Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)

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mardi 25 septembre 2012

- Je suis sur Saint Raph'. (Pablol)


C'est une carte postale envoyée de St Raphaël  par Pablo Picasso à Jean Cocteau en 1919.
On n'ose imaginer la valeur actuelle de l'objet.
Cela me pose un problème de taille : j'ai beau me tournebouiller la cervelle, je ne parviens pas à déterminer duquel de mes contemporains j'aimerais recevoir une carte de ce type...
Il est vrai, me rétorqueront les bons esprits, que je ne suis certes pas l'égal d'un Cocteau.
Mais reste que, quand bien même le serais-je, je ne vois vraiment pas.
Et c'est désespérant.

mardi 3 avril 2012

Vaguement primesautier

Mes (deux ? trois ?) fidèles lecteurs sont restés sur leur faim (faut avoir) ces derniers jours : quelques images, et nada.
C'est très curieux, mais, pour une fois (et mes (deux ? trois ?) fidèles lecteurs voudront bien m'en excuser), mais je n'ai guère envie de narrer par le détail mes faits et gestes de la période concernée.
Pour la simple et bonne raison que je n'ai pas vu le temps passer, entre surcroit de travail (cérébral, surtout !) à l'Atelier et sorties au concert ou au théâtre.
En résumé  :

CONCERTS

Leif Ove Andsnes (il est norvégien comme Eva), pianiste, au Théâtre des Champs Elysées le 26 mars.
Devrait se contenter de jouer Grieg (un norvégien comme Joly).

Pierre Hantaï, claveciniste français, dans la (belle) Salle Gaveau le 1er Avril : n'a pas l'air commode, ne fait pas de fausses notes (contrairement à la légende), provoque en moi  le désir d'écouter davantage de clavecin, jusqu'à en commander les Suites de Bach par Christophe Rousset à la RNAC.
Belle fin de matinée : je n'ai pas dormi, comme je le craignais.
Après le concert, déjeuner un tantinet sophistiqué au "Boeuf sur le toit". Agréable.

Luis Fernando Perez (même origine que Manuel Valls), pianiste, à Gaveau aussi, mais à 5 heures de l'après-midi, après une promenade digestive dans un Paris ensoleillé, à l'issue de laquelle j'ai fait semblant de ne pas être éreinté : du beau et bon piano, malgré deux "la" victimes d'un accord inabouti (les concerts se succédant toute la journée...).
Programme exclusivement espagnol : Soler, Granados, Mompou  et Albeniz.
En dernier bis, une chanson du folklore madrilène pour film almodovarien.
Mais bon, ce Perez, moi, je l'adore : je suis en effet sensible à la gentillesse, vertu rare, et à l'humilité, vertu quasiment disparue.


THEAAAATREU

Pendant les travaux de la Salle Richelieu, la Comédie Française (oui, môssieur !) donne ses représentations dans un "théâtre éphémère" construit (en bois qui sent bon) à côté des Colonnes de Buren, dans l'enceinte (de deux heures !) du Palais Royal.
C'est une fort belle salle, mais le bois, c'est chaud, et la clim est... avare.
On donne "Le malade imaginaire", vieille comédie étonnamment moderne avec d'excellents comédiens (ben, sont au "Français", tout de même), sauf la jeune première, celle qui joue Angélique : on lui souhaite malgré tout de réussir l'entrée au Conservatoire du Xème...
Il y a dans la salle des lycéens venus en charter : combien auront apprécié cette leçon, tant ça glousse et se fait passer un téléphone portable où sont vraisemblablement écrites des âneries. Des lycéens, quoi.
Mes 2 voisines de devant semblent atteintes de la danse de Saint Guy : l'une s'évente bruyamment avec de larges gestes qui me dissimulent la scène à intervalles irréguliers ; l'autre se tourne et se retourne sur son siège à fréquence accélérée.
Je parviens à garder mon calme : bien que vue et revue, la pièce de Monsieur Molière  a gardé tout son charme, sa virulence et son éclat.

CINEMA (maison)

C'est vraiment bien, "La Conquête" : Podalydès fait un Sarko très crédible, tout en vulgarité et en tics, presque aussi insupportable que son modèle, Lecoq est formidable en Chirac (celui qu'on a failli regretter pendant ces 5 longues dernières années) et Samuel Labarthe épate en Villepin plus "vieille France" que nature.
Une fort agréable soirée.

Pater, c'est un concept : le cinéaste Alain Cavalier et son acteur principal, l'excellent Vincent Lindon, jouent (souvent en roue libre) à faire semblant d'être, pour le premier, un Président de la République et, pour le second, son Premier Ministre.
En fin de projection, mon voisin résume : "Comme on ne comprend rien, il faut se dire que ce doit être génial"
Pas mieux.

J'ai écrit tout ça ?
Je me recouche.



mardi 17 mai 2011

Maître du monde

Le Dictateur | The great dictator (U.S.A. 1940)
Charles Chaplin
Capture du Blu-ray