Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)

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lundi 27 août 2012

Faits d'été

Humanoïdes

C'est atavique : au retour de vacances (forcément ratées ?), le parisien lambda, dès qu'il foule le sol de la capitale, se remet à faire la gueule. J'en croisai quelques spécimen samedi, bronzés mais revêches. Tout ça pour ça.
...

Fin de partie

Fin de la saison d'été au Caveau de la République, samedi dernier. Jusqu'au 20 septembre, j'ai toutes mes soirées. Sensation étrange...

...

Dissuasion

Les cafetiers s'amélioreront-ils un jour ?
J'en doute :

Je pose la question : pourquoi ? Café de la Place, Paris 18eme 







Ailleurs (pour respirer)

Lors de mon prochain séjour par-delà les Alpes, qui ne saurait tarder, j'irai visiter la belle cité médiévale
d'Orvieto. Des esprits malintentionnés m'ont soufflé l'autre jour qu'il me faudrait grimper pour atteindre le but de mon escapade, référence non voilée à mes récents ennuis articulaires. Je découvre là-dessus qu'un joli funiculaire récemment remis à neuf relie la gare au gros village perché, et na !
En outre -sans jeu de mots-, le vignoble d'Orvieto produit l'un des meilleurs vins blancs de la botte.
Je savoure d'avance.

Orvieto - Ombrie



lundi 21 mai 2012

Plein de choses "géniales", mais quand un vrai génie meurt...

En France, les radios et télévisions nous ont parlé du décès de Donna Summer, star du disco de la fin du siècle dernier, dont on conviendra, même si l'on a adoré se déhancher sur ses "tubes" qu'elle ne bénéficiait pas d'un organe vocal exceptionnel.
Par contre, silence total sur la mort, vendredi dernier 18 mai, de l'une des plus grandes "voix" de tous les temps, Dietrich Fischer Dieskau. Le baryton qui défendit (entre autres) avec un immense talent les Lieder de Franz Schubert s'est éteint en Bavière à
l'âge de 86 ans.
C'est par un copain italien que j'apprends le départ de cet illustre artiste lyrique, l'un des plus grands que l'univers de la musique ait comptés.
La nouvelle m'attriste, mais plus encore le silence tonitruant qui accompagne, en France, cette disparition.
Il s'agit là d'un signe qui montre à quel point, ces dernières années, la culture -laquelle découle de l'éducation- a été laissée en jachère dans un pays qui s'enorgueillissait, par le passé, d'être celui qui donnait le "la" en la matière.
La déshérence dans laquelle est tombée la culture, en France, était évoquée, hier soir, sur notre télévision de service public, entre deux scintillements de "strass" cannois (la seule chose qui semble intéresser, dans ce prestigieux festival de cinéma, les tenants de la télé de bas niveau (un pléonasme ?), par la toute nouvelle Ministre de la Culture. Cette jeune -mais érudite, et fort bon écrivain dit-on- femme (Aurélie Filipetti) disait fort justement que culture et éducation étaient étroitement liées. Après dix années où l'une et l'autre furent totalement négligées, on est en droit d'espérer, à défaut d'exiger, que ces facteurs essentiels d'accomplissement pour chacun de nous, soient traités avec la considération qu'il est indispensable de leur prodiguer.
Oui, la discrétion qui entoure la disparition de l'immense artiste que fut Dietrich Fischer-Dieskau (je ne peux manquer d'indiquer, ironie amère, que l'on ne le prononcera comme "disco", mais en détachant les deux dernières voyelles), est de nature à susciter colère et indignation.
Dans notre Panthéon, il rejoint les plus grands noms de la musique. Je crains que nous ne soyons de moins en moins nombreux à entretenir ces flammes qui devraient, pourtant, être éternelles.  
Je note que, tapant sur mon clavier le nom de l'artiste pour vérifier l'information, n'apparaissent sur Google que des pages en langue étrangère. Tout est dit. 
Une amitié très forte liait Fischer-Dieskau au grand pianiste russe Sviatoslav Richter.
La Musique, langage universel, réunit les esprits.
Cet enregistrement date de 1978.

mercredi 28 mars 2012

vendredi 9 décembre 2011

Tf1 : ça, c'est de l'information !

