Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)

mercredi 28 février 2007

MONA


Aux "Victoires de la Musique Classique", en direct de la salle Pleyel, au coeur du choeur ... de la Maîtrise de Radio France, sur une mélodie adaptée de la sonate dite "Clair de lune" de Beethoven.
Regardes tu passer un rêve ?
Vivement mercredi prochain : Mozart nous attend !

Merci Michel

J'ai signé.
http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/elysee_2007/20070227.OBS4464/avant_quil_ne_soit_trop_tard.html

Avant qu'il ne soit trop tard

J'aurais pu signer ça :
http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/elysee_2007/20070227.OBS4464/avant_quil_ne_soit_trop_tard.html
Ainsi, ils n'ont pas tous déserté !

COMEDIENS EN ETAT DE GRACE


Après le "Théâtre de l'Oeuvre", c'est le "Théâtre de Paris" dirigé par Stéphane Hillel qui accueille, jusqu'au 1er avril, la pièce d'Harold Pinter.
Merveilleuse soirée que celle d'hier où la performance de Robert Hirsch, présent sur scène du début à la fin, soit pendant près de deux heures, m'a subjugué.
Le "vieux" comédien, vif, habité, torve, trouve ici un texte à sa démesure, en clodo baroque qui fait parfois penser au "Boudu" de Jean Renoir.
Une énergie de chaque instant, jamais de cabotinage, une écoute permanente, une disponibilité, un talent "monstrueux" qui porte ses partenaires jusqu'à ses sommets :
Samuel Labarthe, impressionnant dans un rôle ingrat, semble échappé de "Vol au dessus d'un nid de coucou".
Cyrille Thouvenin qui ne se contente surtout pas d'être jeune et beau donne à son personnage une vraie profondeur, occupant l'espace d'une fougue dévastatrice.
Trois comédiens en état de grâce au service d'un texte sans concessions, mis en scène avec efficacité par un Didier Long très inspiré.
Décor unique sans chichi comme c'est souvent le cas dans ce (beau) théâtre, au service de la pièce et d'elle seule.
Pour couronner le tout, au Wepler, le beurre était tendre à souhait (voir ci-dessous).
Merci Sissi, si, si !

Scandale inadmissible : vive le mou, à bas le dur !

Messieurs les hôteliers français, et plus particulièrement vous, les tenanciers d’établissement « 2 étoiles », je me décide aujourd’hui à laisser libre cours à mon indignation trop longtemps contenue.
Oh, messieurs les cafetiers, ne croyez pas vous en sortir à bon compte : vous aussi participez à ce complot que personne, à ma connaissance, n’a dénoncé jusqu’ici.
Jusqu’aux patrons de certaines brasseries qui se laissent aller à cette navrante pratique que je qualifierai de fasciste, et je pèse mes maux.
Pourquoi les nantis, les stars du cinéma et autres milliardaires seraient ils les seuls à profiter du mou alors que le voyageur lambda, le client de « Chez Jenny » moulu par une journée de car sur les routes verglacées au son de Radio Nostalgie, la mère de famille en vacances à Palavas les flots, flanquée de Ryan et Sharon insupportables et d’un mari embierré engraissé au Barthez, n’ont à se mettre sous la dent, c’est le cas de le dire, qu’une substance avoisinant le galet d’Etretat, surtout quand elle est salée.
Oui, vous l’aurez compris, je stigmatise aujourd’hui ces petits morceaux de béton empaquetés que les sadiques ci-dessus osent nous jeter lors de petits déjeuners gâchés à jamais, ou en accompagnement d’une assiette de bulots cuits qui, en ce qui me concerne, représentent le nec plus ultra du souper d’après spectacle.
Dans un cas comme dans l’autre, l’horreur vous attend, nichée dans son aluminium « indéchirable » (là, je me gausse), et j’imagine la « Jenny » planquée derrière son comptoir, ricanant d’une joie sadique et vengeresse.
Vous ouvrez avec fébrilité, après l’avoir tâté, effondré, votre beurre tout dur que vous allez devoir étaler sur la fine tranche de pain de seigle de rigueur ou sur le pain industriel d’une blancheur immaculée qui vous fera trouver la rime adéquate pour désigner ceux qui ont osé soumettre cette chose à votre appétit matutinal.
Si, comme moi souvent, vous n’avez pas pris soin de vous munir d’un couteau plat, pas pointu, hein, et, très important, « à dents », je crains de devoir vous prévenir que vous ne vous en sortirez pas !
Vous prélèverez dans ce petit pavé d’un centimètre et demi de côté (un seul par personne, eh oh, on est pas au Carletone) un toc de ce produit laitier que vous tenterez de tartiner en vain :
immanquablement la matière traversera le « pain » et se retrouvera lovée au creux de votre main.

