Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
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"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)
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samedi 29 septembre 2012
mardi 25 septembre 2012
- Je suis sur Saint Raph'. (Pablol)
C'est une carte postale envoyée de St Raphaël par Pablo Picasso à Jean Cocteau en 1919.
On n'ose imaginer la valeur actuelle de l'objet.
Cela me pose un problème de taille : j'ai beau me tournebouiller la cervelle, je ne parviens pas à déterminer duquel de mes contemporains j'aimerais recevoir une carte de ce type...
Il est vrai, me rétorqueront les bons esprits, que je ne suis certes pas l'égal d'un Cocteau.
Mais reste que, quand bien même le serais-je, je ne vois vraiment pas.
Et c'est désespérant.
mardi 11 septembre 2012
Un peu de lecture
![]() |
| Un vague prédécesseur de Frédéric Beigbeder | Par Jacques-Emile Blanche. |
La manière proustienne est unique (un de plus !) : j'enfonce volontiers une porte ouverte, mais l'utilisation de la langue, l'art de la description, celui de la psychologie des personnages, l'acuité du regard impitoyable sur ses contemporains et les mœurs d'une époque, laissent pantois.
Lire Proust, ce n'est pas simple. On se surprend à revenir sur ses pas pour ne pas perdre le fil ou, mieux, pour savourer à nouveau tel ou tel passage qui nous a laissé béat d'admiration -de nos jours, on dirait "sur le cul" : voilà où l'on en est.
Lire Un amour de Swann quand on a des velléités littéraires est un supplice : à vous décourager d'écrire.
Heureusement, la vie réserve des bonheurs qui vous y encouragent.
Ainsi, à Rome, n'ayant rien emporté -mon Proust eût été un fardeau : on ne le lit pas "pour s'endormir"-, j'ai pioché dans le rayon (peu fourni) "livres français" de Feltrinelli (échoppe multimédia d'envergure), un "bouquin" de Frédéric Beigbeder, autobiographie intitulée (en toute simplicité) "Un roman français", couronné en son temps du prix Renaudot.
Utilisant un procédé que l'on appellera "concept" -l'auteur fut publicitaire, et ça se lit !-, le narrateur nous explique qu'il n'a pas de mémoire, et que c'est fort ennuyeux quand on veut retracer l'histoire d'une jeunesse.
Quelle bonne idée, fichtre !
Il agence son récit -avec savoir-faire, c'est bien le moins- autour de son interpellation par la police, un soir, au sortir d'une "boîte" où, (qu'est-ce qu'on s'amuse dans le Paris by night !) les pandores le serrèrent en "flag", sniffant de la cocaïne sur le toit d'une voiture.
Subissant le calvaire de sa vie (2 jours de garde à vue), le pauvre chéri, issu de la "haute" et peu préparé aux geôles (pourries, il est vrai) de la République, a tout loisir, si je puis dire, de fouiller dans son passé et de retrouver sa mémoire perdue.
Oh oui, ça se lit facilement, d'une traite, même -ce qui n'est pas toujours bon signe.
Le problème, c'est qu'on se soucie fort peu des aléas de l'existence de ce personnage mondain -il passe des pages à s'en défendre, d'ailleurs !- qui s'est fait une spécialité des récits "avec coke" (99 francs) et des récits empreints de nombrilisme (ah, "L'amour dure trois ans" (1) !).
Mais la lecture d'un tel ouvrage me fut réjouissance. Je me suis remis au mien. Merci "Fredo le pas-prolo".
(1) L'adaptation cinématographique vit les débuts à l'écran d'un certain Gaspard... Proust.
Il n'y a pas de hasard...
