Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)

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vendredi 15 juin 2012

Coudène en hausse


Le 45T que j'ai commis il y a bien longtemps prend de la valeur.
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Et là, à 13 € : clic
Mazette !
Je me gausse.

mardi 20 septembre 2011

Bécaud et moi

En 1980, jeune auteur-compositeur, je jouais dans un piano-bar à spectacles improbables.
J'avais un petit paquet de chansons et ne connaissais personne à Paris.
Je décidai de frapper à la porte des éditions du Rideau Rouge qui appartenaient à Gilbert Bécaud.
Bécaud était l'une de mes idoles.
Au Rideau Rouge était également édité un certain Julien Clerc.
La société gérait bien sûr le catalogue de Bécaud et les droits étrangers : l'homme à la cravate à pois avait connu le succès international avec "Je t'appartiens" (devenu Let it be me) et  "Et maintenant" (What's now my love) chantées par les plus grandes stars américaines (Presley et beaucoup d'autres).
Je devais avoir quelque talent : on m'y accueillit à bras ouvert, mettant immédiatement à ma disposition un studio où je pouvais réaliser mes "maquettes".
En temps de disette, à maintes reprises, on s'arrangea pour me fournir quelques subsides : je n'oublierai jamais.
J'étais évidemment invité aux galas de "Gilbert", étonnant personnage scénique, et le vis maintes fois (je n'ai pas compté) à l'Olympia qu'il remplissait pendant trois semaines : qui peut se vanter d'en faire autant de nos jours ?
Un concert de M. 100 000 Volts était à chaque fois une leçon.
Il n'y avait pas mieux pour apprendre son métier.
Quand, après un entracte antibois de quelques années, je revins -définitivement cette fois- à Paris, Bécaud, sans doute déjà malade, avait cédé son catalogue et vendu mon havre de musique de la rue de Longchamp.
Ces deux chansons firent le tour du monde.
J'en mettrai demain les versions américaines.



mardi 13 septembre 2011

C'est vraiment pour faire plaisir

Au temps d'une éphémère gloire au Whisky à Gogo après un concert :

 Il y a de g. à dr. Eve Grilliquez (France Culture), Chantal Lauby (!) Coudène mère et fils, Catherine Bérard et M.F Tabur (Tf1) et Jean Verney (Whisky à Gogo des grandes heures).
La photo de l'affiche en fond est de Gaya Bécaud.

vendredi 30 juillet 2010

Qui est ce mec en blanc derrière Michel Delpech ?


Michel Delpech et le groupe Impact (+ 2 groupies), sévintizes...

samedi 28 février 2009

Que les moins de vingt ans...

1983 (cachet 1.500 francs)

mercredi 25 février 2009

Grande chanson

Un enregistrement qui date sans doute de la période, au début des années 80, où j'étais dans son "écurie" au Rideau Rouge, sa maison d'édition.
J'avais bien sûr mes entrées à l'Olympia, où, grâce à lui, j'apprenais ce qu'était le "métier".
C'était un très grand monsieur.
J'ai la désagréable impression qu'il est déjà un peu oublié.
Dans nos sociétés l'oubli s'installe à la vitesse de la lumière.

samedi 6 décembre 2008

Big Brother

On trouve tout sur le Net : y compris "ça", sur un site appelé "encyclopédisque".
J'ai mis du temps, mais bon, allez, j'assume.

mardi 6 mai 2008

En plus grand

Un lecteur me demande d'afficher cette photo "en plus grand".
Soit.

J'avais 29 ans.
La photo fut prise à la gare d'Asnières sur Seine (92) pour un dossier de presse des éditions Rideau Rouge.
Dans le même temps, je venais de réaliser une maquette "acoustique" au studio "Milan" avec Simon Goubert (batterie) et Frédéric Briet (basse).
Jean Paul Malek, qui travailla entre autres avec Gérard Manset faisait la prise de son et coproduisait.
Il fut à l'époque un fervent soutien et c'est bien sûr avec lui que j'enregistrai mon disque pour CBS.
Il avait produit les "Bêtises" de Sabine Paturel et "Tout doucement" de Bibie et le disque d'une québécoise qui s'appelait Amélie Morin.
Jean Paul était un ourson doux, passionné, efficace tout en étant "hors show-bizz".
Je ne l'oublie pas.

samedi 22 mars 2008

C'est plus d'mon âge !

Apéritif au Flore, repas au Coupe Chou, sortie au Rocambole, petit déj' à la Civette, quelle nuit !
(Merci à J.M.K. pour la photo.)