Le mystère ne sera, en toute vraisemblance, jamais éclairci : pourquoi TOUS les hôteliers catalogués « budget » et « prix moyen » par le Guide du Routard, et leurs collègues choucroutiers, se sont-ils donnés le mot ?
Ségolène, faites quelque chose !


Avec un tranche de pain grillé ?

mardi 27 février 2007

Pour mon anniversaire, je veux :

Ce piano Fazioli vaut 135.000 € : cotisez vous (vous avez jusqu'au 19 janvier 2008).
La musica della forma e il disegno dei suoni si realizzano nel modello M. Liminal, progettato da Philippe Gendre ed NYT Line.
Come in musica i suoni si organizzano in consonanze e dissonanze, così le forme e i colori di M. Liminal si fondono in forme asimmetriche ma ordinate.Ispirandosi al mare, la forma del fianco ricorda il profilo di un’onda, mentre il colore nero-argento richiama quello di un delfino.Il rosso della tavola armonica e il nero del telaio di ghisa filtrano attraverso le trasparenze del leggio in plexiglas.

Humilités et cloclomania.

J'ai rapporté de Montpellier mes enregistrements sur microsillon dans divers concours de piano (Concours National, Académie Marguerite Long, Concours Madeleine de Valmalète etc.) que ma mère avait précieusement conservés.
J'avais 14 et 15 ans !
Il y a du Debussy (2 extraits de Children's Corner et une "arabesque"), du Chopin (Etude 7 de l'opus 25), du Chabrier (Bourrée Fantasque), du Liszt (Etude de concert : La Leggierezza) et la sonate en sol min. de Schumann que je ne me souvenais pas avoir jouée.
Les disques, épais comme des panisses, sont très abimés : ça crache, saute parfois et les saturations sautent à l'oreille.
Les preneurs de son étaient dans de petites cabines démontables et couvraient les concours sur toute la région (de Menton à Marseille).
J'ai écouté ça avec beaucoup de recul, comme je le ferais d'un élève : c'était excellent (presque toujours) et je comprends mieux le libellé de ces papiers cartonnés intitulés diplômes que je tenais pour de dérisoires colifichets.
J'aimerais bien jouer aussi bien ce répertoire aujourd'hui.
Je me plante pas mal dans le Liszt (c'était en 68, je n'avais pas assez travaillé, c'était les premiè-res amours...), mais la sonorité et la technique sont bel et bien là.
Le Chopin est superbe mais un peu "sec" : c'est sans doute la seule oeuvre que je joue mieux aujourd'hui, plus mûr, plus au fait des choses de la vie.
Dans la sonate de Schumann, je me suis bluffé.
Je vais la réécouter par Guilels : ça me calmera.
Je cherche quelqu'un pour transférer tout ça sur cd.