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lundi 10 septembre 2012
Cruautés ordinaires
J'ai deux amours par TiboBlanchet
Paris est la ville la plus visitée au monde. Un récent reportage d'Envoyé Spécial (France 2) démontrait pourtant combien la ville-lumière recèle de pièges de toutes sortes tendus au pauvre touriste désireux d'y être émerveillé. Rentrant de Rome, jeudi dernier, je fus envahi, dès que je mis le pied sur le trottoir de l'aéroport, par le sentiment de contraste qui sépare les deux capitales, à commencer par le comportement du chauffeur du bus qui relie Orly à Denfert, maudissant ces salauds de touristes qui ont le culot de venir dépenser leur fric chez nous : l'homme pestait contre ces étrangers qui n'avaient pas pu (ou su ?) prendre un ticket au distributeur et, de surcroît, ne "faisaient pas l'appoint". En résultait un retard important ayant lui-même pour conséquence la transformation du véhicule en wagon à bestiaux.
Quand je lui demandai, depuis le bitume, et très civilement, quand surviendrait la prochaine navette -pour me permettre d'en informer une canadienne quelque peu déboussolée-, l'homme me répondit : "dans pas longtemps".
L'accueil "français" (car paris n'en a pas l'apanage : j'en sais quelque chose, j'ai habité la Côte d'Azur !), est désormais célèbre de par le monde. Si vous avez bien regardé les premières secondes de ce joli clip, tout est dit.
J'en parlais ces jours-ci à deux reprises avec deux amis : le climat qui règne sous nos cieux actuellement -et la crise, plus prégnante cette année, n'y est certes pas pour rien- est franchement détestable. L'impression que les gens se détestent est permanente. Il suffit pour s'en rendre compte d'écouter les conversations -le plus souvent tonitruantes, sans aucune gêne d'exhiber l'intime- des gens accrochés à leur téléphone portatif. A cet ami qui en faisait la remarque l'autre jour, je répondis, indulgent, qu'il exagérait quelque peu. Las, le lendemain même, à l'aéroport, j'eus pour voisine, une femme entre deux âges qui, à son interlocuteur du bout des ondes, parlait sans aménité d'un "connard" qu'elle avait "jarté", en dressant un portrait apocalyptique.
Cette agressivité qui nimbe notre quotidien national est devenue insupportable, générant un climat permanent de guerre civile larvée, que la politique (le mot perdant son sens premier au gré du temps qui passe) la mieux intentionnée est impuissante à apaiser, les média n'ayant de cesse de verser de l'huile sur le feu.
La comparaison avec l'Italie n'est pas en notre faveur, ce pays étant bien plus que la France touché par cette crise profonde : la générosité des "aperitivi" avec buffet à satiété, la politesse (sauf au Carrefour-Express, ai-je noté, mais c'est une enseigne... française !), les prix raisonnés, les serviettes en tissu dans la moindre gargote, la ci-vi-li-té, quoi, la considération que l'on a pour l'autre en ayant la patience de lui indiquer son chemin, faisant des efforts pour décrypter son italien malhabile, sont autant de marques de respect qui font défaut à notre environnement national.
Et l'on me demande pourquoi je vais si souvent en Italie ?
lundi 27 août 2012
Faits d'été
Humanoïdes
C'est atavique : au retour de vacances (forcément ratées ?), le parisien lambda, dès qu'il foule le sol de la capitale, se remet à faire la gueule. J'en croisai quelques spécimen samedi, bronzés mais revêches. Tout ça pour ça.
...
Fin de partie
Fin de la saison d'été au Caveau de la République, samedi dernier. Jusqu'au 20 septembre, j'ai toutes mes soirées. Sensation étrange...
...
Les cafetiers s'amélioreront-ils un jour ?Dissuasion
J'en doute :
![]() | |||||||||||||
| Je pose la question : pourquoi ? Café de la Place, Paris 18eme |
Ailleurs (pour respirer)
Lors de mon prochain séjour par-delà les Alpes, qui ne saurait tarder, j'irai visiter la belle cité médiévale
d'Orvieto. Des
esprits malintentionnés m'ont soufflé l'autre jour qu'il me faudrait
grimper pour atteindre le but de mon escapade, référence non voilée à
mes récents ennuis articulaires. Je découvre là-dessus qu'un joli funiculaire récemment remis à neuf relie la gare au gros village perché, et na !
En outre -sans jeu de mots-, le vignoble d'Orvieto produit l'un des meilleurs vins blancs de la botte.
