Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)

mercredi 31 octobre 2007

Qu'est-ce qu'une bonne chanson ?

Tu seras un homme, mon fils.

Magnifique court métrage sur l'homophobie ordinaire.

Un moineau d'Paris.

Savourant mon premier "caffè latte" réussi depuis que je possède la machine chère à Georges Clooney (c'est tout con pourtant : moitié "Roma" -et pas un autre-, moitié lait) j'observe les moineaux en colonie sur mon balcon, coupant Couperin pour écouter leur chant sous un beau soleil d'automne.
Le moineau fait partie éminente du paysage parisien : si vous allez prendre le thé par beau temps à la grande mosquée de Paris, les petits volatiles y sont en terrain conquis et viendront picorer sans vergogne les restes de pâtisseries sur votre table ; Robert Doisneau leur fit tenir le premier rôle dans nombre de ses photographies, et la chanteuse Edith Gassion préféra devenir piaf.
J'aime le moineau donc, mais n'irait pas jusqu'à mettre du vieux pain sur mon balcon, car ça attire aussi les pigeons.

mardi 30 octobre 2007

Degré zéro.

Je ne sais pas si vous les avez vus, invités dans son émission nocturne du samedi par Laurent Ruquier.
Ces deux individus transpirent tout ce que l'on déteste par tous les pores de leurs peaux.
Ci-après, un lien vers le site du nouvel.obs qui relate les pressions, les menaces, dont sont victimes les auteurs d'un documentaire sur les coulisses de l'émission de ces messieurs.
Instructif : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/medias/20071030.OBS2211/un_film_sur_bataille_et_fontaine_deprogramme_sur_pressi.html

Sinon, puisqu'on parle de degré zéro, Olivier Perrin, qui n'en rate jamais une, comparait Cauet à Drucker l'autre soir, dans la loge du Caveau.
Il faut dire que Perrin sera l'un des intervenants de la nouvelle émission du gentil animateur, programmée en janvier sur téeffe1.
Comme quoi, il ne faut pas parler la bouche pleine.

Faits d'automne.

Grand moment.

Panpan cucul.

Source Rue89



Ce jeune homme s'appelle David Martinon ; son job, dans la vie, c'est porte-parole de l'Elysée.
C'est lui qui, le matin de l'annonce officielle du divorce du couple présidentiel, lors d'un "point de presse" avait dit qu'il n'avait aucun commentaire à faire.
C'est lui qui s'est fait conspuer à Neuilly par de dangereux éléments subversifs de l'UMP mécontents de son parachutage par le fait du prince en cette banlieue bleue (d'où le "Neuilly blues"...).
Son patron Nicolas est son Dieu, son Maître ; c'est lui qui l'a fait, comme dit ma mercière.
Et peut le défaire demain matin, s'il le veut, car qui c'est qui commande ici, hein ?


Le sémillant (enfin...) pp de NS vient de se prendre une branlée qui fait le tour du net ces temps-ci, soit une avoinée planétaire, rien que ça.
C'est à lui que s'adressent le "quel imbécile" lancé par Souzamphé lors de la première prise du 6O minutes de CBS (voir plus bas)et le "enfant" lâché lors de la prise définitive.
Ce qui confirme que pour être calife un jour, faut avaler des pythons et subir les morsures du serpent à sornettes qui occupe la place.
Les journaleux flagorneurs, quand ils reçoivent le Martinon en question, lui donnent du "dauphin" qui fait rosir le page en chef.
Pour l'heure,en circonstances, le serpent fait flipper le dauphin .

Charb déchire grave !

Veuillez trouver ci-joint un "pilote" de "Maurice et Patapon" de Charb, les deux stars incontestées de Charlie Hebdo.
Musique des "Têtes raides" et la voix de Michel Muller.

Le rythme dans les plumes.

Ce drôle d'oiseau fait partie du fan club des "Back street boys" :

lundi 29 octobre 2007

Un homme heureux

Petit écolier.

Morne lundi pluvieux de congés d'automne.
Tu t'ennuies, seul chez toi ?
Joue au chirugien vétérinaire :
http://www.10mg.nl/
Merci qui ?

ortf

dimanche 28 octobre 2007

Quand Nick Sark quitte le plateau de Cbs !

Source nouvelobs.com

"Enervé
Nicolas Sarkozy a quitté le plateau de l'émission "60 minutes" de la chaîne américaine CBS, "parce qu'il n'a pas aimé une question", précise la voix off de la bande annonce du programme, diffusé à 1 heure du matin (heure française)."


Et même une heure de plus !

samedi 27 octobre 2007

Régime spécial.

Vous aviez-vu ça, vous, sur les chaînes "gouvernementales" ?

Vélib ou Métro : savoir choisir !

Addict.

Faisons un usage modéré des jeux en ligne :

Gamer
envoyé par haos

Se laisser emporter...

Gorecki : Symphonie N°3
J'ai entendu cette oeuvre pour la première fois dans l'abbaye de Tournus, diffusée en boucle par les haut-parleurs.
A l'époque (94), elle était peu diffusée en France.
Je n'eus de cesse d'en trouver le CD que le disquaire du Théâtre des Champs Elysées fit venir de Suisse.
Bien que "catho à mort", la symphonie (dite "des chants de deuil")stigmatise la barbarie nazie,évoque les camps de la mort et l'holocauste.
Je l'ai faite écouter à Véra Belmont quand elle était dans la phase préparatoire de son film "Survivre avec les loups" (sortie en janvier 2008) ; la réalisatrice en fut très émue.
Ce qui ne l'empêcha point de confier la musique du film à... Emilie Simon.
Mais c'est une autre histoire.
Certains soirs, à la maison, avec l'ami de passage qui se reconnaîtra, nous nous laissons envouter par la voix de la soprano Dawn Upshaw dans la version (de référence) du London Sinfonietta dirigé par David Zinman (Warner Elektra).
Prenez dix minutes pour vous laisser emporter par la version "clipée" ici.