Ca en étonne plus d'un(e) : en cette période où le piano occupait une place si essentielle que mes études s'en allaient à vau-l'eau, entre deux sonates des Beethoven, je me démenais comme un sauvage sur les chansons du monsieur ci-dessous.
Attention, c'était avant la période "col pelle à tartes, pattes d'eph, paillettes" et après la période "yéyé".
Les émissions de J.Christophe Averty, premier véritable créateur télévisuel, faisaient souvent appel à ce ludion déchaîné, danseur exceptionnel, batteur de talent, qui symbolisait à mes yeux le Spectacle.
Je n'ai découvert que bien après que les chansons étaient issues du répertoire des "Suprêmes" ou des "Four Tops", stars de la Tamla Motown.
J'étais fan de cet encore jeune homme, élégant, classieux, bourré de talent.
Il me déçut par la suite de téléphones pleurant en chansons qui s'en vont et puis reviennent.
Mais je lui restai fidèle au point de ne jamais manquer ses concerts dans la région, jusqu'au dernier en octobre 77 au Palais des Festivals.
Le jour de sa mort, comme des millions de français, j'étais dévasté.
Les chansons qui me font encore "groover" :
J'attendrai
Tout le monde a besoin d'amour
Reste
Monsieur le biznessman (du jazz, carrément !)
C'est la même chanson (enregistrée à Detroit, chez Tamla !)
Aime moi ou quitte moi ! (pour les meetings de Sarko ?)
Rien Rien Rien (reprise disjonctée du "I was made to love her" de Stevie Wonder
Hip Hip Hip Hurrah (écrite par ... Gainsbourg)
et, bien sûr, "Comme d'habitude" dont il enregistra la première et meilleure version à ce jour.
La photo est de Jean Marie Périer pour SLC.

Les votes du parti de Bayrou depuis 2002

Intéressant : http://www.lemonde.fr/web/articleinteractif/0,41-0@2-823448,49-876601,0.html

Rosa, Louise, et les autres ...

Dans Libération, c'est la chronique de Pierre Marcelle que je lis en premier.
A lui seul, il maintient le Libé qu'on a tant aimé.
http://www.liberation.fr/rebonds/237543.FR.php

lundi 26 février 2007

YELLOW SUBMARINE


A son tour, Sarkozy, interrogé par le même journaliste de RMC (!) se plante sur le nombre de sous marins nucléaires français.
1) Ca t'apprendra à traiter les autres de Becassine !
2) Si on coulait tous les sous marins nucléaires de la planète, ce ne serait pas plus mal.

dimanche 25 février 2007

PUBLICITE MENSONGERE

Avant (photo que j'ai faite en 2000)

Après (photo Paul Adam ces jours-ci)

Si la fnac a manqué d'humour, le commerçant du souk de Marrakech, lui, ne manque pas de ressources !


Seiches (seppie) à l'encre ... de seiche

J'ai pris cette photo à Venise en septembre.
Ce soir je me lance : les pôvres !

VIVE LA SOCIAL-ECONOMIE

Je ne dépenserai que 20 Milliards, mais je multiplierai les emplois comme des petits pains.
(Saint François Nini - 2007 après JC)
Zimage (pieuse) extraite du "Roi des rois" de Nick Ray qui reste un "sacré" bon film.

Mondanités

La "démocratie chrétienne" à la française, héritière du Mrp d'Antoine Pinay et du "centre démocrate" de Jean Lecanuet (son "père spirituel", sans doute oublié aujourd'hui) est représentée dans le débat actuel par l'ineffable F.Bayrou qui a su, en quelques mois, se composer une image de candidat consensuel, ni de droite ni de gauche.
Quant on regarde l'historique du monsieur, ex-ministre de Balladur, trop trouillard pour faire la moindre réforme au ministère de l'éducation, puis soutien sans faille au gouvernement de Raffarin et, tournant casaque lors du CPE pour voter la censure avec le PS (mon Dieu, vous rendez vous compte, ma soeur ?) dans la perspective évidente de l'élection présidentielle qui pointait à l'horizon, on a le droit de s'apitoyer sans aucune méchanceté pour ceux qui, au détour des dîners en ville, tels Saint Paul sur le chemin de Damas, ont eu la révélation divine de l'homme qui a vu l'homme ...
On versera une larme de compassion ou on se fendra la gueule : comment des citoyens apparemment en pleine possession de leurs moyens peuvent-ils tomber dans ce panneau ?
Entre une gauche qui se veut progressiste et la droite très à droite de Sarkozy, Bayrou (-flaquettes, j'ai pas pu résister) est LE candidat conservateur.
On dépensera rien : normal, on va rien bouger !
Le pire, c'est qu'on retrouve, dans cet électorat qui a perdu sa boussole, les mêmes qui, en 2002 ont choisi leur candidat de premier tour comme on choisit son café dans les rayons de Carrefour (le centre est toujours au carrefour, d'ailleurs).
Nonobstant que nos nouveaux centristes, mêlant leurs voix à la "droite modérée" d'obédience catholique, ne veulent pas comprendre que Le Pen est, comme toujours, sous-estimé par les sondages, ils feignent de croire le discours "union nationale" du candidat de l'udéèffe.
DSK (ouais, "j'le prendrai volontiers comme premier minisse") ayant décidé, avec Jospin et d'autres, de s'investir enfin vraiment dans la campagne de Mme Royal, on peut se demander, le monsieur une fois élu, avec qui il gouvernerait.
Nos amis égarés dans le marigot bayrouiste savent pertinemment, ou peut être pas, que :
- entre les deux tours, qu'il soit 3ème ou, plus probable, 4ème, ce bon Monsieur François ne donnera pas de consigne de vote.
- que les députés de son groupe ont été élus avec le soutien de l'uèmepé, et que, s'il déconne, la même uèmepé leur mettra des candidats dans les roues.

