On m'assure que la version scénique, que l'on va redonner au Châtelet, est une formidable réussite.
Il faudra vérifier.
Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)
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lundi 24 septembre 2012
samedi 25 août 2012
Souvenir...
Laurence Roussarie, J.Christophe Herbeth, S. Coudène
Théâtre du Gymnase-Marie Bell (1999)
Paul Lederman Productions - Les Voilà Producteurs
mercredi 18 juillet 2012
On redescend
je redescends au Caveau.
Le théâtre reconduit
la formule d'été initiée
l'an dernier : un spectacle
d'1h30 avec 3 artistes,
exception faite de
la soirée d'ouverture
où l'on propose
le "one man show"
de Paul Adam.
Du jeudi au samedi à 20h30,
ce qui laisse le temps
pour des escapades...
mardi 26 juin 2012
SylGazette de retour
Une fin d'année scolaire à l'Atelier Musical (voir ci-dessous), spectacle, auditions et goûters festifs, auxquels se sont ajoutés le séjour d'un ami à Paris et les agapes inhérentes, la visite du Musée d'Orsay (j'y reviendrai), les balades dans la capitale quand le temps le permettait (avec halte rituelle dans le jardin du Musée Rodin), de joyeuses parties de Trivial Pursuit et autre Scrabble... comment voulez-vous que j'aie pu trouver le temps de bloguer ?
L'ami sur le départ, la tension à l'école retombant, je reprends le fil de notre conversation.
Avec, pour la bonne humeur, ces enfants chantant, lors du joyeux spectacle du 9 juin à l'Alhambra.
La vie m'offre plein de cadeaux ces temps-ci :
dimanche 10 juin 2012
Complices de toujours
Entre Paul Adam et moi règne une complicité sans faille depuis mon arrivée au Caveau de la République en l'an 2000. Cette proximité amicale était flagrante aux yeux de tous, samedi. Avec lui, j'ai eu le spectacle que je voulais : une vraie représentation à mille lieues des sempiternelles fêtes de fin d'année scolaire.
L'autre complice avait répondu présent, également : avec ses gros mots, Frédéric Fromet, en trois chansons, a conquis les adultes et, encore plus, les enfants, ravis de ce grand moment de liberté.
Mon ami Frédéric fut bissé, trissé : le public le vit partir à regrets.
Moi, j'avais plus de chance : le soir même, épuisé mais tellement heureux, je les retrouvai au Caveau.
Heu-reux !
Ils parviendront toujours à m'épater, ces élèves encore enfants : lors du dernier cours, la veille du spectacle, l'invention de Bach, déjà périlleuse, est jouée à une allure folle, savonnée, le Passepied de Debussy est encore approximatif, trop rapide aussi.
Quand vient le moment fatidique, sous les projecteurs de l'Alhambra, la magie opère : le tempo est juste, enfin ; le gamin sort de scène, euphorique ; son œil dit "t'as vu, hein ?". Quant à Debussy, Lola, 14 ans, l'aura servi avec grâce et talent. Ils furent ovationnés. C'était bien mérité. Je suis fier d'eux. Ça doit se voir sur la photo.
Quand vient le moment fatidique, sous les projecteurs de l'Alhambra, la magie opère : le tempo est juste, enfin ; le gamin sort de scène, euphorique ; son œil dit "t'as vu, hein ?". Quant à Debussy, Lola, 14 ans, l'aura servi avec grâce et talent. Ils furent ovationnés. C'était bien mérité. Je suis fier d'eux. Ça doit se voir sur la photo.
| Photo Elliott Covrigaru |
vendredi 20 avril 2012
jeudi 19 avril 2012
Incroyablement...
Fred Astaire disait, de cet extrait du film "Stormy Weather" :
"c'est le le plus grand numéro de danse jamais filmé !" :
"c'est le le plus grand numéro de danse jamais filmé !" :
jeudi 5 avril 2012
Triste congé forcé
Un fort contingent de lycéens de province devait remplir quasiment le Caveau de la République ce soir.
Fréquemment, au cours de l'année, des professeurs amènent au Caveau des collégiens et lycéens, pensant, à raison crois-je, que la satire politique ne peut avoir que vertus pédagogiques pour des jeunes gens appelés à devenir les citoyens de demain.