Bach Concerto for 4 Pianos BWV 1065

4 pianistes d'exception (Argerich,Kissin,Levine,Pletnev)enregistrés à Verbier.
J'avais déjà inséré ici la version "Roque d'Anthéron".
Dans ma discothèque, une excellente version "française", par Beroff, Collard, Rigutto et Tacchino : tout le Conservatoire de paeris, quoi...

Per te (Josh Groban).

Les samedi gris, c'est chanson.

Haris Alexiou-To tango tis Nefelis

Vert paradis des amours enfantines.

vendredi 26 octobre 2007

Immortel (2)

De Louis Aragon, cet hommage à Chaplin dans l'Humanité du 26 décembre 1977 :
"Je ne sais pas s'il y a jamais eu d'homme qui ait eu des yeux comme les siens pour nous faire voir à la fois les pires âmes et les plus doux regards. Il y a tant à dire, et finalement il y a tant qu'on ne peut que taire. Les mots sont pauvres pour exprimer ce que mieux que tous les yeux ont pu voir... Chaplin, Matisse, Eluard, Picasso... gens inoubliables dont, longtemps après nous, continueront à rêver ceux-là dont les yeux s'ouvriront aux merveilles du monde, à qui, peut être mieux que par l'étude et la science, un vieux film oublié viendra encore donner aux enfants de plus tard, dans quelque salle de quartier, le frémissement du rire aussi bien que l'irrépressible montée des larmes".

Voix céleste (2)

Réalisé par Gérard Corbiau, produit par Véra Belmont, "Farinelli", sorti en 94, connut un immense succès à travers le monde.
En voici l'un des extraits les plus significatifs.

Voix céleste.

Cliquez sur le lien ci-dessous : extase garantie :
Philippe Jaroussky chante Haendel.

Immortel.

Avec Ghandi : sans doute des idéaux proches.



La ruée vers l'or : un grand moment de cinéma.



Toujours "La ruée vers l'or".


Les temps modernes.


Les lumières de la ville.


J'exulte à l'idée que ce jeune ami avec lequel je partage des moments musicaux et cinématographiques à dose hebdomadaire ait découvert récemment Chaplin et l'ait reçu comme un cadeau de la vie.
Je lui racontais les heures passées, adolescent, dans ma chambre antiboise à lire et à relire l'autobiographie, le "roman de la vie", du plus grand génie que le cinéma ait engendré (à moins que lui, Chaplin, n'ait engendré le cinéma).
Il n'est finalement qu'anecdotique que l'anglais exilé à Hollywood ait été un perfectionniste qui n'hésitait pas à faire x prises d'une scène pour qu'elle soit fidèle à ce qu'il avait imaginé.
Cela relève d'une cuisine interne qu'il plait aux exégètes de disséquer et il nous suffira simplement (?) d'être touchés, bouleversés, stupéfaits devant l'audace, l'inventivité, le génie créatif en bref, qui émanent du moindre court métrage, du moindre plan réalisés par le "cinéaste" (seulement cinéaste ?).
Moderne en tout temps, Charlot résiste à toutes les modes, à tous les sons Dolby et à tous les technicolor : le personnage nous émeut car il est un faible qui fait la nique aux plus forts, nous vengeant de toutes les injustices de la vie.
Anarchiste raffiné, il s'attaque sournoisement, car il revendique sa lâcheté, aux keufs, aux patrons, aux pontes qui prétendent gouverner les hommes.
Souillé par la calomnie, l'homme Chaplin (on finirait par les confondre !) quittera les Etats-Unis après avoir été la poule aux œufs d'or d'une industrie cinématographique bien obligée de composer, et heureusement, avec les artistes authentiques.
Chaplin ose tout : s'attaquer à Hitler (Le dictateur) quand les nazis ont encore quelque influence en Amérique, dénoncer l'exploitation de l'homme par l'homme (Les temps modernes) et l'abrutissement inhérent au travail à la chaîne.
Il exploite sans honte sa part de féminité, conscient qu'elle est intrinsèquement liée au travail de l'acteur, n'hésitant pas à se travestir, à battre des cils pour exprimer ses sentiments amoureux.
Homme à femmes cependant, là non plus, les "Voici" de l'époque ne l'épargneront guère, avides de chercher une part de turpitudes, forcément, dans la personnalité de l'artiste le plus populaire de la planète.
Mais Charlie Chaplin n'est pas de ce monde-là, de médiocrité jalouse : il fait d'une industrie un art véritable, se relève toujours et jamais ne meurt.

Dynastie.

"Après réflexion", Jean Sarkozy ne jouera pas au théâtre.


Je suis inconsolable.

Le sms de Guy Môquet.


Il fo cliké pour + grand.

A rebours.

Ceci est une aurore boréale. (Photo Nasa)

Dans la nuit de samedi à dimanche, il nous faudra passer à l'heure d'hiver, en retardant nos montres, horloges, pendules, fours et autres radio-réveils d'une heure.
Personnellement, je déteste qu'il fasse nuit à cinq heures de l'après-midi.
Mais de quoi me plains-je : j'aurais pu naître norvégien !

Sarklor.

Donc, si je ne m'en préoccupais point, vous n'auriez pas lu la chronique de Schneidermann de ce vendredi ?
Et avez-vous remarqué que, libertairement, dorénavant, les liens de ce blog sont en rouge ?
Médiatiques

jeudi 25 octobre 2007

Hou la tricheuseu !

Selon l'Express, la Ministre de la Justice aurait fourni un faux diplôme pour entrer à l'Ecole de la Magistrature.
Voici ce qu'elle disait en mai dernier :http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/index.php?id_video=925

Un p'tit Grenelle ?


J'entendais ce matin deux maires de villes "sensibles" d'Ile de France réclamer un "Grenelle" des banlieues*, car, au cas où ça vous aurait échappé, rien n'a été fait depuis les émeutes, ou si peu, pour régler tant que faire se peut les problèmes qui sont à l'origine de la guérilla urbaine de 2005.
Curieux que ce nom de rue du 7ème arrondissement, dans ce quartier des ministères, soit devenu un substantif désignant toute réunion de concertation, assortie ou non de négociations, autour d'un grand fait de société.
On sait que les "accords de Grenelle" furent au cœur des "évènements" de mai 68, journées de dupes s'il en fut, et il est paradoxal que le mot rejaillisse en période où l'on voudrait rayer de l'histoire lesdits évènements et leurs conséquences sur la société française.