Oui, mais voilà, ils n'aiment pas la voix de Ségolène, ou ses tailleurs, ou sa façon de marcher.
Ou ils "pensent" (tu parles : la propagande médiatique l'a tambouriné !) qu'elle est incompétente.
Enfin, sans doute moins compétente qu'un mec.

Femmes

"Madame Royal, elle a bien de la chance de vous avoir."
(Richard Bohringer, hier soir à la télévision)

Quel est le plus beau film du monde ? (2)

N'importe quel film d'Akira Kurosawa.

samedi 24 février 2007

Ratzinger.


"SARKO IZNOGOUD"



C'est le titre nouveau du spectacle du "Caveau de la République".

Que du bon actuellement : Perrin, Aduh, Thomas, Zeu Dogz, Adam, Détroit et, de temps en temps, l'excellentissime Gustave Parking.

Les lorrains "Lobo et Mie" viennent troubadouriser quelquefois : leur chanson sur l'inévitable Sarkozy fait un tabac.


Zeu Dogz est un duo qui fait dans l'humour "jeune" : trash, chamboulant, iconoclaste.

Dotez Eric et Ramzy de cerveaux, ajoutez du talent, touillez : voilà.

Hier soir, en fond de salle, Eric, Gwen, Gilles et moi pleurions de rire.


Quel est le plus beau film du monde ?

Peut être "Senso", qui est introuvable en DVD avec s.t français ?

jeudi 22 février 2007

MEZE















C'est en face de Sète, près de Bouzigues où l'on pratique la conchyliculture...
Ne cherchez pas plus longtemps et cessez vos jeux de mots stupides :
c'est la culture des huîtres, moules et autres coquillages















"Chez Tintin", au bord de l'étang de Thau, on déguste les produits des conchyliculteurs voisins.
On en sort précédé d'une haleine aillée à faire fuir un adepte de la cuisine au beurre.

Force de l'image, "compassion" et gloses diverses











C'est ce moment là que, mardi dernier, instinctivement, j'ai choisi de saisir.

Je pressentais la réaction incontournable des salauds de service qui n'allaient pas manquer de gloser, j'en étais persuadé, sur l'attitude de cette femme dont "on" guette la moindre défaillance, le moindre vacillement.

Que faire devant les sanglots à peine réfrénés de cet homme malade à l'évocation du décès d'un ami.

Le piège se constitue de lui-même : elle reste à sa place, imperturbable, et l'on dira que cette femme est un monstre de froideur; elle manifeste son émotion, s'approche, comme ce fut le cas, et le candidat d'en face s'empare de l'évènement pour taxer avec dédain son adversaire de "compassion", ce mot éructé comme une insulte.

Pour une fois, il est évident que c'est la réaction à l'action qui se révèlera contre-productive.

Elle révèle la vraie personnalité du candidat de la majorité sortante : je suis certain que ce manque de compassion déclaré en aura édifié plus d'un(e).

lundi 19 février 2007

Mesdames, une idée de sortie pour vendredi !


