Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)

samedi 31 mai 2008

Pour Olivier M.

On se détend !

Nougaro

Claude

Ce matin là j'avais fendu le cordon de sécurité et m'assis au fond de Notre Dame non loin de la boutique de souvenirs où l'on vend des gadgets pour tes sketches, Paulo.
On chanta "des mots", "autour de minuit" et Toulouse, bien sûr, à la fin, avant que le cercueil contenant notre cher petit taureau ne traverse la nef sous les applaudissements.
Dehors, aussi, la foule en larmes applaudissait.
Je regardai le fourgon couvert de fleurs blanches filer à travers la rue, à gauche de la cathédrale, franchir la Seine pour rejoindre la Garonne.
Je saluai de la main et lui dis "au revoir".
Je n'oublierai pas.

Comme l'agneau

Léo, seul...

On ira tous au paradis.



"Les enfants du paradis" - Marcel Carné - 1945

vendredi 30 mai 2008

A nous de vous faire préférer...

Si vous allez au Honduras, allez-y en train !

Elle est "garde des sceaux" !

"Le fait d'annuler un mariage est aussi un moyen de protéger la personne qui souhaite peut-être se défaire du mariage, parce que je pense que cette jeune fille (...) a souhaité également, sans doute, se séparer assez rapidement. (…) La justice est là pour protéger les plus vulnérables"
(Rachida Dati, ministre de la Justice)

2007 - Thomas Hollande en campagne.



Il est sympa, mais Jean S. est mieux coiffé, et mieux habillé aussi.

Rameau, yeah !, oui, vraiment.

Toujours au top, man !

(Mode "people")
Le comédien et comique Olivier Mag, avant son hyper-mega-over du lundi 2 juin au Palais de Glaces (avez-vous réservé ?), s'est accordé une soirée décontractée dans les locaux de sylgazette.
Après que nous ayons porté une petite trentaine de toasts à la réussite du spectacle à venir, nous écoutâmes, affalés, quelques extraits de la discothèque-maison pour tomber d'accord sur un point :
"Rameau et Couperin, c'est kiffant et moderne !"
C'est la première fois depuis longtemps que je me mettais au piano à une heure aussi avancée.
Depuis, dans l'immeuble, je rase les murs...

jeudi 29 mai 2008

Nos grands hommes (suite)

35 = 48 !
Le lendemain du jour où Nick annonce qu'on ne touchera pas à la durée légale du travail, le gouvernement, son Xavier Bertrand en tête, annonce que celle-ci pourra être "négociée" entreprise par entreprise (grosso modo, on peut aller jusqu'à... 48h).
La proposition reçoit un accueil négatif de la CGT, de la CFDT et du... Medef !
Ce matin sur Inter, la pauvre madame Lagarde, ministresse des finances, s'est empêtrée dans de vaseuses explications sous le regard goguenard de N. Demorand.
Va-t-elle suggérer, après sa mémorable sortie sur le vélo, d'aller au boulot sans montre ?

Nos grands hommes

Le chef de l'état, s'adressant à la "première dame de France" (fonction fictive) :
"Alors toi, t'attaques au fromage à 6h du matin!?"

Méditez, peuple de France.

mercredi 28 mai 2008

Mieux

Enfin, le tennis en 16/9 !

PUB !

Quel est le plus beau film du monde ? (29)






Dans "Nuits blanches à Seattle" de Nora Ephron (1993), jolie comédie dramatique avec Meg Ryan et un Tom Hanks impeccable comme toujours, il est sans cesse fait référence au film de Leo Mc Carey "Elle et lui" (version 1957), fleuron du mélodrame en cinémascope de la grande époque de la 20th Century Fox.

-Nuit blanche pour Meg Ryan au sommet du gratte-ciel-

L'Empire State Building est finalement, dans l'un et l'autre film, le "personnage" central de l'histoire.
Dans "Elle est lui", "mélo flamboyant" comme on dit, on assiste tout d'abord à un marivaudage amoureux (je suis, aujourd'hui, adepte décidément d'expressions toutes faites !) qui, au fil du temps, va se transformer en drame apte à vous faire épuiser une boîte de mouchoirs en papier.
Schéma classique du "un gars rencontre une fille" pour commencer, les obstacles se dressant ensuite pour contrarier la relation.
Mc Carey, touche-à-tout talentueux du cinéma Hollywoodien (il filma notamment les Marx Brother's), se contente de porter à l'écran un scénario en béton sans en rajouter, la couleur et le Scope bien utilisés magnifiant à eux seuls cette "love affair" dont le thème musical (de Hugo Fiedhofer) est assez touchant pour hanter les heures qui suivent la projection.
Deborah Kerr, récemment décédée, est une fois de plus lumineuse dans un rôle à sa mesure, comme elle le fut dans "Tant qu'il y aura des hommes" (ah, la scène sur la plage avec l'immense Burt Lancaster !), "Le narcisse noir" ou "Dieu seul le sait" de Huston où, en bonne soeur, elle subissait la séduction exercée par R.Mitchum.
Cary Grant qui, à la même époque, est l'acteur fétiche de Hitchcock, est taillé pour le rôle de Nicolo, "play boy" adulé de la gent féminine que la rencontre avec la jeune femme va transformer pour le restant de ses jours.
Grant, séducteur number ouane du cinéma américain, l'homme à femmes par excellence, aurait eu, selon tous les recoupements, une sexualité double et, notamment, une longue liaison avec Randolph Scott, acteur spécialisé dans les rôles de cow-boy machos !
Mais c'est une autre histoire...
Qui n'a pas vu "Elle et lui"( et les 28 films précédents de la rubrique) est un tout petit peu à plaindre... et quelle belle chanson :


Et une version récente : Josh Groban accompagné par John Williams :

mardi 27 mai 2008

La cuisine de Nicolas - Bande annonce

Tous les mardi sur dailymotion, une réussite !


La Cuisine de Nicolas - Le Teaser
envoyé par lacuisinedenicolas


Les 4 premiers épisodes ici : clic.