Je savoure d'avance.![]() | |||
| Orvieto - Ombrie |
dimanche 26 août 2012
lundi 6 août 2012
Haute fidélité
Ces temps somnolant sont propices à la concrétisation de ces petits projets que l'on faisait en période dite "active".
On a tout le temps de faire ce que l'on remettait à plus tard, ces petits travaux destinés à corriger les petites anomalies détectées ça et là quand le regard, oisif, balaie l'univers immédiat. Ici, un bibelot à déplacer, là, une tache sur le revêtement mural, un peu plus loin, une disposition d'objets inadéquate.
Dans la catégorie "tâches différées", ma platine Thorens attendait que je veuille bien lui accorder toute l'attention requise.
J'ai procédé à un réglage minutieux du bras de ce tourne-disques et calibré correctement la sortie "phono" de mon amplificateur.
On sait qu'un véritable audiophile préfèrera le son analogique au numérique.
S'il fallait m'en convaincre, l'écoute de la 1ère symphonie de Brahms, hier, via les deux supports, ne laisse subsister le moindre doute : le son délivré par la cellule (Ortofon) de la platine à disques noirs est opulent et précis à la fois, quand celui dispensé par le CD est plus contraint, engoncé, "compact" (et oui !).
Les jeunes oreilles ne connaissent que les sons compressés de ces disques précisément compacts, ou, pire, du MP3.
Un ami vient de m'offrir quelques disques microsillons à l'état du neuf, dont ces Brahms dirigée, dans les années soixante-dix par un chef prématurément disparu du nom de Istvan Kertesz, dont Georg Solti pensait qu'il serait l'un des plus grands chefs de l'histoire.
Les symphonies sont réunies dans un coffret Decca, Kertesz dirigeant le Philharmonique de Vienne quand
cette phalange était à son meilleur.
Le "son Decca", célébré par les amateurs exigeants donne tout son sens au label "Haute Fidélité" apposé, mais en anglais, sur l'image de couverture.
Quand je n'étais encore qu'un jeune élève-pianiste, vers douze ou treize ans, je me rendais régulièrement chez un voisin, vénérable vieillard féru de musique enregistrée, qui m'accordait le privilège d'auditions "au salon" au moyen d'un matériel des plus perfectionnés auquel il consacrait une part non négligeable de sa retraite. Le son, traité par un puissant ampli à lampes, jaillissait de deux imposantes enceintes Cabasse, marque française qui fait encore autorité de nos jours.
Nous nous installions dans les fauteuils Voltaire pour écouter religieusement une œuvre du répertoire.
De temps à autre, l'audiophile, d'un geste de la main, soulignait un passage du morceau, indiquant par là que son installation faisait honneur à tel solo ou tels pizzicati de violons.
Jamais, cependant, il ne se serait levé pour faire réentendre ce qui faisait sa félicité : l’œuvre devrait s'apprécier dans son intégralité, comme au concert.
C'est en lisant les carnets de Sviatoslav Richter que ces moments de grâce me sont revenus : le grand pianiste russe invitait des amis, le soir, à de telles séances.
Après le dîner, tout le monde s'installait confortablement pour écouter des disques, en débattre après l'audition avec le Maître dont on sait qu'il avait la dent dure.
C'était en des temps où la télévision, ce divertissement si ordinaire, n'avait pas envahi les foyers. Je doute même, qu'en nos temps, il l'eût laissée entrer chez lui.
Je me souviens des heures passées, dans ma chambre d'adolescent, à écouter de la musique sur mon électrophone. Je disais alors, car j'étais déjà sinistre, que j'adorais écouter de la "musique en chambre". cette pratique permettait de s'adonner à la lecture, à laquelle, aujourd'hui, la télévision et ses dérivés ne laissent aucune chance.
Sans ordinateur, autre prédateur, je retrouve ces jours-ci ces plaisirs démodés.
Interrompre ma lecture pour aller retourner le disque ne m'irrite pas : je rajeunis.
Le "son Decca", célébré par les amateurs exigeants donne tout son sens au label "Haute Fidélité" apposé, mais en anglais, sur l'image de couverture.
