Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)

mardi 30 septembre 2008

Téloche

L'institut Médiamétrie publie des chiffres d'où il appert que l'audience des chaînes nationales (Tf1, F2, F3, M6...) est en baisse, au profit des chaînes de la TNT.
De celles-ci, TMC, une sorte de sous-Tf1, prend la tête.
Nous voilà rassurés.

Newman



"Cat on a hot tin roof" (La chatte sur un toit brûlant) - Richard Brooks - 1958

Quel est le plus beau film du monde (36)



Actu

lundi 29 septembre 2008

Gaucher

Tendances actuelles

Ce modèle faisait fureur, hier, lors de la garden party montmartroise à laquelle participaient diverses personnalités du monde du cinéma, de l'humour, de la télévision, de la musique et des douanes françaises.


Création exclusive PaulAdamFactory

dimanche 28 septembre 2008

Monstre sacré


Paul Newman est mort.
Ce n'est pas rien : il symbolisait un cinéma de la conscience qui impulsa le renouveau du cinéma américain à la fin des années 50.
Sa filmographie fait peu de place aux "petits" films, qui le met au service de la "relève" hollywoodienne, d'Arthur Penn à Martin Ritt, ou lui donne à interpréter les personnages troubles et ambigus de Tennessee Williams ("La chatte sur un toit brûlant", "Doux oiseau de jeunesse").
Ses films les plus "commerciaux", judicieusement choisis, restent des classiques, notamment "Butch Cassidy et le kid" ou "L'arnaque".
Dernièrement, la jeune génération pouvait le découvrir en "parrain" dans "Les sentiers de la perdition" de Sam Mendès.
Le 7ème art vient de perdre un "monument".
Tristesse.

Avec Tom Cruise dans "La couleur de l'argent"

samedi 27 septembre 2008

Quel est le plus beau film du monde ? (35)

Sunrise : A song of two humans (L'aurore) - F.W Murnau - 1927

vendredi 26 septembre 2008

Au pain sec et à l'eau.

L'homme de droite ultra-libéral dont Sarkozy est le nom, le grand ami de G.W., le copain des Bouygues et Cie, nous a annoncé hier le retour de l'Etat dans l'économie, reconnaissant implicitement que le libéralisme sauvage ne pouvait qu'emmener à la catastrophe.
Le problème, c'est que la catastrophe est bien là et qu'on eût préféré ce genre de propos au moment de l'élection présidentielle.
La gauche de gouvernement aura bien du mal à attaquer des propos qui reprennent à peu de choses près ce qu'elle défend, elle, depuis des lustres : économie de marché, oui, mais encadrée, morale, sociale.
Le pauvre militant UMP auquel on tendait un micro à la sortie du show toulonnais, hier, en perdait son latin, balbutiant en évangile poussiéreux un "oui, il faut travailler plus pour, euh, gagner plus" dérisoire, pathétique, anachronique déjà.

jeudi 25 septembre 2008

Télécinéma

Lu sur un t'shirt :
Le cinéma est un art, la télévision est un meuble.

"Entre les murs" démarre fort.


Devançant très largement la grosse machine "Faubourg 36", le film de Laurent Cantet est en tête des entrées d'hier, jour de leur sortie, à Paris-périphérie.
Ça me fait plaisir.

Meeting post-électoral.

La conférence de presse de janvier et l'interview télévisée d'avril ayant été à leurs yeux des catastrophes, les grands communicants ont décidé que Sarko délivrerait son message divin au bon peuple depuis le Zénith de Toulon.
Pour assurer la claque, on a fait appel au ban et à l'arrière-ban des militants locaux de l'UMP : en terre de droite, on ne devrait guère entendre de sifflets désapprobateurs.
De plus, si, comme c'est le cas pour les meetings en temps d'élection, c'est le staff qui fournit les images aux chaînes de télé(sans)vision, on va assister à un véritable triomphe.
Cette fois, tout est réglé au millimètre.
Sauf la réaction des citoyens.

mercredi 24 septembre 2008

That's entertainment !

Gene Kelly était-il génial ?



Extrait de "Summer Stock" de Charles Walters (1951) où Judy Garland lui donne la réplique.
Kelly est en train de gravir les échelons de la gloire : chaque film qui suivra le hisse un peu plus au sommet.

Notons que le Théâtre du Châtelet va présenter une version "live" de "On the town" (Un jour à New York).
Cette version scénique parisienne fera-t-elle éclore les nouveaux Kelly et Sinatra ?

Chocosuite

J'en remets une couche (de chocolat) sur cette affaire "Prince de Lu" qui crée un scandale national, logique au bout du compte puisque révélant le manque de scrupules de ces capitalistes que Zorro Sarko veut "moraliser" (convoquez vos meilleurs potes, M. le Président, ça vous fera un sacré sujet de conversation).
Ce matin à la radio, Stéphane Guillon faisait de "l'affaire Prince" le sujet de sa chronique et fut particulièrement drôle, rappelant au passage les 14 milliards de bénéfices de Danone, la société qui rogne ses biscuits pour gagner plus.
Cette histoire qu'on voudrait aussi amusante que Guillon nous la décrit (et moi-même, hier, avec moins de talent) est, d'où son retentissement, l'exemple même de ce que l'idéologie économique dominante peut contenir de révoltant.
Y'a du boulot, Zorro !

mardi 23 septembre 2008

Chocoprinces...

