Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)

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samedi 6 octobre 2012

Se baigner à Venise ?

Malgré l'interdiction, au milieu du siècle n° 20, quelques gamins passaient outre pendant les grosses chaleurs.
Ce beau court-métrage des années 50 passait en première partie de séance dans les cinémas de la péninsule.
Une rareté :

lundi 24 septembre 2012

Pan-bagnat

On peut aussi
le présenter ainsi :


La dernière fois que j'en ai confectionné un (à emporter), j'ai oublié les olives noires !
Je ne m'en remets pas.

dimanche 23 septembre 2012

Café riche

Caffè Florian, Venise

C'est là que j'aimerais boire un café brûlant en ce dimanche de septembre.
Je mettrais mes vêtements d'automne, chemise et chaussures neuves en accord avec la saison, lunettes de soleil, car, ici, le ciel est clair aujourd'hui.
Il serait dix heures du matin et la Place St Marc s'éveillerait doucement, pas encore envahie par les touristes. Les vrais vénitiens se presseraient vers la basilique pour entendre la messe et, malin, je me mêlerais à eux pour n'avoir pas à languir dans la file d'attente. Après, j'irais flâner au hasard des venelles, évitant les parcours balisés, déjeunant dans l'une de ces osterie dont on se refile l'adresse sous le manteau, d'une salade de poulpe ou de sepie à l'encre accompagnées de polenta.
Ce serait le plus beau des dimanches.
Je n'y convierais qu'une compagnie soigneusement sélectionnée, de celles qui savent jouir de la vie. 

mardi 18 septembre 2012

Les deux belles cousines

Évoquer Florence, l'autre jour, avec un ami, a fait resurgir les images de la belle italienne. Lors de mon premier séjour, en 1999, j'étais allé écouter un concert de jeunes pianistes lauréats d'un concours international, dans un théâtre municipal qui n'est certes pas le plus bel exemple que l'on puisse donner du faste qui entoure habituellement ce genre d'édifices par delà les Alpes. Non, dans mon souvenir, le lieu est grisâtre, fonctionnel, on est à cent lieues du San Carlo de Naples (la référence) ou de la Scala de Milan.
Après ce concert, de très bon niveau (les pianistes asiatiques, déjà !), je rencontrai un couple de français, charmant, avec lequel j'eus l'habituelle conversation sur les charmes de la ville où nous séjournions.
Je me souviens aujourd'hui que, voyant que j'étais tombé sous le charme florentin, ils me conseillèrent de visiter Prague, ville qui, selon eux, était "cousine" de celle-ci.
Je suis allé deux fois à Prague depuis. J'ai pu vérifier qu'effectivement, il y a entre les deux cités des similitudes tenant à la fois de leur configuration (le cours d'eau, les "hauteurs"...), de leurs spécificités architecturales respectives, et de leur rayonnement culturel.
Troublant, en effet.

Florence, par S.C
Prague, par R.G



Un couple élégant

Au milieu de la foule de touristes du Campo dei Fiori, halte romaine obligatoire, ce couple s'avance, que je remarque, tant l'allure, la démarche, en un mot la distinction, dénotent.
Ils s'assoient à la terrasse du restaurant voisin.
Ils sont cinématographiques.

Photo S.C

lundi 10 septembre 2012

Cruautés ordinaires


J'ai deux amours par TiboBlanchet

Paris est la ville la plus visitée au monde. Un récent reportage d'Envoyé Spécial (France 2) démontrait pourtant combien la ville-lumière recèle de pièges de toutes sortes tendus au pauvre touriste désireux d'y être émerveillé. Rentrant de Rome, jeudi dernier, je fus envahi, dès que je mis le pied sur le trottoir de l'aéroport, par le sentiment de contraste qui sépare les deux capitales, à commencer par le comportement du chauffeur du bus qui relie Orly à Denfert, maudissant ces salauds de touristes qui ont le culot de venir dépenser leur fric chez nous : l'homme pestait contre ces étrangers qui n'avaient pas pu (ou su ?) prendre un ticket au distributeur et, de surcroît, ne "faisaient pas l'appoint". En résultait un retard important ayant lui-même pour conséquence la transformation du véhicule en wagon à bestiaux.
Quand je lui demandai, depuis le bitume, et très civilement, quand surviendrait la prochaine navette -pour me permettre d'en informer une canadienne quelque peu déboussolée-, l'homme me répondit : "dans pas longtemps".
L'accueil "français" (car paris n'en a pas l'apanage : j'en sais quelque chose, j'ai habité la Côte d'Azur !), est désormais célèbre de par le monde. Si vous avez bien regardé les premières secondes de ce joli clip, tout est dit.