Quand je n'étais encore qu'un jeune élève-pianiste, vers douze ou treize ans, je me rendais régulièrement chez un voisin, vénérable vieillard féru de musique enregistrée, qui m'accordait le privilège d'auditions "au salon" au moyen d'un matériel des plus perfectionnés auquel il consacrait une part non négligeable de sa retraite. Le son, traité par un puissant ampli à lampes, jaillissait de deux imposantes enceintes Cabasse, marque française qui fait encore autorité de nos jours.
Nous nous installions dans les fauteuils Voltaire pour écouter religieusement une œuvre du répertoire.
De temps à autre, l'audiophile, d'un geste de la main, soulignait un passage du morceau, indiquant par là que son installation faisait honneur à tel solo ou tels pizzicati de violons.
Jamais, cependant, il ne se serait levé pour faire réentendre ce qui faisait sa félicité : l’œuvre devrait s'apprécier dans son intégralité, comme au concert.
C'est en lisant les carnets de Sviatoslav Richter que ces moments de grâce me sont revenus : le grand pianiste russe invitait des amis, le soir, à de telles séances.
Après le dîner, tout le monde s'installait confortablement pour écouter des disques, en débattre après l'audition avec le Maître dont on sait qu'il avait la dent dure.
C'était en des temps où la télévision, ce divertissement si ordinaire, n'avait pas envahi les foyers. Je doute même, qu'en nos temps, il l'eût laissée entrer chez lui.
Je me souviens des heures passées, dans ma chambre d'adolescent, à écouter de la musique sur mon électrophone. Je disais alors, car j'étais déjà sinistre, que j'adorais écouter de la "musique en chambre". cette pratique permettait de s'adonner à la lecture, à laquelle, aujourd'hui, la télévision et ses dérivés ne laissent aucune chance.
Sans ordinateur, autre prédateur, je retrouve ces jours-ci ces plaisirs démodés.
Interrompre ma lecture pour aller retourner le disque ne m'irrite pas : je rajeunis.
lundi 21 mai 2012
Plein de choses "géniales", mais quand un vrai génie meurt...
En France, les radios et télévisions nous ont parlé du décès de Donna Summer, star du disco de la fin du siècle dernier, dont on conviendra, même si l'on a adoré se déhancher sur ses "tubes" qu'elle ne bénéficiait pas d'un organe vocal exceptionnel.
Par contre, silence total sur la mort, vendredi dernier 18 mai, de l'une des plus grandes "voix" de tous les temps, Dietrich Fischer Dieskau. Le baryton qui défendit (entre autres) avec un immense talent les Lieder de Franz Schubert s'est éteint en Bavière à
l'âge de 86 ans.
l'âge de 86 ans.
C'est par un copain italien que j'apprends le départ de cet illustre artiste lyrique, l'un des plus grands que l'univers de la musique ait comptés.
La nouvelle m'attriste, mais plus encore le silence tonitruant qui accompagne, en France, cette disparition.
Il s'agit là d'un signe qui montre à quel point, ces dernières années, la culture -laquelle découle de l'éducation- a été laissée en jachère dans un pays qui s'enorgueillissait, par le passé, d'être celui qui donnait le "la" en la matière.
La déshérence dans laquelle est tombée la culture, en France, était évoquée, hier soir, sur notre télévision de service public, entre deux scintillements de "strass" cannois (la seule chose qui semble intéresser, dans ce prestigieux festival de cinéma, les tenants de la télé de bas niveau (un pléonasme ?), par la toute nouvelle Ministre de la Culture. Cette jeune -mais érudite, et fort bon écrivain dit-on- femme (Aurélie Filipetti) disait fort justement que culture et éducation étaient étroitement liées. Après dix années où l'une et l'autre furent totalement négligées, on est en droit d'espérer, à défaut d'exiger, que ces facteurs essentiels d'accomplissement pour chacun de nous, soient traités avec la considération qu'il est indispensable de leur prodiguer.