Cinéma Cinémas







Mythique

Orson Welles dans "Citizen Kane".

Il y a sur la musique de Franz Waxman, un générique inoubliable et Constantine qui ouvre des portes avant chaque reportage.
Ceci était une émission de télévision sur le cinéma qui s'appelait tout simplement "Cinéma Cinémas" où l'on aimait le cinéma, où l'on ne faisait pas de "promo", où l'on essayait de partager une passion.
Sous la houlette de Jean Pierre Jeunet (que son nom en soit sanctifié !), on vient de réunir les "meilleurs moments" (forcément subjectif) de l'inoubliable émission de Boujut, Ventura (pas l'acteur, Claude !), Labarthe et Cie.
C'est France 4 qui diffuse la "collection" ainsi constituée tous les lundi soir*.
C'est comme se mettre à table devant un repas dans un 3 étoiles : hier soir, on discutait avec Martin Scorsese, jeune et barbu, en parcourant New York, puis on assistait à une étrange interview en ying et en yang de Philippe Noiret.
On allait au Fouquet's, dans les salons, poser des questions à Orson Welles pour lequel on avait réuni la crème des critiques et qui suintait le cinéma par tous les pores de sa peau.
On retrouvait la trace de Sue Lyon, la "Lolita" de Kubrick, qui jamais ne voulut être "star".
Les facéties de Michel Serrault, Pialat tendre et odieux sur le tournage de "Police", sous nos yeux, nous rappelaient qu'il n'y a pas si longtemps, le service public aima le cinéma.
Le "patron" d'Antenne 2 (!) de l'époque s'appelait Pierre Desgraupes.
Et France 2 vient d'embaucher Julien Courbet...

*Dès le mardi matin, France 4 met les 2 émissions de la veille en ligne ici : clic.

Prendre des nouvelles de la jeunesse

Selon François Bégaudeau, auteur et acteur (le prof) d'"Entre les murs", le film permettra aux vieux de "prendre des nouvelles de la jeunesse".

Bien dit.

lundi 26 mai 2008

Lundi prochain :


Pour réserver à prix d'ami (10 €), courez voir le très beau site d'Olivier : clic

Trêve de plaisanterie

"Entre les murs"

Laurent Cantet
Revoir "Ressources humaines" et "L'emploi du temps".

Après ce festival de vannes (ci-dessous), je le dis tout net : bravo !

Palmarès

Je ne sais pas si ça vous touche, vous, mais moi, la défaite de la France à L'Eurovision de la Chanson m'a plongé dans le plus profond désarroi.
Pendant le concert de Tharaud, samedi aprème au Théâtre de la Ville, je ne pensais qu'à ça, broyant ma patte de lapin dans la poche de mon jean (car oui, comme un jeune, je vais au concert en jean, mais avec une veste sombre sur chemise blanche, ce qui est du dernier chic savez vous ?).
Au piano, samedi soir, j'étais comme absent, mes pensées sans cesse s'égarant vers la Bosnie où se jouait le destin d'une nation tellement musicienne (faire taper dans les mains en rythme un public français relève de l'exploit olympique, demandez à n'importe quel musicien !).
Pire, au lieu de parler, comme d'habitude, de J.S. Bach, me voilà annonçant une œuvre de Jean Sébastien Tellier !
Je sors, haletant, du théâtre, interpellant les passants d'un angoissé "qui a gagné ?", auquel la plupart me répond "l'O.L." que j'interprète comme un vague "Loël" qui sonne à mes oreilles comme le nom d'une chanteuse israélienne ou norvégienne, ou les deux.
C'est chez moi que j'apprends la dramatique réalité : 19ème !
J'ai beaucoup de mal à m'éviter le suicide à l'aspirine et me contente de m'infliger l'audition des œuvres complètes de Fara Labian en guise de mortification, ce qui a pour effet immédiat de déclencher les hurlements à la mort de tous les chiens du quartier qui en comporte un bataillon car les gens n'ont plus de pouvoir d'achat mais, tels mes voisins du deuxième, entretiennent de véritables meutes de toutous emmerdants (au sens propre, enfin propre, bref !).
Je passe une nuit horrible, cauchemardant de Waterloo en Sedan, honteux pour mon pays, invoquant Sainte Marie et Sainte Myriam, patronnes des chanteurs eurovisionnaires en mission.

Hier dimanche, en fin d'après-midi, je suis à peine consolé par les paroles de Sean Penn et l'ovation qui suit l'annonce de la Palme d'or à Cannes décernée au français Laurent Cantet pour "Entre les murs".
C'est toujours ça de prix.
Mais ça ne fera pas le "prime" sur TF1 dont je rêvais.

La Palme d'Or, c'est mieux que rien.

dimanche 25 mai 2008

Pianiste star !

Lang Lang sera cette année aux "prom's" de Londres (le 31/08).
On s'attend à un triomphe du même genre que ceui remporté par Kissin il y a quelques années.
Pianiste spectaculaire adulé comme une "rock' star".
Ici, "paraphrase Don Juan" de Franz Liszt (son modèle ?).

Festival People

Remember*


* Souvenez-vous.

samedi 24 mai 2008

Venise, au vertige

La sérénissime en panoramiques à 360°.
Voyez ce site : clic.

Parlons culture

Allez les bleus !
Alex, Alex, Alex !