La chaîne commerciale la plus regardée (pas par moi) ne lésine pas sur les moyens : à l'approche de l'élection présidentielle, comme d'habitude, on (re)déclenche le fameux "sentiment d'insécurité" pour angoisser le "cerveau disponible" :

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

vendredi 28 octobre 2011

Citation

"Dieu doit beaucoup à Bach."
Maxime Le Forestier dans la très intéressante rencontre Le Forestier-J.Clerc-A.Souchon de la dernière livraison du Nouvel Observateur datée du 27 octobre.

Tout fout le camp, ma bonne dame !

Les associations intégristes et autres ligues de vertu ont du pain sur la planche cet automne : les publicitaires cassent les codes de la bien-pensance; si Eram s'est fait une spécialité de la transgression, The Kooples s'attaque aussi aux stéréotypes jusqu'alors en vigueur :

Matthew et Matt en couple depuis 2 ans et demi !

!

Sacha et Romain en couple depuis 3 mois !

Madame Boutin, ils sont devenus fous !

mardi 25 octobre 2011

Quand la télé veut...

 
Il suffit que j'écrive un billet assassin sur la télévision, pour qu'elle nous donne à voir (enfin !) quelque chose d'intéressant.
C'est ce soir sur France 2 : "Apocalypse Hitler", d'Isabelle Clarke et Daniel Costelle qui avaient produit "Apocalypse", série documentaire remarquable sur la 2ème guerre mondiale commentée par Mathieu Kassovitz qui rempile également pour ces deux épisodes consacrés au dictateur sanguinaire.
Le documentaire (en 2 parties) suit la carrière du dictateur, des débuts jusqu'à la chute.
Ce doit être passionnant.
Un site dédié ici : clic
(Photo : Hitler, années 20)




Extrait :

lundi 26 septembre 2011

Automnales automneries (2)


La claque
Ca fait toujours plaisir de voir Sarko et sa majorité (provisoire) prendre des coups.
Le dernier avatar du sarkozysme en perdition est le basculement du Sénat à gauche.
Les commentateurs politiques donneront mieux que moi toutes les explications permettant d'apprécier l'étendue du désastre.
Je me contente de noter, comme tout citoyen un peu curieux d'histoire et de politique, que l'événement est historique : depuis 1958, ce que l'on nomme la "haute assemblée" n'a cessé d'être majoritairement à droite.
Le rejet du sarkozysme et de 10 ans, bientôt, de politique du doigt mouillé, est patent jusque dans le vote de petits élus locaux pourtant guère peu suspects de sympathie pour l'opposition.
Les affaires qui secouent actuellement le pouvoir en place, atteignant le sommet de l'état, gravissimes, n'y sont pas pour rien, évidemment.
Si les socialistes, qui font un quasi "sans faute" dans leur primaire, savent les exploiter (dans le meilleur des sens s'entend), s'engager à un vrai "ménage", ils pourront, on l'espère, éviter qu'elles ne profitent à la droite populiste des deux Le Pen.
La candidature de François Hollande me parait la mieux à même de réussir la nécessaire "pacification" du paysage politique : avec lui à l'Elysée et s'il sait s'entourer (les compétences ne manquent pas à gauche) on aura enfin une gouvernance apaisée.
J'ai l'impression que les français ont envie de souffler.
A quelques mois de l'élection-phare, cela paraît désormais possible.

Les fauves : un flop organisé
Beaucoup de non-bruit pour rien : l'auteur des "Fauves", documentaire consacré à la rivalité Villepin-Sarkozy, protestait que France 2 n'ait pas accordé à son document la faveur d'une diffusion de début de soirée.
On se disait, tiens tiens, le PDG étant nommé par le Président de la République, le coup fourré est par trop flagrant.
L'ayant vu hier soir, force m'est de constater que le film de Patrick Rotman, pourtant l'un des "très bons" du tout petit écran ne méritait certes pas cet honneur.
Pas plus, me direz-vous, que le film qui le précédait : "Comme les autres", dont le sujet est le désir de paternité chez les "gays", regardé distraitement depuis ma table de travail, est un insondable navet lénifiant qui adopte le registre de la comédie pour traiter d'un sujet de société qui mérite traitement plus intelligent.
Même Lambert Wilson y est mauvais comme un cochon, c'est dire !
Après ce nanar insipide, "Les fauves" étaient donc attendus avec impatience : la haine tenace qui préside aux relations entre Sarko et Villepin en est le sujet, alléchant de prime abord.
L'auteur de "L'ennemi intime" et autres documents de grande qualité, s'embourbe hélas dans l'ornière : son documentaire débarrassé de ses redites peut, à la rigueur, s'intégrer à  un numéro d'Envoyé Spécial, guère plus.
Tout, du "croc de boucher" au discours indigné de DdV à la sortie du tribunal en 2009, est connu et archi-rebattu.
Le seul passage intéressant -Sarko d'une humeur de chien face à Richard Attias qui va lui piquer Cécilia- avait été maintes fois diffusé les jours précédents sur les différentes canaux.
Le reste n'est qu'un rappel de 16 ans de divisions de la droite encore aux manettes : si l'on s'intéresse peu ou prou à la vie politique, on n'apprend rien de nouveau.