IL EST INTERDIT DE FAIRE DES PHOTOS DANS LES CASINOS


Je ne joue jamais.


EXIL PROVISOIRE

dimanche 18 février 2007 que je copie ce soir...

Papon
Je n’ai pu me retenir de faire rire avec Papon hier soir au théâtre.
J’en conçois quelques regrets après coup : je n’ai pas coutume de me réjouir d’un décès, quand bien même s’agit-il de celui d’un personnage aussi répugnant.
Le cirque médiatique autour de l’exécution de Saddam Hussein, tout récemment, m’a mis très mal à l’aise.

La môme (encore !).
Regain d’affluence au Père Lachaise autour de la tombe d’Edith Piaf et brassées de fleurs fraîches, dû sans doute à la sortie du film et au battage médiatique qui l’entoure.
L’employé du cimetière déclare au « Journal du dimanche » : « il n’y a plus personne chez Jim Morrison ».
Je préconise un Top 50 des sépultures.
L’été dernier avec l’ami Socrate, lors d’une balade en Ile de France, visite du petit cimetière de Dannemois où repose, après s’être tant démené, le chanteur Claude François.
La tombe serait discrète sans la présence d’une statue de bronze, monument d’art pompier, érigée par des admirateurs belges.
Le mauvais goût de cette « chose » insulte la sérénité de ce lopin de terre, au cœur d’un village dont les célébrations annuelles des « fans » doivent troubler quelque peu la tranquillité.
Allez-y (je plaisante !) en août : nous n’y rencontrâmes qu’une famille de « ch’tis » en goguette déçus de ne pas avoir accès au « moulin », ancienne demeure de l’idole foudroyée (comme on dit dans « Le droit de savoir ») fermée au public précisément ce jour-là.
J’imagine qu’après la sortie de « Podium », on constata une hausse des entrées au cimetière de Dannemois.


On dirait le sud.


Direction Montpellier pour devoirs de famille : beau temps et températures printanières à Paris ; Montpellier sous la pluie à l’arrivée.
Nous joindrons l’utile à l’agréable, le plus important étant un saut à Sète pour déguster une « bourride à la sètoise ».
La bourride est une sorte de bouillabaisse en moins … léger.
Elle se prépare généralement avec de la lotte qui baigne dans une sauce aïoli, accompagnée de
pommes de terre.
C'est la spécialité de cette Sète, sept fois chère à Brassens et à Paul Valery.
J'y étais mais ... pas de bourride.



vendredi 16 février 2007

LA VOIX DE SON MAITRE

Aujourd'hui, pas de bol.

jeudi 15 février 2007

La môme (suite)

Ma critique peu enthousiaste sur le film d'O.Dahan me vaut, sur un site que je fréquente régulièrement, cette réponse d'un internaute :

[Je n'ai pas du tout trouvé le montage incohérent, bien au contraire. Le fait de ne pas tenter la biopic classique et linéaire, partant de la naissance pour aller jusqu'à la mort, évite au film de s'embourber justement dans les pièges du genre. Et tout est toujours très cohérent (à une ou deux scènes près peut-être) dans les passages d'une époque à l'autre, il y a toujours un lien. Quant à la fin douloureuse que je ne spoilerai pas non plus, n'est-ce pas agréable dans une biopic de ne pas avoir droit à 50 minutes de pathos sur le grand désarroi de jeunesse qui a tant condamné la femme et bla et bla et bla... Il n'y a qu'à voir des films comme "Ray" ou "Walk the line" pour voir ce que ce genre de parti-pris peut avoir d'insupportable.]

J'ai, en tout cas, beaucoup apprécié "Walk the line", biographie de Johnny Cash, chanteur américain qui, pourtant, ne figure pas au rang de mes incunables.

Pour revenir à "La môme", le ciné-télé Obs de cette semaine lui décerne 3 coeurs.
Les Inrock's ont détesté (mais que ne détestent-ils pas).

Voyez le de toutes façons pour vous faire votre propre opinion.

C'est ma tasse de thé.