Donc, à tout bout de champ, en cette période surréaliste, on convoque des "grenelle" sur tout sujet : environnement, banlieues, retraites.
Un problème = un "grenelle".
On peut dès lors imaginer des grenelles (allez, plus de guillemets, plus de majuscule, et un pluriel) dans les assoces (ça fait plus "in" qu'assemblée générale), dans les entreprises (un grenelle sur les espaces fumeurs) ou pour toute réunion de personnes.
Qui croyez vous à l'origine de ce galvaudage ?
M'étonnerait pas que ce soit un journaliste.
Ou un politique en mal de terme nouveau pour rafraîchir sa phraséologie.

*C'est d'ailleurs le journaliste-animateur qui posa la question en ce terme.

Tout le monde il est beau: Dans les bras de Jesus

mercredi 24 octobre 2007

Une bande de bras cassés.

Jolie chanson de Véronique Rivière : amusez-vous à reconnaître les célébrités dans ce clip vidéo.

Apparition divine.

Un ami peu politisé a vu Ségolène Royal dans le TGV (en seconde, s'il vous plaît !) et l'a trouvée en beauté et en bonté.
C'est le moins qu'elle puisse être, après nous avoir laissés aux prises avec son concurrent.
A suivre, néanmoins.

Prometteur.

Le nouveau film de Gus Van Sant ("My own private Idaho", "Drugstore cow-boy", "Elephant" et le sublime "Gerry") sort aujourd'hui.



Peut-être le moment de retrouver le chemin des salles obscures ?

mardi 23 octobre 2007

Essentiel.

Le no smoking du mardi.

Mon trésor.

Je suis un homme moderne : je déclare mes revenus par internet.
Or, contrairement à sa version papier, la déclaration "en ligne" omet la petite case qui permet de signaler le montant de l'épargne retraite donnant droit à déduction fiscale.
Malgré mon bordélisme congénital, j'ai pris conscience récemment de cette anomalie : j'ai donc pris ma plume pour alerter mon percepteur qui me prévient aujourd'hui que j'ai droit effectivement à un dégrèvement (c'est la période !) de 737 euros.
Une paille.
Allez, je mets la mienne !

Le roi danse.

Source : nouvelobs.com :

Jean, le fils de Nicolas Sarkozy devrait faire ses débuts de comédien en janvier 2008 dans la pièce Oscar, au théâtre du Gymnase, affirme Télé Loisirs sur son site internet vendredi 19 octobre. Le deuxième fils du président de la République, âgé de 20 ans, devrait avoir pour partenaire la fille de Bernard Tapie, Sophie vue récemment dans la série de TF1, Commissaire Valence.
La pièce, écrite en 1958 par Claude Magnier, a été initialement jouée par Pierre Mondy avant de rencontrer un succès populaire avec Louis de Funès. La pièce a été adaptée au cinéma par Édouard Molinaro en 1967, avec toujours Louis de Funès dans le rôle principal.

Je commente ?

Ce soir, n'oubliez pas !

Se rallier à son Panaf' blanc ?

Un petit coup de "photoshop" et vive la téléportation !

Tel les hiérarques soviétiques autrefois, la Panaf' truque les photos du journal municipal du 17ème arrondissement parisien.
Voir ici : http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=53985

Scoop !

Dans un désir d'apaisement et pour ne pas envenimer les relations avec Mme Merkel (qui, paraît-il, ne peut pas le saquer), et, considérant qu'il ne survit que fort peu de vétérans, le président de la république a décidé que, cette année, le 11 novembre aurait lieu un dimanche.

De tous côtés on n'entend plus que ça.

Arthur, le présentateur-animateur-producteur de la télé-sans-vision est actuellement à l'affiche du "Dîner de cons" à la Porte Saint Martin qui fut naguère un vrai théâtre.
Chanceux (!), je peux obtenir une "invit" quand je veux mais je n'irai pas vérifier ce que je j'entends de tous côtés (de déjà-spectateurs, de critiques) et qui me stupéfie, comme vous sans doute : Arthur n'est pas un comédien !
Ça alors !
Et je ne ferai pas ma mauvaise langue en supposant que le jeu calamiteux (paraît-il, hein !) de celui qui, autrefois, se présentait comme l'animateur le plus con de la bande FM, doit bien arranger les affaires de son partenaire qui, dit-on, "ramasse" tous les soirs les applaudissements du nombreux public venu voir "en vrai" ces enfants de la télé.
Car, voyez-vous, le spectacle en question fait un triomphe.
Comme leur copain aux élections.

La gerbe.

Je m'étais juré de ne rien écrire sur l'épisode de la lettre de Guy Môquet, ayant bien conscience que l'opération menée par l'Elysée était un piège tendu à nos bonnes consciences républicaines.
De ces mots écrits par l'otage encore enfant à ses parents, de cette missive privée somme toute, notre M. Marketing number one a fait un cheval de bataille destiné à l'avant-soirée (avant-prime en langage décérébré).
Et, voyez-vous, ça me met terriblement en colère : ce type nous donne tout de même de manière récurrente de formidables envies de vomir nos agapes du dimanche, récupérant Blum et Jaurès pour mettre à poil l'adversaire, ce qui, même si en l'occurrence l'adversaire est plutôt bien roulée, dénote un esprit pour le moins machiavélique qui laisse loin derrière Sa Sainteté François Mitterrand qui lisait Chardonne, certes, mais n'a jamais osé invoquer, je ne sais pas, moi, et ne saurai jamais d'ailleurs car j'ai du mal à trouver un nom "de droite" à révérer, bon, allez, juste un, on va dire De Gaulle...
Bon, là-dessus, on vous crée vite fait, pour vous permettre encore une petite gerbe, un ministère de l'immigration ET de l'identité nationale et, pour le dernier glaviot, un amendement ADN qui permet au bon Docteur Mengele de se pignoler dans sa tombe ("Putain, je suis mort trop tôt !") .
Donc, cerise sur le baba fraîchement dégueulé, on veut faire lire à tous les enfants de France cette missive caviardée (on a remplacé -de quel droit ?- le mot "camarades" par "compagnons).
L'opération, certes, est loin d'être couronnée de succès : il nous suffira de nous reporter à nos gazettes non gouvernementales (facile, elles sont 2 et demie) pour constater qu'un vent de fronde, mon cher Thierry, a soufflé hier sous les préaux, n'est-ce-pas, Rachida ?
Tout cela prouve, chers amis, que jamais nous ne devons relâcher notre vigilance, parce que, à ce train d'enfer là, l'an prochain, on va demander à nos chères têtes blondes ou encapuchonnées de beugler "Nicolas nous voilà !".
Allez, je mets la mienne !