Hélas, ce soir, contraint et forcé de descendre à la cave une fois de plus, je ne pourrai regarder le plus grand évènement culturel de l'année à la télé(sans)vision, le Concours Eurovision de la Chanson.
Pour me consoler, j'accompagne (ou m'accompagnent-ils ?) des élèves au récital d'Alexandre Tharaud au Théâtre de la Ville .
Ce sont ceux qui ne vont jamais au "spectacle vivant" qui dénigrent le "subventionné" : j'ai jamais compris ; ils doivent penser que ça empêche de goudronner une route ou de filer du fric au Concours Eurovision de la Chanson, puisque la France donne cette année la bagatelle de 247.000 euros pour cette manifestation de haute tenue, ce qui lui permet de ne pas avoir à subir les éliminatoires.
Dans les théâtres subventionnés, les places sont très abordables, il est interdit de donner pourboire et les programmes sont gratuits.
Est-ce pour cela que les détracteurs, souvent de droite, j'vous jure, détestent ces lieux auxquels des gens comme Michel Guy et André Malraux (de dangereux gauchistes !) ont donné les moyens d'exister, le second ayant encouragé l'implantation sur tout le territoire des maisons de la Culture ?
Le théâtre subventionné permet au peuple d'accéder à ce que la téloche ne lui donne plus à des heures décentes.
Quand j'étais enfant, hier, quoi, je me souviens que l'évènement télévisuel qui faisait la une de Télé 7 Jours était la diffusion des "Perses" d'Eschyle dans une réalisation de Jean Prat, et que l'on pouvait, pour peu qu'on possédât un poste à modulation de fréquence (FM dit on "now") l'écouter en stéréo ou, au moins, chez nous, avec un beau son, car diffusé simultanément sur la radio de service public.

Depuis, on a fait beaucoup de progrès : ce genre d'évènement est tout juste bon pour Arte ou Mezzo.
Mais qu'on se rassure : le Concours Eurovision de la Chanson est toujours là !

vendredi 23 mai 2008

Un couac à lui tout seul !

Et une de plus !

Désert urbain

C'est au coeur de Paris, capitale de la France, station Les Halles à 23 heures.
Le pauvre touriste étranger qui s'y égare n'y trouvera âme qui vive pour le renseigner ou l'aider à acheter un billet.
Car le guichet "Information" est vide de tout occupant.
Mais il paraît que le chômage baisse.
"Service public" dites-vous ?

Aujourd'hui...

... mieux à faire qu'à me lire.
Voyez plutôt :

La coupe est pleine !

Sa politique, Khadafi, Ben Ali, ça va encore, mais la Légion d'honneur à Céline Fion, c'est l'ignominie de trop !
Révolution !
Made in botox !

jeudi 22 mai 2008

Grieg Concerto aux "Prom's"

Le concerto en la mineur du compositeur norvégien Grieg, ici interprété par Leif Ove Andsnes, son compatriote, reste l'un des concertos pour piano les plus joués dans le monde : en fin de période romantique, s'il reste des traces de Chopin, Schumann, voire Liszt, ce concerto annonce Rachmaninov.
C'est absolument magnifique.
Vous remarquerez les "fans" qui agitent des drapeaux norvégiens ; ne manquent que
les fumigènes !
Dans l'ordre, les 3 mouvements :




Quel est le plus beau film du monde ? (28)





Mon jeune apprenti-cinéphile sait qu'il a bien de la chance d'avoir vu ça, mardi dernier, sur le grand écran du SylPalacE :

Le candidat

Manuel et Léonard, en "répèt" à Gaveau l'an dernier.

Le Conservatoire National de Région de la rue de Madrid, dans ces locaux occupés dans mon jeune temps par le Conservatoire National Supérieur de Musique, accueille des élèves en "classes à horaires aménagés".
C'est un principe similaire aux "sports-études" : la moitié du temps est réservé aux études scolaires, l'autre aux études musicales.
C'est un système formidable, mais si l'on y réfléchit, qui demande des efforts particuliers, puisqu'il faut intégrer un programme en deux fois moins de temps que les élèves "ordinaires".
Il y a beaucoup de candidats à ce statut privilégié pour qui est "mordu" de musique... et peu d'élus, car peu de place (le CNR compte près de 1600 élèves).
Hier, mercredi, mon élève à moi de 15 ans et demi qui s'appelle Manuel, passait le test d'admission pour la classe de 1ère.
Au programme la Sarabande de la 3ème suite anglaise de Bach, et le final de la sonate Pastorale de Beethoven et un déchiffrage rapide : on vous donne une partition à lire pendant 5 minutes et vous la jouez ensuite devant le jury.
Ayant moi-même connu par le passé les affres du candidat, je mets tout en œuvre pour dédramatiser ce genre d'évènement ; facile, en l'occurrence, mon disciple étant d'un tempérament très "cool" à la limite du "peace and love".
Nous n'étions guère inquiets finalement, les six semaines de préparation s'étant déroulées dans les meilleures conditions, toute forme de stress évacuée, dans le climat de sérieux et de décontraction que j'affectionne et dont j'ai fait la "manière d'être" de l'école que j'ai créée.

Les épreuves se sont déroulées le matin, à huis-clos, prof et maman d'élève fumant cigarette sur cigarette dans le jardin attenant pendant que l'apprenti-pianiste jouait sur un Steinway ("trop bien, le Steinway" nous a-t-il dit) avant de nous rejoindre, assez content de sa prestation.
Petit café au bar du coin, qui est vraiment dans un coin (rare !), retour vers le 18ème pour déjeuner, dans l'attente du résultat annoncé pour le début d'après-midi.
Re-café à la maison devant une vidéo de Michelangeli.
A 14 heures coup de fil au conservatoire où l'on me dit que les résultats ne sont pas communiqués par téléphone.
Nous voilà repartis vers le cons. dans un bus 80 que je n'ai jamais trouvé aussi lent.
Les noms des élèves reçus sont notés pour l'heure sur un carnet signé du Président du Jury, posé sur la banque d'accueil.
Là, il n'y a que deux noms, dont celui de Manuel qui accueille mon "c'est bon !" d'un laconique et discret "super !".
Nous repartons sans réaliser vraiment et préférons faire à pieds les 68, 97 km, voire moins, de parcours vers notre quartier.
Nous retournons tranquillement finir la vidéo de Michelangeli, rejoints chez moi par Leonard B., autre élève, supporteur de Manuel avant de retourner à l'école de musique pour un cours tout en euphorie.

C'était une sacrée belle journée.

Un vrai croomique :

Ah, Marrakech !