Trente ans après le vote de la loi, le document présenté hier-midi au journal de F2 sur l'abolition de la peine de mort était cent fois plus intéressant, et mieux fait.
Comme quoi, tout le monde peut se planter, même Rotman.

Disco Météo
Les spécialistes nous annoncent donc une période climatique exceptionnelle digne d'un mois de juillet "normal", celui de 2011 ayant été, parait-il, exécrable.
Je dis "parait-il" car j'eus la chance d'en passer la majeure partie en Italie (na !) et n'en ai guère subi les inconvénients.
Venant de passer un dimanche après-midi à faire du shopping, corvée exécrée, pour acquérir des vêtements d'automne, cette résurgence estivale me mettrait presque de mauvaise humeur.
D'autant que j'ai prédilection pour l'automne, saison des champignons, du lièvre à la royale, des herbes mouillées et des feuilles mortes.

Pour la réhabilitation de la lettre manuscrite
Le mail ou courriel est devenu mode d'échange usuel à haute dangerosité.
J'en use, et viens de me rendre compte que j'en abusais.
Je réalisai pas plus tard qu'hier que ce mode de transmission pouvait véhiculer des phrases que la frappe sur la touche "entrée" rend définitives ; mal interprétées, elles peuvent provoquer de considérables dégâts.
Dont je peux être moi-même victime, vexé et coléreux récemment de la teneur de l'un de ces courriers électroniques lapidaires venant d'une personne avec laquelle j'entretiens les rapports les plus amicaux.
Certes, on peut s'amuser à transformer ces échanges en joutes excitantes pour esprits vifs.
Mais, encore une fois, gare aux effets dévastateurs !
La lettre manuscrite, elle, de moins en moins usitée, se réfléchit ; on la bichonne, s'interrompant pour changer le disque de Schubert qui vous berce quand on la rédige, on la polit, la relisant, s'en imprégnant, en faisant une copie dans un un coin de sa mémoire, amoureusement.
On préfèrera garder le courrier électronique pour envoyer une photo, un lien amusant, préciser un rendez-vous, ou pour des échanges professionnels, et basta !
Ce à quoi je vais m'efforcer dorénavant.

Allez -c'est bien parce que c'est vous !- je vous offre un chef-d’œuvre de la chanson française avec plein de photos de Clo Clo.
Que votre journée soit belle !


mercredi 31 août 2011

Canal Plus pour penser moins

 Ce billet est également publié (avec des images) sur "le+le nouvel observateur", ici : clic.

