Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)

samedi 30 juin 2007

Le jeune et le vieux maître/Kissin vs Karajan

Karajan détestait les "enfants prodiges" : ici, il est littéralement bluffé par le petit Kissin (13 ans) dans le fameux concerto N°1 de Tchaikovsky.

evgeny kissin joue La Campanella de Paganini/Liszt

Mercredi dernier, j'ai projeté à mes élèves le film "Evgeny Kissin, The gift of music" à la gloire du prodige russe.
Le morceau que voilà les a impressionné.
"La Campanella" est l'oeuvre de Paganini, violoniste virtuose de l'époque romantique : cet artiste provoquait l'hystérie des "groupies" partout où il se produisait, comme nos rockstars d'aujourd'hui.
Le pianiste et compositeur Franz Liszt n'était pas en reste : ses prestations faisaient se pâmer les dames de la haute société.
On lui prête ne nombreuses liaisons féminines, ce qui ne l'empêcha pas, en fin de vie, de devenir ... l'Abbé Liszt !
Liszt est l'un des maîtres du piano : beaucoup de ses compositions sont redoutables et ont eu raison des articulations et des muscles de nombreux pianistes.
Ses partitions les plus célèbres sont sans doute les "Rapsodies Hongroises" et cette "Campanella".
Liszt, harmoniquement, annonçait Wagner dont il devint le beau-père : le génie de Weimar épousa en effet Cosima Liszt.
Le hongrois composa une oeuvre orchestrale célèbre : "Les préludes" qui furent amplement utilisés pour les cérémonies gigantesques du IIIème Reich !
Son oeuvre ne se limite pas aux morceaux de virtuosité pianistique : il a écrit de très belles pages teintées de mysticisme comme les "Sonnets de Pétrarque".
J'ai joué, en période de jeunesse, des études de concert et me suis amusé à jouer sans jamais la travailler vraiment la fameuse Rapsodie Hongroise N°2, une tuerie !
La meilleure version, à mon goût, des Rapsodies est celle du hongrois (of course !) Georges Cziffra qui connut, grâce à elles, un succès mondial dans les années 50/60.

Interlude

vendredi 29 juin 2007

Salut Pascale !

"En aparté" s'en va.
C'était aujourd'hui la dernière d'une des émissions les plus intelligemment menées du paysage audiovisuel.
En voix "off", Pascale Clark a su, pendant six ans, tisser un lien ténu entre elle, les invités et le spectateur.
Merci.

Schneidermann

C'est vendredi, c'est Schneidermann :
http://www.liberation.fr/rebonds/264156.FR.php

L'élégant Monsieur Devedjian


Comparini
envoyé par TDLYON

jeudi 28 juin 2007

Rachmaninov plays Rachmaninov: Prelude in G minor

Rachmaninov par lui-même.
Le compositeur fut un immense pianiste.

Gala socialo au Caveau

Hier soir, Christophe Caresche avait invité les militants du 18ème arrdt. au Caveau de la République pour une soirée exceptionnelle de "remerciements".
En ces temps troublés pour le PS, le député et adjoint au Maire de Paris a voulu un rendez-vous "différent" avec ses soutiens.
Dans son "speech" en prologue, il a eu la gentillesse de parler de notre "amitié" et, surtout, de faire référence à l'Atelier Musical dont il a souligné l'importance dans le quartier.
Il eut aussi le bon goût de faire court et de laisser le champ libre au spectacle : malgré l'absence de Gustave Parking, souffrant, la représentation a été un énorme succès.
Perrin fut à son meilleur, Détroit, excellent, égal à lui-même, et Paul Adam a su, en virtuose, tirer parti de l'arrivée impromptue de Daniel Vaillant.
L'ancien Ministre de l'Intérieur s'est visiblement "éclaté" tout au long du spectacle et, tout guilleret, nous a félicités à l'issue de celui-ci.
Le mot de la fin revient à une militante qui m'a dit : "c'est pas souvent qu'on a l'occasion de rire tous ensemble" !
Par les temps qui courent, c'est sûr.

J'aurais aimé la présence sur scène de Lobo et Mie qui auraient fait un triomphe.
Les gars, vous vous installez quand à Paris ?

Les allemands et la scientologie : Nein !

Le comte Stauffenberg auteur principal de l'attentat manqué contre Hitler



Si Tom Cruise, VRP de l'église de scientologie, est reçu en France dans nos ministères par un futur Président de la République, nos voisins allemands n'ont pas la même mansuétude à son égard.
Il y a, là-bas, un tollé déclenché par le projet cinéma dans lequel l'acteur américain incarnerait Von Stauffenberg, l'un des conjurés qui, le 20 juillet 44, tentèrent d'assassiner Hitler.
Les allemands (y compris et surtout les démocrates-chrétiens) refusent que le scientologue déclaré entre dans la peau du héros.
Les descendants du comte sont parmi les plus virulents à manifester leur désapprobation.
La secte a beaucoup de mal à pratiquer son entrisme habituel en Allemagne où une commission observe à la loupe ses agissements de façon permanente.

mercredi 27 juin 2007

Enterrement de vie de comique


Non, ce n'est pas Bill Murray jeune en stand up dans un cabaret louche du "Bronx".
L'ami Olivier Mag donnait, hier soir, à l'Atelier Musical, un "show case" (une démo, quoi) de son nouveau "one man show" devant une dizaine de personnes, avant de le montrer, mardi prochain, au "Petit palais des glaces".
Entre humour bretonnant et performance à l'américaine (on sent des influences de bon aloi du côté des "Sammy Davis" et autres "Jerry lewis"), le spectacle d'Olivier, même s'il a besoin de quelques réajustements (scories à virer, ordre des sketches à modifier), génère une hilarité permanente, séduit par les qualités d'homme de scène de son auteur qui sait se faire crooner, pianiste élégant ou survolté, pourfendeur de ces "stand up" à la mode où le néant sert de matière (cherchez l'erreur) à des "artistes" qui se sont dit un matin en se brossant les dents "et si, moi, aussi, je devenais célèbre et plein de tunes ?".
Je retiendrai un sketch tout frais, en devenir, dont nous eûmes la primeur, mettant en scène un"colleur d'affiches de Sarkozy", absolument irrésistible, le grand retour de la star italienne de San Remo, Vittorio Bracci, vue autrefois dans l'Eurovision des "Voilà !", la chanson de "Terre Vent et Feu" et ... n'en dirai pas plus tant le spectacle vaut d'être découvert en se laissant surprendre.
Si vous voulez voir Olivier mardi prochain, contactez moi très vite, le nombre de places est limité.