Passionnant :
http://www.liberation.fr/actualite/societe/353834.FR.php

Qu'est-ce qu'un acteur ?




Dans "La grande guerre" de Mario Monicelli

Découvrant (oui !) dimanche soir le film formidable de Dino Risi "Una vità difficile", je compris pourquoi Rome avait donné le nom d'Alberto Sordi à un passage prestigieux du centre ville.
Je gardais de lui le souvenir de ce personnage ignoble et drôle à la fois qui, dans "Les nouveaux monstres" (de Risi aussi) use d'infâmes stratagèmes pour mener sa mère en maison de retraite.
Sordi fut un acteur "total", "tragediante", "comediante", illustrant parfaitement le sketch de Dabadie et Bedos "La vie est une comédie italienne".
Même quand elle est "difficile".
Comme l'écrit un "blogueur" italien voisin : "Alberto Sordi non è morto. Non può morire un simbolo."*

* Alberto Sordi n'est pas mort. Un symbole ne peut mourir.

Pas d'augmentation, pas d'chocolat !

Avant

Après

Il y a quelques années, les "penseurs ès marketing" de chez BN avaient fait super-fort : comment obtenir plus de profit du goûter préféré de ces chers bambins tout en augmentant les ventes de ce produit ?
On imagine ces huiles penchées sur le carré parfait qui, à l'époque, pensaient-ils sans doute, tendait à se ringardiser.
C'est là que le "génie marketing" trouva à s'exprimer : l'un des "chefs de produit" s'assit sur le sol en tailleur puis commença lentement à léviter comme le moine de Tintin et eut une vision qui devait aboutir à la géniale trouvaille.
On taillerait dans le choco de base une figurine en courbes gracieuses avec des trous-trous pour le visage : ainsi, on diminuerait la quantité de biscuit et de chocolat employés tout en créant un "goûter-gadget" que l'on pourrait vendre plus cher !
La pub-télé faisant le reste, le biscuit nantais connut un regain de succès quand, de mon côté, j'étais prêt à lever une armée de gamins anti-consuméristes pour partir à l'assaut, en pots de terre, de la forteresse agro-alimentaire.
Quand je vois un môme d'aujourd'hui déguster l'un de ces chocos, je ricane intérieurement, dégustant rétrospectivement un choco BN "entier".

C'est une enquête toute récente de "60 millions de consommateurs" qui m'a fait penser à cette "innovation" en mode arnaque.
Les industriels ont trouvé un truc pour augmenter leur camelote sans que le consommateur, qui est un con, c'est bien connu, ne s'en aperçoive.
Si, depuis le coup de l'autre fois, ayant abandonné ces salauds de BN, vous vous êtes reporté sur les "Prince" de LU, eh bien vous l'avez dans le baba.
Car chez LU, ils se sont pas cassés la tête à redessiner leur "Prince" :
ils l'ont simplement rétréci !
De sorte que l'on se dise, puisque on est des cons, hein, c'est bien connu :
-T'as vu, ça va mieux quand mêmeuh, les "Prince de Lu" n'ont pas augmenté.

Le "système D", selon commentateurs et journalistes, devenant le meilleur palliatif à la baisse du pouvoir d'achat, je recommande à mes fidèles lecteurs désireux de tourner le dos à BN et à LU cette recette sublime : une barre de chocolat de cuisine entre deux tranches de pain légèrement beurré.
On peut aussi râper le chocolat sur une tartine : c'est excellent aussi.
De rien.

lundi 22 septembre 2008

Panne sèche

J'ai réussi à enrayer un début de "crève" qui me laisse néanmoins tout ramolli du bulbe.
Je reviens.


dimanche 21 septembre 2008

samedi 20 septembre 2008

Sourions un peu

Franz, Maurice, Frédéric et les autres.

J'écoute ce matin l'album de Vladimir Horowitz "Late russian romantics" où cet immense pianiste d'un siècle dernier encore tout chaud, met en relief le côté "fin d'époque" de la musique de Rachmaninov ou Scriabine.
Le fait que le disque soit aujourd'hui introuvable ("indisponible - retiré de la vente" nous dit fnac.com) lui donne la saveur particulière des trésors enfouis.

Je parlais l'autre soir avec l'élève et complice, au cours de l'une de ces conversations nocturnes qui font oublier le temps qui passe, de ce qui fait obstacle à la vulgarisation des musiques que nous aimons.
J'ai employé l'expression "paresse intellectuelle" et nous fûmes conscients de ce qu'elle a de cruel, de ce qu'elle peut apparaître comme condescendante.
Nous devions, me dit-il, garder ce genre de considérations pour nous, pour notre cercle d'initiés, tant, en fin ce compte -qu'il a raison !- , la sentence a quelque chose d'insultant.
Imaginez que je dise à qui se déclare imperméable aux suites de Rameau : "mon cher, c'est de la paresse intellectuelle".
La paresse tout court étant pour moi une manière de vivre (je n'aime rien tant qu'à travailler dans l'urgence), j'aurais donc mauvaise grâce à stigmatiser autrui de ce type de carence.
Mais enfin, élevé dans des casernes, entre "AMX" et "Jeep", pourquoi n'ai-je pas viré "fonctionnaire de police" ou "gendarme mobile" comme mon paternel ?
Peut-être, très jeune, ai-je lutté contre ma "paresse intellectuelle" naturelle.

