christian "Mick Jagger" G. et ses roues arrières, Claude et Serge G., Bernard B., Marc "Jésus" L, Yves A., Pierre-Yves F., les frères Henri et Michel G., Michel K. et son frère, le petit Gérard L, Alain "Gazz" S., Richard C......entre autres à La Gallice, pour faire des démonstrations de karaté ou autres sports de combat pour épater les filles...et manger le meilleur pan-bagnat du Monde au Bistingo avec sa gentille patronne blonde…
-car parfois la belle Paule S. te disait: «-tu me cale à la Gallice, avé le Chao?»
-car tu connaissait les «aménagements particuliers pour les copains mateurs» du bateau de Marineland faits par Alain «M.» et que tu admirais son «Austin Mini Countryman» violet et son chopper «Monkey»…
-car tu aillais voir Madame Mireille, pour tout ce qui concernait la moto...
-car tu étais amoureux en secret de filles magnifiques qui te faisaient rêver...Fabiola L.C., Mireille, Aline, Bernadette L., Fabienne, Paule S…
-car tu allais te baigner la nuit nu au Cap dans le terrain «de l’Aga Khan» situé derrière l'Hôtel du Cap, chemin de la mosquée, qui me semble-t-il s'appelait alors autrement...
-car tu buvais l'apéro à la Crêpe(rie), avec Maître Daniel le patron qu’on appelait «le sheriff», associé à «Dieu» de la terrasse de laquelle tu assistais aux exploits musclés de "Tschombé" à l’entrée du Vom (-Vom)...
-Car tout en te moquant gentiment de l’artiste Sylvian C., tu admirais son don pour la musique, et tu allais au «Senso» pour lui faire plaisir…
-car tu aimais bien entendre "la Chiesa", le facteur taillé comme une armoire de Va-lau-ri(s) arriver en disant. «Ah non non non, celle là…celle là, elle va me rendre folle!» en parlant d’un garçon…
-car tu avais fini par t’habituer au clodo qui disait: «…trois mille valises! Tous sauvés!», et dont on apprit un jour qu’il mourût, qu’il avait été chirurgien-dentiste dans une autre vie…
-car dès le premier Août, tu retrouvais les Tunisiens de Paris, et les gars de Vallauris, et ceux de Saint-Isidore de Nice, et tu savais qu’il y allait bientôt y avoir des bastons, de quoi meubler les conversations d’hiver…
-car tu connaissais des voyous capable de se tirer une balle dans la tête pour ne pas être arrêtés par la police…
-car tu aimais dire devant les étrangers qu’«hier soir j’étais au Bureau»…qui avait été le Shah.
...car c'était ta jeunesse, les années ’70, et tu aimais la vie



Je sais maintenant d'où je viens, si tant est que j'aie jamais oublié.

lundi 9 août 2010

"La plus grande chanteuse blanche" (Louis Armstrong)

Mina & Astor Piazzola : Oblivion



En 2010, 50 ans de carrière (!) : la voix est plus puissante que jamais :

Une jeunesse antiboise

J'écris actuellement une chronique de ma jeunesse antiboise ; d'aucuns, ayant lu les premières pages m'y encouragent vivement : c'est écrit à la troisième personne et ça mêle réalité et fiction.
C'est parfois, comment dire, assez "chaud".
Après l'alerte de l'an dernier, ça permet de faire le point.
Ecrire, c'est mieux qu'une analyse !

Place Nationale, mon premier vrai "chez-moi".


Four à socca sur le marché d'Antibes

Derrière la caserne Gazan où j'ai vécu mon enfance.
La caserne est beaucoup moins fleurie...

Le sarkozysme, la droite extrême et l'extrême-droite.


Serge Portelli Paroles de Résistance / Glières 2010


Lire : clic

dimanche 8 août 2010

samedi 7 août 2010

Orgie cinématographique

Par les temps qui se traînent, cinéma à haute dose, soit sur l'écran du SylPalace soit en salles (où je remarque que la qualité de projection est parfois moindre).
Ces derniers jours et soirs, donc, avec mes notes, mon avis m'important beaucoup puisque je le partage :




"Le premier qui l'a dit": coming-out à l'italienne (salle) déja chroniqué ici : bon investissement 5,5/10
"Le Plan B" (salle) : masturbation pseudo-intellectuelle argentine, images sales 3/10
"Inception" (salle) : masturbation pseudo-pseudo, images propres 4/10
"Un poison violent" (salle), premier film (français), mystico-sensuel, bien fichu, émouvant parfois (j'y reviendrai) 6/10
"J'ai tué ma mère" : (home, déjà chroniqué ici), moderne, "jeune", 7/10
"Brothers" (home) : film américain intelligent, courageux (l'Afghanistan est un nouveau Vietnam), Maguire et Gyllenhaal parfaits, Portman toujours agaçante, prenant 7/10
"Bright Star" (home) (déjà chroniqué) : romantique et rock, languide, esthétiquement sublime 7/10
"Invictus" (home) : pas un grand Eastwood, mais il y a Matt Damon et Morgan Freeman même pas ridicule en Mandela : 6/10
"Le rouge et le noir" (home) : Gérard Philippe à contre-emploi, Darrieux impériale, bon scénario de Stendhal, belle restauration en blu-ray ; assure malgré ses 66 ans 6/10
"Sherlock Holmes" (home) : le temps perdu ne se rattrape jamais 3/10

A venir, dès sa sortie en salle : "The killer inside me" de Michael Winterbottom avec Casey Affleck, grand acteur :







jeudi 5 août 2010

Le piano idéal

Pour certains élèves (suivez mon regard), voici l'instrument idéal, déniché par E.Mie (artiste vosgien multifonctions) :