Mardi chômé

"Tiens ? t'as rien écrit, hier !"
"Alors, qu'est-ce-tu fous ?"
Ce sont les réflexions de deux fidèles lecteurs en réaction à mon silence d'hier.
Lundi soir, repas avec les profs de l'Atelier suivie d'une virée avec les mêmes dans un bar du Marais (si !), appelé "ze bar" (imagination et humour).
Retour at home à des heures indûes et journée entre parenthèses où, joie !, j'ai erré dans l'appartement remettant à aujourd'hui tout ce que j'aurais dû faire.
J'ai revu "Elephant" de Gus van Sant, film essentiel sur la tuerie de Columbine en crescendo inexorable et découvert "Broken Flowers" de Jarmush avec un Bill Murray qui s'applique tellement à sous-jouer qu'il en devient irritant : film sans grand intérêt, si ce n'est qu'on y aperçoit Jessica lange et Sharon Stone qui ne sont pas rien.
Film idéal néanmoins pour un après-midi de rien, quand, dehors, Paris survit sous un ciel opaque.

lundi 25 juin 2007

Télé-poubelle

Installateur de tout-à-l'égout


Lors de l'arrivée de "Loft Story" sur M6, Patrick Le Lay, vendeur de temps de cerveau disponible pour Coca Cola, avait déclaré que Tf1 ne sacrifierait jamais à la télé-poubelle.
Or la chaîne gouvernementale privée nous sert depuis samedi une version en resucée de l'émission de télé-réalité rebaptisée "Secret Story".
Merci au zapping de Canal+ qui m'a permis de voir, ce midi, quelques extraits de cette "émission" de matières polluantes voire fécales.
Si la France ressemble à sa télé, quand je serai à l'étranger je dirai aux autochtones que je suis belge.

dimanche 24 juin 2007

Cabu : franchise médicale

J.Hunter : Jésus Christ m'a tuer





TROP BEAU ?
Etrange carrière que celle de l'acteur américain Jeffrey Hunter (1926-1969) : démarrage en trombe dans des thrillers ou des westerns (il incarne l'un des frères James dans "Le brigand bien aimé" de Nicholas Ray et accompagne J.Wayne dans "The searcher" ci-dessous) jusqu'en 1961 où il est le Christ dans le "Roi des rois" du même Nicholas Ray, somptueux film biblique dans la veine d'un "Ben Hur" où Ray mêle à des propos religieusement corrects une vision "politique" surprenante de l'époque où se situe le récit.
Beau, Hunter est ici sublimé par le rôle de Jésus qui, bizarrement, mettra un coup de frein à sa prometteuse carrière.
Après, ce ne sera qu'une succession de films de série B, et de nombreuses panouilles à la tv, notamment dans la première mouture de la série "Startrek".
Hunter mourra jeune mais usé à l'âge de 43 ans.
Amis comédiens, n'acceptez jamais le rôle maudit de Jésus Christ : ça tue prématurément !

Quel est le plus beau film du monde ? (17)





"The searcher" (La prisonnière du désert), c'est mieux qu'un western : un film universel.
Narration, mise en scène, psychologie des personnages, technicolor incandescent, en font à mon sens l'un des dix plus beaux films de l'histoire du cinéma.
Indispensable.
Ce soir, je redécouvre "Rio Bravo" dont je pourrais dire la même chose.

Tic tac tuc tuc, tuc à toute heure


Je constate avec ravissement que les "Tuc" ont à nouveau la côte : sur youtube ou dailymotion on peut trouver des vidéos de concours d'ingurgitation de ces précieux cracker's.
Le slogan en titre de cet article hautement inutile a ponctué les tranches horaires des radios périphériques dans les années 70, quand j'attendais, notamment, l'émission de Frank Lipsick sur RMC où l'on n'écoutait pas que de la variété française.
C'est là que je découvris, par exemple, la "Bohemian rapsody" de "Queen", un "must" pour moi, à l'époque, ou le "Music" de John Miles dont je joue encore des extraits au Caveau.
Ce sont des copains qui ont rapporté des Tuc pour l'apéritif dernièrement : la vue du petit paquet jaune a fait jaillir mille réminiscences, car les petits biscuits tout en sel (c'est diététique au plus haut point !) étaient à l'époque sur toutes les tables basses.
Aujourd'hui, il existe une version "sésame" : ne doutons pas que le nouvel engouement pour ce produit fera germer quelques idées dans le cerveau de nos experts ès marketing et qu'ainsi, hélas, le Tuc perdra sa qualité première : un rectangle de sel avec un peu de farine cuite.

samedi 23 juin 2007

Méthodes d'un autre temps

Quand Fillon fait recadrer une photo dérangeante :
http://www.liberation.fr/actualite/ecrans/262858.FR.php

Chirac en prison ?

La justice rattrape l'ancien Président (avec le récent recul, certainement le plus mauvais de la Vème).
Dernier, ou presque, des politiciens "à l'ancienne", Chichi a vécu pendant un bon demi-sicle sous les ors (et aux frais) de la République.
Clearstram (il ne veut pas y aller), emplois fictifs, frais de bouche ..., l'ancien chef de l'état

Je hais internet explorer


De Lazareff à Morandini ...

J'écris un long article sur ce qu'est devenu "France Soir", autrefois grand titre de presse sous la férule de Pierre Lazareff, puis flingué peu à peu par des Philippe Bouvard sans vergogne, aujourd'hui devenu torchon agressif de laideur, de couleurs saturées immondes, de chroniques pipeules made in Paul Wermus ou Morandini de goguenots.
Et comme souvent apparaît à l'écran le redoutable message : internet explorer a rencontré un problème et doit fermer.
Je ne fais même plus suivre le rapport d'erreur.
Saloperie !

Grandeur et décadence

Au milieu de l'après-midi sur la plage de la Salis à Antibes, au milieu de ce brouhaha en mix de cris de mômes, de mouettes, de klaxons, de sirènes de bateaux et de poste à transistors (on disait simplement "un transistor"), à heure pile débarquait le monsieur à la casquette siglée, aboyant : "demandez France Soir ! demandez France Soir !", toujours 2 fois, suivies d'une pause, toujours de même durée, orchestrées savamment pensai-je, dûes sans doute à l'habitude, à l'automatisation vocale, suis-je enclin à penser aujourd'hui.

Nous, France Soir, on l'achetait jamais : d'une, on avait pas de sous, de deux, on avait acheté Nice Matin ... le matin, et de trois, le paternel disait que c'était un journal de parigots.

Je ne sus que longtemps après qu'à cette époque le quotidien du soir bouillonnait sous la férule d'un grand homme de presse, Pierre Lazareff, l'un des producteurs de l'historique "Cinq colonnes à la une" à la télévision, émission dont on n'aurait manqué un numéro sous aucun prétexte.

L'autre soir trainait dans la loge du Caveau de la République un exemplaire du France Soir d'aujourd'hui.

On affirme, dans les milieux journalistiques et ailleurs, que c'est l'incomparable Philippe Bouvard qui est responsable de la déchéance du titre, aujourd'hui aux mains de gougnafiers qui en ont fait le plus crade des torchons.

Laid, vulgaire, avec ses photos saturées, ses titres racoleurs, ses chroniques morandinesques, sa mise en page visant à "guider" un lectorat supposé d'esprit simple, ce truc n'est même pas l'ombre de lui-même : il est le "rien" absolu dont on se demande qui peut bien l'acheter (à part ce camarade artiste dont je tairai le nom avec ce qu'il me reste de notions de charité chrétienne).

Pourquoi payer ce que monsieur Bolloré, avec son "Direct Soir", offre généreusement aux foules s'engouffrant à cinq heures dans les bouches de métro ?