Benoît Dorémus - J'apprends le métier

Sortie hier du premier album de Benoît Dorémus.
Je le signale, car je pressens quelque chose d'important, mieux qu'un succès, non, vraiment, une place qui était à prendre et qui vient d'être prise, enfin, comment dire, l'arrivée de quelqu'un qu'on attendait.
Bref, c'est bien.
Il y a un autre titre encore mieux qui s'appelle "Je m'en rappelle pas".
A suivre.

lundi 22 octobre 2007

Les Voilà : retour sur cène.

Bien que fatigué par une semaine et un dimanche bien remplis, j'ai finalement partagé le repas annuel de la troupe : chacun, au cours de ce dîner bien arrosé, a fait le point sur sa vie "d'après".
Il y a ceux qui bossent, jouant sur scène (c'est mon cas) ou tournant régulièrement pour la télé ou le cinéma, et ceux qui sont "en écriture" ou toujours sur un projet.
Tous reconnaissent, avec le recul, l'impact de l'aventure "Voilà" sur leur vie, et plus particulièrement sur leur cheminement professionnel.
Exaltante, mais aussi dévorante, cette entreprise collective nous aura permis de tisser entre nous des liens indéfectibles.
Aujourd'hui encore, des membres du groupe continuent de collaborer sur des projets divers, un scénario, une pièce ou un film, signe que la "famille" continue à fonctionner.
Je rappelle que des sketches des Voilà sont visibles par lien vers le site de Lederman : accès dans la colonne ci-contre.

Sarkoland.

Communiqué de l'Elysée :
"Sur la proposition du Premier ministre, le président de la République a nommé M. Bernard Laporte, secrétaire d'Etat chargé des Sports. M. Bernard Laporte est délégué auprès de la ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports".

On vit dans un pays formidable.

dimanche 21 octobre 2007

samedi 20 octobre 2007

Madrid.

Je n'ai pas trouvé l'original (Nilda Fernandez), mais par le bel hidalgo Miguel Bose, c'est pas mal non plus :

Anciens combattants.

Demain soir, retrouvailles des Voilà ! au grand complet pour leur repas annuel : discours, remises de médailles, évocations des grandes heures de la troupe.
Ci-dessous, une saynète culte :
Les Voilà ! : Connard Bernard

vendredi 19 octobre 2007

Cabu boira.

Soap.

Dans un article intitulé "Une Diana française, enfin !", Schneidermann à son meilleur.
A lire par là : http://www.liberation.fr/rebonds/chroniques/mediatiques/285863.FR.php

Le "mucho" de trop.

Attention, "Besame Mucho" rode !

Je n'aime plus, je déteste, je hais, j'exècre, je vomis Besame Mucho.
Cette jolie chanson d'amérique latine me poursuit en cauchemar persistant dans le métro, au café, à Venise en terrasse, à Rome sous le Circo Massimo, à l'accordéon, à la guitare, au saxo, au violon, au pipeau, à la scie musicale, au cornet à pistons et, à l'instant même sous ma fenêtre, à l'orgue de barbarie (!).
Et je revois le sourire béat d'un de mes proches qui, l'entendant un jour alors que je me recroquevillai sur mon siège, s'exclama, extatique : "Aaaaaaaaaaaah ! Besame Mucho !".

Tiens, pour éviter ça, je suis capable d'écouter en entier le Boléro de Ravel.

Deborah.


Tant qu'il y aura des hommes : Burt Lancaster et Deborah Kerr


Deborah Kerr vient de s'éteindre à l'âge de 86 ans.
De l'actrice britannique, je retiendrai quelques films de sa carrière américaine, dont certains font partie de mon "Top 100" : "La nuit de l'iguane", de John Huston, "Elle et lui" de Leo Mc Carey, "Dieu seul le sait" de Huston encore ou "L'arrangement" d'Elia Kazan.
Une scène torride sur la plage de "Tant qu'il y aura des hommes" de Fred Zinemann en fait un modèle de love story cinématographique et reste son film le plus populaire.
Je préfère de loin sa bouleversante composition dans "Elle et lui", somptueux mélo en scope couleurs qui vaut son pesant de mouchoirs jetables.
J'avais d'ailleurs promis une projection de ce chef-d'oeuvre à l'un de mes spectateurs habituels.
Un seau de larmes supplémentaires en le revoyant prochainement, donc.

jeudi 18 octobre 2007

Nos grands acteurs du passé.

Ici dans le "Cygne noir", Tyrone Power (1914-1958) fut l'une des stars de la 20th Century Fox.
Virevoltant dans le cinéma d'aventures, il a marqué des générations de cinéphiles avec des films comme "Le signe de Zorro" ou "Capitaine de Castille".
Véritable idole des foules, à l'instar d'un Rudolph Valentino ou d'un James Dean, il fut aussi un magnifique héros de western ("Le brigand bien aimé") ou de mélos flamboyants comme "Tu seras un homme mon fils" (The Eddy Duchin story) dont une photo figure tout en bas de cette page.
Sa vie privée fut marquée par les échecs de ses deux mariages et ses nombreuses liaisons.