Et bon week end à tous les Pascal (et aux autres aussi...)

samedi 29 septembre 2007

Quand j'étais chanteur - Episode 7

Impact en "boîte"

Hyères 72 . En "américaine" de Lenorman.
De g. à dr. Richard, Gérard, moi, Hélène, Alain, Michel.
Seuls Michel et moi exerçons toujours le "métier".



La même année au Voom Voom

Piano solo et traces de doigts.
C'est un Steinway !


Première carte pour admiratrices.
Simple, chic et de bon goût.


A partir de 73, je suis "disquaire" (on ne disait pas encore DJ') au Voom Voom de Juan les pins, station balnéaire qui eût autrefois son heure de gloire et dont le festival de jazz, dans la pinède, capté pour la télé par Jean Christophe Averty, fut l'un des plus célèbres au monde.
Le groupe Impact s'est dissout après une dernière tournée à l'été 73 avec une chanteuse, du moins sous sa forme initiale : au "Voom", il se contente d'accompagner les concours de chant et certains de ses éléments seront mes accompagnateurs lors de mes premières prestations scéniques.
Je deviens un "disquaire" assez renommé dans le sud de la France.
J'ai même la surprise d'être un soir reconnu et fêté au "Divina", boîte branchée de Milan, car beaucoup d'italiens fréquentent le Voom, où je joue beaucoup de disques "import" que l'on n'entend nulle part ailleurs.
Beaucoup de parisiens fréquentent aussi la grande discothèque devenue "mythique" et, il y a encore quelques années, il m'arrivait d'être apostrophé sur les Champs par d'anciens clients.
Cette façon de gagner ma vie me laisse assez de temps pour continuer à écrire des chansons, avec Vadon, puis de plus en plus "en solo".
Je m'essaie ponctuellement à la scène, le Voom Voom avec ses éclairages, sa sono et son espace scénique me donnant l'occasion de m'exercer.
De plus, la discothèque accueille fréquemment, surtout en été, des groupes et chanteurs de toutes origines.
J'y croise Cerrone, pas encore "star", avec son groupe, Kongas ou Nicoletta, pas "pro" pour un sou qui nous donne quelques frayeurs avec ses retards et annulations.
Dans d'autres domaines, Trenet y descend un soir de sa villa des environs et j'y conduis une fois Nougaro avec lequel j'ai dîné dans le vieil Antibes : indifférent aux "minets" qui le regardent avec des yeux ronds, le grand toulousain danse et "boxe" dans l'allée qui borde le grand bar.
L'illusionniste Majax, que j'ai revu ces derniers temps, fait partie des habitués et, un soir, nous voyons arriver Frank Sinatra et ses gorilles.
J'y entrevois aussi Paul Lederman, mentor de Claude François à l'époque, qui jouera un rôle important dans ma vie bien des années plus tard.
Le Voom règnera sur Juan jusqu'en 1993, soit 25 ans d'existence souvent perturbée par les bagarres et les règlements de comptes entre bandes de jeunes.
J'y aurai appris à chauffer à blanc des foules pas vraiment sentimentales, me laissant aller à quelques excès de jeunesse dont une consommation sans retenue d'alcools forts pour garder l'illusion d'être toujours "en forme".
J'ai la fierté, heureusement, de savoir aujourd'hui éviter ce genre de pièges.
Les chansons qui naissent en cette période sont d'une qualité discutable : je n'écris pas encore tous mes textes, et, quand ce sera le cas, ils ne seront guère aboutis.
La différence d'âge avec l'auteur fait que je chante des histoires guère en phase avec ce que je vis.
Je passe du Stevie Wonder ou du "glam rock" en boîte, et j'écris "Passe le manège" !
A suivre.

lundi 24 septembre 2007

Quand j'étais chanteur -Episode 6 : Faire des choix !

Oui, je sais ! Mais à cette époque, sur scène, on "s'habillait".

