Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)

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mardi 11 septembre 2012

Un peu de lecture

Un vague prédécesseur de Frédéric Beigbeder |  Par Jacques-Emile Blanche.
Relire -ou plutôt lire VRAIMENT- la "recherche" est un véritable parcours, au choix, initiatique, mystique, historique, et tant d'autres "iques"...
La manière proustienne est unique (un de plus !) : j'enfonce volontiers une porte ouverte, mais l'utilisation de la langue, l'art de la description, celui de la psychologie des personnages, l'acuité du regard impitoyable sur ses contemporains et les mœurs d'une époque, laissent pantois.
Lire Proust, ce n'est pas simple. On se surprend à revenir sur ses pas pour ne pas perdre le fil ou, mieux, pour savourer à nouveau tel ou tel passage qui nous a laissé béat d'admiration -de nos jours, on dirait "sur le cul" : voilà où l'on en est.
Lire Un amour de Swann quand on a des velléités littéraires est un supplice : à vous décourager d'écrire.
Heureusement, la vie réserve des bonheurs qui vous y encouragent.



Ainsi, à Rome, n'ayant rien emporté -mon Proust eût été un fardeau : on ne le lit pas "pour s'endormir"-, j'ai pioché dans le rayon (peu fourni) "livres français" de Feltrinelli (échoppe multimédia d'envergure), un "bouquin" de Frédéric Beigbeder, autobiographie intitulée (en toute simplicité) "Un roman français", couronné en son temps du prix Renaudot.
Utilisant un procédé que l'on appellera "concept" -l'auteur fut publicitaire, et ça se lit !-, le narrateur nous explique qu'il n'a pas de mémoire, et que c'est fort ennuyeux quand on veut retracer l'histoire d'une jeunesse.
Quelle bonne idée, fichtre !
Il agence son récit -avec savoir-faire, c'est bien le moins- autour de son interpellation par la police, un soir, au sortir d'une "boîte" où, (qu'est-ce qu'on s'amuse dans le Paris by night !) les pandores le serrèrent en "flag", sniffant de la cocaïne sur le toit d'une voiture.
Subissant le calvaire de sa vie (2 jours de garde à vue), le pauvre chéri, issu de la "haute" et peu préparé aux geôles (pourries, il est vrai) de la République, a tout loisir, si je puis dire, de fouiller dans son passé et de retrouver sa mémoire perdue.
Oh oui, ça se lit facilement, d'une traite, même -ce qui n'est pas toujours bon signe.
Le problème, c'est qu'on se soucie fort peu des aléas de l'existence de ce personnage mondain -il passe des pages à s'en défendre, d'ailleurs !- qui s'est fait une spécialité des récits "avec coke" (99 francs) et des récits empreints de nombrilisme (ah, "L'amour dure trois ans" (1) !).
Mais la lecture d'un tel ouvrage me fut réjouissance. Je me suis remis au mien. Merci "Fredo le pas-prolo".

(1) L'adaptation cinématographique vit les débuts à l'écran d'un certain Gaspard... Proust.
Il n'y a pas de hasard...


mercredi 2 mai 2012

jeudi 12 avril 2012

Une soirée dans un PS en ébullition

La méthode est inspirée de la campagne Obama. Ils ripostent sur Internet aux "allégations" des adversaires.

J'étais invité, hier soir, à une "riposte partie" au Parti Socialiste, rue de Solférino.
Si ce n'était l'intérêt pour la chose politique manifestée par un ami étudiant, je serais sans doute resté chez moi.
Mais je ne regrette pas cette incursion en Hollandeland (c'est moins facile que "Sarkoland"...) : la soirée consistait en "ripostes" sur internet (via "tweeter", "facebook" et les blogs) aux interventions des candidats invités par l'émission de France 2 "Des paroles et des actes" et, outre le candidat Hollande, à celle de Marine Le Pen, laquelle, au lieu de déclencher les cris de colère prévus, fut accueillie par de francs fou-rires tant sa prestation fut pitoyablement ridicule, notamment dans le domaine économique auquel, indéniablement, elle n'entrave que couic. Face à l'économiste Lenglet qui lui cita l'exemple des pays (ruinés) ayant abusé de la planche à billets, elle s'étala de tout son long avant que d'exhiber un jeu en 9 points tel qu'on en usait entre deux cours (ou même en cours...) en classe de CM2 !
La meilleure prestation fut, dans un silence religieux parsemé d'applaudissements, celle du candidat-maison : maîtrise totale de tous les sujets, humour distancié, stature d'homme d'état : je me demande si je ne vais pas finir par voter pour lui...
En fin de raout (il y avait des pizzas et de la bière... hollandaise), photo amicale (ci-dessous) avec Thomas Hollande fils du peut-être futur président. Le jeune homme est fort sympathique et affiche une confiance à toute épreuve quant à l'avenir paternel.