Oui, la discrétion qui entoure la disparition de l'immense artiste que fut Dietrich Fischer-Dieskau (je ne peux manquer d'indiquer, ironie amère, que l'on ne le prononcera comme "disco", mais en détachant les deux dernières voyelles), est de nature à susciter colère et indignation.
Dans notre Panthéon, il rejoint les plus grands noms de la musique. Je crains que nous ne soyons de moins en moins nombreux à entretenir ces flammes qui devraient, pourtant, être éternelles.
Je note que, tapant sur mon clavier le nom de l'artiste pour vérifier l'information, n'apparaissent sur Google que des pages en langue étrangère. Tout est dit.
Une amitié très forte liait Fischer-Dieskau au grand pianiste russe Sviatoslav Richter.
La Musique, langage universel, réunit les esprits.
Cet enregistrement date de 1978.
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mardi 15 mai 2012
samedi 12 mai 2012
Point de vue
C'est fou, on voit Audrey Hepburn partout, ces temps-ci.
J'ai l'impression, étant optimiste de nature, que la société, en regardant dans le rétroviseur, culpabilise d'être rendue à tant de médiocrité.
Avouerai-je que suis jaloux de cette récupération, tant cette femme fait partie de ma vie depuis qu'enfant, je la découvrais dans "My Fair Lady", cette comédie musicale adaptée du Pygmalion de G. B. Shaw ?
S'est instaurée, au fil des ans, une intimité entre l'actrice, parangon d'une féminité classieuse, et moi qui ne suis pourtant guère du genre idolâtre (je tançai, hier encore, un ami que je trouvais par trop "Hollandolâtre", c'est dire !), car voici que je pense avoir vu tous les films où elle apparaît, y compris les pires, dont "Seule dans la nuit", nanar où ma pauvre chérie se voit, si je puis dire, atteinte d'une cécité soudaine, surjouant le mélodrame avec une conscience professionnelle à toute épreuve.
Je reviens aujourd'hui à cette chère Audrey, car la vie de tous les jours (aux minuscules joies, parfois) me la fait croiser au détour du chemin sur une publicité de papier glacé vantant les mérites d'une célèbre marque de lunettes.
Or -suivez, c'est passionnant !-, il s'avère que, tout récemment, j'ai perdu une jolie paire de bésicles qui faisaient office, à la fois, de protège-soleil et de correction visuelle.
Faisant peu après quelques rangements dans mes tiroirs, j'avise une paire de lorgnons "de soleil" qu'un ami m'avait généreusement offerte il y a une bonne quinzaine d'années et que j'avais oubliée là.
"Mais, m’étrangle-je, ce sont les Rébannes* que portait Audrey dans "Diamants sur canapé" !"
Mon ami me les ayant remises d'un "tiens, des raibanes*" négligent, me vient un soupçon dont je devrais avoir honte : "et si c'étaient des contrefaçons ?"
Ni une ni deux, je dévale les escaliers de l'immeuble, me rend chez l'opticien qui a eu l'excellente idée de s'installer en 1973 de l'autre côté de la rue, dans le but -facile !- d'y voir plus clair.
Le jeune commerçant, ému -il pleure à chaudes larmes, pour avouer ensuite que ses lentilles de contact en sont la cause- me confirme que non seulement les Reybahn* sont authentiques, mais qu'il s'agit, de plus, d'un modèle issu d'une série très prisée des collectionneurs ! Je passe commande de verres correcteurs d'une teinte presque noire, et les récupère, comme neuves, trois jours après.
Si, d'aventure, -les gens sont parfois tellement méchants- il se trouve quelqu'un, dans les jours à venir, pour me dire que cette monture n'est pas vraiment adaptée à la forme de mon visage, je mettrai cela sur le compte de la jalousie : tout le monde n'a pas la chance de porter les mêmes lunettes qu'Audrey Hepburn et, j'en suis sûr, de la même cuvée !
En cherchant la photo, je suis tombé sur le blog d'une jeune américaine qui s'est mise en tête de se constituer la même garde-robe que Miss Hepburn dans "Diamants sur canapé".
La jeune américaine a les moyens, car, jusqu'à "Voyage à deux", l'actrice était habillée par Givenchy.