4 de ces lycéens, sous la conduite d'un "grand" fraîchement détenteur d'un permis de conduire, ont choisi de ne pas prendre place dans l'un des cars affrétés pour le transport.
Accident : une jeune fille tuée sur le coup et trois blessés graves.
Les spectateurs habituels ont été prévenus de l'annulation de la soirée.
Nous n'aurions, de toute manière, pas eu le cœur à rire.
Fréquemment, au cours de l'année, des professeurs amènent au Caveau des collégiens et lycéens, pensant, à raison crois-je, que la satire politique ne peut avoir que vertus pédagogiques pour des jeunes gens appelés à devenir les citoyens de demain.
4 de ces lycéens, sous la conduite d'un "grand" fraîchement détenteur d'un permis de conduire, ont choisi de ne pas prendre place dans l'un des cars affrétés pour le transport.
Accident : une jeune fille tuée sur le coup et trois blessés graves.
Les spectateurs habituels ont été prévenus de l'annulation de la soirée.
Nous n'aurions, de toute manière, pas eu le cœur à rire.
mardi 3 avril 2012
Vaguement primesautier
Mes (deux ? trois ?) fidèles lecteurs sont restés sur leur faim (faut avoir) ces derniers jours : quelques images, et nada.
C'est très curieux, mais, pour une fois (et mes (deux ? trois ?) fidèles lecteurs voudront bien m'en excuser), mais je n'ai guère envie de narrer par le détail mes faits et gestes de la période concernée.
Pour la simple et bonne raison que je n'ai pas vu le temps passer, entre surcroit de travail (cérébral, surtout !) à l'Atelier et sorties au concert ou au théâtre.
En résumé :
Leif Ove Andsnes (il est norvégien comme Eva), pianiste, au Théâtre des Champs Elysées le 26 mars.
Devrait se contenter de jouer Grieg (un norvégien comme Joly).
Pierre Hantaï, claveciniste français, dans la (belle) Salle Gaveau le 1er Avril : n'a pas l'air commode, ne fait pas de fausses notes (contrairement à la légende), provoque en moi le désir d'écouter davantage de clavecin, jusqu'à en commander les Suites de Bach par Christophe Rousset à la RNAC.
Belle fin de matinée : je n'ai pas dormi, comme je le craignais.
Après le concert, déjeuner un tantinet sophistiqué au "Boeuf sur le toit". Agréable.
Luis Fernando Perez (même origine que Manuel Valls), pianiste, à Gaveau aussi, mais à 5 heures de l'après-midi, après une promenade digestive dans un Paris ensoleillé, à l'issue de laquelle j'ai fait semblant de ne pas être éreinté : du beau et bon piano, malgré deux "la" victimes d'un accord inabouti (les concerts se succédant toute la journée...).
Programme exclusivement espagnol : Soler, Granados, Mompou et Albeniz.
En dernier bis, une chanson du folklore madrilène pour film almodovarien.
Mais bon, ce Perez, moi, je l'adore : je suis en effet sensible à la gentillesse, vertu rare, et à l'humilité, vertu quasiment disparue.
Pendant les travaux de la Salle Richelieu, la Comédie Française (oui, môssieur !) donne ses représentations dans un "théâtre éphémère" construit (en bois qui sent bon) à côté des Colonnes de Buren, dans l'enceinte (de deux heures !) du Palais Royal.
C'est une fort belle salle, mais le bois, c'est chaud, et la clim est... avare.
On donne "Le malade imaginaire", vieille comédie étonnamment moderne avec d'excellents comédiens (ben, sont au "Français", tout de même), sauf la jeune première, celle qui joue Angélique : on lui souhaite malgré tout de réussir l'entrée au Conservatoire du Xème...
Il y a dans la salle des lycéens venus en charter : combien auront apprécié cette leçon, tant ça glousse et se fait passer un téléphone portable où sont vraisemblablement écrites des âneries. Des lycéens, quoi.
Mes 2 voisines de devant semblent atteintes de la danse de Saint Guy : l'une s'évente bruyamment avec de larges gestes qui me dissimulent la scène à intervalles irréguliers ; l'autre se tourne et se retourne sur son siège à fréquence accélérée.