A J.Pierre, notre "M. Sécurité" congolais, qui le parcourait l'autre soir, je demandais pourquoi il lisait cette chose, ce à quoi il me répondait en toute logique "on me l'a donné, alors je le lis".

Je lui fis remarquer que si on le lui donnait, c'est que ça ne "valait" rien.

Je me demande pourquoi "France Soir", qui se veut "Sun" à la française, n'est pas gratuit.

Et, surtout, pourquoi il existe.

vendredi 22 juin 2007

Découverte


Qu'elle est italienne la musique de Charles Avison, compositeur anglais (1709-1770) émule de l'immense Domenico Scarlatti !
Je découvre cet enregistrement (Diapason d'Or tout de même !) par l'ensemble Café Zimmermann et c'est tout à fait surprenant.
Ces Concerto's in Seven Parts sont joués (cordes et clavecin) avec une vitalité et un "son" peu communs par ce groupe français soutenu (et c'est bien) par la Région Haute-Normandie et le Ministère de la Culture (de l'époque : ça date de 2002 !).
C'est écoutable à tout moment de la journée, au petit-déjeuner, à midi, entre chien et loup...

Ségo en roue libre

Je l'ai soutenue à fond sans être "ségomaniaque".
Ca ne m'empêche pas d'être sidéré par ses propos d'hier : qui aimerait avoir été pris pous un con ?
Un longue période de réflexion politique s'ouvre à moi.

Mercredi prochain, les militants socialistes du 18ème fêtent la victoire de Christophe Caresche au Caveau de la République.
Et c'est pas parce que Christophe est mon pote qu'on va pas les soigner !
Quant à Sarko ...
J'en jubile d'avance !

C'est chronique.

Je chronique quelquefois les films vus sur un site-forum de home cinéphiles.
La dernière :

Titre français : "Au milieu des légendes coulent des rivières murmurant à l'oreille des iceberg.
Au cœur du Montana sauvage, William Ludlow (Anthony Hopkins) élève seul ses trois fils Alfred (Aidan Quinn), Tristan (Brad Pitt) et Samuel (Henry Thomas). L'arrivée de Susannah, (Julia Ormond) la fiancée de Samuel qui incarne les valeurs modernes de l'Est, va attiser les passions au sein de ce clan jusqu'ici exclusivement masculin.
En super bit, ch'est bô !
La fnac nous dit que les méchants critiques ont été très injustes avec ce film de 1994 qu'elle compare au "Geant" de Georges Stevens qui, s'cusez moi, est un lourd pavé indigeste où le mythique James Dean ne prouve pas qu'il eût pu devenir un jour un grand acteur. Edward Zwick est un réalisateur hollywoodien tout juste honorable, qui nous a donné récemment un "Blood Diamond" de bonne facture (avec, devinez qui ? Leonardo Di Caprio !), s'illustrant surtout en producteur ("Traffic" de Soderbergh, hautement recommandable). Dans cette fresque, toute entière vouée à la beauté d'un Pitt en pleine jeunesse (que l'on préfèrera sans doute, vieilli, dans le "Babel" d'Inarritu), on met le paquet pour faire monter le ketchup mélodramatique, espèrant peut-être atteindre l'émotion des "mélos" de Douglas Sirk, la puissance lyrique d' Autant en emporte le vent (mais si !) tout en visant ostensiblement du côté du tiroir-caisse.
Caresser le spectateur dans le sens de son poil le plus conventionnel semble être la seule préoccupation des "auteurs" de ce livre d'images léchées à en faire pâlir tous les Lelouch de la planète.
Histoire tirée par un cheveu (voire une dent), gros plans à profusion sur le moindre pore de la peau du héros juvénile (les épreuves le rendent encore plus beau !), insupportable Anthony Hopkins cherchant visiblement à mettre une statuette sur sa cheminée, musique répétitive d'un James Horner qui s'exerce, c'est flagrant de similitude, pour un "Titanic" à venir, morale très "américain de gauche" ("Santini-Morin-Leroy" en nos contrées) où, en bonne conscience, on dénonce pêle-mêle mais en pointillés le génocide indien, les ravages de la prohibition, la collusion entre voyous et politiciens, la guerre "gross malheur !", bref, déluge de bons sentiments aussi écoeurants qu'un brownie industriel, ce "Légendes d'automne" procure néanmoins, c'en est malsain, un plaisir (culpabilisant, certes) que d'aucuns qualifieraient de "bonne soirée de cinéma", où l'on pourra se complaire grâce au "Superbit" (boîtier en métal, svp !) acquis à un prix dérisoire dans une solderie de Saint Lazare, sans espèrer, néanmoins, le moindre miracle.
Ah oui : son DTS (le film sortit en SDDS 8 canaux ... lacrymaux) et cadre 1.85:1
J'ai acheté aussi dans cette solderie un coffret avec "Birdy-Midnight Express-Philadelphia", "Presque rien" (avec garçons sensibles !) et "Traffic".

jeudi 21 juin 2007

Roublard

C'est le titre de l'édito de Joffrin dans le "Libération" du jour, qualifiant le discours de Sarkozy interviewé par PPDA et Claire Chazal ( visiblement obsédés par la crainte de sombrer dans la flagornerie) hier soir sur la chaîne Bouygues.
Bon titre qui pourrait finalement se suffire à lui-même : c'est exactement ce que je pensais en écoutant le Président s'expliquer (mal, mais avec quel brio tout en vulgarité maîtrisée !) sur la TVA "sociale" ou la "franchise" sur les soins médicaux.
Roublard, oui, le bonhomme, ce qui, apparemment, fait plaisir à nos compatriotes, toujours prêts à pourfendre le "tous pourris" tout en réélisant des Balkany et consorts...
Funambule de talent, expert ès communication, Sarko tente de prolonger un état de grâce déjà fragilisé et dont il aimerait qu'il durât 5 ans, obsédé qu'il doît être déjà, par sa réélection.
Cet homme ressemble à la France de la "Star'ac" et de la "Secret story" (ces titres !)à venir, à celle qui se délecte des "papiers"(cul) de Voici et Closer, avoue, il sait combien ça paye, coco, qu'il n'est pas un "intellectuel", dit qu'il fera ce pour quoi il fut élu (ignorant que beaucoup ne savaient pourquoi ils l'avaient élu, la preuve ayant été donnée dimanche !)affirme sa "droititude décomplexée" tout en "ouvrant" son gouvernement à des socialistes en rupture de ban :
haute voltige assurément, roublardise en mode de gouvernance.
C'est ça, oui, roublard !

mercredi 20 juin 2007

PS en refondation ...