L'une de ses filles, Romina, connut un succès certain en Italie, formant un duo avec le chanteur Al Bano dans les années 70.
Doté d'un charme qui traverse les époques et d'un réel talent d'acteur, Power reste l'un des grands d'Hollywood, encore vénéré en icone à travers le monde.





Consentement mutuel.

L'Elysée annonce officiellement le divorce du couple présidentiel.
On peut se demander comment cette femme a pu supporter ce type aussi longtemps.

A votre avis, pourquoi l'Elysée annonce-t-il la nouvelle ce jeudi, jour d'une grève très largement suivie, alors que le tribunal a été saisi lundi dernier ?

Je vous laisse réfléchir là-dessus, comme dit Gustave.

ENTR'ACTE

mercredi 17 octobre 2007

A Paris, à vélo...

Source : velo.balde.net


Oui, Joe Dassin (réhabilité aujourd'hui) ne faisait pas la faute grossière, largement répandue de nos jours de chanter "en vélo" : essayez donc d'entrer dans un vélo !

Demain, jour d'une grève qui s'annonce largement suivie, la Mairie de Paris a prévu un renforcement de 30% du service de maintenance de ses fameux Vélib'.
Insuffisant sans doute pour les milliers de parisiens jetés dans les rues à la recherche du providentiel vélocipède.
Comme tout un chacun, demain, j'aurai à gérer mes déplacements qui, comme fait exprès, seront plus nombreux que d'habitude : une "matinée" au théâtre, suivie d'un vote important dans le 18ème, puis retour à République pour la représentation du soir.

Malgré tout, je soutiens évidemment le mouvement dont les médias seraient bien venus d'informer les citoyens qu'il n'est pas dû uniquement à la réforme des régimes spéciaux de retraites.
On peut rêver.

Fou chantant.

Effacer la grisaille.

mardi 16 octobre 2007

Combien de sucres ?

Je reverrais bien le film.

Smoking

La chronique "Smoking" de l'excellllllent Pierre Marcelle, c'est chaque mardi dans Libération.
Aujourd'hui, il nous parle ADN, Guy Moquet et ... examen d'humanité !
Je vous mets le lien mais convenez qu'il vous faut noter le jour de parution :
Smoking

Aux dernières nouvelles, vu les interdictions à venir, la rubrique s'intitulera désormais "No smoking" !

Peau neuve.

Le nouveau Libération est beaucoup plus agréable à parcourir : mise en page plus claire avec une nouvelle police de caractères, des rubriques plus distinctes, la part belle aux images (de très belles photos) et ce "ton Libé" que Joffrin a rafraîchi.
Sauf à être de mauvaise foi, on reconnaît en général autour de moi que l'arrivée de ce dernier a enrayé la dérive du journal dont la ligne devenait de plus en plus obscure.
Certes, Libé n'est plus depuis longtemps ce "brûlot gauchiste" qu'on aimait exhiber au nez des CRS dans les gares et qui tâchait les doigts.
On avait avec Libération un rapport amoureux, passionnel, qui nous mettait constamment en état réactif, rebondissant d'indignations en excitations.
Les évolutions technologiques, dont, au premier chef, l'arrivée d'Internet, ont rendu obsolètes les fameuses petites annonces"Chéri(e)s" où chacun pouvait trouver de quoi emplir son cœur ou, à défaut, son lit.
Les annonces du "Nouvel Obs'", aussi, qui admettaient, en des temps répressifs, qu'un "h. cherche un h." ou qu'un "couple ch. couple", sont réduites aujourd'hui à peau de chagrin, ce genre de rencontres se faisant dorénavant en quelques clics sur les sites spécialisés.
Libé est entré aujourd'hui dans une autre phase, mais reste, même s'il a rosi, le seul organe de gauche "grand public".
En ces temps d'asservissement des médias au pouvoir, ce journal est indispensable et nous nous devons de l'acheter.
Il serait judicieux toutefois d'y insérer une ou deux pages locales qui éviteraient d'acheter le Parisien ou Nice Matin à qui veut s'informer des évènements de la ville.
A part ça, beau journal avec un vrai "contenu".

La nature en a horreur.


Hier, le vide.
Ce salaud de virus qui traîne en nos contrées a failli m'avoir : c'est une sorte d'avant-garde de la grippe qui vous rend flagada et qu'il faut combattre dès qu'il se manifeste.
Je ne sais si j'en ai eu vraiment raison, mais là, j'arrive à transcrire ma pensée via le clavier ; ce que je fus bien incapable de faire hier à ces heures.
Un soleil froid éclaire mon balcon sans parvenir à se frayer jusqu'à ma table de travail/déjeuner/dîner.
J'écoute "Il primo omicidio" d'Alessandro Scarlatti ; c'est un oratorio baroque où, vous l'aurez peut-être compris, on chante (divinement !) le premier homicide de l'histoire perpétré par Caïn sur son jeune frangin.
C'est beau.
C'est fou le nombre de gens sans religion qui adorent la musique sacrée.
Et la profanent : j'entends "la rendent profane".
Ainsi, l'autre soir dînant, nous avions le Requiem de Fauré en fond sonore et ce fut serein.
Chez mes amis du restaurant Illios, pour lesquels je "compile" parfois, on ose passer les Cantates pour alto de Bach à l'heure du déjeuner.
Quand ils cesseront de passer Patricia Kaas avec son très mauvais "Piano Bar", la partie, de longue haleine, sera-t-elle gagnée ?
Je vais reprendre un Efferalgan : je me sens sur le point de délirer.

dimanche 14 octobre 2007

samedi 13 octobre 2007

La rumeur...

Source : "Rue89"

Moment musical.

Quand musique et danse se marient pour le plaisir des yeux et des oreilles !

Du langage nouveau en politique.