J'en parlais ces jours-ci à deux reprises avec deux amis : le climat qui règne sous nos cieux actuellement -et la crise, plus prégnante cette année, n'y est certes pas pour rien- est franchement détestable. L'impression que les gens se détestent est permanente. Il suffit pour s'en rendre compte d'écouter les conversations -le plus souvent tonitruantes, sans aucune gêne d'exhiber l'intime- des gens accrochés à leur téléphone portatif. A cet ami qui en faisait la remarque l'autre jour, je répondis, indulgent, qu'il exagérait quelque peu. Las, le lendemain même, à l'aéroport, j'eus pour voisine, une femme entre deux âges qui, à son interlocuteur du bout des ondes, parlait sans aménité d'un "connard" qu'elle avait "jarté", en dressant un portrait apocalyptique.
Cette agressivité qui nimbe notre quotidien national est devenue insupportable, générant un climat permanent de guerre civile larvée, que la politique (le mot perdant son sens premier au gré du temps qui passe) la mieux intentionnée est impuissante à apaiser, les média n'ayant de cesse de verser de l'huile sur le feu.

La comparaison avec l'Italie n'est pas en notre faveur, ce pays étant bien plus que la France touché par cette crise profonde : la générosité des "aperitivi" avec buffet à satiété, la politesse (sauf au Carrefour-Express, ai-je noté, mais c'est une enseigne... française !), les prix raisonnés, les serviettes en tissu dans la moindre gargote, la ci-vi-li-té, quoi, la considération que l'on a pour l'autre en ayant la patience de lui indiquer son chemin, faisant des efforts pour décrypter son italien malhabile, sont autant de marques de respect qui font défaut à notre environnement national.
Et l'on me demande pourquoi je vais si souvent en Italie ?

dimanche 9 septembre 2012

Julian, globe-trotteur

Julian et sa vieille "deuche" réaménagée, près du Castel Sant'Angelo qui abrite le Mausolée d'Hadrien
Du temps où l'on faisait ses "humanités", le voyage en Italie était de rigueur. De Stendhal à Franz Liszt, toutes les sommités culturelles se devaient un parcours initiatique, un retour aux sources dans la péninsule, de Milan à Naples, avec détour obligatoire à Rome, Florence et Venise.
Julian, rencontré à Rome la semaine dernière, est un étudiant viennois parti sur les traces de ses illustres prédécesseurs : il sillonne le pays dans cette antique 2CV Citroën qu'il a rénovée et aménagée en mini camping-car.
De ses généreuses explications quelque peu exaltées, et malgré mes grosses lacunes en langue anglaise, j'ai retenu que ses moyens limités ne lui permettaient aucun excès et qu'il se nourrissait de pommes-de-terre et de pâtes.
Pour le gîte, tel l'escargot...
Le dicton "les voyages forment la jeunesse" se vérifie encore de nos jours, et c'est un vrai bonheur de pouvoir rencontrer encore des jeunes gens curieux d'autrui et d'ailleurs. Voltaire aurait apprécié.

Astucieux aménagement. Je ne sais s'il y a un bar...
Un garçon heureux et chaleureux

vendredi 7 septembre 2012

"Vacances romaines" : sur des lieux mythiques !

Curieusement, la foule ne se presse pas aux abords de ce lieu mythique.
Il faut dire que l'immeuble abrite un gardien qui sera sympathique pour peu que vous lui décochiez votre plus beau sourire. Il sera alors intarissable et vous expliquera que les extérieurs de l'appartement de Gregory Peck furent tournés ici, Via Margutta 51, l'une des plus belles rues de Rome, à deux pas de la Piazza di Spagna. Il m'a indiqué que l'appartement, tel qu'il apparait dans le film, se trouve en fait en N° 34 de la même rue.
Le film de William Wyler, plus d'un demi-siècle après sa sortie, fait toujours la fierté des romains, pour la bonne raison qu'il donne de la ville éternelle une vision éloignée de ces caricatures dont Hollywood est coutumier.