Ça va paraître étrange à certains, voire incongru, mais je m'intéresse de près à la politique de ce pays où j'habite.
Je les entends me rétorquer que la politique ne résout jamais rien, que "tous pareils", tout ça, en vieux propos rebattus qui font le miel d'une droite "nationale" qui veut apparaître comme un vivier de personnalités "nouvelles", mais dont on sait bien, si l'on n'a des excréments plein les yeux, que, quand elle administre, elle mène directement à la faillite tant elle abrite de politicards revanchards à la petite semaine, incompétents, représentants d'une politique de bistrot propre à faire passer David Douillet pour un grand philosophe.
Je m'intéresse donc à la politique, ayant l'intime conviction qu'elle peut être noble, visionnaire, qu'elle peut infléchir l'ordre des choses, faire évoluer la société, les mentalités, qu'elle peut être moteur de progrès.
On se gaussera sans doute de mes "illusions", puisque je ne les ai toujours pas perdues avec l'âge.
Ainsi donc, contre vents et marées, depuis que je suis en âge de voter (l'an dernier, quoi !), je suis de gauche.
On ne s'étonnera donc pas que cette histoire de "primaires" du PS m'intéresse, et que j'espère qu'elle me passionne, puisque j'adore occuper mon cerveau à autre chose qu'une vision passive du monde qui m'entoure, dont je suis, à ma petite mesure, un "acteur", comme vous, oui, vous !
Sans aller toutefois à La Rochelle, ville de France que j'affectionne pourtant, j'ai suivi par journaux télévisés interposés, ces journées où, malgré les journalistes aux aguets en quête du moindre écart, les socialistes eurent un comportement digne, laissant des raisons d'espérer qu'en 2012 ils seront unis derrière leur candidat(e) quel qu'il soit.
Comme je m'intéresse, donc, j'ai décidé lundi dernier, de regarder le "Grand journal" de Canal+, autrefois chaîne innovante, impertinente, où De Caunes (Antoine), Les Nuls et un certain Coluche surent inventer une nouvelle forme de télévision.
On recevait ce soir-là François Hollande.
L'homme est paraît-il devenu populaire et distancerait nettement ses rivales et rivaux dans ces fameux sondages dont on nous abreuve à longueur de papier imprimé et de grand-messes télévisées quotidiennes.
En citoyen impliqué, je voulais comprendre pourquoi l'ancien Premier Secrétaire connaissait cette popularité, lui qu'on croyait disparu dans les oubliettes de son parti il y a encore quelques mois, savoir quel était son "message", ses idées pour l'avenir proche...
Or j'assistai à une vaste mascarade, à une émission de "divertissement" où le pauvre invité ne put à aucun moment s'exprimer, coupé qu'il fut, à tout moment, par des écrans publicitaires (le premier à quelques secondes du début !), par des intervenants pêchés on ne sait où posant des questions d'une inanité crasse, ce pauvre Apathie n'ayant pas une seconde pour intervenir, que l'on vit faire un geste de dépit à l'adresse du meneur de jeu Denisot.
Au moment où Hollande commençait à tenir des propos pouvant justifier sa présence sur ce plateau intervinrent des champions de judo en cheveux sur la soupe : "hou la la, faut pas que ça zappe, hein, coco, envoie-moi les judokas fissa !" devait-on échanger entre régie et plateau.
L'homme politique resterait dans l'arène annonça-t-on au cas où une dizaine de personnes auraient sacrifié des occupations plus enrichissantes pour s'installer devant leur petit écran (où leur énorme LCD acheté à crédit-revolving).
Las, une séquence enregistrée nous permettait d'assister à une entrevue pathétique entre un animateur "vachement plein d'humour" et un ancien Premier Ministre, pathétique, qui n'eut pour résultat, que d'amener une réflexion sur le fameux adage "on ne peut être et avoir été".
Au cours de cet énième intermède, Monsieur Rocard, en "parler vrai" (c'est sa marque de fabrique qu'il faut bien justifier) dézingua ses petits camarades de parti : Ségolène était incompétente et DSK un malade mental, pas moins !
Mais ça, coco, tu vois, c'est tout bon : en effet, le lendemain, les gazettes se gobergeaient des petites (longues) phrases du Monsieur, lequel fut compagnon d'ENA de J.Chirac et rivalise maintenant avec lui au niveau du gâtisme pathétique.
Ce serait donc cette sortie désolante que l'on retiendrait de ce "Grand Journal" hystérique d'où la moindre réflexion sérieuse, la moindre proposition, en période de crise où l'on apprend qu'un français sur sept vit sous le seuil de pauvreté, est bannie.
On ne pourra que plaindre ces femmes et hommes (il en est de tous bords, persisté-je à penser) désireux d'oeuvrer pour le bien commun, obligés pour faire entendre quelques miettes de "leur" vérité de participer à ce Barnum qui est une insulte à l'intelligence.
On a pourtant réussi à conclure de l'impopularité de l'actuel président qu'elle était due à des excès en matière de ce qu'on appela "bling bling" ou peopelisation de la politique.
On n'en est pas sorti, semble-t-il.
En 2012, il est à craindre que ce ne soit la meilleur ou le meilleur qui gagne : on est bien capable d'élire le plus "divertissant".
Certains médias (la majorité ?) feront tout pour ça.

mercredi 25 mai 2011

Riminbère


samedi 9 avril 2011

Quand Libé fait du Libé

On se souvient peut-être des titres de "une" du Libération d'avant.
Il y eut quelques pépites telle la mort de Clo Clo en période d'élections : Claude François : a volté !
Ou le lendemain de l'échec du lancement de la première fusée française : Ariane : la France lance un nouveau sous-marin.
Il y en eut beaucoup d'autres dans la même veine.