La présidentielle et les législatives ont-elles été finalement salutaires pour le principal parti de gauche ?
La catastrophe de 2002 n'aura eu que peu d'incidence au cours des 5 ans qui ont suivi : les succès engrangés aux régionales et aux européennes ne furent qu'épiphénomènes en réaction aux politiques des gouvernements d'un Chirac président élu par défaut lors de la présidentielle précédente.
Il n'est pas étonnant que, déboussolés, déçus par l'immobilisme inhérent à la gestion "hollandaise" de l'après-2002, incapable de prendre en compte le résultat du referendum, alerte hautement significative, les militants aient choisi de porter à la candidature pour la fonction suprême, une femme combative, représentant le pendant "de gauche" à celle, présentant un aspect "novateur" de "renouvellement", de l'ex-ministre de l'intérieur, dans les starting block depuis belle lurette !
Entretemps, et on peut le dire grâce à Sarko (!), le paysage politique français s'est métamorphosé : le FN, repoussoir des vingt dernières années, utilisé et stigmatisé par la gauche puis phagocyté par la droite, plus maligne, qui a su faire entrer dans son giron les électeurs de Le Pen, souvent issus ... de la gauche, est revenu à sa réelle dimension : celle d'un parti d'extrême-droite qui représente tout au plus 5% du corps électoral.
L'émergence de Bayrou a également considérablement changé la donne : on vient de le voir, notamment à Paris, où ce sont les électeurs du "Modem" (kecékon, ce nom !) qui ont fait le succès des candidats de gauche dimanche dernier.
On a beaucoup glosé (c'est une spécialité "éléphantesque") sur le coup de fil de Ségo à Bayrou : ce "message" aura néanmoins permis aux électeurs du béarnais de réfléchir à la nécessité absolue de rééquilibrer l'élection en favorisant le pluralisme (ce fut la consigne à peine voilée des De Sarnez et autres F.B.).
Ce sont ce fameux "coup de fil" et, lors de la soirée électorale du premier tour, la charge de Fabius désarçonnant Borloo sur le thème de la "tva sociale" (pronée en d'autres temps par ... DSK !) qui ont, de toute évidence, permis de limiter les dégâts.
Il faut donc compter avec ce Modem, d'autant qu'il possède des capacités de nuisance non négligeables, notamment pour les municipales parisiennes de l'an prochain.
Les militants de l'UMP ne s'y sont pas trompés qui ont apposé des autocollants ainsi libellés : "Modem=Gauche" sur les affiches des candidats "centristes".
De même que le FN est revenu à son étiage d'avant 83, le PC et l'extrême gauche dans ses multiples variétés, sont aujourd'hui plus que jamais marginalisés et la gauche du PS (?!)avec ses Mélenchon et autres Emmanuelli (oserai-je Fabius ? où est-il vraiment, lui ?) relève d'un archaïsme qui me sidère chaque jour un peu plus.
Le PS est aujourd'hui acculé à une totale reconstruction sur les décombres ... de 2002 (il serait temps, non ?) : mais avec qui ?
Delanoë ? : les français ont répugné à élire une femme (bon, le programme était pas terrible non plus), alors un homo, pensez !
En revanche BD serait fort utile à la direction d'un parti "rêvé" où il siègerait à côté de Ségo et de DSK.
Le vrai problème maintenant, c'est l'émergence au PS de nouvelles têtes, et surtout d'un véritable leader capable de fédérer sur son nom toute la gauche, des extrêmes à ce centre-gauche qui fait, quoi qu'on en dise, le volume du cabas de Bayrou du 22 avril, avec en fond de panier quelques chiraquiens décus, des radicaux "à l'ancienne" et des indécis de toujours.
Ségolène sera-t-elle capable d'assumer ces contradictions pourtant vitales à la reconquête du pouvoir ?
Fera-t-on, comme le disait je ne sais qui récemment, un congrès pour décider qu'on va faire un congrès (heureuse formule) ?
Ou, pourquoi pas, des états généraux à la table desquels on inviterait ... Bayrou pour voir si le mec a changé et ce qu'il a dans le ventre (bien que je trouve le personnage falot) ?
Il faut tout examiner avec une loupe d'une extraordinaire précision.
Et se servir de la force d'opposition d'une représentation accrue (divine surprise, finalement !) à l'assemblée nationale, pour être présent, et surtout à l'écoute des mutations de notre société.
Enfin !

Les Poppys - Non, rien n'a change

Emanation des "Petits chanteurs d'Asnieres", les Poppys ont squatté les émissions de Danièle Gilbert et autres Guy Lux des années 70.
A l'époque, on trouvait ça touchant.
Très vite, matraquage aidant, ça devint insupportable.
Et aujourd'hui ?

Human Joysticks (NewsBreaker Live - interactive cinema game)

Casse briques collectif à l'entr'acte d'une séance de cinéma.

Les Deschiens - Code cloclo

mardi 19 juin 2007

Balkany et les pauvres

Victime d'un faux journaliste américain, le meilleur ami de Sarko livre une analyse édifiante :

Fabricants d'obèses

Déjà, dans les années 80, la machine à décerveler fonctionnait à plein :

Arthur et Martin sont sur le Titanic

Pub télé :
"Maintenant, Athur Martin préfère qu'on l'appelle Electrolux !"

Combien de licenciements ?

Arrêt (définitif) sur image

L'émission de Daniel Schneidermann disparaît pour céder la place à "une autre émission de décryptage" avec des gens qu'on voit partout ailleurs et un public de télé comme chez les autres.
Mon petit écran plaT va vraiment faire fonction de moniteur.

La réaction de l'intéressé sur son blog : http://www.bigbangblog.net/article.php3?id_article=650

Il reste à mettre sous nos yeux la chronique du vendredi dans Libération, indispensable.

10 ans : des images !

En attendant le reportage style "Envoyé spécial" de Vincent, jeune vidéaste inspiré, voici le beau reportage photo de Fabien : on y parcourt l'après-midi en chronologie, de l'arrivée des élèves et des explications "in situ" dans la salle pour la chorale de fin et l'arrivée sur scène jusqu'au final sur "J'ai 10 ans" en passant par les prestations des différents artistes.
Du très beau travail : http://www.fabien.freewebspace.com/gaveau

lundi 18 juin 2007

J'ai 10 ans !

La salle Gaveau quasiment comble, une ambiance toujours chaleureuse, par moments électrique, un programme varié avec deux sommets : les extraits de "La flûte enchantée" par la troupe Comédiens et compagnie et le final avec tous les mômes sur scène, chantant les couplets de Souchon sous les vivats.
Mais aussi le "Csardas" d'Aline (flûte), le faux duplex avec Sarko (Dany Mauro), la présentation classieuse de mon cher Paulo, la participation de deux "Voilà !" et non des moindres (Tatiana Gousseff et Fred Bouraly) et les gags démystifiant le dirlo (auto-dérision salutaire !), le quatre mains pop-rock des mes élèves Manuel et Léonard, celui, drôlissime de Lola et Louis en frère et soeurs malicieux, Elliott transfiguré par Satie, j'en passe mais il y aura bientôt des images.
Touchante bien sûr, la présence dans la salle de mes amis, leurs étreintes joyeuses, leur fierté de leur "Sissou" comme dit Greg, les mots d'Anouk me disant que Mozart aurait aimé ça, le frangin, dont on se demande si ce n'est pas Merlin qui l'a "enchanté" d'un sortilège, tout cela dissipant les effets de la fatigue inhérente à l'organisation d'une telle manifestation.
Aujourd'hui, je suis épuisé.
Mais tellement heureux.