On n'a pas accès (et c'est sans doute mieux) à l'escalier et à la petite terrasse. Les lieux ont été préservés dans leur intégrité.


La garçonnière de G. Peck se trouvait dans cette maison :

 En noir et blanc, on y est :


Roma Trastevere





Photos S.C

jeudi 30 août 2012

Risi in Trastevere

Alessandro Momo et Vittorio Gassman dans le drolatique "Parfum de femme" de Dino Risi (1974)

lundi 27 août 2012

C'est au programme

Grotte de ce coquin de Tibère - Sperlonga (Latium - Italie)

Faits d'été

Humanoïdes

C'est atavique : au retour de vacances (forcément ratées ?), le parisien lambda, dès qu'il foule le sol de la capitale, se remet à faire la gueule. J'en croisai quelques spécimen samedi, bronzés mais revêches. Tout ça pour ça.
...

Fin de partie

Fin de la saison d'été au Caveau de la République, samedi dernier. Jusqu'au 20 septembre, j'ai toutes mes soirées. Sensation étrange...

...

Dissuasion

Les cafetiers s'amélioreront-ils un jour ?
J'en doute :

Je pose la question : pourquoi ? Café de la Place, Paris 18eme 







Ailleurs (pour respirer)

Lors de mon prochain séjour par-delà les Alpes, qui ne saurait tarder, j'irai visiter la belle cité médiévale
d'Orvieto. Des esprits malintentionnés m'ont soufflé l'autre jour qu'il me faudrait grimper pour atteindre le but de mon escapade, référence non voilée à mes récents ennuis articulaires. Je découvre là-dessus qu'un joli funiculaire récemment remis à neuf relie la gare au gros village perché, et na !
En outre -sans jeu de mots-, le vignoble d'Orvieto produit l'un des meilleurs vins blancs de la botte.
Je savoure d'avance.

Orvieto - Ombrie



dimanche 12 août 2012

Prague est musique


mercredi 8 août 2012

Eté en Trastevere

Dans le Trastevere, sur les bords du Tibre, on peut, chaque été, diner à la belle étoile de spécialités locales dans l'une des nombreuses cantines qui bordent le fleuve :

lundi 30 juillet 2012

Mini "buzz" coudénien in Trastevere

Femmes au bord de la crise de rire.
Photo SylGazette
Les habitants du Trastevere ont une page facebook d'excellente tenue où figurent de très belles photographies de ce quartier incroyable.
J'ai inséré une photo sur cette page qui connait un joli petit succès : au hasard de solitaires pérégrinations, en juillet 2011, j'avais photographié 3 sympathiques donne prenant le frais, le soir, sur le pas de la porte, comme on le fait fréquemment en méridionales contrées.
Mon désir de les immortaliser avait donné lieu à un petit jeu : "oui, vous pouvez nous photographier, mais ce sera 1 € par personne !" me disent-elles. Je fais mine de mettre la main à la poche, mais comprend que mon sourire et ma bonne mine me dispensent de verser la dîme.
Me reste maintenant à identifier, sur la photo, la dénommée Marisa, qui semble connue, là-bas, comme, comme, euh... la louve romaine.

La page du Trastevere.
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L'île du cinéma, Rome

dimanche 29 juillet 2012

Château normand

Beaumesnil (27) - 'aime bien !