La "une" d'aujourd'hui, après le clash Borloo, vaut qu'on la considère : 

jeudi 7 avril 2011

Conscience

lundi 7 mars 2011

samedi 12 février 2011

Fellag aime le Caveau

Pour une "Conduite accompagnée" sur France Inter, Fellag a invité Paul Adam.
Une heure de bonheur ou l'auteur-fantaisiste et comédien a dit tout le bien qu'il pensait de
la soirée passée au Caveau de la République.
Paul fut parfait.
Ecouter : clic

lundi 20 décembre 2010

Croûtons et fonds de tiroirs

Il nous a si souvent saoulés, le père Béart (Guy) qu'on en oublie qu'il eut un jour du talent, surtout quand Juliette Gréco reprenait ses chansons.
Samedi soir chez Ruquier, on avait envie d'appeler la police pour lui clouer le bec, qu'il ouvre à tout propos pour pousser (mal) la chansonnette, monopolisant l'antenne en "rebelle" qui fut du premier cercle pompidolien dans les années 70, ce qui lui valut de disposer d'une émission en récurrence à la télévision d'état.
Le voyant, je me demandais comment le "poète qui a dit la vérité" (ah, cette scie insupportable !) avait pu donner le jour à un être aussi exquis que son Emmanuelle de fille.
Ce "On n'est pas couché" n'a jamais aussi bien mérité son titre, émission qui peut être très intéressante quand les invités sont de premier choix et que Jonathan Lambert est inspiré, ce qui était loin d'être le cas ce samedi-là, où l'on devait également subir l'ex-président Giscard, dont Mitterrand nous avait sauvés en 1981.
L'ex, celui que les dessinateurs humoristiques croquaient en "E.T." pointant l'index vers l'Elysée, toujours aussi humble, asséna que, lui parti, la France entama sa dégringolade en 81 précisément.
Notre grand homme récemment interviewé lors d'une émission hagiographique sur la 3, déclarait qu'il ne regrettait pas d'avoir rejeté le demande de grâce de Christian Ranucci, meurtrier "présumé" de la petite Dolorès (car, en temps de guillotine, une présomption pouvait suffire à vous décoller la tête, et qu'aujourd'hui encore il était partisan de la peine de mort.
Si vous saviez, Monsieur le Président, avec tout le respect qu'on vous doi(g)t, ce que ceux qui votèrent Mitterrand en 81, pensent de vous, de vos 7 ans de présidence "branchée" en illusion d'optique, de votre morgue d'alors et, apparemment, de toujours, vous vous feriez tout petit, car hormis vos écrits dignes de la collection Harlequin, et, on peut le craindre, de votre vision de Napoléon 1er, lequel, quoi qu'on en pense, restera dans l'histoire, il ne demeurera rien de votre "règne" (excepté, sans aucun doute, la loi de la courageuse Madame Veil).
Sinon, dans l'émission, on eut droit à Patrick Sébastien et à Nolwenn Leroy : on était vite couché.





mardi 9 novembre 2010

Automneries (en Général)