Tsunaminounet

Ainsi donc la déferlante bleue n'a pas eu lieu.
Il était nécessaire qu'un contre-pouvoir existe à l'Assemblée nationale.
C'est chose faite désormais grâce, sans doute, à un sursaut des électeurs de gauche, à une démobilisation à droite et, cerise sur le gâteau, aux cafouillages de Borloo et Fillon sur la TVA sociale.
A Paris, le PS obtient un vrai grand succès, enlevant même la 8è circonscription (12ème arrdt) à la droite incarnée par le très médiatisé Arno Klarsfeld qui briguait le siège du sortant Jean De Gaulle.
Dans mon cher 18ème, les 3 circonscriptions sont largement conservées par la gauche, notamment celle d'Annick Lepetit, délicatement découpée entre 18ème et 17ème arrdt.
Mon copain Christophe Caresche, présent samedi dernier à Gaveau avec son jeune fils, obtient son meilleur score depuis sa première élection en 97, avec plus de 63 % des voix.
Idem pour Daniel Vaillant qui, lui, m'avait fait faux-bond avant-hier.
Je ne cacherai pas ma joie de voir Juppé battu à Bordeaux et des personnalités aussi marquantes que Bianco, Montebourg, Dray, Buffet (entre autres) s'être sorties de situations difficiles.

Bien sûr, hier soir, je suis allé féliciter Christophe, homme politique de nature, que je découvre ces derniers temps "fendant l'armure", révélant des qualités humaines bien réelles.

L'euphorie règnait dans l'arrondissement, les résultats parisiens étant de bon augure pour les municipales : Delanoë, hier soir, sans triomphalisme affiché, pouvait néanmoins espèrer des lendemains radieux.

Quant au "non évènement" que représente la rupture Hollande-Royal (quel scoop !), no comment, évidemment.

vendredi 15 juin 2007

Veillée d'armes.

Demain samedi, ce blog fera relâche pour cause de fête, je reviendrai dimanche alimenter la chronique.
Je suis épuisé mais serein.

Dimanche, déconnez pas : votez !

T.V.A

Vous conviendrez avec moi, sans doute, que la TVA est l'impôt le plus injuste qui soit.
Cacophonie dans la majorité, mise au point de l'omni-Président sur le sujet et frottement de mains à gauche de bonne guerre.
Si vous voulez pas de l'augmentation de la TVA comme, selon le sondage de 13h33, 60% des français, y compris "de droite", dites-le : allez voter dimanche, fainéants !

Sarko et les sans papiers

J'entends d'une oreille que 2 personnes travaillant aux travaux de rénovation d'une propriété de Sarkozy à Versailles ont été entendues, des deux oreilles, par les magistrats : ces deux maliens étaient démunis de papiers en règle !
La République a de ces contradictions.

France d'après ...

Le mec est handicapé et se déplace à fauteuil roulant non électrique.
On l'a repéré sur l'autoroute hier soir : sa voiture avait été enlevée non loin des Champs Elysées.
Au commissariat où il vient s'enquérir du sort réservé à son véhicule, on le "rassure", l'informant que sa bagnole est en fourrière (sympa d'enlever la voiture, même mal garée, badgée GIC !) et on lui appelle un taxi, puis deux, lesquels enc...s refusent de le prendre en charge.
Reste plus à notre invalide qu'à rentrer chez lui, en banlieue par ses propres moyens, c'est à dire par la force de ses deux bras.
Un détail, le mec s'appelle ... Rachid.

A vélo dans Paris

Il est une évidence que le temps du tout-voiture est révolu dans nos grandes villes.
L'écologie ayant intégré, du moins ils le disent, les programmes de tous les partis, on s'étonnera des ricanements (de droite évidemment, puisque le Maire est de gauche !) qui accompagnent la mise en place du système de "vélos en libre-service" dans les rues de Paris dont je serai, le 15 juillet, l'un des premiers utilisateurs.
A contresens de l'histoire, il est curieux de constater que le syndic de mon immeuble interdit formellement le stationnement des vélos dans la cour !
Ils estiment sans doute que cela ferait tâche à côté des magnifiques conteneurs à déchets entreposés en ces lieux...
Si donc, comme de plus en plus de parisiens, je désirais acheter une bicyclette pour circuler en ville, je devrais trouver une place de parking à un prix évidemment dissuasif.
J'en déduis que l'assemblée des copropriétaires de mon immeuble est favorable, en 2007, au tout-voiture, source d'hystéries collectives diverses et de pollution en tous genres.
C'est la même assemblée qui rejette, depuis des années, la mise en place d'un ascenseur et ce n'est pas parce que j'habite un étage élevé que je dis ça...
Ces gens sont vachement modernes, non ?
Pour comprendre comment fonctionnera le "vélos en libre-service" parisien, je vous renvoie à un article enfin clair sur la question publié récemment dans Libération.
Les "réactions" à l'article sont très intéressantes et parfois cocasses.
Ce système, décrié à ses débuts, comme toute nouveauté dans notre pays progressiste, fait maintenant l'unanimité dans les villes où il a été implanté, notamment à Lyon.
Ces Maires socialistes sont vraiment des salauds.

"En roue libre dans les rues de Paname" :
http://www.liberation.fr/vous/260951.FR.php

jeudi 14 juin 2007

Télévision d'état (encore)

RAPPORT

La rédaction de France 2 critique le JT de 20h00
NOUVELOBS.COM 14.06.2007 21:15
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/medias/audiovisuel/20070614.OBS1789/la_redaction_de_france_2critique_le_jt_de_20h00.html

Télévision d'état (suite)

Qu'est-ce-que je vous disais ?


"Arrêt sur images" absent
de la grille de rentrée ?

NOUVELOBS.COM 14.06.2007 17:47
L'émission sur les médias pourrait ne pas être reconduite à la rentrée, affirme son présentateur Daniel Schneidermann. La direction de France 5 devrait annoncer sa décision lundi 18 juin au plus tôt.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/medias/20070614.OBS1900/arret_sur_images_absentde_la_grille_de_rentree_.html