Notre reporter et Thomas, fils de Ségolène et François.
Photo à fp



vendredi 9 mars 2012

Affaires étrangères (rubrique mondaine)

Au "dîner statutaire" du Lions Club, samedi dernier à Tanger, où je me trouve en (amicale) "pièce rapportée", le Consul Général de France somnole pendant les (loooooooongs) discours tandis que sa compagne grille cigarette sur cigarette pour combler le vide de l'ennui.
Le surlendemain, visite du Consulat, bel édifice de la République entouré de jardins annonçant déjà le printemps.
Après la première impression, Pierre Thénard (nommé en juillet 2011) se révèle charmant et attentif, expliquant patiemment ses fonctions, nous faisant faire le tour du propriétaire.
Le soir-même, il offre un cocktail dans ses appartements décorés "ors de la République", un peu défraîchis tout de même : l'Etat faisant des économies, les 2 personnes attachées à son service ont des fonctions polyvalentes : ainsi son chauffeur fait, ce soir, office de maître d'hôtel.
Ma nouvelle copine Rachel Mouyal, authentique figure tangéroise, me confirme que l'homme est un érudit, agrégé d'histoire, puis issu de l'ENA, spécialisé dans l'histoire de l'Afrique ; avant sa nomination, il a fait un détour par le cabinet de... Rama Yade.
Après le cocktail, repas marocain typique dans un restaurant de la médina, au cours duquel, je suis repéré par une danseuse du ventre, qui me met foulard au cou et m'entraîne avec elle sur le tapis : je suis donc obligé de danser frénétiquement au son des darboukas et des violons berbères. Une salve d'applaudissements salue ma performance et non, pas de photos !

Au Consulat de France



Poursuivi par CloClo :

Ce podium a été installé dans les jardins du Consulat pour permettre le tournage d'une scène de CloClo, le film de Florent-Emilio Siri (sortie mercredi prochain).

Tournage dans les jardins du Consulat avec Jérémie Rénier - Juillet 2011
(c) Claude François - Le site

vendredi 26 août 2011

Tapas et mondanités


J'adore le poulpe !
Effet fish-eyes de Paul Adam, le photographe des stars

Une soirée réussie*
Après le spectacle de mercredi, conversation au bar du Caveau avec un couple de suisses de Lugano.
Je n'en parlerais pas si la dame n'était une camarade de classe de Massimiliano Pani, lequel n'est autre que le fils de la plus grande chanteuse du monde et de partout ailleurs, à savoir MINA Mazzini !
Elle m'a promis de faire en sorte qu'il me contacte, car j'ai deux mélodies pour elle dans mes tiroirs : on a le droit de rêver, non ?

Après ce moment d'émotion, tapas et vin de Rioja à côté de l'Alhambra où Karine Lyachenko joue dans l'ineffable "Pauvre France" aux côtés de Bernard Menez (si !).
Discussion passionnante avec Jean-Claude, le propriétaire de cette belle salle de 600 places habituellement dédiée à la musique (Lady Gaga adore s'y produire).
Nous avons le même âge, Jean-Claude et moi et avons fréquenté les mêmes lieux et croisé les mêmes personnalités dans notre jeune temps.
A notre table, avec Karine, Hugues Le Forestier, boss du Kavo, Paul Adam, camelot scénique, et, je me pince (!), Eric Damain qui fut l'une de mes idoles de jeunesse : à 10 ans il fit pleurer la France entière en interprétant le rôle principal du feuilleton (on ne disait pas encore "série") Jacquou le Croquant.
Nous avons une discussion sur l'impact que pouvait avoir ce genre de film du point de vue social : Stelio Lorenzi, le réalisateur, fut un très grand de la télé publique ; il n'était pas de droite, et ça se voyait !

Pour une fois je suis rentré fort tard, heureux d'un sacré bon moment passé "entre artistes".

- Au centre Eric Damain enfant dans Jacquou le Croquant -

* Je me suis vachement foulé pour le titre.