Combien de fois ai-je écouté ces nouvelles suites de Rameau depuis leur sortie ?
C'est ma musique de petit déjeuner idéale.
En fait, je crois que je pourrais l'écouter inlassablement, en boucle dirait-on.
Rameau est le compositeur le plus moderne qui soit.
Et Alexandre Tharaud sur un Steinway de notre temps n'a nul besoin de lui redonner de l'éclat :
tout est dans le texte, une lumière, une élégance sans préciosité, jamais de mélancolie.
Le "jeune" pianiste (dans ce milieu on est un jeune pianiste jusqu'à 50 ans) a tout compris de cette musique française qui fut à son apogée pendant le Grand Siècle puis au début du XXè.
Il conclut d'ailleurs son album par "L'hommage à Rameau" de Debussy, qui, lui aussi, avait tout compris.
Indispensable.
(Harmonia Mundi 901754)

mercredi 14 février 2007

LA MOME

Un piaf sur mon balcon.
Bouleversant, pathétique, grandiose…
Le film est annoncé comme tel par les médias, et on aimerait tant qu’il en soit ainsi parce que, enfin, on consacre un vrai film (oublions le naufrage « Edith et Marcel » de Lelouch), à celle qui fut sans conteste la plus grande chanteuse française du siècle déjà dernier.
Même Libération, d’ordinaire plus féroce avec ce genre de « produit » trouve le film « pas mal ».
Le réalisateur Olivier Dahan (non, ce n’est pas le frère de l’imitateur à l’affiche effarante de misogynie) s’est visiblement inspiré du bouquin (je ne dis pas « livre ») de Simone, demi-sœur de Piaf.
Lequel bouquin, en son temps, déclencha un véritable tollé et un procès en légitimité (était elle vraiment apparentée à Piaf ?).
Si le but du film est de faire connaître Piaf aux jeunes générations (qu’on flatte ici à coups d’effets clipesques et de 5.1 « enveloppant à souhait »), c’est raté :
on n’apprend pas grand-chose sur ce mythe de la chanson française, si ce n’est que l’amour de sa vie fut le boxeur Marcel Cerdan.
On n’apprendra pas, si on ne le sait déjà, que la « môme » fut une croqueuse d’homme, perpétuellement passionnée, ayant besoin d’amour comme d’oxygène.
On ne saura pas le rôle important qu’ont tenu dans sa vie des gens comme Montand et Aznavour dont elle fut le pygmalion.
La narration à coups de flash-back incessants nous promène dans la vie de la môme, d’Edith, de la môme, de Piaf, de la petite, etc.
Si bien qu’un « profane » sortira de la séance totalement déboussolé.
Il aura, certes, assisté à un beau numéro d’actrice, Marion Cotillard jouant Piaf avec une admirable implication qui lui vaudra sans aucun doute un Cesar lors de la cérémonie 2008.
De méchantes langues pourront dire aussi que c’est surtout le travail du maquilleur qui devrait être couronné.
Je n’irai pas jusque là : la Cotillard (ce n’est pas péjoratif, au contraire) nous fait croire à son personnage la plupart du temps, à l’exception près qu’on est quelque peu stupéfait de lui voir prendre la voix … d’Arletty !
Quant au « filmage » en lui-même, il se veut donc « moderne » mais sans rien qui puisse heurter les très nombreux spectateurs attendus, coco, avec de belles zimages qui font penser vraiment, dans les scènes « enfance », au laborieux « Oliver Twist » de Polanski.
Montage incohérent, fondus au noir pour tirer à la ligne, et comme je l’ai dit flash-back incessants (une chatte n’y retrouverait pas ses petits), irruption en fin de film d’une histoire douloureuse (je ne « spoile » point !) bâclée en 2’ alors qu’elle pourrait expliquer beaucoup de choses sur cette personnalité …
Enfin, qui éprouvera de la sympathie pour cette femme capricieuse, voire tyrannique, comme on nous la dépeint ?
Quant aux chansons, elles sont pour la plupart tronquées (faut aller vite, coco, faut faire un max de séances) en un salmigondis où l’on ne sait plus qui chante, de Piaf elle-même où de la chanteuse, au nom tout petit au générique si on a la politesse normale d’attendre un peu avant de se ruer sur son paquet de clopes.
La musique originale, bruyamment « mode », n’étant en fait qu’arrangements sur les couplets de « Mon légionnaire » et autres succès de la « vedette » comme on disait alors.
A l’arrivée, « La môme » est un beau film raté, pas un navet, certes, mais pas un grand film.
« Formaté » pour, visiblement, séduire un public international, le film ne devrait pas dépasser nos frontières.
Restent les chansons, immortelles, qu'on trouvera chez tous les bons disquaires en version originale.