Vous ai-je dit que dimanche dernier, le Caveau faisant relâche, après un déjeuner chez des amis, j'ai passé la fin d'après midi à Marrakech ?

A Marrakech, il y a presque autant de parisiens qu'à Paris.
On reste entre soi.
C'est hyper fun !








Photos réalisées à la Grande Mosquée de Paris : il y a du thé à la menthe, des pâtisseries et des moineaux qui viennent picorer sur votre table.
Je vous ai bien eus, hein ?

mercredi 21 mai 2008

Sortie du jour.

Indiana Jones n'ayant pas besoin de pub., the Sylgazette a choisi de promouvoir :



Bande annonce :

lundi 19 mai 2008

Galériens

Mon copain Fred Bianconi (ex "Voilà !") joue dans Engrenages, la série de Canal+ dont la 2ème saison vient de démarrer.
Voici dans quelles conditions :
allez ici
et cliquez sur "bonus exclusif".

Mis à jour mardi 20 mai à 11h46

Saine ambiance de travail


GA
envoyé par cringer

On remarquera l'attitude compassionnelle des "collègues".

Qui ?


Totalement "anti bling bling".

C'est finalement les gens qui s'en réclament qui critiquent le plus la gauche.
De l'extérieur, ils jugent, pérorent, prononcent des sentences, dénoncent la personnalisation pour mieux s'inquiéter de la personnalité qui incarnera l'opposition républicaine.
Et là, sur le mode "dîner en ville", on fait et refait l'organigramme du PS, ce parti détesté qui reste néanmoins au cœur de toutes les conversations.
Le "surtout pas elle" est évidemment de rigueur actuellement, d'autant que l'on n'entend qu'"elle" pour réagir aux faits et gestes du président et de ses affidés et qu'"elle" a au moins compris qu'il fallait occuper le terrain en permanence.
Il est de bon ton aussi de parler de la "foire d'empoigne" pour la direction du parti : je ne vois pas pourquoi, dans un mouvement démocratique, il n'y aurait pas pléthore de candidats porteurs de projets différents comportant des points de convergence.
Chacun refait son monde socialiste dans un mode "people" qu'il dénonce par ailleurs, oubliant que si "elle" fut la candidate, c'est précisément pour cause de "popularité" et que beaucoup de militants se rallièrent à son tailleur blanc car il est difficile de résister à une telle vague populaire.
Les excès médiatiques auxquels nous avons assisté durant les premiers mois de mandat du président actuel et pendant la campagne auront-ils pour effet mettre du plomb dans la cervelle d'un électorat versatile qui céda, l'an dernier, à ces sirènes trompeuses ?
Si, on peut rêver, il en était ainsi, si le sérieux et l'honnêteté, la compétence, la conviction, devenaient les conditions nécessaires pour accéder à de hautes responsabilités, elle aurait toutes ses chances.
Pas "elle", elle !

Au fait, c'est aujourd'hui le dixième anniversaire de la loi sur les 35 heures.
Que les français, toutes enquêtes confondues, approuvent.

Le retour du Pr Jones

Jones père et fils à la recherche du Graal dans le 3ème film.

Je me souviens de ma première vision des "Aventuriers de l'arche perdue" à l'Olympia, à Cannes, sur un écran géant avec un son 6 pistes.
Une suite de moments de jubilation, d'effroi, de répulsion (insectes et reptiles divers), un cinéma-spectacle dans toute sa splendeur qui, de surcroît, grâce à un scénario travaillé, ne prend pas le spectateur pour un imbécile.
J'ai revu, hier, le 3ème opus, "Indiana Jones et la dernière croisade" : tant d'années après, le charme demeure, Indy a toujours le même charme et, en plus il y a Sean Connery.
Spielberg, qu'on voyait hier interviewé à Cannes avec, dans l'oeil, ce petit pétillement enfantin qu'il a su entretenir, est un cinéaste d'utilité publique.
Il nous prépare un Tintin qu'on attend avec impatience.
On ira voir le nouvel Indiana Jones sur maxi-toile, dans la meilleure salle possible dès mercredi.

Joli titre de critique (positive) dans Libé ce matin : "Spielberg redonne un coup de fouet au cinéma de papa."

dimanche 18 mai 2008

samedi 17 mai 2008

Vive les Vélib' libres !



C'est honteux : on les attache, on les traîne sans ménagements jusqu'à des clapiers immondes où ils se morfondent.
Que fait Brigitte Bardot ?


Le vrai Gruyère n'a pas de trous

Miam !


Beurk !

Miam, miam, miam, miam, miam, etc.

Combien de fois faudra-t-il le répéter ?
Un trou, c'est vide, c'est creux, ce n'est pas économique.
En Suisse, on sait le prix du trou, sans intérêt ; et on le comble.
Les helvètes (underground) ont tout compris : ils font un fromage "à trous" qu'ils remplissent après coup avec l'excédent de matière première pour ne pas gaspiller.
Le fromage ainsi manufacturé s'appelle du Gruyère.
A la différence de l'emmental qui, lui, est troué à vie, condamné aux cavités insondables, et qui, de plus, est pénible à trancher, le vrai gruyère de la confédération permet d'obtenir des tranches propres, régulières, de l'épaisseur qu'on veut ; et ça, c'est déjà un bon point.
En outre, le gruyère de Marc, le fromager AOC de Bulle que l'on m'a récemment rapporté (merci "Jibouille") est une damnation en matière de goût, corsé, et, j'ose le dire au risque de me fâcher avec mes amis du CAC 40 (qui ont tous des montres suisses, néanmoins), laisse loin derrière les pâtes dures à demi-molles vendues en nos grandes surfaces.
Ce jour pas plus tard qu'à midi, vu qu'on s'invite chez moi de manière impromptue, je râperai un peu de mon gruyère à moi offert sur de grosses pâtes à la crème et aux oignons, comme ils font là-bas, chez eux, au pays où les vaches ont le regard... fondant.
Tout en pensant, ému, à la fondue au Vacherin (oui, en Majuscule) fribourgeois dégustée en octobre 1981 (sous Mitterrand) là-bas, au premier étage d'une auberge fromagère de glorieuse mémoire.
Vive le gruyère qui a horreur du vide.

vendredi 16 mai 2008

Bien sûr

Indispensable Pierre Marcelle du vendredi : No Smoking.

jeudi 15 mai 2008

Casse toi pauv' con, le clip !