Général, nous voilà !
C'est curieux, en ces temps de commémoration de la mort de De Gaulle (et non de "commémoration du 40ème anniversaire de sa mort" comme disent les télé-radio-journalistes !) tout le monde, à droite comme à gauche, se dit gaulliste.
Moi pas, si ce n'est le respect pour la période où le général, encore jeune, se dressait contre l'occupant et l'état-collabo : là, l'homme s'est grandi à tout jamais pour l'Histoire et on peut tous, par répercussions, lui garder gratitude.
Ensuite, à mon sens, ça se gâte un tantinet : flanqué de ses Debré (Michel), Marcellin, Papon et autre Peyreffite (ah, le Ministère de l'Information), le régime présidentiel institué par la Constitution de 1958 allait vite tourner à ce que les soixante-huitards appelèrent "l'état policier".
A cette époque-là, la France était partagée en 2 camps, grosso-modo : les gaullistes et les communistes, même si l'opposant le plus virulent s'appelait Mitterrand (cf. son essai "Le coup d'état permanent").
Il fallut bien de la pugnacité à celui-ci pour parvenir au pouvoir, phagocytant au passage un PC aujourd'hui en lambeaux qui pesait au minimum 20% dans les années 60, avec une CGT puissante à ses côtés.
Je n'aimais guère, même si j'étais très jeune, le régime du général, que mai 68 ne parvint pas à renverser.
Je me souviens que De Gaulle fut prêt à faire intervenir la troupe, consultant, lors de la parenthèse Baden-Baden son collègue Massu à ce sujet.
Bref, déjà, je ne trouvais pas bon que le pays soit gouverné par un militaire.
Je me rappelle très précisément le soir où, un an plus tard, De Gaulle, désapprouvé par le peuple par referendum, annonça son départ.
Mon père nous prédit une "guerre civile", tandis que ma mère et moi étions prêts à déboucher le champagne !
C'est dire si la "démission" nous affecta.
Il y eut cependant, pour être juste, "sous" De Gaulle des initiatives sociales (la participation) que permettaient des finances publiques en opulence.
La droite gaulliste se disait "droite sociale" et demeura perpétuellement en conflit avec la droite dure, celle que Sarkozy appelle "décomplexée".
Les deux hommes sont diamétralement opposés; l'hommage du petit au grand homme à Colombey-les-deux- églises ne fait qu'accentuer la comparaison, peu flatteuse pour l'actuel "président" de ce pays.

O Daniela
Bien que je me soucie des chiffres de l'audimat comme de ma première gamme, mon oeil a été attiré par une brève d'un site d'actu qui donne les chiffres d'audience des différentes chaînes de télé.
Daniela Lumbroso, très en cour à l'Elysée, a fini par se trouver une place au chaud sur le service public, devenant la "madame variétés" de France 3.
Une légion d'honneur + une sinécure, l'amitié vaut bien cela.
La dame anime une émission appelée délicatement "Chabada" où défilent tous les laissés pour compte de la chanson française, ceux dont on se félicitait précisément de ne plus avoir à les subir en "prime time".
L'autre soir, justement en début de soirée (prime time, ça veut dire ça), elle présentait un vaste show sur le mode "vous allez voir ce que vous allez voir" avec tout plein de "stars" et tout et tout, sur le thème "les grandes chansons de tous les temps" ou quelque chose comme ça.
Le problème, c'est que la chaîne de service public s'est faite laminer ce soir-là par ses concurrentes, avec 4% de part d'audience (PDA, ils disent) !
Soit le public n'aime plus les chansons, soit les émissions de Mme Lumbroso sont réputées mal faites, soit le public ne l'aime pas (ça arrive à tout le monde), soit les français ne sont pas dupes des petits arrangements entre amis qui imposent les "copines de" sur les "chaînes de".

L'autre soir, France 3 (encore !) présentait un "documentaire" sur des couples échangistes et, donc, libertins.
C'est encore loin M6 ?

Chose étrange qui a vachement de rapport avec ce qui précède : la rubrique "Mon oeil" de France 2 le samedi,  est étrangement absente des lucarnes ces dernières semaines...


dimanche 10 octobre 2010

lundi 4 octobre 2010

Automneries

J'écoute au lever le premier concerto de Tchaikovski, une excellente version live "en public" par Martha Argerich sous la baguette de Ricardo Chailly.
A 10 ans, à la clinique où l'on m'avait opéré de l'appendicite, mon frère Gil m'avait offert la version Richter/Karajan, sans doute la meilleure enregistrée à ce jour.
Je me souviens de la pochette : une photo en noir et blanc des deux maîtres, surmonté du logo Deutsche Gramophon dont le jaune illustre une collection pléthorique d'enregistrements mythiques.
Karajan a ses adeptes, nombreux : son côté "playboy", pilote de jet, yachtman, firent les belles pages de Paris Match en leur temps.
La "peopeulisation" sévissait donc déjà en ces temps déjà anciens, rendant probable l'existence dans les discothèques populaires d'un "Karajan", aux côtés d'un Clo Clo pour danser les jours de mariage et d'un "Ne me quitte pas" pour pleurer les soirs de rupture ou de deuil.
Le ténébreux Herbert hanta les studios pour emplir nos rayons de Symphonies de Beethoven et autres Casse-noisette incontournables.
On oublia que ce grand conducteur eut, sous le nazisme, une attitude pour le moins passive si ce n'est complaisante.
Personnellement, je luis sais gré de ce concerto avec Richter, mais le voue aux gémonies pour un Requiem de Mozart conduit à la vitesse du son, sans doute avant un départ urgent pour Saint Tropez.