Déjà...


Ca m'énerve : je passe au Champix.
Je sais qu'il est 10:30.
La photo fut prise à 9:15, juré !
En y regardant de plus près, on me voit dedans...
Je crois.
Bonne journée.

mardi 13 février 2007

AUTHENTICITE

Un élève m'a téléphoné pour me demander si l'extrait de discours de F.Hollande était un montage canulardesque.
Eh bien non, E......, c'est absolument authentique !
(Cliquetez donc sur "sketch hollande" ci-contre.)

A Max Gallo (Willem/Libération 13/02/07)


Mon petit Loulou : il fut groupie de Bonaparte, mais détesta Napoléon.
Le visage d'un môme de 6 ans s'éclaira l'autre jour
quand j'évoquai Beethoven :
"Ah oui, le gros chien, je connais !"

Café de Flore

Je voulais faire une photo de jeune : mon visage embrumé se reflétant dans le café crème.
Las, la mousse de l'espresso ne permet pas ce genre de fantaisie.

Le 7/9 de France Inter s'est transporté ce matin au Café de Flore : c'est Max Gallo, déclamant un panégyrique à Sarkozy qui me réveille.
On peut rêver mieux comme début de journée.
Ce monsieur écrivit autrefoir une biographie intitulée "Le grand Jaurès".
Il est passé depuis du XXL au S.
Heureusement, Carlier me console d'une chronique consacrée aux seins d'Arielle Dombasle, avec une référence à une chanson de mon révéré Julien Clerc.
Comme le dit le grand philosophe Paul Adam : "On dit les pires choses sur les blondes.
Mais prenez (!) Arielle Dombasle : si elle était pas blonde, elle serait con quand même".

On a oublié, semble-t-il, que le Flore, café littéraire, fut aussi un haut lieu de la follitude parisienne.
Sa terrasse, jusqu'aux années 80, offrait, le dimanche à l'heure du petit déjeuner, vers 16h, donc,
un spectacle haut en couleurs vives : c'est là, sans doute, que Roselyne Bachelot a puisé ses références vestimentaires.

Aujourd'hui, St Germain s'ennuie dans ses boutiques de fringues de luxe et il n'y a plus de drugstore pour les minets.

Tout fout le camp, ma bonne dame.

lundi 12 février 2007

CINE MAISON CINE SALLE















Mon cinoche préféré at home.
Je vois quasiment un film par jour (ou ... par nuit !).
Régulièrement, projections pour les amis :
soirées "Scorsese-Merguez" ou "Coppola-Paella", découverte des grands classiques ou de films récents dont certains achetés en import.
Dernière acquisition : "The departed" (Les infiltrés) de Scorsese.
Encore une soirée merguez en perspective.

LE SKETCH DE FRANCOIS HOLLANDE

A Villepinte, François se défoule : http://www.dailymotion.com/video/x16qfn_hollande

Vu sur le site "lesgarsdelaroyal".

Merci Paulo.

CETTE FEMME SERA-T-ELLE NOTRE AVENIR ?