Je parviens à garder mon calme : bien que vue et revue, la pièce de Monsieur Molière a gardé tout son charme, sa virulence et son éclat.
C'est vraiment bien, "La Conquête" : Podalydès fait un Sarko très crédible, tout en vulgarité et en tics, presque aussi insupportable que son modèle, Lecoq est formidable en Chirac (celui qu'on a failli regretter pendant ces 5 longues dernières années) et Samuel Labarthe épate en Villepin plus "vieille France" que nature.
Une fort agréable soirée.
Pater, c'est un concept : le cinéaste Alain Cavalier et son acteur principal, l'excellent Vincent Lindon, jouent (souvent en roue libre) à faire semblant d'être, pour le premier, un Président de la République et, pour le second, son Premier Ministre.
En fin de projection, mon voisin résume : "Comme on ne comprend rien, il faut se dire que ce doit être génial"
Pas mieux.
J'ai écrit tout ça ?
Je me recouche.
C'est très curieux, mais, pour une fois (et mes (deux ? trois ?) fidèles lecteurs voudront bien m'en excuser), mais je n'ai guère envie de narrer par le détail mes faits et gestes de la période concernée.
Pour la simple et bonne raison que je n'ai pas vu le temps passer, entre surcroit de travail (cérébral, surtout !) à l'Atelier et sorties au concert ou au théâtre.
En résumé :
CONCERTS
Devrait se contenter de jouer Grieg (un norvégien comme Joly).
Pierre Hantaï, claveciniste français, dans la (belle) Salle Gaveau le 1er Avril : n'a pas l'air commode, ne fait pas de fausses notes (contrairement à la légende), provoque en moi le désir d'écouter davantage de clavecin, jusqu'à en commander les Suites de Bach par Christophe Rousset à la RNAC.
Belle fin de matinée : je n'ai pas dormi, comme je le craignais.
Après le concert, déjeuner un tantinet sophistiqué au "Boeuf sur le toit". Agréable.
Luis Fernando Perez (même origine que Manuel Valls), pianiste, à Gaveau aussi, mais à 5 heures de l'après-midi, après une promenade digestive dans un Paris ensoleillé, à l'issue de laquelle j'ai fait semblant de ne pas être éreinté : du beau et bon piano, malgré deux "la" victimes d'un accord inabouti (les concerts se succédant toute la journée...).
Programme exclusivement espagnol : Soler, Granados, Mompou et Albeniz.
En dernier bis, une chanson du folklore madrilène pour film almodovarien.
Mais bon, ce Perez, moi, je l'adore : je suis en effet sensible à la gentillesse, vertu rare, et à l'humilité, vertu quasiment disparue.
THEAAAATREU
C'est une fort belle salle, mais le bois, c'est chaud, et la clim est... avare.
On donne "Le malade imaginaire", vieille comédie étonnamment moderne avec d'excellents comédiens (ben, sont au "Français", tout de même), sauf la jeune première, celle qui joue Angélique : on lui souhaite malgré tout de réussir l'entrée au Conservatoire du Xème...
Il y a dans la salle des lycéens venus en charter : combien auront apprécié cette leçon, tant ça glousse et se fait passer un téléphone portable où sont vraisemblablement écrites des âneries. Des lycéens, quoi.
Mes 2 voisines de devant semblent atteintes de la danse de Saint Guy : l'une s'évente bruyamment avec de larges gestes qui me dissimulent la scène à intervalles irréguliers ; l'autre se tourne et se retourne sur son siège à fréquence accélérée.
Je parviens à garder mon calme : bien que vue et revue, la pièce de Monsieur Molière a gardé tout son charme, sa virulence et son éclat.
CINEMA (maison)
Une fort agréable soirée.
Pater, c'est un concept : le cinéaste Alain Cavalier et son acteur principal, l'excellent Vincent Lindon, jouent (souvent en roue libre) à faire semblant d'être, pour le premier, un Président de la République et, pour le second, son Premier Ministre.
En fin de projection, mon voisin résume : "Comme on ne comprend rien, il faut se dire que ce doit être génial"
Pas mieux.
J'ai écrit tout ça ?
Je me recouche.
mardi 20 mars 2012
CLOCLO : et ainsi naquit le bling-bling (?)