Arthur Rubinstein

Il fut un bel être humain, un personnage délicieux, un immense pianiste.

Jooooli !

Ce titre d'un article de Libé concernant la télévision publique sans pub :
"Qui va payer les spots cassés ?"

Plus nul que moi...

Etre capable de tenir sans trop de difficulté un blog de cette nature, pouvoir jouer à peu près correctement une sonate de Mozart, c'est fort bien.
Avoir un rapport aussi difficile avec les objets et toute forme de travail manuel me désespère.
Cette maladresse s'accompagne au moment des choix d'un manque de clairvoyance qui peut avoir un effet désastreux.

Bénéficier d'un long balcon à Paris, si étroit soit il, est un privilège dont, il y a quelques jours, je décidai de tirer le meilleur parti, le soleil de ce début de mai incitant à l'étreinte avec l'astre rayonnant (ça, c'est de la phrase à peine ampoulée).
Prendre un petit déjeuner le matin à l'aube, vers 10 heures, à la (presque) fraîche, lire en plein soleil une petite heure l'après-midi et en tirer une bonne mine à faire des envieux, c'est un programme alléchant.

Je m'aperçus il y a peu, que mon corps d'adolescent gracile vêtu d'un seul short de bain (Naillque)se trouvait exposé à bien des regards vu l'environnement, euh, environnant.
Ma légendaire pudeur (depuis que le temps a fait son oeuvre) me fit mettre en quête d'un "truc", d'un "machin", mais si, vous savez, monsieur Castorama, la chose verte qu'on met sur les balustrades de balcon pour cacher aux vues concupiscentes un corps d'éphèbe de nature à troubler l'ordre public.

Je déteste Casto, Merlin, Leroy, leurs allées parcourues par des gens qui savent, leurs attrape-couillons en promotion, et, in fine, leurs employés qualifiés qui vous toisent, pauvre andouille qui connait Marguerite Duras mais fait à peine la différence entre un culot à vis et une douille à baïonnette.
Je sors de la grande surface de bricolage avec un rouleau vert encombrant que je n'ai pas pris la peine, évidemment, de dérouler pour voir s'il correspondait bien à mon désir d'occultation.

Il fait une chaleur (un petit 29°) d'avant l'orage, hier après midi, quand je me mets en devoir d'installer moi-même, point d'honneur, la large bande de couleur verte sur la rambarde en fer forgé délicatement ouvragée de mon immense -je le découvre- balcon.
Je déplace tant bien que mal (plutôt mal) ce pot de fleurs sans fleurs mais hyper-méga lourd, vire chaises, tables, laurier griffant (j'ai les marques !) et tout le toutim...
Inondé de sueur, sale, je fixe tant mal que mal le "machin" avec du fil de fer adéquat, vert aussi, découpe maladroitement (bien sûr) au cutter le plastique pour atteindre les barres, là, en bas, pour attacher la chose à la ferraille en poussant quelques jurons pour me donner du courage.
Ce qu'un bricoleur moyen (sans doute 87% des français si j'en crois les statistiques) fait en un quart d'heure me demande deux bonnes heures pendant lesquelles je sue, éructe, vitupère, pare au plus pressé (!) lâchement.

Las, comme je le disais plus haut, je n'avais pas déroulé le, euh, rouleau et arrivé au bout de mon chemin de croix, je m'aperçois que le bidule en question... n'occulte rien du tout !
Ce n'est qu'un "protection" destinée à empêcher bébé de passer à travers les barreaux !

Vu que je n'ai pas pour projet de procréer, au moins dans les dix prochaines années, ni d'adopter, l'installation à laquelle je viens de procéder est totalement inutile.
Il me faudra donc démonter, un jour, peut-être, pas tout de suite, et mettre en place le vrai truc vert occultant initialement prévu (**, tu m'aideras ?).
Je sais, je suis nul, mais ça fait du blog.

Enfin, un peu d'intimité :

Un blog

Michèle Halberstadt a réouvert son blog cannois pour Libération.
Un regard alerte sur le festival.
L'an dernier, c'est son article sur "Les chansons d'amour" qui m'avait aiguillé vers ce film magique.
A suivre chaque jour ici : clic

Lu et approuvé

Sans aller jusque là...

Je ne suis pas le seul à l'avoir remarqué :

"Self-service obligatoire
. Fourchette et couteau jumelés en vrac d'un côté de l'assiette et non plus chacun d'un côté, c'est nouveau : au client de dresser lui-même son couvert.
A quand le verre en travers de l'assiette ?
Cette mode paresse progresse même dans de coûteux établissements prétendus de classe.
Compté dans l'addition, le service ne serait-il plus compris dans la salle ?"
Philippe Couderc
(Le Nouvel Observateur)

mercredi 14 mai 2008

"Même en travaillant, on ne peut pas se loger"

Témoignages (vidéo) après l'évacuation du squat de "Jeudi Noir" à Paris : cliquer.

Dans ce pays, en 2008, de plus en plus d'employés, ouvriers, travailleurs et étudiants ne peuvent se loger : spéculation immobilière, prix exorbitants des loyers, exigences ubuesques des propriétaires (souvent échaudés, il est vrai) entraînent des situations désespérées.
Le pouvoir actuel doit faire face à une crise qu'il est incapable de maîtriser, mais aussi à des dissensions internes entre pouvoirs exécutif et législatif.
Dans les semaines à venir, il faut s'attendre à des évènements graves.
Le tissu social craque de toutes parts, les différentes couches sociales ne vivent plus en consensus républicain, le communautarisme (souvent encouragé par certain ex-ministre de l'intérieur) a fait des ravages et les français déboussolés, trompés par une campagne médiatique tonitruante des grands groupes de télévision, de presse, ont cru devoir faire confiance à un incapable dont la seule "qualité", en vernis vite décapé, réside en une maîtrise artificielle de l'outil médiatique.
Les inégalités vont se creusant inexorablement au bénéfice de quelques uns, toujours plus riches, au détriment des "petits" et des classes moyennes qui ont souvent cru au discours de l'illusionniste en chef, représentant d'une France estampillée "Cartier" ultra-minoritaire.
Si le peuple se réveille, ça va faire très mal.