Au milieu des années 70, Julien Clerc puis Lavilliers succédèrent à Cloclo sur le plateau de mon tourne-disques.
L'envie d'écrire "pour les autres" m'abandonnait peu à peu et je m'apercevais, de plus, que les chansons que je produisais étaient de plus en plus personnelles.
Mais Claude François ne pouvait (ne voulait ?) disparaitre totalement de mon univers : en 1973, je rencontrai une antiboise, Catherine, qui bossait pour l'idole à Paris où elle avait la fonction de chargée de promotion radios chez"Flèche".
Bernard Vadon et moi lui fîmes écouter "La faute à personne", écrite en même temps que "Passe le manège" (voir épisode 5) sans lui dire que je m'étais amusé à faire une maquette sommaire où j'imitais la voix du chanteur.
Dès les premières mesures, Catherine nous affirma que la chanson semblait écrite pour lui (ben, tiens !) : balade cadencée, phrases brèves, "modernes", modulation en pont se conjuguaient pour en faire un "titre" ad-hoc.
Aussitôt, notre amie (on avait fréquenté le même lycée) nous arrangeait un rendez-vous parisien chez Flèche avec Nicole Damy, en charge de l'édition et (doit y avoir prescription) petite amie de Jean Pierre Bourtayre, compositeur attitré de l'idole.
Nous nous envolâmes pour Paris (en Caravelle) et, mort de trouille, je chantais la chanson à une femme très "show-bizz" de l'époque, sûre d'elle, en position de force, qui nous dit qu'effectivement la chanson "tenait la route" mais que, euh, bon, faudrait voir avec "Claude" qui cherchait un titre "dans la couleur".
Trois jours plus tard tombait le "verdict" : "Claude" avait (ou pas !?) écouté , trouvait la musique super (yeeeeeeeees, dirait-on aujourd'hui !) mais émettait de grosses réserves sur le texte.
Pour co-signer ?
Sans doute : la pratique était courante alors dans le métier.
Mine déconfite de l'auteur devant lequel je proteste, héroïque (avec un "merde !" in-petto) : "ah non, cette chanson, on l'a écrite ensemble , il est hors de question que l'on touche une virgule du texte !"
Bernard, qui vit dans l'aisance, est très content.
Moi aussi sur le plan chevaleresque, mais une petite voix me souffle que quand même, être aussi intransigeant avec des gens qui peuvent vous sortir de la mouise, c'est un peu suicidaire.
Les parties se quittent donc sur un réciproque "la balle est dans votre camp" jusqu'à ce jour où, alors que depuis longtemps je n'écris plus en tandem, Catherine me dit : "Tu sais, ta chanson est toujours dans les cartons de "Claude" qui a même fait une maquette en langue "chewing gum", c'est encore jouable".
Ca l'est, oui, mais trois ans ont passé et nous sommes en décembre 77.
Vous connaissez la suite.

vendredi 24 août 2007

Quand j'étais chanteur - Episode 5 : premiers couplets.

Dans mon premier "appart" (un studio place Nationale à Antibes)
1972.
Comme je l'ai raconté, l'envie de chanter me gagne peu à peu au fil des bals que le groupe Impact anime dans les fêtes locales comme la Saint Julien de Biot ou, même, la fête du Parti Communiste dans le parc du château de Nice.
Je ne sais trop, à cette époque, ce que je veux réellement : j'écris deux ou trois chansons originales "en français" pour le groupe, dont, l'une, transgressive, s'appelle "Les fleurs de pavot".
Le texte en est très "ado-anar", avec des références à Baudelaire, et prone l'amour libre et la fumette, alors qu'aucun d'entre nous ne s'y adonne, mais, bon, "ça fait moderne" !
Je rencontre alors Bernard Vadon, journaliste à Nice Matin (grande référence de la presse !) qui a très envie de faire mettre en musique des textes nés d'une déception amoureuse.
Je prends cela comme un exercice et pose des notes sur des textes un peu trop "littéraires" que nous voulons "vendre" à des chanteurs(ses) connus(es).
Mon instinct me souffle que nous ne sommes pas sur la bonne voie, et qu'il faut écrire ensemble et non partir de paroles existantes.
J'ai un peu de mal à en convaincre Bernard qui a tant de douleurs couchées dans ses cahiers, mais y parviens enfin et nous accouchons d'une belle chanson, "Passe le manège", valse lente qui s'emballe progressivement.
Chanson très "classique" dans la forme qu'on dirait écrite par des auteurs de 40 ans (des vieux, quoi !) que Cora Vaucaire appréciera sans toutefois la mettre à son répertoire.
Dany Dauberson est une chanteuse en fin de carrière qui connut son heure de gloire dans les années 50/60, notamment en enregistrant les "Feuilles mortes" car, à l'époque, les chanteurs n'avaient pas l'exclusivité sur les chansons.
Voix puissante, presque virile, du métier, Dany "tourne" encore dans toute la France, et se produit notamment pour le public bcbg des casinos.
Elle craque sur "le manège" et l'emporte avec elle en tournée : au Casino de Cassis, elle présente les auteurs (nous) au public qui fait un vrai succès à la chanson.
Encourageant.
L'envie de chanter moi-même me taraude, mais Bernard vise plutôt le succès immédiat via la Sacem, en "vendant", donc.
C'est alors que sur une musique que j'ai écrite, et des indications que je lui donne, Bernard écrit un texte intitulé "La faute à personne".
Cette chanson a une histoire.
A suivre.

mercredi 22 août 2007

Quand j'étais chanteur - Episode 3 : Impact (bonus)

Notre première prestation en public, sans doute fin 70 : le groupe ne s'appelait pas encore Impact, Denis chantait et Richard pas encore.
La photo est prise à la... gendarmerie d'Antibes, où nous avions joué pour Noël, ce qui ne vous aura pas échappé !