Les talk-show causeries télévisuelles font l'ordinaire des deuxièmes parties de soirées à la télévision.
Ca ne coûte pas cher et les invités sont ravis de venir y vendre leur dernière production.
Maintenant, pour faire genre "c'est pas une émission de promo" on s'adjoint des chroniqueurs chargés de dézinguer ou, plus rarement, d'encenser le produit concerné.
Encore faut-il l'assumer.
Ce que Laurent Ruquier eut grand mal à faire samedi dernier quand son amie Isabelle Mergault, qui est la grande cinéaste que l'on sait, assistée de Daniel Auteuil, décidèrent de couvrir d'une bronca commune les critiques que n'allaient pas manquer d'émettre ses deux flingueurs patentés Naulleau et Zemmour.
L'impro, ou soi-disant telle, des deux vendeurs de film fut d'un ridicule achevé.
Sans doute pensaient ils éviter ainsi d'avoir à répondre point par point aux flèches que les deux comparses avaient préalablement acérées.
Pour Mademoiselle Mergault je ne sais pas, mais il est étonnant qu'un comédien chevronné comme Auteuil se laisse aller à cette pitrerie, lui qui fut sans en douter bien heureux que des critiques poussent les bons films (il y en a !) où il joua, notamment chez Téchiné (que Mergault assassina d'une phrase au cours de l'émission, d'ailleurs).
Ainsi donc, la critique est bonne à prendre quand elle est positive, et à jeter quand elle est négative.
Pour ma part, la critique est un guide précieux pour découvrir un disque, un film ou un livre.
Encore faut-il faire le tri et se fier aux journalistes spécialisés que l'on s'est choisi.
En tout cas, sur ce coup, on ne m'a pas donné envie envie d'aller voir un film qui, d'après le comportement des deux "invités" doit être un sacré navet.

La veille, chez Giesbert, de plus en plus pédant, j'interceptai un échange entre les chroniqueurs (oui, il y en a là aussi) et Laurent Fabius qui était venu vendre le bouquin sur l'Art qu'il vient d'éditer.
L'ancien Premier Ministre avait sans doute précisé avant d'accepter l'invitation qu'il ne venait pas parler politique.
Et c'est bien évidemment sur ce terrain que les animateurs s'ingénièrent à vouloir l'attirer, en perfide guet-apens.
Au premier rang, une simili-tueuse "de droite", Elizabeth Lévy, s'acharna sur sa proie, voulant lui faire parler absolument des bisbilles internes du PS (pensez donc, y'a danger !) et autres préoccupations de journaliste politique.
Las, M. Fabius sut lui répondre posément, avec le talent qu'on peut lui reconnaître.
Essayer d'estourbir le fin bretteur, le grand orateur, l'homme de culture qu'il est, me semble quelque peu présomptueux.
L'acharnement de Mme Lévy, teinté d'une bonne dose de hargne, fit que l'on prit parti cette fois pour l'invité.
Celui-ci n'eut pas, lui, besoin de faire un pitoyable numéro pour que l'on s'intéressât à son oeuvre.

La guéguerre que se livrent syndicats et gouvernement au sujet de l'affluence dans les manifestations est dans l'air du temps; et cet air, actuellement, ne sent pas bon.
Il y avait dans le métro ce samedi un climat chargé de cent mille volts.
S'y croisaient manifestants fourbus, touristes curieux d'une "nuit blanche", événement prestigieux qui n'intéresse pas les français (j'en parlais au Caveau à des spectateurs "pas au courant" !) mais que toutes les capitales ont imité; s'y voyaient et surtout entendaient, des "jeunes" (comme ils disent) se déversant Gare du Nord pour mettre un peu la panique dans Paris en cette soirée festive.
Ca hurlait donc (la violence est de tous les instants pour cette partie d'une génération) à qui mieux-mieux dans la rame, obstruait les entrées pour générer quelque querelle ou bloquait les portières pour empêcher le train de redémarrer.
Il y avait là, sous mes yeux, et surtout dans mes oreilles, un monde qu'on a voulu "à part" qui venait au banquet des bourges pour y renverser verres et bouteilles.
Nous sommes tous coupables de cette situation : ceux qui répriment sans discernement, et ceux qui n'ont pas vu venir l'effroyable réalité; les uns "de droite", les seconds d'une gauche naïve qui s'est empêtrée dans un humanisme aveugle.
De quelque bord qu'ils soient, je souhaite bien du plaisir aux gouvernants qui auront à gérer une situation qui ne fait qu'empirer.