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| 1969 : Photo Jean Loup Sieff |
Claude François, pour nous, jeunes gens bien élevés, et par opposition au "voyou" Johnny, c'était le minet-type, prescripteur en matière de fringues (à cette époque, on y engloutissait nos économies, car les smartphones et les McDo n'avaient pas encore déferlé sur les jeunes consommateurs, premières proies visées
par les faiseurs de tendances), toujours tiré à 4 épingles, propre sur lui, "classieux", quoi.
Le gars dansait formidablement bien (en tout cas bien mieux que son clone Jérémie Rénier, bon acteur mais piètre danseur malgré le "coaching" dont la promo nous rebat les oreilles).
Le CloClo à col pelle-à-tarte et costumes à paillettes qui survint au tournant des années 70, n'eut pas en moi le même écho, même si je lui gardais mon estime, ma fidélité.
Le stupide accident qui causa sa mort en fit, que l'intelligentsia le veuille ou non, un mythe, à l'instar d'un James Dean, d'une Marylin également fauchés très tôt, immuablement "jeunes".
Il était donc fatal qu'un jour lui soit dédié une biographie cinématographique.
La tâche était ardue, dont Florent-Emilio Siri s'acquitte plutôt bien, sachant que les fils de l'idole ont coproduit le film et qu'il n'était pas aisé d'en éviter les écueils avec de tels gardes-mythe : Siri parvient, malgré l'épée de Damoclès filiale, à instiller dans son film des allusions au caractère despotique d'un saltimbanque qui se voulut "self made man", loué récemment à la télé par Séguéla -quel cadeau !-, qui le compare à... Nicolas Sarkozy.
On appréciera le compliment !
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| Jérémie Rénier |
Après un début plan-plan qui relève plutôt du téléfilm de luxe ou d'un mélo d'Alexandre Arcady (autre "compliment"), le film trouve enfin son rythme avec la narration d'une ascension vers les sommets, les déboires sentimentaux (Bécaud lui pique sa première épouse), la relation avec France Gall où le bonhomme se révèle particulièrement odieux, le succès tant espéré venant avec "Belles, belles, belles" puis l'obsession de se maintenir au faîte de la gloire. Le modèle absolu, pour le jeune Claude, c'est Frank Sinatra (dit "The Voice"), qui ne fut pas qu'un personnage trouble en accointance avec la pègre : non, "Frankie" mérita bien son surnom et reste encore aujourd'hui un chanteur majuscule.
Extraordinaire hasard de la vie, c'est le même Sinatra qui fera d'une chanson française, "Comme d'habitude" un succès planétaire qui demeure la chanson la plus jouée dans le monde au jour d'aujourd'hui, ce qui n'est pas rien.
C'est la "reprise" par le crooner américain qui nous vaut ce qui, à mon sens, est la plus belle scène du film de Siri, celle où l'on apporte au "petit français" le "disque souple" de la version de la star U.S.
Il y a d'autres scènes fortes dans "Cloclo", qui échappe, reconnaissons-le, à l'hagiographie, après, on peut l'imaginer, d'âpres négociations avec les héritiers du chanteur blond.
Ainsi, le "sale caractère" du "sale bonhomme" est évoqué (pas trop méchamment il est vrai), notamment dans les scènes où on le voit, dictaphone en main, émettre des notes de service comminatoires à l'attention de ses employées-fans ; car l'homme veut être adulé et s'entoure d'admiratrices qu'il peut tailler et corvéer à merci.
La suspicion d'homosexualité ayant collé à ses basques tout au long de sa carrière (le torchon d'extrême- droite "Minute" répandit à l'époque une ignoble rumeur, relayée par tous ceux qui le détestaient), le film nous montre qu'au contraire, l'homme était "à femmes" et aimait à courir le guilledou. On en fait même un peu trop, à mon avis, en la matière, en allant jusqu'à le dépeindre comme un obsédé sexuel (de gent féminine s'entend). Était-ce bien utile, sachant qu'il n'y a pire aveugle que qui ne veut voir ?
Pour parler cinématographie, après le début que je décris plus haut, on a quelques bonnes surprises, dont un fort bien venu plan-séquence au Moulin, au terme duquel on découvre "l'enfant caché" du "héros" observant une garden-party dont il est exclu.