C'est évidemment le piano, qui me fut, au début, presque imposé car on avait décelé en moi des "dispositions" (ah, le nombre de parents qui décèlent des dispositions chez leurs mômes de 2 ans et demi !), sa découverte et sa pratique, qui détermina mon avenir.
Ils étaient fort surpris ces gamins auxquels, jeudi dernier, je racontais combien il m'était déchirements de quitter mes copains, dans la cour, entre foot et jeux de rôles, pour aller sous les injonctions de ma mère "faire mon piano".
Je n'étais plus Zorro le justicier ou Robin des bois : je montais au deuxième d'un pas traînant sachant trop bien que j'allais m'échiner en gammes monotones et exercices-sévices maudits.
Il y eut bien des crises de larmes, de hurlements, de révoltes, avant la prise de conscience qu'on m'avait confié un trésor inestimable.
Et bien des années pendant lesquelles j'errai aux confins de toutes les musiques, de "variétoche" en "hard-rock" avec arrêt Clo Clo intempestif (à 15 ans, c'est pardonnable !).
Aujourd'hui, Frédéric, Ludwig, Robert, Johannes et beaucoup d'autres me sont amis fidèles, me préservant de la dureté des temps.
Avec tous mes remerciements.

jeudi 18 septembre 2008

Dédicace. Wilhelm Kempff

Mozart 2009, yeah !


La saison 2008-2009 sera marquée par un embouteillage monstre de "comédies musicales", la plupart inspirées par des films à succès comme "Rabbi Jacob" et ce "Mozart opéra Rock"* produit par le tandem Atia/Cohen et mis en scène par Olivier Dahan (La Môme).
Je me garderai bien de préjuger de la qualité du spectacle qui va faire l'objet d'une "promo" tous azimuts en matraquage radio-télés-presse savamment... orchestré.
Après tout, que le plus "moderne" des compositeurs soit redécouvert par les jeunes générations comme il le fut lors de la sortie du film Amadeus, ne peut que ravir tout musicien désireux de faire partager sa passion par le plus grand nombre.
On pourra cependant être inquiet quant aux intentions réelles des auteurs et producteurs.
Pas tant pour le côté "faisons de la tune" que pour l'interprétation qui peut être faite de l'œuvre du génial salzbourgeois.
Le nom de Kamel Ouali au générique est, sur ce point, de nature à inquiéter les plus indulgents.
Je souhaite que ce spectacle, que je me fais un devoir d'aller voir, ne me fasse penser au titre du roman de Gilbert Cesbron : "C'est Mozart qu'on assassine".

*La promo a commencé, mais le spectacle ne sera créé qu'en septembre 2009 !

Quel est le plus beau film du monde ? (34)

Déclaration d'amour à notre capitale, "An american in Paris" est un film inégal, imparfait, d'autant que le "frenchie" choisi pour interpréter le rôle d'Henri Baurel (Georges Guétary, "vedette" des années 50, habitué des opérettes du Châtelet de l'époque) n'a guère le charisme nécessaire pour s'opposer à un Gene Kelly au sommet de sa gloire.
Mais le film recèle l'une des plus belles scènes de l'histoire du cinéma, dont voici un extrait avec Gene (qui nous démontre ici, abandonnant le "tap dance", qu'il est un immense danseur-chorégraphe !) et la jolie Leslie Caron, sur la musique immortelle de Gershwin.
A couper le souffle.



Et demain, du "bubble-gum" pour tous, c'est ma tournée :



Ici, le pianiste "looser" interprété par Oscar Levant, drôlissime, vient de comprendre que le français et l'américain sont en fait amoureux de la même femme : d'où son air embarrassé pendant cet échange de confidences...

Oscar Levant, pianiste et comédien

Les américains, il faut l'admettre, n'ont pas cette manie qu'ont les français de mettre les personnalités dans des cases soigneusement étiquetées.
Un exemple parmi cent autres : la MGM fit souvent appel aux talents variés d'Oscar Levant, pianiste excellent, qui, ici, dans "An american in Paris", interprète le Concerto en fa de G.Gershwin, oeuvre qui nécessite une virtuosité à toute épreuve.

mercredi 17 septembre 2008

Numéricâble (ex-Noos) condamné

Lu dans Libé :
"Et pan ! Le tribunal correctionnel de Meaux vient de condamner le fournisseur d’accès et câblo-opérateur Numéricable, ex-Noos, à 150 000 euros d’amende. Les motifs : tromperie, publicité mensongère, vente forcée et atteintes aux règles de la vente à domicile et à distance. Philippe Besnier, président du câblo-opérateur, a également été reconnu coupable d’infractions au code de la consommation et de tromperie, et a été condamné à ce titre à 25 000 euros. Le jugement vient mettre un terme à des plaintes d’anciens clients de Noos, à propos de nombreuses déficiences du fournisseur d’accès en 2006 et 2007."

Bravo, se gaussa l'ex-client !

Lire l'article en entier : clic

mardi 16 septembre 2008

Fin de nuisances pour Le Pen, mais...



Malgré la faute à "abandonne", plutôt bien vu, non ?