A l'origine

Un lecteur fidèle d'entre les fidèles m'envoie cette photo prise avec son téléphone (c'est magique !) à La Ciotat.
"L'arrivée d'un train en gare de La Ciotat" fut l'un des tout premiers films de l'histoire.
Réalisé en 1895, ce "court" de 52" est mythique, car la légende veut que les spectateurs aient été effrayés par le train arrivant face-caméra, donc sur eux !
Ne pouvant ignorer la valeur historique du film,La Ciotat, apparemment, s'en souvient, ce qui semble normal, mais reste à souligner en des temps où la mémoire fait cruellement défaut aux hommes.
Bien sûr, on remarquera quelques tags sacrilèges ; j'eus un haut-le-coeur, hier, de constater que la fresque de Ricardo Mosner de la rue du Baigneur, dans le 18è, avait également subi l'assaut de barbares graffiteurs .
Pour revenir à La Ciotat, connue aujourd'hui pour son école de voile, et à son train, Wikipédia nous dit que "Certains historiens ont effectivement détecté que ce très court métrage de 52 secondes tourné (probablement) en 1895 contenait (à lui tout seul) toute la future grammaire du cinéma : on y trouve un plan d'ensemble, une superbe profondeur de champ mais aussi un plan américain, un plan rapproché, un gros plan et même un très gros plan."


-Photo E.Covrigaru-
On ne voit pas trop ce que les MST viennent faire là, bien qu'effectivement, ce soit un "souci"...

Lien Wikipédia (qui, attention, n'est pas omnisciente !) : cluc

mercredi 4 août 2010

Révisions

Pour ceux qui, pour des motifs futiles (Avignon, vacances, travail et autres inutilités) n'ont pu suivre mes pérégrinations de juillet en péninsule, on peut réviser en cliquant : ici.

Appelez-moi Ludwig !

J'ai bien cru que le destin (pom pom pom pom) allait à nouveau frapper un génie de la musique.
Depuis mon séjour en Italie, je constatais une nette perte d'audition de l'oreille gauche, doublée d'une sorte d'acouphène en mode moissonneuse-batteuse ralentie qui m'empêchait de trouver le sommeil.
Je vérifiai les paramètres de mon système sonore dolby digital et tout le tintouin : las, le canal gauche restait quasiment muet !
Dimanche soir, lors d'un dîner chez des amis, je ne captais que des bribes de la conversation de mes voisins de gauche (enfin, pas tous !) et, hypocritement, opinai à des avis auxquels je n'entravais que couic comme on dit dans les films avec André Pousse.
J'incriminais le Zitrone de Paul Adam qui, dans mon "retour", au Caveau, m'est à chaque fois une agression, mes années de disc' jockey, la soirée au Fieald où j'étais cerné par les amplis de guitares et la batterie...
Bref, je me croyais bon pour le sonotone.
Si jeune !
Je me suis décidé à consulter le seul spécialiste disponible à 10 km à la ronde en ce début de mois d'août et en suis ressorti avec une oreille toute neuve : il s'agissait d'un bouchon de cérumen (et non de chair humaine comme dit l'autre) de taille conséquente.
Je suis condamné à une semaine de gouttes ; c'est tout.
Hier soir, j'ai pu constater que mes enceintes de gauche fonctionnaient admirablement.
Conseil du jour : les "cotons-tiges" ne doivent servir qu'à nettoyer le pavillon de l'oreille et non le trou, car ils ne font qu'enfoncer les sécrétions.
Vous voilà prévenus.
Merci qui ? 


N'utiliser qu'à bon escient !


Bright Star de Jane Campion, bouleversant.

Abbie Cornish et Ben Whishaw (en John Keats)

Film alangui, romantique, poétique et rock & roll (!), Bright Star est un beau grand film, découvert hier soir en magnifique blu-ray rendant justice à la magnifique photo de Greig Fraser.
Les gens pressés n'auront que faire de cette sublime histoire vraie ; ceux qui savent ce qu'est l'amour seront irrémédiablement touchés.

Avignon 2010, carton plein pour les potes !

Tous mes camarades présents en Avignon pour le festival off 2010 ont assuré : salles pleines et triomphes pour Olivier Mag, Frédéric Fromet, Gilles Détroit, Gustave Parking et Nathalie Mann et sa papesse !
Quant à Gaspard Proust, injoignable, on peut supposer qu'il a essuyé un bide retentissant qui expliquerait son silence.

lundi 2 août 2010

"Coming out" à l'italienne

C'est grave et léger à la fois, parfait pour une séance d'été : "Le premier qui l'a dit" de Ferzan Ozpetek est conforme à son argument publicitaire "une comédie al dente !".
Le sujet est pourtant délicat : la révélation de son homosexualité par un membre d'une famille de notables très à cheval sur les principes, avec une surprise pour pimenter la sauce tomate.
2 ou 3 longueurs, mais dans l'ensemble une excellente surprise qui ne peut que faire regretter la grande époque de la comédie à l'italienne, avant que la télé berlusconienne et la politique culturelle inexistante par-delà les Alpes, n'aient assassiné le cinéma italien.
A siroter en salle climatisée.

Des acteurs épatants : ici Carmine Recano, Nicole Grimaudo, lumineuse, et l'excellentissime Riccardo Scamarcio, vu dans "Romanzo Criminale", "Nos meilleures années", et "Eden à l'Ouest".



Tourisme


Lago di Como - 2010

On dira ce qu'on voudra, mais la burqa, c'est vachement pratique pour se moucher...