Télévision d'Etat


Profitant d'une pause amplement méritée après une journée fatiguante moralement et physiquement, je regardai d'un oeil quasi bovin le jt d'hier soir sur France 2.
De jour en jour, mon petit téléviseur est devenu un "moniteur" pour caler les DVD avant les projections aux amis, pour regarder les "bonus" (quand ils le méritent, c'est fort rare) ou Itélé, la seule chaîne d'infos qui me semble équitable.
La "freebox" reliée maintenant en hdmi au vidéoprojecteur me permet aussi d'accèder aux quelques très rares films que je n'ai pas achetés ou loués.
Bref, hier soir, je regardais le journal de celui que les "guignols" appellent "Poujadas" parce que, bon, PPDA, faut pas exagérer.
Je ne le quittai qu'au moment où fut abordé le sujet de la coupe du monde de rugby dont je me tamponne au plus haut point.
Depuis son élection, notre Président, comme autrefois M.Cyclopède, a droit à sa minute nécessaire dans chaque journal, et cela même si rien ne le justifie.
On s'y fait, soupirant, se disant, comme Libé hier, que le Net, aujourd'hui, remplit une fonction d'assainissement de l'info, avec des sites "résistants" comme "La télé libre" de J.P Le Pers ou, allez-y voir, rue89, créé par des journalistes partis de Libé au moment de la crise du quotidien.
Madame Royal, avant-hier, je l'ai diffusé ici, "taclait", comme on dit maintenant qu'on va chercher du vocabulaire démago jusques aux stades de foot, France 2, dont la directrice de l'info, Mâme Chabot, jure ses grands dieux (Nicolas et Fillon) que, non, vraiment, "on suit les directives du CSA" et pis c'est tout ..."
Hier soir, juste avant d'aborder le sujet des législatives, info anecdotique, images à l'appui, commentée avec un sourire complice (ben oui, c'est le mot !) de Pujadas : "Surprise avant le Conseil des Ministres : Juppé -tiens, encore lui ?!, z'ont peur qu'il perde à Bordeaux ou quoi ?-Juppé donc, s'est pointé "en" ("à" s'auto-corrige le David, ce en quoi il a raison) "à" vélo au dit conseil".
Vous vous rendez compte, à vélo ?
Ca, coco, c'est de l'info, et quelle belle image !
Comme le disait Carlier hier matin, on a beau savoir que la bagnole officielle attend au coin de la rue, avoue que c'est du scoop et du nanan pour les faiseurs d'image (s) du 13h ET du 20h.
On ne se souvient pas que les télés se soient extasiées à ce point sur le fait que depuis fort longtemps, les adjoints écolos de la Mairie de Paris ne circulent qu'avec ce seul moyen de transport et que Delanoë lui-même, depuis 2001 qu'il est premier magistrat, ne se déplace qu'en voiture électrique.
Au moment où la justice, encore indépendante, rattrape Chirac, roi de la magouille, et semble vouloir lui faire payer ses saloperies, on s'attendrait à un peu de pudeur concernant son "fusible" number one, ledit Juppé qui en son temps casqua pour son patron, intouchable à l'Elysée.
Ben non : Juppé est dans le gouvernement de Fillon (monsieur TVA sociale de mes deux), ce qui, aux yeux de la télévision gouvernementale (c'en devient un pléonasme), suffit à le réhabiliter définitivement.
Ca lui vaut le reportage honteusement partial dénoncé par Ségolène (qui, en ce moment, dit aussi des choses intelligentes) et l'entrefilet anecdotique en images d'hier soir.
Ce genre de pédalage me met de mauvaise humeur.
Quand j'aurai fini de fouetter les chats qui peuplent ma semaine, j'y reviendrai.
Et souvent.

mercredi 13 juin 2007

Fièvre d'avant spectacle

Jusqu'ici tout va bien : le "gala anniversaire" de l'Atelier Musical, samedi, s'annonce bien.
Il y a quantité de choses à gérer, notamment l'encadrement -pas militaire- des quelques 300 gamins attendus, qu'il faut "driver" dans une salle annexe avant le début du spectacle, la sono qu'il a fallu louer, car Gaveau n'est pas équipée pour les "show".
Renseignement pris, l'UMP, pour Sarko, a fait appel à une boîte spécialisée pour la déco, le son et les lumières.
Nous n'avons pas leurs moyens, est-il utile de le préciser ?
Bon, j'ai trouvé du matériel correct, de puissance moyenne, car la salle bénéficie d'une acoustique exceptionnelle et il y a fort peu de séquences sonorisées.
Samedi, je devrai gérer ... à peu près tout, y compris l'accueil des "huiles" que je suis à peu près le seul à pouvoir identifier.
Il y a un bug du côté de Vaillant : on a disparu de son agenda !
J'ai un peu râlé : son cabinet essaye de s'organiser.
Christophe Caresche sera là, sûr, et représentera Bertrand Delanoë.
C'est d'autant plus sympa que Christophe est en lice pour le deuxième tour dans notre circonscription avec de sérieuses chances de conserver son siège.
(Ca en fait au moins un ...)
A gèrer aussi, les profs, et les humeurs des uns et des autres : heureusement, ma fidèle Joëlle, mon Premier Ministre, est chargée de "bloquer" les insatisfactions.
Un autre ami artiste vient se joindre à nous : si Vaillant ne cause pas, c'est toujours du temps de gagné !
Et ce sera plus drôle !
Cette nuit, j'écris les textes de Paul Adam qui me fait le plaisir d'animer la représentation.
Qu'est-ce-que je fous là, moi ? : j'ai un cours, là, maintenant, tout de suite.
Bises, fidèles lecteurs.

mardi 12 juin 2007

La main dans le sac

Ségolène prend le journal de France 2 en flagrant délit de partialité :

lundi 11 juin 2007

Gifle électorale annoncée

Selon toute vraisemblance, la gauche parlementaire va sortir exsangue des législatives, à moins qu'une bonne partie des "lâcheurs" du premier tour ne retourne aux urnes dimanche pour redresser quelque peu la situation.
L'hégémonie d'un parti aux deux assemblées (la droite a une large majorité au sénat)nuit forcément au bon fonctionnement de la démocratie.
Si le PS, apparemment, ne s'effondre pas (trop), le pauvre Bayrou, qui l'a bien cherché, prend une sacrée déculottée : son comportement tout d'indécision (normal, c'est un "centriste" !) depuis le 21 avril produit ce résultat catastrophique.
Le béarnais a été totalement incapable de tirer le moindre profit de son très bon score de la présidentielle.
Il va en résulter de très profonds changements dans la politique française : le PS doit devenir un grand parti social-démocrate comme le SPD allemand.
Bayrou osera-t-il franchir le pas en adoptant une position d'allié objectif et ... fiable ?
A suivre.

dimanche 10 juin 2007

Démasqué

De Washington au G8, l'homme qui rétrécit :

A coeur vaillant ...


Clip officiel - Ségolène Royal
envoyé par PartiSocialiste

Sarkozy ne boit pas ?

Au G8, Sarko, qui, prétendument, ne boit que de l'eau ...

samedi 9 juin 2007

Viens maman, on va danser !

Merci Sylgazette.
Régalez-vous !

Un très bon film

BABEL, d'Alejandro Gonzales Inarritu (Mexique-2006), que j'ai enfin découvert, a largement mérité le Prix de la mise en scène qui lui a été décerné lors du Festival de Cannes 2006.
Film-puzzle, genre que le cinéaste mexicain affectionne, tragédie diablement (c'est le mot) tricotée, constat désenchanté sur l'état de l'humanité vue cependant avec une pudeur distanciée, Babel est une grande oeuvre et, pour moi, le meilleur film de son auteur à ce jour.
Un cadeau d'amitié (je n'en dirai pas plus pour ceux qui n'ont pas encore eu la chance de le voir), va générer des évènements tragiques dont l'écho se fera ressentir en divers points du monde. Non seulement Inarritu sait mettre en scène, monter, donner à son cinéma un souffle dévastateur, mais il sait raconter une histoire (et quelle histoire !) et diriger ses acteurs de main de maître : Brad Pitt est ici exceptionnel comme jamais il ne le fut et Bernal, sous un regard ami, montre qu'il est un comédien hautement modelable (qualité !) entre les mains de cinéastes aussi divers que talentueux.
Film total, d'une sincérité incontestable que certaines maladresses, qu'on peut opposer à l'habile découpe au scalpel de "21 grammes", ne parviennent pas à plomber, Babel est aussi un film "malin", dramatique au grand sens du terme sans jamais sombrer dans le pathos. Monté (excellemment) en courtes séquences nous promenant tour à tour au Mexique, au Japon et au Maroc, le film laisse pantois, bouleversé et, étrangement, heureux (de ce beau travail) à la dernière de ses 143 minutes.
Chapeau !