Jours de rentrée (s)

Photo de vacances lointaines

Samedi dernier, reprise au caveau de la République avec une bonne salle copieusement garnie.
Alors qu'étrangement, j'envisageai ce retour sans véritable enthousiasme, le "démon de la scène" m'a repris et nous avons passé une excellente soirée.
Les applaudissements sont bien nécessaires à mes poumons.

Hier, autre rentrée, celle de l'Atelier Musical.
Qui aurait dit, quand je créai cette école de musique de quartier en 96, qu'elle compterait 450 élèves 12 ans plus tard ?
Je suis content : j'ai réussi à monter un lieu où on apprend la musique sans se prendre la tête, ce qui en fait sans doute, entre autres, le succès.

Le rentrée télévisuelle, elle, vaut son pesant de caca... huètes : Julien Courbet, nouvelle recrue d'un "service public" en plein désarroi (justifié !) prend un bouillon (les chiens se mêlent mal aux chats) et la remplaçante de PPDA fait baisser sensiblement l'audience du journal de tf1.
C'est facile, mais je la lâche : Ferrari, c'est pas le bolide prévu (calmez-vous !).
Pour se consoler, reste Taddei sur France 3, et Arte, quand elle ne diffuse pas les chefs-d'oeuvre du cinéma en vf.
Et tous mes DVD.

lundi 15 septembre 2008

Cadeaux de Noël

Une très jolie boutique de l'avenue de la République à Paris propose de très jolis jouets pour enfants sages :

Faut-il commenter ?
Photos de l'auteur avec un téléphone mobile.

Hochets


Le minisse de l'éducassion nassionale, meusieur Darcosse, il a plin de bônes idés :
l'ôtre jour en atachan les lassés de ces chaussure, y sé dit que se seré vacheman bien de donné une réconpanse a ce ki on le mieu travayé poure le bac, ke ce ki on une mansion, mème juste assé bien, oron le droit a avoir une médalle.
Une petite médalle poure ce ki on assé bien, une plus grasse poure ce ki ont bien et une très très grausse poure ce ki on très bien (sa coutera pa chère poure se ki on très bien, passke y en a pas beau coût).
Kom sa, ce ki on pa de médalle du tous, sa leur ferat les piés : zavaient ka bien travyeah syl veul mètre la médalle sur leur blouz.
Papy (le pair de mon otre papy) a dit qu'otan du maréchale Pétin, y z'avé des médalles oh si.
Lui, ile en a eu une avec dessus une sorte de âche ki s'apèle une francisk : i me la montré, mé je doi pas le dir à mon gran frère ki é à la LCR, i ma dit.
Cé une bone idé, je trouve.
Je dis kon devré doné ossi au mauvés élaives un mask de sarkozi et lez obligé a soretir avèc dans la rue poure leur fère onte.
Et ouala !

dimanche 14 septembre 2008

20.000

20.000 visites ont été atteintes ce dimanche.
Cette gazette a été créée en février 2007 ; le compteur a démarré en avril 2007.
Ça encourage.
Merci.

Lisibilité

Certains de mes estimables lecteurs ayant fait valoir que la lecture sur fond noir était fatigante, surtout quand on veut passer du temps ici (merci merci !), j'espère leur donner satisfaction avec cette nouvelle présentation.
Vous pouvez commenter.

Paix et Amour

Cadeau dominical : E.Kissin joue "Vocalise" op 34 No 14 de S.Rachmaninoff



La même, live par E.Gilels (quel document ! quelle sonorité !) :

samedi 13 septembre 2008

Réflexions

No cOmmENt

C'était ça, aussi, la France, avant :

Pas enchanté par Honoré




Dieu (celui que vous voulez) sait combien j'ai aimé les deux précédents opus de Christophe Honoré, "Dans Paris" et, encore plus "Les chansons d'amour", film "miraculeux" de l'année 2007.

Hier soir, en avant-première avant sa sortie en salles, Arte diffusait "La belle personne", ciné-télé-film inspiré de loin par la "Princesse de Clèves" de Mme de La Fayette, ce très beau roman que notre Sarko, qui ne l'a vraisemblablement pas lu, stigmatisait récemment dans une harangue aux fonctionnaires (genre : s'il faut avoir lu "La princesse de Clèves" pour tenir un guichet, où on va ?).

Force m'est de constater que Ch. Honoré a raté deux bons tiers de son nouveau film, n'arrivant pas à nous passionner pour ce marivaudage tragique se déroulant dans un lycée parisien, au moment même où la France entière (on peut rêver) attend avec fébrilité la sortie de la Palme d'Or, le "Entre les murs" de Laurent Cantet qui nous montre un milieu scolaire nettement moins enjolivé.
Dans le film d'Honoré, les profs quittent subitement leurs cours pour guetter les faits et gestes de l'objet de leur désir (une élève !), les lycéens vont et viennent dans les salles de classes au gré de leurs nécessités adolescentes, et le personnage masculin principal s'appelle Nemours.
Nemours, c'est Louis Garrel qui est très bon comédien, beau comme tout, et qui, ici, s'auto-parodie, cherchant un deuxième souffle qui se fait attendre, jamais crédible en professeur de l'éduc nat..
La belle personne, c'est Junie, incarnée par Lea Seydoux, qui est belle comme tout aussi, aimée d'Otto (Grégoire Leprince-Ringuet, beau comme tout) qui se trimballe un prénom que, si vous en rencontrez beaucoup entre deux Jason dans les lycées, il faut assumer.
Le personnage de Junie est magnifique, justifiant le titre de cette oeuvrette en manque de moyens, dont le défaut à mon sens, réside dans une description idéalisée du monde lycéen, tentant de nous refaire "Le péril jeune" de Klapisch en mille fois moins bien.
Voilà, le problème : on n'y croit pas une seconde.
C'est filmé correctement, avec passage "homosexuel" obligé (Honoré s'assume depuis toujours) et une belle chanson chantée (plutôt mal) par le jeune Leprince-Ringuet, encore plus joli que dans les "Chansons d'amour".
Tout ça ne fait pas un film.
Mais on ira voir le prochain quand même, l'espoir au coeur.