Cannes Ouverture

C'est "Blindness"de Fernando Meirelles qui ouvre, ce soir, le 61ème Festival de Cannes.
De ce réalisateur j'avais beaucoup apprécié "La cité de dieu", plongée violente dans les "favelas" brésiliennes.
Bande annonce :


Ça commence fort !

Très attendu, le "Ashes of Time redux" de Wong kar-Wai :

Démocratie en Sarkozie

Ça se passe en France, en 2008, à Grenoble avant la visite de N.S......
Allez voir ce blog : clic.

Les "Gérard" : fin de l'insupportable attente.

Les "Gérard" du cinéma français ont été décernés hier soir.
"Ces prix potaches, qui récompensent "le pire du 7e art", sont placés "sous l'autorité morale du prénom-symbole du patrimoine français des médias et du cinéma (Gérard Depardieu, Gérard Lanvin, Gérard Holz)"."

Grand favori, "Asterix aux jeux olympiques" remporte la récompense la plus convoitée, celle couronnant le "Plus mauvais film de l'histoire du cinéma en 2007".
Palmarès : clic

mardi 13 mai 2008

"Je pense que ce n'est pas foutu"

C'est en ces termes, au sujet du pouvoir d'achat, que s'est exprimé le plus haut (façon de parler !) personnage de l'état.

Suspense pour les "Gérard" du cinéma français...

C'est ce soir que seront décernés les "Gérard" du cinéma français.
Voici la liste des "nominés" selon le terme (impropre) consacré :

Gérard du film où on sait pas si on s’en va, si on revient, ou alors quoi ?

Pars vite et reviens tard de Régis Wargnier
Il a suffi que maman s’en aille… de René Féret
J’attends quelqu’un de Jérôme Bonnell
J’veux pas que tu t’en ailles de Bernard Jeanjean
Ceux qui restent de Anne Le Ny

Gérard de l’acteur qui aurait vraiment mieux fait de continuer à faire des sketches

Jean-Paul Rouve dans Ce soir, je dors chez toi
Pascal Légitimus dans Demandez la permission aux enfants !
Eric ou Ramzy dans Steak
Bruno Solo dans Pur week-end
Elie Semoun dans Le Petit monde de Charlotte

Gérard de l’actrice que les journalistes s’obstinent à appeler "mademoiselle" alors qu’elle a plutôt une tête à ce qu’on l’appelle "mémé"

Jeanne Moreau dans Désengagement
Annie Girardot dans Christian
Marthe Keller dans U.V.
Catherine Deneuve dans Après lui
Fanny Ardant dans Roman de gare

Gérard du mauvais timing

Taxi 4 avec Samy Naceri (qui, malheureusement, se trouvait en prison durant la promo)
L’Homme qui rêvait d’un enfant avec Darry Cowl (Dary Cowl est mort depuis au moins deux ans, non?)
Ne touchez pas la hache avec Guillaume Depardieu (trop tard…)
Gradiva avec Arielle Dombasle (un film avec Arielle Dombasle ne devrait jamais sortir)
Christian avec Annie Girardot (qui ne s’en souvenait plus avant même de tourner)

Gérard de l’ersatz

Clovis Cornillac dans Scorpion (notre "Bruce Willis français")
Yvan Attal dans Le Serpent (notre "Al Pacino français")
Alexandra Lamy dans Cherche fiancé tous frais payés (notre "Jennifer Aniston française")
Elie Semoun dans Astérix aux Jeux Olympiques (notre "Woody Allen français")
Mathilde Seigner dans 3 amis (notre "Steven Seagal française")

Gérard du plus mauvais animal dans un rôle d’animal

Le cheval qui joue le cheval fou dans Danse avec lui
Le poulain qui joue Pom dans Pom le poulain
Le chien qui joue Idéfix dans Astérix aux Jeux Olympiques
Le papillon qui joue le papillon dans Le Scaphandre et le papillon
Jean-Paul Rouve dans Ce soir, je dors chez toi

Gérard de la compromission alimentaire

Alexandre Astier dans Astérix aux Jeux Olympiques
Albert Dupontel dans Jacquou le croquant
Gérard Lanvin dans Le Prix à payer
Bernard Farcy dans Taxi 4
Lambert Wilson dans Dante 01

Gérard du film dont on a appris l’existence en préparant les catégories des Gérard

Avant que j’oublie (mais oui, de Jacques Nolot, avec Jean-Paul Dubois !)
Un baiser s’il vous plaît (mais oui, d’Emmanuel Mouret, avec Virginie Ledoyen !)
L’Age d’homme… maintenant ou jamais (mais oui, de Raphael Fejtö, avec Romain Duris !)
Tel père, telle fille (mais oui, d’Olivier de Plas, avec Vincent Elbaz !)
Vent mauvais (mais oui, de Stéphane Allagnon, avec Aure Atika !)
Très bien, merci (mais oui, d’Emmanuelle Cuau, avec Sandrine Kiberlain !)