samedi 28 juillet 2012

Bonheurs d'un jour

Portes dans le Trastevere, Rome
Il est des petits riens qui vous illuminent une grise journée (à Paris, l'été rebrousse déjà chemin !) :
déguster un cappuccino sur le balcon, à huit heures, Bach à donf sur la platine Thorens, réaliser en vaquant dans l'appartement que la saloperie de ménisque qui vous faisait hurler chaque matin au réveil semble, au moins pour le moment, consentir à signer l'armistice ; se figer, extatique, devant le plan de travail de la cuisine, quand le jeune violoniste voisin, héritier d'un prestigieux chanteur récemment disparu, travaille le célèbre concerto de Mendelssohn, lui arrachant des ressources inespérées, le son de l'instrument résonnant dans la cour devenue cathédrale ; lire un message sur la page facebook du Caveau de la République, émanant de "Priscilla Confiseries" (authentique !) , et lui répondre "êtes-vous de la famille de Vanina Fraisetagada", ce à quoi, la toute charmante vous répond "non pas du tout, connais pas" ; recevoir un message électronique avec des photos du disciple, où ne manque que le chant des cigales, rire des choses graves au téléphone avec un ami, déguster un taboulé en barquette plastique et du hoummous devant la télévision, avoir une soudaine envie d'un séjour à Rome où, comme chaque été, l'île du Trastevere devient l'Isola del Cinema, savoir que, si l'envie vous en prend, l'immeuble étant désert, on peut jouer du piano le soir comme on le fit, en exalté délire, un soir de l'an dernier, passant de Chopin à Cloclo sous l'influence d'un Limoncello coomplice ; constater que les roses trémières du balcon, paresseuses, consentent enfin à éclore et s'en émerveiller ; revoir un copain "d'en bas" inchangé, à savoir plus "d'en bas" que jamais et boire un café avec lui avant l'orage au même endroit, au dessus de la rue enfin assoupie ; aller faire un tour "du côté de chez Swann", en repartir pour se plonger dans une (mauvaise) biographie de Luchino Visconti, y revenir, presque honteux, pour apprendre ce qu'écrire veut dire, émettre pour soi de sages résolutions pour dissiper (espoir vain ?) ces traits de votre caractère qui vous font parfois vous haïr, décider de mettre de l'ordre dans la maison, pour y renoncer dans la minute qui suit, et arriver on ne sait comment, sur l'Internet, au Trastevere qui, décidément, vous aimante, photographié par quelque romain, complice sans le savoir de vos  échappées-belles.
Le soir, au retour du spectacle, renouer avec la tragédie : il n'y a pas de Limoncello dans le réfrigérateur, et, de surcroît, personne avec qui le partager.
Il fallait bien un bémol dans la partition.


vendredi 13 juillet 2012

Lac Majeur : Stresa

A un peu plus d'une heure de train de Milan, Stresa (5000 habitants) est un point d'ancrage idéal, permettant de sillonner le lac, voire de pousser jusqu'à la Suisse où commence (ou finit ?) le Lago Maggiore. On peut prendre le train jusqu'à la frontière (Domodossola) puis un autre convoi, plus typiquement helvétique,  pour rejoindre  Locarno. Las, ça prend du temps et je m'étais mal organisé. J'aurais dû, en effet, réserver pour une nuit d'hôtel dans cette ville réputée pour son festival de cinéma. De Stresa, comme on l'a vu précédemment, j'ai pu, néanmoins, voguer jusqu'aux îles Borromées, et, plus loin sur le lac, jusqu'à la Villa Taranto qui se dresse au milieu d'un jardin botanique impressionnant.
La ville, le grand village devrais-de dire, de Stresa, donne tout son sens au mot "villégiature" : déjà presque "suisse", elle semble ronronner paisiblement, malgré le va et vient des touristes qui se pressent à l'embarcadère de la compagnie de navigation. On peut comprendre l'absence notable de jeunes gens, tant l'animation y est réduite. Ici, pas de clubbing, pas de bars de nuit, pas plus de Mc Do que de Starbuck Coffee (au pays du meilleur café possible, cette dernière enseigne serait incongrue !). On croise donc beaucoup de familles et de personnes âgées, ce qui permet... de se trouver jeune.
Trois grands hôtels, Le Regina, le Bristol et le Grand Hôtel (dont j'ai inséré quelques photos ici, un peu plus bas) assurent la maintenance "Belle époque" de la petite station qui accueillit autrefois les grands de ce monde. Ici, pas de malfrats, une sécurité qui ne fleure pas le "sécuritaire", et une propreté en consensus : pas de mégots, pas de déjections canines (les amendes sont sévères), pas de papiers au sol. Hortensias, lauriers et jasmin (ce parfum !) abondent sur votre chemin, lors de vos promenades sur les rives du lac.
Hors du temps, Stresa est propice à la rêverie et, sans doute, par temps gris, à la mélancolie.
J'y aurai assisté, sur une placette, au dépit des supporteurs le soir de la défaite des italiens en coupe d'Europe de football, écouté un improbable concert sans fausse note par une sorte d'harmonie municipale très applaudie par touristes et autochtones, et manqué le festival de musique ancienne (trop tard) et celui de jazz (trop tôt).
Comme un peu partout en Italie, excellents restaurants à prix sages, et Grappe de toutes sortes à déguster à la fraîche, sur la Piazza Cadorna où, à L'Angolo, on peut déguster des glaces inoubliables.
Stresa, dans son jus fin de siècle, ne semble pas, pourtant, s'être endormie, grâce, sans doute, à sa fonction de port d'attache. Y plane encore l'aura de la famille Borromeo, à laquelle, je l'ai appris, vinrent se greffer des rameaux Visconti, de la lignée qui engendra Luchino, le grand metteur en scène. Le hasard qui m'y a guidé fait fort bien les choses.

