Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)

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mardi 9 octobre 2012

A Rome, j'ai dîné* à la morgue

Pas reposant, mais festif et populaire
A Rome, dans le Trastevere, j'ai pu déguster une pizza exceptionnelle Al Marmi, que les habitants du quartier on surnommé l'obitorio (la morgue), à cause de ses tables au dessus de marbre.
C'est la terrasse qui attire le chaland par les chaudes soirées d'été : elle est prise d'assaut par les touristes, mais surtout par les autochtones qui viennent s'y régaler à peu de frais, en bandes de jeunes ou en famille.
Ça crie, ça rie à pleines gorges, les serveurs suent sang et eau pour satisfaire les tribus affamées. Mais ici, même si la faim tenaille, nul ne songe à manifester une quelconque impatience.
Excellente cantine locale avec verres inhérents et serviettes en papier (rarissime en Italie !) à des prix pas parisiens.

* J'ai toujours tendance à écrire "déjeûner" et "diner".
Normal, quand on sait que le premier trouve son origine dans desjeûner (rompre le jeûne) et qu'autrefois on "dinait" en milieu de journée. Allez comprendre !

lundi 8 octobre 2012

Adresse florentine

A la suite de la publication déjà ancienne d'un billet sur une adresse "confidentielle" à Florence, j'ai reçu ce petit message :

J'étais à Florence la semaine dernière et en faisant une rapide recherche "restaurant caché" ou quelque chose dans le genre, je suis tombée sur ce blog. Cette adresse est INCROYABLE! Nous nous sommes fait offrir un verre de vin par un client local. MERCI.

Il se trouve que j'ai bien l'intention d'y retourner.
Dans peu de temps.


Le Palazzo Pitti : je l'ai gardé en réserve.

dimanche 7 octobre 2012

Florence meurtrie - 1966

34 morts dont la moitié dans la capitale de la Toscane, 50 000 familles sans abri, 6000 commerces détruits, un pont emporté, l'eau et des torrents de boue détruisant sur leur passage de nombreux chefs-d’œuvre de l'histoire de l'art, tel qu'on peut le voir dans le très beau film de M.Tullio Giordana "Nos meilleures années" dont les protagonistes rejoignent les centaines d'étudiants bénévoles venus du monde entier (les Mud Angels) pour aider les familles et tenter de sauver tant d'incunables détériorés quand ils ne furent perdus à tout jamais (voir la fin du document) : les inondations de novembre 1966 sont encore présentes dans toutes les mémoires, à Florence.
Document des actualités télévisées de l'époque :

samedi 6 octobre 2012

Se baigner à Venise ?

Malgré l'interdiction, au milieu du siècle n° 20, quelques gamins passaient outre pendant les grosses chaleurs.
Ce beau court-métrage des années 50 passait en première partie de séance dans les cinémas de la péninsule.
Une rareté :

dimanche 23 septembre 2012

Café riche

Caffè Florian, Venise

C'est là que j'aimerais boire un café brûlant en ce dimanche de septembre.
Je mettrais mes vêtements d'automne, chemise et chaussures neuves en accord avec la saison, lunettes de soleil, car, ici, le ciel est clair aujourd'hui.
Il serait dix heures du matin et la Place St Marc s'éveillerait doucement, pas encore envahie par les touristes. Les vrais vénitiens se presseraient vers la basilique pour entendre la messe et, malin, je me mêlerais à eux pour n'avoir pas à languir dans la file d'attente. Après, j'irais flâner au hasard des venelles, évitant les parcours balisés, déjeunant dans l'une de ces osterie dont on se refile l'adresse sous le manteau, d'une salade de poulpe ou de sepie à l'encre accompagnées de polenta.
Ce serait le plus beau des dimanches.
Je n'y convierais qu'une compagnie soigneusement sélectionnée, de celles qui savent jouir de la vie. 

mardi 18 septembre 2012

Un couple élégant

Au milieu de la foule de touristes du Campo dei Fiori, halte romaine obligatoire, ce couple s'avance, que je remarque, tant l'allure, la démarche, en un mot la distinction, dénotent.
Ils s'assoient à la terrasse du restaurant voisin.
Ils sont cinématographiques.