Gérardu du filmu roumanescu
Cum mi-am petrecut sfarsitul lumii de Catalin Mitulescu
Hirtia va fi albastra de Radu Muntean
A fost sau n-a fost de Corneliu Porumboiu
Legaturi bolnavicioase de Tudor Girugiu
Patru luni, trei saptamani si doua zile de Cristian Mungiu

Gérard du désespoir masculin

Jean-Paul Rouve dans Ce soir, je dors chez toi
Lorànt Deutsch dans Jean de La Fontaine, le défi
Titof dans Gomez vs Tavarès
Franck Dubosc dans Astérix aux Jeux Olympiques
Elie Semoun dans Astérix aux Jeux Olympiques

Gérard du désespoir féminin

Monica Bellucci dans Le Deuxième souffle
Aure Atika dans Vent mauvais
Arielle Dombasle dans Gradiva
Emmanuelle Béart dans Les Témoins

Gérard du plus mauvais film de l’histoire du cinéma en 2007

Taxi 4 de Gérard Krawczyk
Nos amis les Terriens de Bernard Werber
Gomez vs Tavarès de Gilles Paquet-Brenner et Cyril Sebas
L’Auberge rouge de Gérard Krawczyk
L’Ile aux trésors de Alain Berbérian
Astérix aux Jeux Olympiques de Frédéric Forestier et Thomas Langmann

Gérard de l’actrice qui bénéficie le mieux des réseaux de son mari

Arielle Dombasle dans Gradiva

68 à la télévision...


c'est l'arrivée des Shadoks : la voix aiguë de Claude Pieplu nous accompagna des mois durant, divisant la France en pro et anti-Shadoks.
Moi, j'adorais.

lundi 12 mai 2008

Manifestons n(o)us !

Bon chien

Gueule de bois

Réfléchir

Agoraphobie


C'est toujours pareil : aux premières chaleurs sous le soleil de mai, les terrasses parisiennes sont prises d'assaut par les citadins si longtemps privés de lumière.
On se bouscule Place des Vosges, aux Tuileries, au Luxembourg, en avant-goût des plages saturées de l'été à venir.
Comme en témoigne notre photo prise hier après-midi au cimetière du Père Lachaise devant la tombe de Frédéric Chopin où je pensais trouver la paix de l'âme.
Je le dis tout net : c'est chiant.

Solitude

(c) Bernard Chevalier

dimanche 11 mai 2008

Relax : relâche

Aujourd'hui, ballade en ville avec des potes.

vendredi 9 mai 2008

Plus gonflé que "lui"...

Nick Sark se plaint de la presse, notamment de l'AFP, du "Parisien", de l'Express (si !) et de Marianne.
Le PDG de l'Agence Française de Presse adresse à ses rédacteurs une note interne révélée ce matin par Libération.
La voici :
« Alors que des accusations particulièrement injustes sont formulées à l'encontre de la rédaction de l'AFP, je tiens à rappeler, très simplement mais très fermement, le travail souvent remarquable accompli par l'ensemble des journalistes de l'Agence, dans tous les pays et y compris en France.
Essentiel à l'information de centaines de millions de lecteurs à travers le monde et donc à la démocratie, ce travail de recherche des "éléments d'une information complète et objective" prévue dans les statuts est reconnu par plus de 10.000 clients, dont la satisfaction se reflète dans la croissance continue de nos recettes commerciales.
La qualité de notre travail de couverture, son sérieux et son équilibre, ne peuvent être sérieusement contestés par personne, pas plus que l'indépendance de l'Agence, voulue et garantie par le législateur de 1957.
La vigueur des attaques venues de la gauche, hier, avec Madame Royal, ou de la droite aujourd'hui, sont le meilleur indicateur externe de notre neutralité et absence de parti pris. Notre meilleure défense est le respect scrupuleux des règles éditoriales qui sont les nôtres.
Quant à l'absolue exigence de relayer chaque déclaration émanant d'un porte-parole de l'un des partis politiques de notre pays, elle n'est prévue par aucun texte, ni conforme aux règles de notre Rédaction : être journaliste, c'est toujours faire des choix, décider ce qui est une information et ce qui ne l'est pas. La plupart des acteurs économiques ou politiques l'ont compris depuis longtemps.
Gageons que la poursuite de la négociation du COM saura montrer l'attachement renouvelé de la République à une Agence qu'elle a voulu indépendante, professionnelle et dotée des moyens de se projeter dans le monde comme de préparer son avenir. »

Tout est dit.

C'est celui que le dit...

Stigmatisant "Le Parisien", je me souviens que mon seul billet d'hier concernait... le beau temps sur Paris aimé au mois de mai par Aznavour.
Amusant, non ?

5 jours de bonheur !



A l'heure où les birmans, sous le joug d'une dictature militaire impitoyable, pleurent les milliers de victimes causées par l'une des catastrophes naturelles les plus importantes de ces dernières années, le journal "Le Parisien" d'hier, jeudi 8 mai, fait sa une sur... le (beau) temps qu'il fait !
A notre stupéfaction (Mie en suffoque encore !), on constate que le "beau temps" occupe deux pleines pages, les premières, du quotidien, le drame qui touche la Birmanie se trouvant relégué sous forme d'un petit encadré en pages intérieures.
On se pince, imaginant la conférence de rédaction qui entérine le choix de ce "5 jours de bonheur" comme "une" : -Ouais, super, quelle idée géniale, ça c'est d'la "une", coco !

Le "président" se plaint, dit-on, du sort réservé par la feuille de chou en question à "l'affaire Royal", affirmant que la place qui lui fut accordée est minime par rapport à l'importance des faits (je propose qu'on brûle Ségolène Place de la Concorde pendant que Mireille Mathieu chante la b.o. de "Paris brûle-t-il ?").
On voit bien que Le Parisien a d'autres chats à fouetter que ces affaires de basse politique.

jeudi 8 mai 2008

mercredi 7 mai 2008

Olivier chez Michel

Nouveau et intéressant

Le président au fond de lui-même reste un militant, un rebelle qui refuse d'être étouffé par les habitudes du pouvoir" (François Fillon)

"J'ai honte", par Jeanne Moreau

Droits de l'homme bafoués dans le monde, en Birmanie, au Tibet et ailleurs...
Mais en France, qu’en est-il ?
La vision de Jeanne Moreau sur ce qui se passe dans notre cher pays. Un document du Réseau Education sans Frontière.