Une et indivisible

Arditi Pierre, comédien, clamait ici et là (et de préférence devant micros et caméras), il y a peu, que non, il n'était pas "sarkozyste", mais que (l'âge venant, on devient "raisonnable", et donc, de moins en moins "de gauche", hein ?!), bon, quand même, enfin, faut pas être manichéen et "diaboliser" Sarkozy.
C'est fou ce que ce verbe "diaboliser" peut être propre à tous les usages : il fut un temps où, quand on entendait ce "diaboliser"-là, on pensait immanquablement à Le Pen.
Et bien, moi, Monsieur Arditi, je n'y puis rien, j'ai beau vieillir chaque jour un peu plus, assistant déconfit, désemparé, à la déliquescence du seul parti, le mien (!), capable d'assurer une alternance démocratique dans ce pays, j'ai beau faire partie d'une gauche "caviar d'aubergine", je ne me résigne pas, la résignation étant la pire des attitudes face à cette espèce de rouleau compresseur médiatique qui n'existe que par la "comm", cette "comm" de merde qui régit, la pervertissant "diaboliquement", la vie publique.
Pour moi donc, ce petit monsieur (et je ne dis pas cela au sens physique du terme) est le diable, un diviseur de première, un paltoquet, un vaniteux, un inculte, un despote à la petite semaine, la vulgarité personnifiée, et j'en oublie.
Chaque jour qui passe m'apporte son lot de dégradations des valeurs d'une République que l'on s'acharne à vider de son contenu, en bafouant les principes-même d'union des citoyens autour de la devise "Liberté, Egalité, Fraternité".

Hier, m'apprêtant à regarder le journal de la mi-journée sur France 2 (service public encore un peu) j'assistai, à l'heure où, d'ordinaire, sourire aux lèvres, Elise Lucet nous annonce les catastrophes du monde, au spectacle de la réception, au palais de l'Elysée, du chef de l'église catholique en visite chez nous.
Ce n'est pas, entendons nous bien, le fait que l'on reçoive en grande pompe sous nos ors, un homme qui représente des millions de croyants qui me chagrine : après tout, ça me fait moins mal aux dents que l'accueil des Khadafi et autres El-Assad.
Non, c'est le ton, tout d'onctuosité, des commentateurs-télé de l'évènement, donnant du "très saint père" à tout-va, que l'on imagine agenouillés sur un prie-Dieu, l'oeil rivé sur un moniteur, se signant, se levant, en clercs de cette messe médiatique de nature à choquer -j'espère encore un peu en l'homme- tout catholique non-intégriste attaché aux valeurs dont je parle plus haut, attaché à la "laïcité", quoi.
Je n'étais pas surpris d'apprendre hier, en cours de journée, que le Syndicat des Journalistes de France 2 dénonçait le retard de 15 minutes (plutôt 20 selon moi) du journal de la chaîne pour cause de raout présidentiel-papal.

C'est grâce ou à cause de ce retard que j'ai pu entendre les discours respectifs du président et de son invité : certains commentateurs "avisés" ont fait mine, depuis, de décortiquer les allocutions, nous priant (nous enjoignant plutôt) de noter que le président avait mis de l'eau dans son vin de messe.
Tu parles, Charles (qui était catholique mais républicain avant tout, lui !) : tout en ménageant la chèvre et le chou, la kippa, la burka et l'encensoir, notre hallucinant chef de l'état en remettait une couche sur son nouveau concept qui déchire grave, coco, à savoir la "laïcité positive".
Que je sache, même si de tous temps, depuis, il y eut des "bouffeurs de curé" euh, impénitents, et, parallèlement, des intégristes (en voie de réhabilitation actuellement, d'ailleurs), la loi de 1905 de séparation de l'église et de l'état ne stigmatisait pas le fait religieux, la preuve en étant qu'aujourd'hui-même, dans ce pays, les juifs sont en shabat, les musulmans en ramadan, les catholiques en cérémonies papales et que se déroule la Fête de l'Huma.
Mais non, c'est pas bien, nous dit l'autre : si j'ai bien compris, il faut, avant tout acte politique, demander l'avis des autorités religieuses qui nous ont tellement fait évoluer ces derniers siècles.
Ainsi donc, si cette manière de gérer la République avait sévi lors des travaux sur (en vrac) la loi Veil, sur l'abolition de la peine mort, sur le PACS, sur l'abaissement de l'âge de la majorité sexuelle pour les garçons, sur la loi Neuwirth (la pilule), et la liste est longue, on imagine sans mal les conséquences d'une telle approche sur l'évolution de notre société.