Photo S.C

lundi 10 septembre 2012

Cruautés ordinaires


J'ai deux amours par TiboBlanchet

Paris est la ville la plus visitée au monde. Un récent reportage d'Envoyé Spécial (France 2) démontrait pourtant combien la ville-lumière recèle de pièges de toutes sortes tendus au pauvre touriste désireux d'y être émerveillé. Rentrant de Rome, jeudi dernier, je fus envahi, dès que je mis le pied sur le trottoir de l'aéroport, par le sentiment de contraste qui sépare les deux capitales, à commencer par le comportement du chauffeur du bus qui relie Orly à Denfert, maudissant ces salauds de touristes qui ont le culot de venir dépenser leur fric chez nous : l'homme pestait contre ces étrangers qui n'avaient pas pu (ou su ?) prendre un ticket au distributeur et, de surcroît, ne "faisaient pas l'appoint". En résultait un retard important ayant lui-même pour conséquence la transformation du véhicule en wagon à bestiaux.
Quand je lui demandai, depuis le bitume, et très civilement, quand surviendrait la prochaine navette -pour me permettre d'en informer une canadienne quelque peu déboussolée-, l'homme me répondit : "dans pas longtemps".
L'accueil "français" (car paris n'en a pas l'apanage : j'en sais quelque chose, j'ai habité la Côte d'Azur !), est désormais célèbre de par le monde. Si vous avez bien regardé les premières secondes de ce joli clip, tout est dit.

J'en parlais ces jours-ci à deux reprises avec deux amis : le climat qui règne sous nos cieux actuellement -et la crise, plus prégnante cette année, n'y est certes pas pour rien- est franchement détestable. L'impression que les gens se détestent est permanente. Il suffit pour s'en rendre compte d'écouter les conversations -le plus souvent tonitruantes, sans aucune gêne d'exhiber l'intime- des gens accrochés à leur téléphone portatif. A cet ami qui en faisait la remarque l'autre jour, je répondis, indulgent, qu'il exagérait quelque peu. Las, le lendemain même, à l'aéroport, j'eus pour voisine, une femme entre deux âges qui, à son interlocuteur du bout des ondes, parlait sans aménité d'un "connard" qu'elle avait "jarté", en dressant un portrait apocalyptique.
Cette agressivité qui nimbe notre quotidien national est devenue insupportable, générant un climat permanent de guerre civile larvée, que la politique (le mot perdant son sens premier au gré du temps qui passe) la mieux intentionnée est impuissante à apaiser, les média n'ayant de cesse de verser de l'huile sur le feu.

La comparaison avec l'Italie n'est pas en notre faveur, ce pays étant bien plus que la France touché par cette crise profonde : la générosité des "aperitivi" avec buffet à satiété, la politesse (sauf au Carrefour-Express, ai-je noté, mais c'est une enseigne... française !), les prix raisonnés, les serviettes en tissu dans la moindre gargote, la ci-vi-li-té, quoi, la considération que l'on a pour l'autre en ayant la patience de lui indiquer son chemin, faisant des efforts pour décrypter son italien malhabile, sont autant de marques de respect qui font défaut à notre environnement national.
Et l'on me demande pourquoi je vais si souvent en Italie ?

dimanche 9 septembre 2012

Julian, globe-trotteur

Julian et sa vieille "deuche" réaménagée, près du Castel Sant'Angelo qui abrite le Mausolée d'Hadrien
Du temps où l'on faisait ses "humanités", le voyage en Italie était de rigueur. De Stendhal à Franz Liszt, toutes les sommités culturelles se devaient un parcours initiatique, un retour aux sources dans la péninsule, de Milan à Naples, avec détour obligatoire à Rome, Florence et Venise.
Julian, rencontré à Rome la semaine dernière, est un étudiant viennois parti sur les traces de ses illustres prédécesseurs : il sillonne le pays dans cette antique 2CV Citroën qu'il a rénovée et aménagée en mini camping-car.
De ses généreuses explications quelque peu exaltées, et malgré mes grosses lacunes en langue anglaise, j'ai retenu que ses moyens limités ne lui permettaient aucun excès et qu'il se nourrissait de pommes-de-terre et de pâtes.
Pour le gîte, tel l'escargot...
Le dicton "les voyages forment la jeunesse" se vérifie encore de nos jours, et c'est un vrai bonheur de pouvoir rencontrer encore des jeunes gens curieux d'autrui et d'ailleurs. Voltaire aurait apprécié.

Astucieux aménagement. Je ne sais s'il y a un bar...
Un garçon heureux et chaleureux

vendredi 7 septembre 2012

"Vacances romaines" : sur des lieux mythiques !

Curieusement, la foule ne se presse pas aux abords de ce lieu mythique.
Il faut dire que l'immeuble abrite un gardien qui sera sympathique pour peu que vous lui décochiez votre plus beau sourire. Il sera alors intarissable et vous expliquera que les extérieurs de l'appartement de Gregory Peck furent tournés ici, Via Margutta 51, l'une des plus belles rues de Rome, à deux pas de la Piazza di Spagna. Il m'a indiqué que l'appartement, tel qu'il apparait dans le film, se trouve en fait en N° 34 de la même rue.
Le film de William Wyler, plus d'un demi-siècle après sa sortie, fait toujours la fierté des romains, pour la bonne raison qu'il donne de la ville éternelle une vision éloignée de ces caricatures dont Hollywood est coutumier.