Hortensias

Hôtel Regina

Vestiges Belle Epoque

Villa Pallavicino


Joli véhicule
Fin de concert : l'hymne italien !

jeudi 12 juillet 2012

Milano

Business is business !
Si, à Paris, l'été semble inscrit aux abonnés absents, il n'en est pas de même à Milan où je passais ma dernière après-midi italienne vendredi dernier.
Si, en France, on ne peut plus mettre ses bagages en consigne pour cause de plan Vigipirate, la très belle Stazione Centrale de Milan offre fort heureusement cette possibilité, avec un service remarquablement organisé : des employés en chair et en os prennent votre valise en charge contre reçu, après que vous avez montré patte blanche (votre passeport est photocopié) et que le bagage ait été passé aux rayons détecteurs.
Vous le récupérez dans le local voisin contre la somme de 5 euros.
A quelques tours de roues d'un métro climatisé, on déboule tout à trac sur la magnifique Piazza del Duomo : impressionnant !
La basilique est immense, avec un très joli stand illuminé (photo ci-dessus) où l'on peut faire l'emplette, qui d'un poster du pape, qui de statuettes et autres bibelots-souvenirs, car il est écrit que Jésus chassa les marchands du temple pour permettre aux proprios de faire eux-mêmes leur business.
Mon appareil-photo se révélant inapte au service pour cause de batterie épuisée (le Lac Majeur fut gourmand !), c'est avec mon téléphone intelligent que j'ai pris les clichés ci-après.
On y verra ce très beau Duomo, la Galleria Vittorio Emmanuelle -sans doute la plus belle galerie commerciale que je n'ai jamais vue- et la statue de ce cher Léonard de Vinci, lequel trône non loin de la prestigieuse Scala.

On dépassait allègrement les 30° ce jour-là, sous un ciel bleu qui devait progressivement s'assombrir. L'orage choisit opportunément le décollage de mon avion pour éclater, me donnant l'impression, moi qui adore ça (!), de me trouver à la Foire du Trône sur un manège sophistiqué.
On déplorera, au passage, la situation économique d'Air France (en tandem avec Alitalia) qui n'offre pour toute collation, à l'heure du dîner,  qu'un sachet de biscuits salés proprement immangeables à ses passagers affamés.
Sur la compagnie à bas coût que j'utilise habituellement, on peut au moins se procurer un sandwich pour quelques euros.
Parenthèse refermée, force m'est de reconnaître que ce bref séjour à Milan, m'a quelque peu réconcilié avec la capitale économique de l'Italie, car, comme souvent dans ce beau pays, où que le regard se pose, il y a mille raisons de s'émerveiller.
Quant à Stresa, au bord du Lac Majeur, mon quartier général lors du séjour, j'ai été frappé par la propreté : pas une déjection canine, pas de mégots, sur les trottoirs. Il est vrai qu'on n'est plus très loin de la Suisse...

Il Duomo
Galleria Vittorio Emmanuelle



De la galerie, on débouche sur cette jolie "placette"

Mais aussi :

Dans la basilique...
Inévitable !