Réécoutez le "cartier libre" de ce matin, où la comédienne dit un texte sur les expulsions qui se déroulent chaque jour, en France, en 2008, 21ème siècle.
Allez sur la page et cliquez en haut à droite : Cartier libre

mardi 6 mai 2008

En plus grand

Un lecteur me demande d'afficher cette photo "en plus grand".
Soit.

J'avais 29 ans.
La photo fut prise à la gare d'Asnières sur Seine (92) pour un dossier de presse des éditions Rideau Rouge.
Dans le même temps, je venais de réaliser une maquette "acoustique" au studio "Milan" avec Simon Goubert (batterie) et Frédéric Briet (basse).
Jean Paul Malek, qui travailla entre autres avec Gérard Manset faisait la prise de son et coproduisait.
Il fut à l'époque un fervent soutien et c'est bien sûr avec lui que j'enregistrai mon disque pour CBS.
Il avait produit les "Bêtises" de Sabine Paturel et "Tout doucement" de Bibie et le disque d'une québécoise qui s'appelait Amélie Morin.
Jean Paul était un ourson doux, passionné, efficace tout en étant "hors show-bizz".
Je ne l'oublie pas.

Agit prop'

Voix de Jeunesse

Encore un morceau d'enfance qui disparaît.
C'était avant que cette gourgandine de Danièle Gilbert ne vint nous rameuter devant le petit écran avec ses chanteurs de variétés et ses spécialités locales (depuis, Pernault a réussi l'exploit de faire d'un journal télévisé un condensé néo-poujadiste de Midi Première et de la Veillée des chaumières).
Le rendez-vous quotidien à l'heure des "papillons Rivoire & Carret sauce tomate", avant de reprendre de mauvaise grâce le chemin de l'école, faisait naître des "chut" péremptoires au moment de la question du "super-banco" en conflit intellectuel généralisé autour de la table familiale.
La voix souriante de Lucien Jeunesse a rythmé, au long des années, la vie de millions de français : c'est le miracle de la radio que de nous attacher, sans l'esbrouffe de la télé, à ces personnages dont les mots sont autant de petites musiques, de ponctuations du quotidien.
Oui, on voudrait tant vous dire "à demain", cher Lucien.

lundi 5 mai 2008

Citation

"Nicolas Sarkozy est passé d'une présidence bling-bling à une présidence couac-couac."
(F.Hollande)

Sondagite

Sondage LH2 catastrophique pour Nick Sark.
De plus, si la présidentielle avait lieu aujourd'hui, c'est sa concurrente qui l'emporterait avec un résultat inversé (47%/53%).

L'éternel ado déclare : donner c'est donner, reprendre c'est voler !

dimanche 4 mai 2008

Le sam'di soir après l'turbin

J'aime parler de la vie avec mes jeunes apprenti(e)s musiciens.
Tous, loin de là, ne sont pas férus de Schubert ou d'autre grand compositeur, cédant au formatage musical qui fait l'essentiel des médias "pour jeunes".
J'apprends d'eux comme ils apprennent de moi, et prête sans condescendance une oreille attentive à ce qui fait leur menu quotidien en la matière, en concluant que moi aussi, à cet âge, j'écoutais de la merde.
Le samedi soir après l'ouvrage, il m'arrive de regarder l'émission de Ruquier, d'inégale qualité selon les invités.
J'attends avec impatience l'intervention de J.L. Lemoine qui, sous ses airs d'enfant de chœur cache une saine férocité, dézinguant l'émission même qui le nourrit, et j'en jubile.
Je parlais de mes engouements adolescents pour une certaine forme de variétoche (oui, avec mon argent de poche de misère, j'achetai des disques de C. François, c'est vous dire !), et je voyais, pas plus tard qu'hier nuit, cette chanteuse que j'avais, j'avoue, totalement oubliée, une Michelle Torr qui fit les beaux jours des émissions de l'insupportable Danièle Gilbert dans la France "insouciante" comme on dit, de Giscard d'Estaing, quand la couleur orange régnait en majesté dans nos studios de "minets", à la lueur des lampes à mercure, bref en ces temps où le mauvais goût des intérieurs collait à celui d'une chanson française imposée par les radios pas encore "libres".
Je m'amuse de temps à autre à "poster" ici les vidéos d'un Clo Clo pour m'amuser de mes passions d'alors et m'inciter à un minimum de modestie.
La chanteuse méridionale blonde, hier soir, épargnée par les deux Belzébuth de service (pourquoi ? est-elle malade, supputè-je, mal intentionné sans doute ?) m'amenait à penser que la chanson dite "facile" a encore de beaux jours devant elle, la preuve en étant l'engouement suscité par une Cindy Machin (son nom m'échappe) dont je ne suis pas certain qu'elle soit toujours abordée au deuxième degré.
Cette Cindy est une émanation en droite ligne des Michelle Torr et autres Peter & Sloane qui hantèrent nos écrans de télé(sans)vision au temps des "variétés" (souvent avariées) du samedi soir.
Je fus interloqué, hier, de l'accueil en "standing ovation" réservé (elle a encore un fan club ?) à cette brave dame, presque pathétique en sa blondeur Loreal, dans une émission qui tient de l'auberge espagnole (Lemoine, venge nous la prochaine fois !) où se succèdent, c'est la loi télévisuelle de nos jours, le pire et le meilleur.
Et c'est bien parce que j'attendais le "médiateur" que je supportai, en vaquant, faut pas exagérer, d'entendre à nouveau les "Emmène moi danser ce soir" et autres "Je m'appelle Michelllllle" que RMC, RTL et autres me matraquèrent antan.
Ce matin, sous mon balcon pour un fois arrosé de lumière, hurlent les sirènes des ambulances et autres véhicules de police.
C'est bien aussi.


Bon dimanche.

samedi 3 mai 2008

Un "bouffon" élu à Londres

Lire l'article ici.

Balcon...

... de parisien privé de lumière ces dernières semaines.

Dissuasion


L'objet en question fait un malheur.