On n'a pas accès (et c'est sans doute mieux) à l'escalier et à la petite terrasse. Les lieux ont été préservés dans leur intégrité.


La garçonnière de G. Peck se trouvait dans cette maison :

 En noir et blanc, on y est :


Roma Trastevere





Photos S.C

jeudi 30 août 2012

Risi in Trastevere

Alessandro Momo et Vittorio Gassman dans le drolatique "Parfum de femme" de Dino Risi (1974)

lundi 27 août 2012

C'est au programme

Grotte de ce coquin de Tibère - Sperlonga (Latium - Italie)

dimanche 26 août 2012

Parigi

Un brunch à l'italienne, à Paris, ça ne se refuse pas :


mercredi 22 août 2012

Une belle idée "italienne"

Ils sont comme ça, les italiens, généreux et inventifs : les propriétaires du Miroglio Caffè, sis à Paris non loin du centre Pompidou, ont animé les soirs d'été d'une manière toute simple à laquelle il fallait penser : un drap tendu sur le mur d'en face, un vidéo-projecteur, et, le soir, la diffusion des chefs-d’œuvre du cinéma transalpin, de Mamma Roma à La Dolce Vita.
Hier soir, c'était Cinema Paradiso.
Dans une scène du film de Tornatore, Noiret projette un film sur un mur de la place de son village depuis la cabine de son cinéma. C'est peut-être la source d'inspiration des auteurs de cette belle idée.



Miroglio Caffè, 88 rue St Martin, Paris.
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mercredi 8 août 2012

Eté en Trastevere

Dans le Trastevere, sur les bords du Tibre, on peut, chaque été, diner à la belle étoile de spécialités locales dans l'une des nombreuses cantines qui bordent le fleuve :

vendredi 3 août 2012

Faits d'été

J'écris actuellement de l'Atelier Musical : mon vaillant Vaillo (je modifie pour ne pas faire de publicité à Sonni) est dans un autre atelier pour remplacement du ventilateur. L'appareil devenait brûlant et faisait un bruit d'aspirateur. En août, la terre s'arrête de tourner ; malgré l'assurance que m'a donnée le monsieur de l'Atelier du portable (tous ces ateliers !) de récupérer mon bien rapidement, je suis un tantinet sceptique.
L'avantage, ici, c'est, sans conteste, le grand écran. Je vais m'en procurer un, c'est nettement plus confortable.
L'absence d'ordinateur chez moi génère un changement d'habitudes assez plaisant, en fin de compte. Vers neuf heures du matin, sacoche en main, je vais d'un pas alerte me procurer un pain au chocolat chez le boulanger de la place Jules Joffrin, lequel, ô miracle, maintient ouverte son échoppe durant tout le mois d'août !
Muni de ma viennoiserie, je bois un (bon) café au Café Albert, servi par une accorte serveuse qui, apparemment, vient de m'intégrer au cercle des habitués du matin, m'accueillant désormais d'un "vous allez bien ?" fort agréable, par les temps d'indifférence qui courent. elle semble se réjouir de me voir à nouveau trotter (je n'irais pas jusqu'à dire "galoper") comme un bambin.

J'ai beaucoup vitupéré, ici-même, contre les brasseries parisiennes, le peu d'empathie que l'on peut avoir pour des serveurs peu amènes (euphémisme), les prix exorbitants qu'elles pratiquent et leurs règlements intérieurs souvent surprenant.
Ainsi, l'autre après-midi, j'avisai une pancarte exposée au-dessus du comptoir d'un café de la place Clichy :
"Café au bar : jusqu'à 15 heures, 1€10 , de 15 à 19 heures, 1€30, à partir de 19 heures, 1€50"
Pourquoi ?
A côté de la Mairie du 18è, au fronton d'un brasserie, on vient d'apposer l'écriteau suivant : "à partir de 16 heures, plus de boissons chaudes en terrasse."
Pourquoi ?

Pardon, l'ami, j'ai oublié la feuille de sauge !
Je vous parlais l'autre jour de "supions à la provençale".
Nous nous en sommes régalés avec un vieil ami, l'autre soir, après un apéritif "à l'italienne" pris sur le balcon sous un ciel clément.
Je suis fier d'avoir réussi mon plat, que j'ai fait précéder d'une mise en bouche inspirée par Claudio, le jovial chef de "Armando al Pantheon", à Rome : une tranche d'aubergine doucement revenue sur laquelle on dépose une quenelle de ricotta fraîche piquée de brisures d'amande ; sur cet appareil on pique une tranche de pancetta roulée qui recèle un petit morceau d'abricot à peine tiédi au beurre.
Je suis sûr que vous auriez aimé partager ce joli repas, auquel succéda la projection d'un film... italien.