La langue française telle que la parle le président est celle qui se pratique dans le "showbiz" ou dans la pub.
Lire ici, c'est intéressant : http://www.liberation.fr/actualite/politiques/284397.FR.php

vendredi 12 octobre 2007

Encore BHL, mais en D.S.

L'indispensable Daniel Schneidermann ne lit pas cette gazette.
Pourtant, nous avons la même perception de la prestation radiodiffusée de Bernard Henri Lévy l'autre matin sur Inter :
http://www.liberation.fr/rebonds/chroniques/mediatiques/284151.FR.php

jeudi 11 octobre 2007

Quelle journée !

Il y a des jours comme ça où l'actualité s'emballe.
Outre (au) l'affaire Clearstream où Villepin flingue Nick Sark à l'arme lourde, mouillant en passant Chirac, Fadela Amara dit avoir été blessée par Devedjian (un récidiviste) mais rassurée par le gentil Fillon : ouf, on est content pour elle !
Macias proteste, Cécilia s'est cassée, et Cambadélis veut convoquer Khadafi dans le cadre de la commission d'enquête sur les conditions (tarifaires ?) de la libération des infirmières bulgares.
Reportez-vous à vos sites d'infos préférés : aujourd'hui, c'est Byzance !

Nouveau et intéressant (laï, laï, laï).

Le chanteur Enrico Macias vient de réaliser qu'il avait soutenu un homme politique de droite.
Qui a dit "quel con !" ?

Couple présidentiel : clap de fin ?

Ce n'est pas la nouvelle qui me sidère : c'est l'attitude de la presse française attendant le feu vert des services de presse de l'Elysée qui me révolte.
C'est le quotidien helvétique "La tribune de Genève" qui balance l'info :

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/medias/20071011.OBS9225/la_tribune_de_geneve_ditque_le_couple_est_deja_separe.html

Haro sur le cannabis !

Le gouvernement a décidé de durcir la loi réprimant l'usage du cannabis, annonçant une répression accrue : les 500.000 consommateurs quotidiens n'ont qu'à bien se tenir.
On peut être surpris de cette attitude nouvelle, alors que la dé pénalisation (prônée notamment par Kouchner !) était au cœur du débat il y a encore quelques mois.
Je suis, pour ma part, circonspect, ayant observé à quel point la consommation régulière de la substance peut mener à l'abrutissement des sujets les plus fragiles, j'en ai apprécié néanmoins les bienfaits en circonstances festives, ma nature m'inclinant cependant à une modération certaine.

Pour la détente, voyons les ravages de la plante vénéneuse sur ce pompier, intervenant pour éteindre un incendie dans une propriété où on la cultive illicitement :

Comme une chanson populaire.

J'ai lu, hier, dans les yeux d'un interlocuteur, combien il est malaisé pour moi d'être crédible quand je donne mon avis sur la qualité d'un spectacle, de chansons en particulier.
Le fait d'avoir beaucoup donné de ma personne dans ces métiers rend suspecte d'aigreur contenue toute déclaration négative envers tel ou tel.
Quand on me connaît un peu mieux, on m'accorde le bénéfice de la prescription : il y a plus de vingt ans que j'ai quitté ces eaux-là et je pense pouvoir revendiquer le droit à être spectateur, à défaut d'expert.

Le chanteur -de talent, hein !- qui occupait ce que l'on appelle une "scène alternative" hier soir, s'extasiait du nombre de spectateurs venus l'applaudir, soit à peu près 150 personnes, constatant que c'était le nombre qu'il avait atteint en plusieurs jours lors d'une précédente prestation parisienne.
A cet énoncé, je ne pus m'empêcher de ressentir, mêlés, respect, admiration, effroi.

Entre un"show" démesuré à la Polnareff et le récital-veillée (je n'ai pas dit funèbre) d'un Sarcloret (c'était lui, hier) il y a un gouffre empli de dollars, de sonos puissantes et bien réglées, d'accompagnements orchestraux "up to date", d'effets de lumières impressionnants et... de salles combles.
Nos centres culturels regorgent de ces artistes subventionnés de près ou de loin grâce à une exception culturelle si enviée par delà nos frontières mais bien fragile en ces temps de libéralisme revanchard.
Le régime spécial (!) des intermittents du spectacle assure, pour l'heure, la survie de ces artistes "en marge", mais pour combien de temps encore ?
La reprise en main du service public (voir actuellement le feuilleton France 2), la disparition progressive sur les ondes de la diversité entraîneront à brève échéance une standardisation de l'offre en fonction de la demande supposée (ou réelle, c'est à craindre !) de ce que l'on appelle le grand public.

Le concert d'hier soir, j'y reviens, ne pouvait que susciter ma réflexion : en première partie, un chanteur qui brandit sa spécificité sexuelle en étendard (quel courage !) harangue son public acquis transformant son tour de chant en meeting d'Act Up.
Soit.
Il y a longtemps que je me méfie de qui me (et se) caresse dans le sens du poil : un soupçon d'anti-parlementarisme, une dénonciation des agissements de Boutin et de Vanneste (un député homophobe) et, bien sûr, une charge anti-Sarko/FN, relèvent de la facilité, voire de la démagogie, et j'ai la réaction (!) de penser qu'un troubadour peut le faire, mais en chansons et avec subtilité.
Mais pour cela, il faut une sacrée dose de talent : n'est pas Leforestier qui veut.
Qu'un artiste chante sa sexualité "différente" est en soi fort louable ; on aimerait qu'il nous chante amour et tendresse, qu'il érotise, même, ses couplets : ici, nous n'avons droit qu'à un éloge de la "collectionnite" qui ne peut rendre le personnage sympathique.

Enfin, après cette "américaine" trop longue, malgré de fréquents regards élégants sur la montre bracelet, et une deuxième partie qui aurait gagné en élagage d'une bonne demi douzaine de titres, on sort de la salle (la Reine Blanche, fort beau lieu) en état de perplexité.
On se dit, tout en se maudissant parce qu'on a été aimablement invité, qu'une veillée autour d'un feu de cheminée eût été mieux adaptée, que, décidément, il faut savoir finir un spectacle (école Lederman !) et que 2h30 de guitare-voix, c'est bien long (pour un pianiste ?).
On regagne son salon où l'on hésite devant son "mange disque audio" (expression suisse) :
Ferré ou Sheila ?

mercredi 10 octobre 2007

Smoking.