Le problème étant que, voyez-vous, la jeune blogueuse est dotée d'un physique si différent (euphémisme) de la Star, que c'en est pathétique...
* Le nom de la marque a été changé pour éviter toute publicité.
mercredi 9 mai 2012
lundi 7 mai 2012
Nuit blanche
J'ai un peu mal aux cheveux, j'avoue...
Demain, mon reportage sur une soirée et une nuit inoubliables.
En attendant :
Demain, mon reportage sur une soirée et une nuit inoubliables.
En attendant :
Nuit du 6 au 7 mai, Place de la Bastille :
tard, très tard (0h40), le Président, infatigable, mais la voix brisée, vient s'exprimer devant la foule immense.
Plus de métro, pas de taxis (on en trouvera un, partagé à plusieurs vers 2 heures, après une très longue marche...) : marchons, marchons !
mardi 1 mai 2012
Rétablir la peine de mort... (rediff)
Je m'y opposerais farouchement, bien sûr.
Mais, pour paraphraser Boris Yellnikoff, ce personnage misanthrope joué par Larry David (photo) dans l'excellentissime "Whatever Works" de Woody Allen, je serais pour le rétablissement de la peine capitale dans les cas
suivants :
- non-ramassage des déjections de son animal de compagnie.
- hurlements intempestifs dans le micro des téléphones portatifs.
- absence de remerciements quand on attend en tenant le portillon dans le métro pour l'individu suivant.
- mastication de popcorn au cinéma pour les films qui ne sont pas des "blockbuster".
- les "et avec ceci ?".
- les toux non étouffées au concert ou au théâtre.
- le mec du premier rang qui n'applaudit jamais (on ne voit plus que lui ; c'est toujours un mec !)
- la mise en rayon des CD d'André Rieu dans la section "classique" à la Fnac.
- le défilement au bas de l'écran des textes de sms dans "C dans l'air" (dans la plupart des autres cas, je m'en tape).
- le changement de caissière au supermarché quand arrive enfin mon tour.
- les commentaires sur les sites de voyage stipulant que "l'hôtelier ne parlait même pas français".
- les crachats sur la voie publique...
- les crachats sur la voie publique...
(à suivre...)
(c) Mars Distribution
samedi 21 avril 2012
mardi 13 mars 2012
Salade de muso
Saisons
Le printemps pointe le bout de son nez.
Comme chaque année, quand la température se fait plus clémente, je vais retrouver mes petits plaisirs
parisiens : faire halte, livre en main, dans les jardins du Musée Rodin, boire un café et papoter avec une amie à la terrasse du Rohant, redonner des couleurs aux jardinières du balcon assommées par les rigueurs de l'hiver.
Premier signe de ce renouveau, le spathiphyllum du salon sort de sa période d'hibernation, laissant apparaître la première fleur blanche de la saison.
Pour qui, comme moi, n'a guère la "main verte", c'est une joie incommensurable.
Club 13
C'est un antre cinématographique non loin de l'Arc de Triomphe appartenant à Claude Lelouch, avec bar cosy et salles de projection (deux) en cocon ultra confortable destinées à la présentation de films à la presse ou aux personnes vraiment importantes.
Inconvénient : si le film est mauvais, les accueillants fauteuils de cuir souple sont autant de bras de Morphée.
Ce n'était pas le cas, l'autre soir, où défilaient sur l'écran les images de "Police, ouvrez !", court-métrage écrit et réalisé par Elliott Covrigaru qui en signe également la musique.
Certes, en 11 minutes, il eût fallu quelque mauvaise volonté à s'effondrer dans l'épaisseur de ces pousse-au-sommeil.
D'autant que ce "petit" film est rythmé, vif, "jeune", bien interprété et d'un concept judicieux, qui laisse augurer de grandes choses pour peu que notre jeune ami puisse s'exprimer un jour hors de toute tutelle, ce qui, semble-t-il, ne fait aucun doute.
Chapitre mondanités, on pouvait croiser lors du pince-fesses Patrick Poivre d'Arvor (journaliste errant) et Dominique Besnehard (agent artistique toujours aux aguets).