Quand j'étais chanteur - Episode 2 : Impact

Les débuts du groupe "Impact" : vous admirerez mon "look" quelque peu hésitant


Ils avaient monté un groupe, Transit Pop Eruption (!!!) pour le bal du lycée Wilson qui ne s'appelait pas encore Jacques Audiberti, ce qui est mieux que le nom d'un président américain.
C'était sympathique mais musicalement catastrophique, hormis la voix de Richard, ample, rocailleuse en clone de ce Joe Cocker qui venait de triompher à Woodstock.
Je bénéficiai auprès de mes camarades de l'aura du pianiste classique qui sait lire et écrire la musique et j'étais en recherche d'autre chose, en rébellion contre tous les académismes.
Je me joins aux meilleurs éléments du TPE, Michel Duc, Alain Serie, Roland Pinard, Pascal Vigon et Richard Chiaramonti pour former un groupe qui prit le nom d'Impact.
Aux percussions s'ajouta Dany Piel qui devint par la suite un ami fidèle.
Au début, le répertoire n'était que de reprises des grands groupes de l'époque, de Black Sabbath à Led Zeppelin en passant par une formation européenne aujourd'hui oubliée, "Titanic", qui sombra corps et bien au milieu des 70's.
Dans la France de Clo Clo et Sheila qui squattaient radios périphériques et variétés télévisées, la jeunesse avait soif d'une autre musique : il y eut donc des groupes français de très bon niveau voire mieux comme Zoo qui enregistra avec Léo Ferré ou Ange, créateurs ici de l'album "concept".
Nous étions des enfants encore, absorbant sans discernement toutes ces influences, chacun ramenant plus ou moins la couverture à soi, désireux de mettre en valeur sa "virtuosité", ce qui donnait un magma sonore sans la moindre "musicalité".
Au fil du temps nous arrivâmes à plus de rigueur, parvenant à décrocher des contrats (de misère !) dans les MJC et les night-clubs, notamment au Voom Voom, grande discothèque juanaise où je devais par la suite, quand le besoin de gagner sa vie arriva, devenir un disc jockey assez réputé.

Pour pouvoir s'offrir du matériel, le groupe monta un répertoire spécifique pour jouer dans les bals : ce fut une sacrée école, et c'est dans ce contexte que je commençai à chanter les "tubes" du moment pour relayer un Richard si vite fatigué.
Je m'aperçus que ma voix, amplifiée par les sonos, passait plutôt bien.
Ce fut le déclic d'où naquirent mes premières chansons.
Entretemps, le groupe Impact avait acquis une notoriété réelle dans le sud est et se produisit, l'été, en première partie des vedettes en tournée, Daniel Guichard, Gérard Lenorman, Michel Delpech, Fugain et son Big Bazar et... Claude François.

à suivre

mardi 21 août 2007

Quand j'étais chanteur - Episode 1

Bon, au début, mon truc, c'était le piano classique : je rêvais d'être concertiste.
La vie en a décidé autrement.
Admirez tout de même le côté vachement "Chopin" du personnage.
Je dois avoir dix-huit ans sur ces photos.
J'avais un photographe attitré qui s'appelait Alain Brangier.
Je crois que, fou de cinéma lui aussi, il est devenu projectionniste...

J'ai toujours ce piano Grotrian Steinweg

Sur cette photo, mon idéal féminin : seul problème, elle est floue !

samedi 18 août 2007

Quand j'étais chanteur

Depuis qu'un journaliste de la RTBF a apporté au Caveau un 45t que j'avais enregistré il y a plus de vingt ans, certains me pressent de mettre sur ce blog des photos de cette époque.
J'ai aujourd'hui suffisamment pris de recul pour créer une rubrique à cet effet qui portera le titre ci-dessus.
De mon dernier voyage à Montpellier, j'ai rapporté quelques images pieusement conservées dans l'ex-maison familiale.
Je vais donc scanner tout ça et en insèrerai quelques unes ici.
A suivre.