Pour lire les dernières chroniques de Pierre Marcelle, l'incorrect de Libé :
http://www.liberation.fr/rebonds/chroniques/smoking/

Remaniement ministériel : enfin du nouveau !

mardi 9 octobre 2007

Les 6 jours du BHL.


C'est toujours ainsi quand B.H.Lévy sort un nouvel ouvrage (fort souvent, donc) : il se répand sur toutes les émissions télé et radio possibles et dans toutes les gazettes.
Je me fais avoir à chaque fois (voir mon précédent billet sur le sujet) puis, au fur et à mesure de ses interventions en rafale, je vois les choses différemment.
On me rétorquera que le propre du philosophe est de questionner celui qui le lit ou l'écoute.
C'est réussi : ce matin, sur Inter, l'homme fut brillant, incisif, excellent comme toujours.
Il faut toujours se méfier de la facilité et de ceux qui se croient autorisés à émettre des sentences qu'ils érigent, par leur faconde, en vérités absolues.
Nous devons, en fait, faire le tri dans ces logorrhées où la clairvoyance le dispute à des intentions pas toujours innocentes.
On n'achètera pas le bouquin, puisqu'à la faveur de cette occupation du terrain médiatique on en aura saisi la quintessence : la gauche est un grand corps malade que seule la création d'un grand parti démocrate à l'américaine pourrait faire renaître de ses cendres encore fumantes.
On voit très bien le dessein : l'auteur n'imagine d'autre solution qu'une alliance du PS avec le Modem (admirez la nunucherie du terme !) de Bayrou, dont on sait bien, pourtant, que la seule ambition est de flinguer le PS et dont la seule raison d'être est de servir l'ambition présidentielle de son leader.
Admirateur des USA, le mec à la Dombasle voudrait donc que la France s'américanise, ce en quoi il n'est pas éloigné d'un président qui doit souhaiter à peu près le même schéma.
Attention, l'écrivain philosophe ne dit pas que des conneries : quand il pointe les "salopards qui, après avoir soutenu Royal quand elle pouvait gagner, la mettent à la poubelle après la défaite, il réussit à provoquer en moi une indignation matutinale mais vigoureuse.
On conclura que ce diable d'homme est décidément "très fort" comme on le dit d'un autre diable dont la femme s'habille en Prada.
Et c'est bien ça qui me chiffonne.

Court métrage.

lundi 8 octobre 2007

dimanche 7 octobre 2007

Le Coq meilleur que le lapin...

Du pain et des jeux.

Pour les jeux, y'a tout ce qu'y faut.
Pour le pain, ça va être de plus en plus dur.









Sinon, c'est dimanche, et le dimanche, je travaille, moi, môssieur.

A demain.

vendredi 5 octobre 2007

Etre de gauche.


Pierre Mendès France



Etre aujourd'hui socialiste, c'est devoir répondre presque chaque jour à des interlocuteurs préoccupés uniquement de savoir "qui".
Les questions de personnes reviennent en boucle comme un refrain de chanson matraquée.
Et chacun de te citer un "jeune" socialiste avec lequel, à coup sûr, il va falloir compter : Hamon, Gorce, Hammadi, Valls ; ou de jouer les prophètes en imaginant une alliance Ségo/Delanoë, en prédisant un éclatement du PS dont une partie s'allierait aux "centristes" et l'autre, minoritaire, aux anti-libéraux.
D'autres rêvent d'un grand parti de la gauche qui irait du PRG (un groupuscule) aux franges (faut pas exagérer !) des partis "révolutionnaires" : qu'ils en parlent à Krivine, et ils mesureront le chemin.
Personne ne vous parle des idées, des valeurs de la gauche, de l'idéal, de l'utopie, de l'histoire commune, des conquêtes sociales que la droite revancharde au pouvoir veut mettre à bas.
Une fois de plus, ce sont ces intellectuels que les réacs de tout acabit haïssent tant, qui vont sans doute forcer à la réflexion : on peut détester BHL (un homme qui a pour compagne Arielle Dombasle ne peut qu'être suspect), mais la sortie de son nouveau livre génère un débat d'idées (enfin !) sur le devenir de la gauche française.
Abonné (par principe ?) au Nouvel Obs depuis des années, j'en lis surtout le supplément parisien et Télé Ciné Obs que je trouve "remarquable" comme dit l'autre.
Hier nuit, la lecture des extraits de l'ouvrage de Bernard Henri (c'est un pote !) et des réactions qui suivent, m'a littéralement passionné.
Il y explique notamment comment il a éconduit Nick Sark qui tentait de le rallier à sa candidature, à un moment où beaucoup de ses éminents collègues décidaient d'aller à la soupe, si populaire.
Rien que pour ça, j'arrêterai d'engueuler Sonia, au resto où j'ai mes habitudes, quand elle passe les dernières vocalises latino de l'Arielle.
à suivre

jeudi 4 octobre 2007

Grande et petite musiques (2).

Du piano-forte, l'ancêtre, au piano moderne, Duchable, avec la célèbre "Campanella"de Paganini-Liszt, fait une démonstration à la portée de tous.
Illustration sans appel de ce que j'écrivais ci-dessous.

Grande et petite musiques (1).

Dans la salle "Glenn Gould", à l'Atelier Musical, j'ai apposé une affichette qui proclame :
"La grande musique, c'est pas plus grand que le trou d'une oreille."
La phrase n'est pas de moi : je l'ai relevée dans la rue, tagguée sur un mur de la capitale.
Au hasard d'une conversation, un élève me disait l'incompréhension que suscitait, chez ses copains, le fait qu'il écoute, chez lui ou sur son baladeur, de la musique "classique" et que, devant cette incompréhension, il préférait garder cette passion en son jardin secret.
Il avait l'impression de passer soit pour un frimeur, soit pour un "ovni".
Voilà donc où nous en sommes, et je lui conseillerai de citer la phrase graffitée de l'affiche.
Nous convînmes néanmoins que l'interprétation d'un Mozart ou d'un Chopin était un outil de séduction imparable.
Il y a donc encore des "jeunes filles en fleurs" pour apprécier le jeu des "pianistes-ovni" !