Heureusement, pour nous distraire, il y a Rachida.
Pour une fois, grâce à un lapsus (!), je l'ai presque trouvée sympa.
Et si, finalement, c'était un être humain ?

 "J'me la pète, mais je peux : je suis Herbert Von Karajan !"

Ah oui, j'oubliais : les noctambules peuvent me voir à la télé avec mes camarades du Caveau; mercredi à 0h15, TMC rediffuse le spectacle 2008.
Y'a du beau monde : outre les piliers (Perrin, Adam, Détroit, Fromet), c'étaient les presque-débuts de Gaspard Proust.

mercredi 15 septembre 2010

Copinage

Enfin une occasion de regarder la télévision : ce soir, à 22h15, première du "Bureau des plaintes" de Jean-Luc Lemoine avec, en invitée, ma chère Chantal Lauby, ex-nulle, ex collègue de travail à FR3 Nice !
Ca devrait pas être triste !

Chantal Lauby
On appréciera la référence cinéphile à "La nuit du chasseur".



Jean-Luc Lemoine

vendredi 10 septembre 2010

Chapi Chabot

Je me suis dit : - tiens, regardons un peu la télé ce soir, histoire de se remettre au courant après 12 jours d'exil total, cerveau entre parenthèses, demandant à l'aéroport Ch. De Gaulle au premier indigène rencontré si Sarkozy était toujours président.
J'en vérifiai la réalité hier soir, donc, pour assister à une représentation d'un spectacle télévisuel appelé "A vous de juger" au cours duquel on a pu vérifier que, oui, Monsieur "ma capacité est égale à zéro" a bien mis la main sur le service public et que l'ORTF de papa est de retour.
C'était présenté comme d'habitude par Mme Chabot dont certains avaient pu se réjouir -à tort- d'une éviction qui n'est visiblement que partielle : quand on fait la bise à Nico, on peut quand même garder la petite figurine en sucre de la pièce montée.
Curieuse émission de téloche où les gens se succèdent sur le plateau sans débattre d'un problème qui concerne la majorité de leurs concitoyens, excepté les gens du voyage.
Le futur-ex premier sinistre était tout beau et tout bronzé, expliquant calmement que, bon, on peut faire tout e qu'on veut, ton opposition massive à la réforme, cher salarié, mon amour (on s'adresse comme ça à toi uniquement en temps électoraux), tu peux te la mettre où je pense.
Comme d'habitude encore, Arlette, plus sexy que moi tumeur, a été très gentille avec Monsieur de Fillon et a fait les gros yeux à Madame Royal qui avait un peu trop bossé son sujet; et ça, ça énerve.
Après, on a eu, en guise de fromage au menu, les deux principaux leader syndicaux de ce petit pays dont on a eu l'impression qu'ils étaient venus faire de la figuration; ils s'en sont plaint à juste titre me semble-t-il.
Monsieur Woerth est venu nous dire, mais en duplex de l'Assemblée des ex-représentants du peuple que oui, on changeait rien, ça baigne, et que, concernant ses petits problèmes personnels, c'était rien du tout, "même pas mal !" qu'il a dit.
Le plus beau, c'est la conclusion du machin où deux jeunes fins analystes, un certain Duhamel et une certaine Brossolette, de dangereux chroniqueurs d'extrême-gauche, nous ont expliqué qu'il n'y avait rien à comprendre.
On avait aussi ressorti du placard à mites (mythes) un certain M. Boissonnat qui fit les beaux soirs de la télévision giscardienne au siècle dernier et qui est un vachement bon économiste pas de gauche bien sûr.
Demain, on rétablit la ligne téléphonique qui relie France Télévision à l'Elysée et on repasse au noir et blanc.

Tiens, cadeau, allez jusqu'au bout, coup de chapeau à mon regretté EDMOND MEUNIER, c'est follement actuel :