J'étais hier à la fameuse réunion du "11 février" à Villepinte (un coin charmant, vraiment, que je vous conseille ... d'éviter si vous projetez une balade dominicale).
Nous étions nombreux que le doute quelque temps effleura : comme si l'on ne connaissait les procédés ancestraux de la droite (manipulations, intox, mise en coupe réglée des principaux médias).
Le couple Royal/Hollande s'est (enfin ?) bine réparti la tâche : le matin, François (dont les "commentateurs" ont voulu nous faire croire, avec succès semble-t-il, qu'il n'avait aucun charisme) s'est livré à une attaque en règle contre le ministre-candidat-chef de parti.
On savait que l'homme était doté d'un sacré sens de l'humour: en cours de discours, il nous a fait un véritable sketch sur le droit opposable, un numéro de haute volée, sans notes, délirant.
J'ai d'ailleurs suggéré à mon député Christophe Caresche, qui a passé la journée avec nous et non avec les huiles, c'est à signaler, que si, un jour, Hollande cherchait un job, je connaissais un Hugues qui l'engagerait volontiers.
J'essaie de vous trouver un verbatim rapidement.

Ce hall d'expositions de Villepinte est gigantesque; et je vous certifie qu'il était plein !
Dès 10h du matin, un flot ininterrompu de militants et de sympathisants s'écoulait vers ... l'autel.

Vers 12h30, il fut annoncé que des sandwiches étaient offerts.
Le hic, c'est qu'ils n'en avaient préparé que pour 6000 personnes !
Renonçant, nous avons trouvé de quoi se sustenter à une baraque, sur le parking.
Député compris, nous avons dégusté des merguez froides dans du pain à peine dégelé accompagné de frites qui étaient une insulte faite à Mauroy !

Pendant ce temps, la foule continuait à envahir le lieu, et l'on voyait les cloisons disparaître au fur et à mesure comme chante l'autre.

Moment d'émotion, la présence d'un petit élève de 13 ans, fils d'une comédienne et d'un cinéaste célèbres, revêtu d'un t'shirt aux couleurs de la candidate, et bardé d'auto-collants des MJS.

La suite a été, assez objectivement, relatée dans les journaux télévisés du soir.
Mais il fallait y être pour saisir vraiment l'importance de ces deux heures marquant indéniablement un tournant dans la campagne.
On aura remarqué que le camp adverse glosait sur ce "discours fleuve".
La veille encore, les mêmes disaient qu'elle n'avait rien à dire !
Pour résumer donc, un vrai discours de gauche, avec les propositions qui vont avec, détaillées avec une force de conviction contagieuse.
J'ai particulièrement apprécié les propositions en matière sociale (of course) et que l'éducation soit une vraie priorité; la recherche aussi, actuellement négligée par ceux là même qui nous disent qu'ils feroint mieux demain en la matière.
Bien sûr, il y eut ce passage très fort, que vous avez sans doute vu, où Mme Royal, plus qu'émue, aborde la crise des cités, ses causes, alors que (on ne nous le dit pas), une étincelle suffirait pour relancer la guérilla urbaine dans les cités, et, a-t-elle prévenu, bien au-delà de cette zone géographique.

Le devoir de responsabilité sur l'Afrique, proclamé haut et fort, doit nous interpeller tous.
Si vous en êtes conscients (j'espère) ou voulez vous y intéresser je vous renvois au discours en son verbatim.

Pour télécharger en pdf le discours et le programme, c'est là : http://www.desirsdavenir.org/index.php

Je déblogue avant de revenir sur tout autre sujet.

BLOG A PART

Bonjour ami de passage,
je fus long à me décider : certains penseront que, vu mon grand âge, j'aurais peut être dû m'en tenir à griffoner un journal "à l'ancienne".
Mais j'ai tenu à prouver que, moi aussi, je dominais l'outil internet.
Je viendrai ici le plus régulièrement possible donner mon sentiment sur tout ... et rien.
Pêle-mêle, mes considérations, que le monde entier attendait, sur les arts, la vie quotidienne, la société, la politique (original, actuellement, non ?) et le plus souvent sur ce qui me fait rire en ce bas monde, ce qui aide à vivre, quoi.
Vous constaterez sur la photo en-tête, que Mozart n'était qu'un imposteur : à 2 ans, je jouais déjà la Toccata et Fugue en ré mineur de Bach sur ce petit accordéon.
J'en ai gardé, dit-on, un caractère ... aimable.
Bonne lecture et commentez si vous le sentez.