Pour mon prochain séjour romain, je logerai dans le Trastevere, c'est décidé. Il s'avère en effet que depuis mon petit succès de l'autre jour sur facebook m'arrive force "plans" de séjour des plus alléchants.
J'avais repéré, lors d'une précédente escapade, un hôtel sis dans un ancien couvent. La perspective de petits-déjeuners dans son magnifique jardin m'y attirait irrésistiblement, si ce n'est que les prix ne sont guère dans mes moyens, même si, pour ce genre de séjour, je ne compte guère.
Je vais bien finir, grâce à mes virtuels nouveaux amis, par trouver l'équivalent à moindre prix...

Mignon, mais un peu cher...



lundi 30 juillet 2012

Mini "buzz" coudénien in Trastevere

Femmes au bord de la crise de rire.
Photo SylGazette
Les habitants du Trastevere ont une page facebook d'excellente tenue où figurent de très belles photographies de ce quartier incroyable.
J'ai inséré une photo sur cette page qui connait un joli petit succès : au hasard de solitaires pérégrinations, en juillet 2011, j'avais photographié 3 sympathiques donne prenant le frais, le soir, sur le pas de la porte, comme on le fait fréquemment en méridionales contrées.
Mon désir de les immortaliser avait donné lieu à un petit jeu : "oui, vous pouvez nous photographier, mais ce sera 1 € par personne !" me disent-elles. Je fais mine de mettre la main à la poche, mais comprend que mon sourire et ma bonne mine me dispensent de verser la dîme.
Me reste maintenant à identifier, sur la photo, la dénommée Marisa, qui semble connue, là-bas, comme, comme, euh... la louve romaine.

La page du Trastevere.
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L'île du cinéma, Rome

samedi 28 juillet 2012

Trastevere : cinéma en l'île


Ce soir, on y projette "Mamma Roma" de P.P. Pasolini, c'est tout.



Bonheurs d'un jour

Portes dans le Trastevere, Rome
Il est des petits riens qui vous illuminent une grise journée (à Paris, l'été rebrousse déjà chemin !) :
déguster un cappuccino sur le balcon, à huit heures, Bach à donf sur la platine Thorens, réaliser en vaquant dans l'appartement que la saloperie de ménisque qui vous faisait hurler chaque matin au réveil semble, au moins pour le moment, consentir à signer l'armistice ; se figer, extatique, devant le plan de travail de la cuisine, quand le jeune violoniste voisin, héritier d'un prestigieux chanteur récemment disparu, travaille le célèbre concerto de Mendelssohn, lui arrachant des ressources inespérées, le son de l'instrument résonnant dans la cour devenue cathédrale ; lire un message sur la page facebook du Caveau de la République, émanant de "Priscilla Confiseries" (authentique !) , et lui répondre "êtes-vous de la famille de Vanina Fraisetagada", ce à quoi, la toute charmante vous répond "non pas du tout, connais pas" ; recevoir un message électronique avec des photos du disciple, où ne manque que le chant des cigales, rire des choses graves au téléphone avec un ami, déguster un taboulé en barquette plastique et du hoummous devant la télévision, avoir une soudaine envie d'un séjour à Rome où, comme chaque été, l'île du Trastevere devient l'Isola del Cinema, savoir que, si l'envie vous en prend, l'immeuble étant désert, on peut jouer du piano le soir comme on le fit, en exalté délire, un soir de l'an dernier, passant de Chopin à Cloclo sous l'influence d'un Limoncello coomplice ; constater que les roses trémières du balcon, paresseuses, consentent enfin à éclore et s'en émerveiller ; revoir un copain "d'en bas" inchangé, à savoir plus "d'en bas" que jamais et boire un café avec lui avant l'orage au même endroit, au dessus de la rue enfin assoupie ; aller faire un tour "du côté de chez Swann", en repartir pour se plonger dans une (mauvaise) biographie de Luchino Visconti, y revenir, presque honteux, pour apprendre ce qu'écrire veut dire, émettre pour soi de sages résolutions pour dissiper (espoir vain ?) ces traits de votre caractère qui vous font parfois vous haïr, décider de mettre de l'ordre dans la maison, pour y renoncer dans la minute qui suit, et arriver on ne sait comment, sur l'Internet, au Trastevere qui, décidément, vous aimante, photographié par quelque romain, complice sans le savoir de vos  échappées-belles.
Le soir, au retour du spectacle, renouer avec la tragédie : il n'y a pas de Limoncello dans le réfrigérateur, et, de surcroît, personne avec qui le partager.
Il fallait bien un bémol dans la partition.