Il y a d'autres moments forts qui placent le film nettement au-dessus des "biopics" (!) récents, dont "La Môme" ou le Coluche d'Antoine de Caunes : notamment, l'une des toutes dernières scènes, filmée au Royal Albert Hall à Londres, superbement mise en scène, qui peut laisser penser que Florent-Emilio Siri peut, un jour, si la vie lui en donne l'opportunité, réaliser un vrai grand film de cinéaste libre.
Quant au drame final, Siri évite, là aussi, l'écueil du pathos, nous sauvant du moment fatidique par une idée judicieuse de mise en scène.
Le mélange de documents d'époque et de fiction lors des obsèques est également du meilleur aloi.
Quant aux toutes dernières images, qui précèdent un beau générique de fin où l'on découvre un "Alexandrie Alexandra" ripoliné, elles concluent joliment un film rythmé (mission normale accompli) qui n'engendre, en près de 2h30, aucun moment d'ennui, ce qui semblait relever de la gageure.
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| Monica Scattini |
En revanche, il faut saluer la formidable prestation de Monica Scattini : l'actrice italienne interprète une "mamma" (Madame François était calabraise) haute en couleurs, pathétique, hallucinante de vérité.
Ana Girardot est également impeccable en Isabelle Forêt (la compagne, mère des deux enfants du chanteur), tandis, qu'à contrario, Joséphine Japy incarne une France Gall peu convaincante.
Pour qui, comme moi, connaît Paul Lederman, Magimel incarne formidablement l'agent d'artistes le plus matois de la galaxie, personnage passionnant et déroutant s'il en est.
Ainsi conçu, interprété, scénarisé, photographié, le film de M. Siri mérite amplement l'achat d'un ticket de cinéma ; c'est beaucoup !
CloClo : à ne pas dédaigner (pour une fois : même les "Inrock's" applaudissent !).
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| Jérémie Rénier et Monica Scattini sur le tournage à Monte Carlo |
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| Années soixante : premières exhibitions de danse. |
La "bête de scène": les toutes dernières images sont filmées (document amateur) lors d'un des tout derniers concerts : en avance, lui ?
mercredi 29 février 2012
Etonnant
Jérémie Renier est Claude François dans "Cloclo", le film de Florent-Emilio Siri qui sort en salles le 14 mars.
Les premières images diffusées permettent de constater l'étonnante performance du jeune comédien :
Le cérémonial de fin de show du chanteur : à Bruxelles, comme halluciné*, il se jeta en pâture à ses fans hystériques.
* J'ai tout d'abord écrit "électrisé", si !
Les premières images diffusées permettent de constater l'étonnante performance du jeune comédien :
Le cérémonial de fin de show du chanteur : à Bruxelles, comme halluciné*, il se jeta en pâture à ses fans hystériques.
* J'ai tout d'abord écrit "électrisé", si !
mardi 28 février 2012
Mathilde, élégance et esprit d'à propos
Mathilde Seignier (petite fille du grand Louis, mais elle n'y peut rien) a le don de m'insupporter. Démagogue, affichant une posture "bon sens populaire" à chacune de ses apparitions télévisuelles (où donc ai-je mis la télécommande ?), elle symbolise mieux que toute autre le plus exécrable des populismes.
Son attitude, lors de la cérémonie des Césars, alors qu'on annonçait qu'un trophée, largement mérité, était attribué à Michel Blanc pour son admirable prestation dans "L'exercice de l'état" (film hautement recommandable s'il en est), fut à l'aune de ses précédentes "sorties" médiatiques.
Pour elle, la récompense allait de (quel ?) droit à Joey Starr, lequel est très bon dans "Polisse" il est vrai. Et d'exiger quasiment que son copain Didier (le vrai prénom de M. NTM) montât sur scène pour recueillir sa part du triomphe de... Michel !
Ce dernier eut une attitude digne devant ce qu'il aurait pu considérer comme un affront tandis qu'Antoine De Caunes s'efforçait de dégager l'intervenante, avec élégance et humour.
Je ne vous infligerai pas en son et image, lecteur, la douteuse intervention de l'ineffable Mathilde, dont je dirais qu'elle est au cinématographe ce qu'une Nadine Morano est à la politique.