En adoration devant son "modèle américain" qui mêle étroitement jusque sur ses billets de banque (et ça les regarde) l'Etat et Dieu, notre chef de l'état élu démocratiquement, c'est incontestable mais c'est pas une raison pour nous le balancer à chaque connerie, oublie simplement qu'il est Président de la République Française.

vendredi 12 septembre 2008

Habemus Papa

Polémiques sur la visite de Benoît XVI dans la capitale : la visite à Lourdes s'inscrit logiquement dans un cadre "pastoral", mais la réception par le président de la République confère au chef de l'église catholique le statut d'un chef d'état quelque peu contestable.
Le discours plus qu'ambigu tenu l'hiver dernier à St Jean de Latran, aux côtés de son éminence Mgr Jean-Marie Bigard, remettait en cause, mine de rien, les principes de laïcité qui sont le fondement même de la République, à travers la loi de 1905.
Autant dire que le discours de Sarkosconi est attendu au tournant par les tenants d'une stricte observation de nos principes laïques.
Dont je suis.

Rome, suite, pas fin.

Dans l'île sur le Tibre, "Into the wild"



Hommage en images à Anna Magnani sous les étoiles.
(Photos J.Baptiste Dolard)
Cliquer sur les photos pour les voir en très très grand.


mercredi 10 septembre 2008

Cinecittà, où ça ?


"Ouah, putain, t'es allé à Cinecittà !" me dit-il les yeux écarquillés, contemplant la photo que je publiai hier.
Ben, euh, c'est-à-dire...
Au bout de la ligne A du métro romain, celle qui est toute propre, avec des rames climatisées rutilantes qui font passer celles de la ligne 4 du M° parisien pour des wagons à bestiaux, juste avant le terminus, dans les faubourgs, survivent les studios où le couple Burton-Taylor se formait et se déformait sous l'œil des vautours pendant le tournage rocambolesque de ce "Cleopatre" qui ruina la 20th Century Fox (mais quel film !).
Cinecittà, c'est toute l'histoire du cinéma italien mais aussi une grande part du cinéma mondial, de la fin du muet aux années 80 : on y tourna force peplums (de "La couronne de fer" de Blasetti aux "Maciste" que j'allais voir, enfant, au cinéma Casino à Antibes) et ce qu'on appelait alors les films "à téléphones blancs", bluettes sentimentales où de riches héritières tombaient dans les bras de play-boys à la chevelure calamistrée, bonheurs en trompe-l'oeil de l'Italie de Mussolini, destinés aux foules qui envahissaient les cinémas de quartier les samedi et dimanche pour oublier leurs petites vies et le tumulte d'un monde en plein cataclysme, un peu comme de nos jours on se vide le cerveau (disponible, forcément) à grandes gorgées d'îles de la tentation.
C'est ici que les grands du cinéma transalpin firent leurs premières armes sous le boisseau fasciste, avant de pouvoir s'exprimer "pour de vrai" après que l'Italie, un peu comme la France, se soit réveillée "résistante", enfin libérée des fantoches qu'elle avait tant acclamés.
Le lieu est donc, doit être, forcément magique, malgré l'incendie qui ravagea il y a peu ce qui restait des décors de Ben Hur et ces "saloon" de westerns-spaghetti où l'on pouvait humer encore les parfums de miel des cigarillos de Clint Estwood ou l'Acqua Di Parma de Cary Grant dont j'use moi-même avec modération parce que cette eau miraculeuse coûte aujourd'hui une petite fortune.
Lors de mes deux séjours précédents, malgré une attirance irrépressible, j'avais trouvé le moyen d'éviter la "cité du cinéma", pourquoi, comment, je ne sais pas !?
Mon inconscient me soufflait, je le sais maintenant, que le voyage là-bas serait inutile : ce que j'ai vérifié mardi dernier, l'accès à la Mecque européenne du 7ème art étant interdit au-delà des guérites qui, en miradors, en condamnent tout accès aux curieux.
On m'expliqua aimablement que l'entrée sur le site était réservée aux seuls professionnels, que rien n'avait été prévu, comme c'est le cas à Hollywood où l'on a compris qu'on pouvait faire de l'argent avec ça, pour le touriste cinéphile : pas de "musée", pas de visite des plateaux et des décors ou de ce qu'il en reste.
Il me faudrait revenir pour la "nuit blanche", fin septembre, seule date de l'année où la cité s'anime enfin, retrouvant pour un soir ses fastes d'antan.
Reste le souvenir du générique du "Mépris" de Godard (sans dout le plus beau de l'histoire du cinéma) où la caméra de Raoul Coutard nous regarde, nous, spectateurs enfin acteurs, toisant tout d'abord de son oeil CinémaScope la cité interdite.


NB : Le piètre report sur "dailymotion" de ces images ne fait pas honneur au remarquable travail de Coutard.
Le DVD de StudioCanal est remarquable.
Les fous de cinéma (dont je suis) lui préféreront l'édition américaine chez "Criterion", qui frôle la perfection, restituant l'exceptionnelle photo du grand chef op'.

mardi 9 septembre 2008

J.M Bigard en plein délire

Le délire du complot cher à Thierry Meyssan trouve un nouveau porte-voix en la personne du pote de N.Sark.
Selon Hubert Védrine (dans Libération) qu'on ne peut soupçonner de pro-américanisme aigu :
«Que vous inspirent ces thèses conspirationnistes?» a interrogé le journaliste.