Quels contre-pouvoirs ?

Bon édito de Joffrin (pas Jules, Laurent !) dans Libé ce matin :
http://www.liberation.fr/actualite/politiques/legislative/260141.FR.php

PS (le premier qui ricane ...) Amis bordelais, encore un effort : battez Juppé !
Merci d'avance.

DIMANCHE, LE BON CHOIX !


Dédicace

Authentique (même le nom du prêtre !) :

Un prêtre catholique entre au cabinet de Boutin
Jean-Marie Petitclerc, un prêtre catholique polytechnicien et éducateur, a été nommé chargé de mission au sein du cabinet de Christine Boutin, la nouvelle ministre du Logement et de la Ville.

(Source nouvelobs.com)

Pas encore de droite ?

Dimanche, une centaine de manifestants a défilé dans Paris, uniquement sur les trottoirs de droite pour soutenir un gouvernement de droite. Cette fausse manifestation, drolatique, organisée par le ministère de la crise du logement et la Brigade Activiste des Clowns réunissait des hommes en costume-cravate et des femmes en tailleur, qui ont scandé de faux slogans de droite.
(21/05/2007)


http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/index.php?id_video=880


Vous aussi dimanche prochain, devenez riche en votant à drouâte !

vendredi 8 juin 2007

Vraie manif de droite (2003)

En 2003 et encore récemment, de faux manifestants "de droite" ont battu le pavé. Voilà une "vraie" manif de droite. En juin 2003 alors que la fonction publique est en grève contre la réforme Fillon sur le régime des retraites, un collectif de manifestants Stop la grève défile dans Paris en criant: "Tiens bon Sarkozy, Fillon t`es bon". Le soulagement a dû être total le 6 mai.

http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/index.php?id_video=1074

Le 17 juin, je respire...

Je m'efforce de venir écrire ici quotidiennement.
La période est pourtant peu propice : la préparation de Gaveau m'accapare pleinement et le tempo va aller s'accélérant jusqu'au jour "j".
J'ai bien bossé ces dernières heures, me transformant en maquettiste pour élaborer la brochure-programme car il faut fournir du "tout fait" aux imprimeurs pour diminuer les coûts.
L'un des annonceurs m'a transmis son encart sous forme "artisanale" : carte de visite, texte manuscrit ... et débrouille toi !
Un autre, plus "pro", m'a envoyé directement un fichier JPG que je n'ai eu qu'à redimensionner.
Pour Pianos Labrousse, j'ai tout fait en partant des visuels de leur site.

Je vous passionne, là, non ?

J'ai adoré "Babel",vous l'ai-je dit ?
Je l'avais loué et, du coup, je viens de l'acheter, ainsi que "La mémoire de nos pères" de Clint Eastwood.

J'ai entendu que les commentateurs sportifs appelaient M. Federer "Rodgeur".
J'avais pourtant cru comprendre qu'il était suisse !?

jeudi 7 juin 2007

Inoubliable


J'en parle ci-dessous : Roger Caccia (1904/1990) fut de la bande des "Branquignols" de Robert Dhéry ("Ah les belles bacchantes", le sketch de la cabine de plage dont la photo ci-dessus est extraite) et, au cirque (quelle école !) l'un des "Chesterfield" de Gilles Margaritis.
Au cinéma, hormis le "Grand restaurant" longuement commenté ici, on retiendra le sacristain tenant l'harmonium lors d'un mémorable sermon ("Le petit baigneur" de R.Dhéry).


Mes nanars


De tous les De Funès qu'on allait voir systématiquement, presque rituellement, au "Casino", au "Rex", ou à l'Antipolis (immense salle glacée, glaciale, où l'on perdait un bon tiers des dialogues de chaque film qui se brouillaient en échos ...glaciaires), ce "Grand restaurant", réalisé par un tâcheron aux ordres de la star, est l'un des moins connus.
Il gagne à l'être pourtant pour ses 40 premières minutes, les suivantes, en pathétique poursuite avec gendarmes, terroristes de pacotille, hélicoptère pour faire friqué et DS19 renversée glissant sur les pentes enneigées, n'étant que remplissage laborieux.
Seulement il y a ces quarantes minutes virtuoses où M.Septime (De Funès en majesté) règne en despote sur ce restaurant sans doute étoilé, terrorisant une armada de serveurs où l'on retrouve ces seconds rôles des années 70, ceux qui ont fait toutes les guerres de la série Z, les "Grosso et Modo" (si, souvenez vous du soldat allemand affligé de strabisme de "La grande vadrouille"), un Paul Préboist en sommelier évidemment alcoolo, un Maurice Risch joufflu et facétieux, un Pierre Tornade inévitable, et, surtout un Roger Caccia en pianiste "keatonien" qui demeure à jamais mon Maître ès humour pianistique.
Côté flics et voyous, deux immenses comédiens disparus, Noël Roquevert et Bernard Blier donnent la chasse à Venantino Venantini (quel pseudo !) vu en "bègue" dans le Corniaud et en amant torride dans les films de Lautner à la gloire de Mireille Darc.
Nanar tout entier dédié à sa vedette qui, sans doute, l'inspira, "Le grand restaurant" en quelques minutes aura marqué l'inconscient de tous ceux qui l'ont vu : la "répétition" dérivant en ballet frénétique (bien avant Rabbi Jacob), le patron déguisé en folle pour espionner son personnel en activités, Caccia se livrant à des acrobaties pour récupérer le billet de 100 "nouveaux francs" tombé à ses pieds, Septime donnant la recette, en allemand de cuisine, du soufflé aux pommes de terres, un ombre malencontreuse le transformant soudain en Adolf Hitler, ou tournant autour d'un kiosque de presse sous les ordres transmis via un talkie-walkie, sont autant de morceaux d'anthologie d'un certain cinéma comique français.
Alors que "La grande vadrouille" ne parvient plus à m'arracher autre chose que quelques sourires, que les "Gendarme" n'éveillent en moi que pitié, ces quelques scènes ont encore aujourd'hui le pouvoir de me faire jubiler.
Pour moi, une Madeleine.

Taser : Sarkozy réinvente la chaise électrique

C'est de l'import !

mercredi 6 juin 2007

Vous adorerez le haïr !