Faits divers.

Un lecteur assidu (il y en a !) me demandait hier soir au téléphone, si, vu l'article d'hier concernant l'accident de la circulation sous mes fenêtres, je comptais ouvrir une rubrique "crottes de chiens écrasées".
A mon interlocuteur interloqué, je rétorquai* que non, bien sûr, je n'avais pas l'intention de créer un journal de quartier, mais que l'accident m'avait quelque peu tourneboulé.
Vus et entendus la puissance du choc, le vacarme, j'ai vraiment eu peur pour le chauff(eur)(ard? qui avait, en toute vraisemblance, confondu frein et accélérateur.
Pour les résultats du concours de pétanque de Vallauris, comme par le passé, reportez vous à votre Nice Matin favori.

* Tout est musique.

mercredi 3 octobre 2007

C'est arrivé en bas de chez moi :


Plus de peur que de mal pour cet automobiliste et les clients de la pharmacie défoncée par l'ex-voiture du conducteur qui a perdu, semble-t-il, le contrôle de son véhicule.
Le monsieur, un peu choqué, n'a pas une égratignure.
La vitrine de la pharmacie est à refaire.

Sécurité routière.

Feux rouges grillés, dépassement de la vitesse autorisée, circulation à contresens, emprunt des couloirs de bus : sur cette vidéo, "autoplus" a pisté les voitures officielles de ceux qui nous gouvernent.
Edifiant : http://www2.autoplus.fr/automobile/video/ministres/video.html

Vois, ris !


Bon, je vous accorde que ce n'est pas fin, fin, fin ; mais ça prouve que la campagne des municipales a commencé.

mardi 2 octobre 2007

Les Voilà : "La reine de la nuit".

Je peux, moi aussi, être ridicule : avec Tatiana, nous avons eu beaucoup de plaisir à créer cette inoubliable "vignette".
Allez au lien et cliquez sur la flèche du "player" :
http://lederman.fr/jukebox_fiche.php?id_contenu=445&num=&id_artiste=6&id_categorie=1&mot_cle=

Cîrcônspêct.

Firefox m'a installé son correcteur d'orthographe.
J'ai l'immodestie de vous informer que j'en ai fort peu l'utilité : d'école primaire en lycée, j'ai eu la chance d'être doté de ce que l'on appelle l'orthographe naturelle et d'un maniement instinctif de la grammaire dont je serais pourtant bien incapable de vous citer la plupart des règles de base.
Le "correcteur" aimablement fourni par Firefox présente un gros défaut : il ne connaît* pas les accents circonflexes et souligne tous les mots qui en sont pourvus, si bien qu'il introduit le doute à chacune des utilisations des mots en question.
Ce qui me contraint à avoir recours à un bon vieux dico pour vérifier que j'ai raison ou tort de chapeauter certaines lettres.
Je crois savoir qu'il est question de supprimer purement et simplement ce très joli petit chapeau de notre littérature.
Le débat est ouvert.

* Firefox me souligne ce mot dont le i, pourtant, doit être coiffé de l'accent en question.
Par contre, le logiciel ne trouve rien à redire quant à l'orthographe fantaisiste du titre de ce billet.
Allez comprendre !

L'ignominie de M.Mariani.

Mariani, député du Vaucluse, s'est toujours distingué par ses positions ultra-droitières.
Il fut l'un des anti-pacs les plus acharnés, il est (forcément) anti-avortement et s'était rendu célèbre par la bataille qu'il mena contre les "free parties", prônant notamment la confiscation du matériel son à défaut de pouvoir mettre tous ces jeunes forcément drogués dans des camps de rééducation.
On ne s'étonnera pas que ce soit ce sympathique élu UMP qui soit à l'origine de l'amendement "adn" actuellement examiné par le sénat.
Ce qui est plus surprenant, c'est que les "vieux croûtons" de la haute assemblée ruent dans les brancards : même le sénateur Pasqua tempête en héritier de la résistance contre un procédé qu'il assimile aux théories nazies, rien que ça !
Si l'amendement est justement "retoqué" (nouveau mot à la mode chez les journalistes), on le devra donc à une alliance entre progressistes et caciques réacs pour une fois bien inspirés.
Si les investigations à partir de l'adn représentent un réel progrès en matière de recherche criminelle (pour retrouver le voleur d'un scooter, c'est super aussi !) on pourra s'inquiéter fort justement des dérives dont cet amendement scélérat est un exemple édifiant.
Qu'Hortefeux, exécuteur des basses œuvres de qui vous savez soit désavoué serait une preuve que ce pays n'est pas encore devenu tout à fait dingue.

lundi 1 octobre 2007

Nouvelles de l'étranger.

C'est une enclave en Ile de France, un peu comme le Vatican en Italie, un petit état appelé Neuilly sur Seine.
Cette principauté où rien, pas même les "bruits et les odeurs" d'une famille logée dans le "social", ne vient troubler la quiétude des autochtones, vient de donner un président à la France.
Lequel voudrait bien confier les clés de la cité à son dauphin putatif, un certain David Martinon, formaté d'ores et déjà en Sarko-bis.
Mais hier soir, Neuilly sur seine a connu sa première révolution de l'histoire : incroyable, mais vrai, malgré la visite de Bip Bip, les militants de l'UMP ont osé protester contre le parachutage de Monsieur le Dauphin.
Dans une ville qui, depuis la nuit des temps vote à droite dans des proportions "soviétiques" (!), la fronde de ces gueux (certains, paraît-il, ne paient pas l'I.S.F.) constitue un crime de lèse-majesté qui laisse pantois.
Ah ça ira, ça ira !