«Rien. C'est grotesque, a déclaré l'ancien ministre de Jospin. Il y a toujours eu des gens pour croire qu'on leur cache des choses, qu'on leur cache tout. Il y a des gens qui ont des visions, et il y en a qui ne voient pas ce qui est évident. Cela fait partie de l'espèce humaine.»

Et Védrine de conclure: «Simplement, maintenant, ça se voit plus, car il y a un écho médiatique. Autrefois, ça aurait été un gars au café dans un village qui aurait dit «tout ça c'est pas vrai, on nous ment. Et ça n'aurait pas eu plus de portée que cela...»



Note du mercredi 10 septembre : depuis, J.M Bigard a "demandé pardon" pour ces propos.
Amen.

Cinéma, mon amour

Mamma Roma, de Pier Paolo Pasolini

A Rome flottait un parfum de cinéma entêtant.
Bien sûr, la visite obligée, par égard envers mon co-arpenteur, à la Fontaine de Trévi faisait surgir les ombres d'Anita, de Marcello et du grand Federico, malgré les nuées de touristes venus faire le geste sacré qui consiste à jeter une pièce de monnaie dans le bassin, par dessus son épaule, pour être sûr de revenir un jour.
Mais tournaient aussi dans la ville des Césars, juchés sur une vacillante Vespa, les fantômes de Gregory Peck et de ma chère Audrey Hepburn en "Vacances romaines", énormissime succès du cinéma hollywoodien d'après-guerre.
En calendriers, cartes postales, marque-pages et "merchandising" divers, la princesse et le journaliste "people", couple improbable du film de William Wyler, sont toujours, des décennies après, le symbole de la fierté d'être Rome.
Entre "Hard Rock Café" et "Harry's Bar", la via Veneto, désertée aujourd'hui par les "paparazzi", traîne sa nonchalante nostalgie des temps révolus où l'on y croisait LA Magnani, Gary Cooper, LA Sofia, LA Gina et le volubile Fellini.
Sur une photo, au "Harry's", Jean Paul II, autre star locale, ajuste son tir pour une partie de pétanque en habits sacerdoçaux.
Dans le quartier du Trastevere, le cinéma de Nanni Moretti ne projette pas "Kung Fu Panda", mais de vrais films italiens ou français de cinéastes peu connus, alors que toute la ville est envahie de publicités en tous formats - tous supports, pour le film "Hancock" avec Will Smith, dont la réputation de "navet" ne semble pas avoir franchi les frontières.
Quand la télévision italienne, Rai 3 exceptée, offre à longueur de journée le spectacle navrant de jeux et "divertissements" destinés à mettre en valeur la poitrine généreuse de "bimbos" d'une blondeur agressive, le cinéma national tente désespérement de survivre, accouchant parfois de chefs-d'oeuvre (Gomorra) qui parviennent à drainer les foules, par un miracle qui rend espoir en l'espèce humaine.
Décrite plus avant ici, l'Isola del Cinema rend hommage éperdu d'amour à Anna Magnani, revue hier soir, impériale, touchante, pathétique, dans l'un des plus beaux films de l'histoire du 7ème art, "Mamma Roma" de Pier Paolo Pasolini, ce poète-écrivain-cinéaste, assassiné pour des raisons encore obscures, par un gigolo "levé" à la "Stazione Termini", la gare centrale, immense, inhumaine, assourdissante, où les mauvaises rencontres sont toujours possibles, entre junkies "crackés" titubants et jeunes ladres prêts à tout pour une poignée d'euros.
Même si "Mediaset" (les télévisions berlusconiennes) aurait pu le tuer à jamais, le cinéma, ici, transpire par tous les pores des murailles éreintées, de "Ben Hur" à "Affreux, sales et méchants".
C'est la bonne nouvelle : le cinéma est vivant.

lundi 8 septembre 2008

Dati folies

Ciao Roma

Surprise au Capitole (photo prise "au vol" au-dessus des têtes des spectateurs)

Sur la "piazza Navona", il joue du Led Zeppelin !


Séjour à Rome sous le signe de la musique et du cinéma.
Quelle surprise, débouchant un soir sur le Capitole d'y voir et entendre un hyper-orchestre symphonique jouant Wagner devant plusieurs milliers de spectateurs !
Assisté aussi à un récital de piano au "Teatro di Marcello" ; récital quelque peu "surréaliste" dont le moins qu'on puisse dire est qu'il sortait des sentiers battus : chanteuse de variétés improbable en guise de musique d'ouverture par l'entremise d'une "sono", Suite N°3 de Bach dont le pianiste avait supprimé les plus beaux passages, et fin de concert dans le plus pur style "piano-bar" !
Mais le décor était somptueux.
Sur le Tibre, l'île était transformée pour l'été en "isola del cinema" avec hommage appuyé à l'immense Anna Magnani ("Mamma Roma", forcément).
Au cinéma en plein air on jouait ce soir-là "Into the wild" de Sean Penn en version italienne à côté de bars "lounge" où se rencontraient des cinéphiles exubérants : Cocteau n'a-t-il pas écrit que les italiens sont des français de bonne humeur ?
Ce fut une nouvelle fois vérifié.