Le jeune Covrigaru semblait survoler cette fourmilière avec désinvolture, détaché (parce que baignant dans ces milieux depuis toujours) des fausses illusions de la "profession" (selon le terme de Saint Jean-Luc Godard).
Plus intéressante que les mondanités fut la rencontre avec Jean-Marie Sénia, compositeur d'une brassée de musiques pour le cinéma et la télévision : empathie instantanée, avec la même bienveillance sans indulgence pour le héros du jour.
Présidentielle
Curieuse réaction d'un lecteur (que je suis censé connaître) à l'insertion de photos très drôles prises lors de la réunion du président-candidat (et inversement) à Villepinte.
Comme je l'avais écrit, je ne relève ici de cette campagne que ce qui m'apparaît amusant ou franchement ignoble. Sur ce dernier point, je baisse un peu les bras, car mon candidat (le favori pour l'instant) semble inattaquable en coups-bas. Difficile, pour le camp adverse, de lâcher les habituelles boules puantes dont il a toujours fait sa spécialité (j'ai la liste).
En l'occurrence, et comme j'en ai fait profession, je ne commente guère (à l'inverse de 2007 où j'avais plus de raisons d'être inquiet !) la campagne, laquelle, de plus, n'est pas la plus enthousiasmante que j'ai connue, peut-être parce que (où est ma patte de lapin ?) la défaite de Sarkozy me semble annoncée, soit tout le contraire de la précédente élection.
D'ailleurs, sans pontifier, je rappelle qu'on doit dire "élection présidentielle" au singulier, vu qu'il n'y a qu'un siège à pourvoir.
Je dis ça, je dis rien, comme dit l'autre.
Salades
La lecture des menus du jour manuscrits affichés en devanture des restaurants et autres bistrots me met toujours en joie : les fautes d'orthographe y abondent, de "spaguettis" à "somon" en passant par "onglé à l'échalote" (si !).
Ce matin, mon œil (moqueur) fut aimanté par "salade de muso".
La vie est tout de même formidable.
... en autant de bras de Morphée.
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vendredi 9 mars 2012
vendredi 17 février 2012
jeudi 16 février 2012
lundi 13 février 2012
L'indifférence...
Récupéré ce qui suit sur facebook, écrit par Vincent Breton.
Les sur-lignages sont de mon fait :
"Par un froid matin de janvier, un homme assis à une station de métro de Washington
DC a commencé à jouer du violon. Il a joué six morceaux de Bach
pendant environ 45 minutes. Pendant ce temps, comme c’était l'heure de
pointe, il a été calculé que des milliers de personnes sont passées par
la gare, la plupart d'entre elles en route vers leur travail.
Trois minutes se sont écoulées et un homme d'âge moyen a remarqué qu’un musicien jouait. Il a ralenti son rythme, a arrêté pendant quelques secondes, puis se précipita pour respecter son horaire.
Une minute plus tard, le violoniste a reçu son premier dollar : une femme jeta de l'argent dans l’étui de son violon et, sans s'arrêter, a continué son chemin.
Quelques minutes plus tard, quelqu'un s'adossa au mur pour l'écouter, mais l'homme a regardé sa montre et a repris sa marche. Il est clair qu'il était en retard au travail.
Celui qui a apporté le plus d'attention à la prestation musicale fut un petit garçon de 3 ans. Sa mère l’a tiré vers elle, mais le garçon s’est arrêté pour regarder le violoniste.
Enfin, la mère a tiré plus fort et l'enfant a continué à marcher en tournant la tête tout le temps. Cette action a été répétée par plusieurs autres enfants. Tous les parents, sans exception, les forcèrent à aller de l'avant.
Durant les 45 minutes que le musicien a jouées, seulement 6 personnes se sont arrêtées et sont restées à l’écouter pendant un certain temps. Environ 20 lui ont donné l'argent, mais ont continué à marcher à leur rythme. Il a recueilli 32 $. Quand il finit de jouer et que le silence se fit, personne ne le remarqua. Personne n'applaudit, ni n’exprima quelque reconnaissance que ce soit.