Ceux qui voudraient s'en délecter la trouveront sans peine sur les sites appropriés.
samedi 11 février 2012
vendredi 10 février 2012
jeudi 9 février 2012
mercredi 1 février 2012
jeudi 26 janvier 2012
mercredi 7 décembre 2011
Vis comica
Reculant les limites du loufoque et du burlesque, il m'arrache des larmes de joie.
Ici, en directeur de théâtre, il compose un personnage hallucinant.
Si ça vous plaît, n'hésitez pas à youtuber Pierre Aucaigne... comme des malades.
Ici, en directeur de théâtre, il compose un personnage hallucinant.
Si ça vous plaît, n'hésitez pas à youtuber Pierre Aucaigne... comme des malades.
dimanche 20 novembre 2011
Poulets, maires et babas très cool
Mon ami F., qui suit assidûment cette gazette en son exil, déplore que je ne publie pas plus souvent de longs billets.
Je me dis parfois que mes considérations sur la société actuelle, la crise, la vie politique n'auront quelque écho qu'en des oreilles amicales bienveillantes à mon égard.
Un autre ami, accaparé par un labeur qui doit le conduire à un destin "sûr", lui, m'avoue "parcourir" mes écrits : sa sagacité lui en fera retirer, je n'en doute pas, la quintessence, pour peu qu'il y en ait une : ça dépend des jours, des humeurs de l'auteur et du lecteur ; ça tient en si peu de choses, finalement.
Voici donc, tout de même, quelques futilités que l'on pourra "parcourir" sans vergogne.
Poulet dominical
C'était, du temps de mon enfance à Antibes, quand les finances familiales étaient au beau fixe, une fête du dimanche : le poulet soigneusement rôti que ma mère accompagnait de pommes de terre Agatha croustillantes et fondantes à la fois.
C'était un temps où le poulet était un mets réservé aux bourgeois : on n'avait pas encore inventé le poulet aux hormones qui finit par envahir les tablées prolétaires, et encore moins les escalopes, cuisses et filets de volailles en barquette de polystyrène, pas plus que les labels rouges et autres estampilles destinées à certifier l'origine de la bête.
J'ai, par instinct, repris cette tradition depuis quelques mois, car j'ai trouvé sur le marché du Boulevard d'Ornano, un éleveur du pays d'Auge qui vient à Paris vendre sa production chaque dimanche.
Le parfum qui s'échappait de son étal était d'une toute autre saveur que celui qui émanait des boucheries environnantes.
Même quand je déjeune seul, le monsieur au visage rougeaud sous les cheveux blancs m'en dégotte toujours un petitou pour satisfaire mon envie du jour : un poulet "fermier", ça va de soi, appellation qui n'existait pas à l'époque sus-évoquée, car tous provenaient de Bresse et il fallait les commander à l'avance.
Petits babas Noël
Une amie m'a offert une gourmandise incroyable, et là, je sais qu'on va s'arrêter de "parcourir" : ce sont des petits babas baignant, en leur bocal de verre, dans un rhum de fort bon tonneau.
A la cuiller, avec une boule de glace à la vanille, c'est délicieux !
Je ne vois pas pourquoi l'un de mes amis me définit comme étant un "dandy socialiste"...
Toujours en représentation
Il ne faut pas être malade en novembre et décembre quand on joue au Caveau de la République (je me suis fait vacciner contre la grippe) ; c'est à cette période que la fête bat son plein : jusqu'au 31 décembre, les représentations se succèdent à vive cadence.
Cette semaine, pas le temps de souffler : avec le Congrès annuel de l'Association des Maires de France, nous sommes envahis par les édiles de la nation dès demain lundi, nos élus désirant faire une cure de rire à l'issue de journées studieuses : on ne sait pas si, cette année, le président de la République et le guilleret Fillon auront droit aux sifflets qui les ont accueillis l'an dernier, suite à la loi sur les collectivités locales et à la suppression de la taxe locale...
Bref, cette semaine, pas moins de 8 représentations : grande forme requise.
C'est en décembre, avec les fêtes, que l'on donne le maximum.
Dès le 1er janvier, vitesse de croisière agréable à un méridional comme moi qui aime à vivre Paris à un rythme "allegro ma non troppo".
Scoop !
Je ne voterai pas pour Nicolas Sarkozy en 2012.
Comme en 2007, quoi.
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