Cinéma encore à la "Casa del Cinema", Villa Borghese, ou Sofia Loren accueille le visiteur (photo).

Dans une ruelle donnant sur la "Via Nazionale", dégusté l'une des meilleures pizze qu'il nous ait été donné d'apprécier.
Tout cela valait bien une interruption momentanée de ce journal,
non ?

mercredi 3 septembre 2008

Le temps des copains.

Toute la presse parle d'affaire d'état.
Moi, je suis déjà parti : à lundi prochain.

mardi 2 septembre 2008

Fermeture annuelle (encore !)

En cadeau, l'affiche du film préféré d'un ami cinéphile.
On peut en faire un fond d'écran, à ses risques et périls.

Dernière escapade (Rome) avant d'attaquer la saison.
Ce blog indispensable renaîtra dimanche ou lundi prochain.
Promenez-vous dans ces pages : je n'ai pas chômé cet été.
Amitiés.
Sylvian.

Faits divers et fait du prince

En cliquant sur cette image, vous obtenez un joli fond d'écran pour le plus grand plaisir des petits et des grands.

Après le cadeau à Tapie sur le dos du contribuable, nouvelle manifestation du fait du prince :
après une manif chez l'immense acteur frrrrrrrrrançais Christian Clavier, le patron des flics de Corse a été viré sur ordre de l'Elysée.
Faut-il vous la commenter ?

*

Ouf : fin des programmes d'été sur France Inter.
Le service (encore) public a donné, ce matin, une excellente revue de presse dûe à un certain M. Pommier qu'il faudra suivre, si l'on n'assiste pas à un "turn over" à ce poste comme ce fut le cas l'an dernier.
Souhaitons aussi de retrouver le kiosque d'Ivan Levaï les samedi et dimanche.

*

Brillante démonstration, samedi dernier, d'un "Blu Ray" de "Ratatouille" avec mon nouveau projo via la "station de jeux numéro 3" d'un camarade : la projection HD est d'une qualité époustouflante.
J'attends fébrilement ou presque l'arrivée du lecteur ad-hoc qui me permettra de tirer la quintessence de mon nouveau jouet.

IMPORTANT

Quand les principes-même de la démocratie sont en danger, que l'on fasse de la politique ou pas, on ne peut rester inerte.
Donc, rappel :


"Sans débat public préalable, le gouvernement, par un décret publié au Journal officiel du 1er juillet 2008, a considérablement accru les capacités de fichage de nos concitoyens. Ce fichage sera assuré, à l’avenir, par la Direction centrale de la sécurité publique (fusion des Renseignements Généraux et de la DST). A cette fin, un nouveau fichier policier sera mis en place sous le nom d’EDVIGE (Exploitation documentaire et valorisation de l’information générale). Il recensera, de manière systématique et généralisée, toute personne « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ». Sans exception, toutes les personnes engagées dans la vie de la cité sont donc visées. En outre, ce fichage vise à permettre la collecte de renseignements identitaires sur les « suspects » (personne mais également groupe) simplement considérés, par la police, comme susceptibles, à l’avenir et de manière totalement hypothétique, de porter atteinte à « l’ordre public ». Il permettra de compiler toutes les notes de renseignements telles que : état civil, photographie mais aussi fréquentations, comportement, déplacements, appartenance ethnique, vie sexuelle, opinions politiques, philosophiques, religieuses, appartenances syndicales et associatives … La police sera autorisée à consulter ce fichier en cas d’enquêtes administratives pour l’accès à certains emplois. Les mineurs ne seront pas épargnés puisque fait sans précédent dans notre République et particulièrement choquant, leur fichage sera autorisé dès l’âge de 13 ans et cela sans qu’aucune infraction n’ait été commise et sur la seule base de leur dangerosité présumée. Cette initiative gouvernementale, porteuse à l’évidence de nombreuses dérives, s’inscrit résolument dans le cadre de la mise en place d’une politique sécuritaire ouvertement revendiquée. Le gouvernement est passé outre aux réserves émises par la Commission nationale Informatique et Libertés concernant ce fichier qui, dès sa parution, a suscité les plus vives réprobations de multiples organisations associatives, syndicales et politiques. C’est pourquoi les organisations et les personnes signataires de cet appel : - exigent le retrait du décret autorisant la mise en place du fichier EDVIGE qui institue un niveau de surveillance des citoyens totalement disproportionné et incompatible avec une conception digne de ce nom de l’état de droit, - sollicitent le soutien et la signature de tous nos concitoyens et de toutes les organisations attachées aux libertés publiques, au respect de la vie privée et des droits de l’enfant, - s’engagent à se constituer, dès le mois de septembre 2008, sous forme de Collectif afin de prendre toute initiative utile visant à obtenir des pouvoirs publics qu’ils renoncent à la mise en place du fichier EDVIGE." Les collectifs, associations, syndicat et partis peuvent apporter leur soutien et leur signature en écrivant à contact@nonaedvige.ras.eu.org Il faut signer ici.

lundi 1 septembre 2008

Dernier jour d'août "in London" :






La ferveur et l'enthousiasme du public britannique font chaud au cœur et laissent un parfum d'amertume quant au peu d'intérêt porté par nos compatriotes à la musique.
A quand des "Francofolies" de la musique dite "grande" ?
La "folle journée" de Nantes est-elle vraiment folle ?