Personne ne savait cela, mais le violoniste était Joshua Bell, l'un des meilleurs musiciens au monde. Il a joué l'un des morceaux les plus difficiles jamais écrits, avec un violon d'une valeur de 3,5 millions de dollars.
Deux jours avant sa prestation dans le métro, Joshua Bell joua à guichets fermés dans un théâtre de Boston où un siège coûtait en moyenne 100 $.
C'est une histoire vraie. Joshua Bell joua effectivement incognito dans la station de métro
Cet événement a été organisé par le Washington Post dans le cadre d'une expérience sur la perception, les goûts et les priorités des gens. L’énoncé était: dans un environnement commun à une heure inappropriée sommes-nous en mesure de percevoir la beauté?
Nous arrêtons-nous pour l'apprécier? Savons-nous reconnaître le talent dans un contexte inattendu?
L'une des conclusions possibles de cette expérience pourrait être: si nous n'avons pas un moment pour nous arrêter et écouter un des meilleurs musiciens au monde jouant la meilleure musique jamais écrite, combien d'autres choses manquons-nous ? "
Les sur-lignages sont de mon fait :
"Par un froid matin de janvier, un homme assis à une station de métro de Washington
DC a commencé à jouer du violon. Il a joué six morceaux de Bach
pendant environ 45 minutes. Pendant ce temps, comme c’était l'heure de
pointe, il a été calculé que des milliers de personnes sont passées par
la gare, la plupart d'entre elles en route vers leur travail.Trois minutes se sont écoulées et un homme d'âge moyen a remarqué qu’un musicien jouait. Il a ralenti son rythme, a arrêté pendant quelques secondes, puis se précipita pour respecter son horaire.
Une minute plus tard, le violoniste a reçu son premier dollar : une femme jeta de l'argent dans l’étui de son violon et, sans s'arrêter, a continué son chemin.
Quelques minutes plus tard, quelqu'un s'adossa au mur pour l'écouter, mais l'homme a regardé sa montre et a repris sa marche. Il est clair qu'il était en retard au travail.
Celui qui a apporté le plus d'attention à la prestation musicale fut un petit garçon de 3 ans. Sa mère l’a tiré vers elle, mais le garçon s’est arrêté pour regarder le violoniste.
Enfin, la mère a tiré plus fort et l'enfant a continué à marcher en tournant la tête tout le temps. Cette action a été répétée par plusieurs autres enfants. Tous les parents, sans exception, les forcèrent à aller de l'avant.
Durant les 45 minutes que le musicien a jouées, seulement 6 personnes se sont arrêtées et sont restées à l’écouter pendant un certain temps. Environ 20 lui ont donné l'argent, mais ont continué à marcher à leur rythme. Il a recueilli 32 $. Quand il finit de jouer et que le silence se fit, personne ne le remarqua. Personne n'applaudit, ni n’exprima quelque reconnaissance que ce soit.
Personne ne savait cela, mais le violoniste était Joshua Bell, l'un des meilleurs musiciens au monde. Il a joué l'un des morceaux les plus difficiles jamais écrits, avec un violon d'une valeur de 3,5 millions de dollars.
Deux jours avant sa prestation dans le métro, Joshua Bell joua à guichets fermés dans un théâtre de Boston où un siège coûtait en moyenne 100 $.
C'est une histoire vraie. Joshua Bell joua effectivement incognito dans la station de métro
Cet événement a été organisé par le Washington Post dans le cadre d'une expérience sur la perception, les goûts et les priorités des gens. L’énoncé était: dans un environnement commun à une heure inappropriée sommes-nous en mesure de percevoir la beauté?
Nous arrêtons-nous pour l'apprécier? Savons-nous reconnaître le talent dans un contexte inattendu?
L'une des conclusions possibles de cette expérience pourrait être: si nous n'avons pas un moment pour nous arrêter et écouter un des meilleurs musiciens au monde jouant la meilleure musique jamais écrite, combien d'autres choses manquons-nous ? "
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