Le premier sinistre, chef de la "majorité" pour la campagne des législatives insulte la gauche : lors d'un meeting électoral, lundi, à Lyon, le Premier ministre a multiplié les attaques contre une gauche "fatiguée, dépassée", qui "n'ose plus aimer la France" et parlé d'"imposture morale".
Ca donne des envies d'aller voter contre la droite, non ?

mardi 5 juin 2007

Grand film (suite en images)






© Mars Distribution

GRAND FILM



BABEL, d'Alejandro Gonzales Inarritu (Mexique-2006), que j'ai enfin découvert, a largement mérité le Prix de la mise en scène qui lui a été décerné lors du Festival de Cannes 2006;
Film-puzzle, genre que le cinéaste mexicain affectionne, tragédie diablement (c'est le mot) tricotée, constat désenchanté sur l'état de l'humanité vue cependant avec une pudeur distanciée, Babel est une grande oeuvre et, pour moi, le meilleur film de son auteur à ce jour.
Un cadeau d'amitié (je n'en dirai pas plus pour ceux qui n'ont pas encore eu la chance de le voir), va générer des évènements tragiques dont l'écho se fera ressentir en divers points du monde.
Non seulement Inarritu sait mettre en scène, monter, donner à son cinéma un souffle dévastateur, mais il sait raconter une histoire (et quelle histoire !) et diriger ses acteurs de main de maître : Brad Pitt est ici exceptionnel comme jamais il ne le fut et Bernal, sous un regard ami, montre qu'il est un comédien hautement modelable (qualité !) entre les mains de cinéastes aussi divers que talentueux.
Film total, d'une sincérité incontestable que certaines maladresses, qu'on peut opposer à l'habile découpe au scalpel de "21 grammes", Babel est aussi un film "malin", dramatique au grand sens du terme sans jamais sombrer dans le pathos.
Monté (excellemment) en courtes séquences nous promenant tour à tour au Mexique, au Japon et au Maroc, le film laisse pantois, bouleversé et, étrangement, heureux (de ce beau travail) à la dernière de ses 143 minutes.
Chapeau !

Coudène aime le rugby ! (ben quoi ?)


La brandade de morue cuisinée de façon traditionnelle. Spécialité Coudène depuis 1936 ! Présentée dans des verres ou verrines recouvertes d'un couvercle vissable, les brandades de morue Coudène sont composées de 32% de morue, d'huile végétale, d'eau, de protéines de lait, de sel, et d'extrait d'algues marines. A déguster en croquettes, en bouchées ou en beignets. la brandade de morue peut être assortie de multiples façons et apportera aux petits et comme aux plus grands une base énergétique idéale.

lundi 4 juin 2007

Rafael !


Tous mes encouragements !

Mozart et Cie : un bonheur dominical

Il était périlleux, mais finalement judicieux, d'adapter l'opéra de Mozart au genre "commedia dell'arte".
Après la représentation d'hier, aux Grandes Ecuries de Versailles, il est désormais certain que le pari est gagné : la troupe Comédiens & Cie m'a procuré l'un des grands bonheurs de ces derniers mois en matière de spectacle.
Le public varié qui se pressait en masse en ces lieux historiques (très nombreux sont ceux qui n'ont pu y accéder) ne s'y est pas trompé qui a réservé une longue ovation (debout, d'ailleurs !) aux comédiens, chanteurs et musiciens très émus par cet accueil enthousiaste.
Magnifiques comédiens investis, habités, fiers de porter pareille oeuvre par eux remaniée, rafraîchie, modernisée.
Quelle satisfaction pour eux que de s'offrir à ces enfants tour à tour émerveillés, effrayés (le dragon ! les tambours ! le feu !), à ces Mozartiens tout d'abord sceptiques puis convertis à cette nouvelle lecture, à ces citoyens "lambda" en découverte stupéfiée, et, au milieu de la foule, à mon frangin encore abasourdi d'avoir eu cette idée et de la voir concrétisée, assumée à 200%, telle qu'il l'avait sans doute rêvée.
Le spectacle est fédérateur, "juste" pour les "spécialistes" qui ne trouveront rien à redire sur l'interprétation de la Reine de la nuit et d'une Pamina en état de grâce, "populaire" pour ceux qui ont gardé leur âme d'enfant, grâce aux clowneries d'un Papageno déchaîné, étourdissant, "groovy", entouré de complices tout aussi épatants.
Trouvailles à foison (l'idée formidable des marionnettes s'exprimant en langue de nos "cités"), rythme soutenu (1h45 sans le moindre temps mort), qualité de l'accompagnement musical, font de cette "Flûte enchantée" une totale réussite.

A parcourir, le site de Comédiens et Cie, par là :
http://barthou.club.fr/SPECTACLE%20FLUTE%20ENCHANTEE.html

dimanche 3 juin 2007

Johnny dans ses oeuvres !

Amis journalistes, n'interviewez jamais Johnny à l'heure de l'apéritif ...


France nouvelle

Vitrine de boulangerie à Charlieu (Loire)
Agrandissez en cliquant, c'est édifiant.
A Paris, dans le 18ème, le prix de la baguette varie selon l'emplacement de la boutique ou l'humeur du boulanger : rue Marcadet il vous en coûtera 80 centimes, 85 cts rue Eugène Süe et 90 cts sur la Place Jules Joffrin.
Etrangement, la qualité du "bâton" est inversement proportionnelle au prix demandé !
Il y a donc des boulangers énervants ...

samedi 2 juin 2007

HUIT MAINS POUR BACH SOUVERAIN

En juillet 2002, 4 grands du piano, Martha Argerich, Evgeny Kissin (encore lui !), James Levine et Mikhail Pletnev jouent le concerto pour 4 pianos de J.S. Bach, et ça déchire grave !


Phénomène

Evgueni Kissin est le pianiste préféré de mes jeunes élèves.
Pour comprendre, regardez :


Rachmaninov Prelude op 23 no 2 Kissin
envoyé par yofyof

et :

Aux "prom's" de Londres, le public exigeant peut aussi se déchaîner et provoquer un climat digne d'un concert rock.
Lors de ce concert inoubliable, le jeune pianiste a donné de bonne grâce ... 52 minutes de bis !
Un récital inscrit pour toujours dans l'histoire du piano.

Sapin de Noël

Allez, une petite dernière : inventif, le bonhomme, non ?

Dédicace

A Messieurs Bolloré, Lagardère, Pinaut et consorts.
En plus, c'est délicieusement kitsch...

Utile

Pour vous : http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&id_notice=CAB92072688

vendredi 1 juin 2007

Soyons bêtes et méchants

Flûte enchanteresse

Pub familiale.
Mon frère a coproduit "La flûte enchantée" d'après l'opéra de Mozart.
C'est joué (avec orchestre, chanteurs et costumes) dans le genre "commedia del'arte" par la troupe "Comédiens & Compagnie", qui donne avec un éternel succès "La princesse d'Elide" entre autres Molière revisités.
Pour trois jours aux "grandes écuries" de Versailles jusqu'à dimanche inclus
à 17 heures.
Spectacle de haute volée.
Des extraits seront donnés à Gaveau, le 16.
Après, il faudra voir le spectacle aux Béliers (Avignon) pendant le festival 2007.

Va t'en et reste !

Conversation entre deux jeunes gens devant l'école, hier :

-Vas'y, viens !

Il y est allé.
En venant.