Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)

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dimanche 9 septembre 2012

Julian, globe-trotteur

Julian et sa vieille "deuche" réaménagée, près du Castel Sant'Angelo qui abrite le Mausolée d'Hadrien
Du temps où l'on faisait ses "humanités", le voyage en Italie était de rigueur. De Stendhal à Franz Liszt, toutes les sommités culturelles se devaient un parcours initiatique, un retour aux sources dans la péninsule, de Milan à Naples, avec détour obligatoire à Rome, Florence et Venise.
Julian, rencontré à Rome la semaine dernière, est un étudiant viennois parti sur les traces de ses illustres prédécesseurs : il sillonne le pays dans cette antique 2CV Citroën qu'il a rénovée et aménagée en mini camping-car.
De ses généreuses explications quelque peu exaltées, et malgré mes grosses lacunes en langue anglaise, j'ai retenu que ses moyens limités ne lui permettaient aucun excès et qu'il se nourrissait de pommes-de-terre et de pâtes.
Pour le gîte, tel l'escargot...
Le dicton "les voyages forment la jeunesse" se vérifie encore de nos jours, et c'est un vrai bonheur de pouvoir rencontrer encore des jeunes gens curieux d'autrui et d'ailleurs. Voltaire aurait apprécié.

Astucieux aménagement. Je ne sais s'il y a un bar...
Un garçon heureux et chaleureux

dimanche 12 août 2012

Vieil Antibes

Nous vivions là,
dans ces bâtiments,
à gauche sur la
photo.

mardi 10 juillet 2012

Moderne !

Vu à Milan, dans le Duomo (impressionnante basilique !) :

Prise en douce avec mon téléphone smarties

jeudi 12 avril 2012

Une soirée dans un PS en ébullition

La méthode est inspirée de la campagne Obama. Ils ripostent sur Internet aux "allégations" des adversaires.

J'étais invité, hier soir, à une "riposte partie" au Parti Socialiste, rue de Solférino.
Si ce n'était l'intérêt pour la chose politique manifestée par un ami étudiant, je serais sans doute resté chez moi.
Mais je ne regrette pas cette incursion en Hollandeland (c'est moins facile que "Sarkoland"...) : la soirée consistait en "ripostes" sur internet (via "tweeter", "facebook" et les blogs) aux interventions des candidats invités par l'émission de France 2 "Des paroles et des actes" et, outre le candidat Hollande, à celle de Marine Le Pen, laquelle, au lieu de déclencher les cris de colère prévus, fut accueillie par de francs fou-rires tant sa prestation fut pitoyablement ridicule, notamment dans le domaine économique auquel, indéniablement, elle n'entrave que couic. Face à l'économiste Lenglet qui lui cita l'exemple des pays (ruinés) ayant abusé de la planche à billets, elle s'étala de tout son long avant que d'exhiber un jeu en 9 points tel qu'on en usait entre deux cours (ou même en cours...) en classe de CM2 !
La meilleure prestation fut, dans un silence religieux parsemé d'applaudissements, celle du candidat-maison : maîtrise totale de tous les sujets, humour distancié, stature d'homme d'état : je me demande si je ne vais pas finir par voter pour lui...
En fin de raout (il y avait des pizzas et de la bière... hollandaise), photo amicale (ci-dessous) avec Thomas Hollande fils du peut-être futur président. Le jeune homme est fort sympathique et affiche une confiance à toute épreuve quant à l'avenir paternel.

Notre reporter et Thomas, fils de Ségolène et François.
Photo à fp



mardi 13 mars 2012

Salade de muso

Saisons
Le printemps pointe le bout de son nez.
Comme chaque année, quand la température se fait plus clémente, je vais retrouver mes petits plaisirs 
parisiens : faire halte, livre en main, dans les jardins du Musée Rodin, boire un café et papoter avec une amie à la terrasse du Rohant, redonner des couleurs aux jardinières du balcon assommées par les rigueurs de l'hiver.
Premier signe de ce renouveau, le spathiphyllum du salon sort de sa période d'hibernation, laissant apparaître la première fleur blanche de la saison.
Pour qui, comme moi, n'a guère la "main verte", c'est une joie incommensurable.

Club 13
C'est un antre cinématographique non loin de l'Arc de Triomphe appartenant à Claude Lelouch, avec bar cosy et salles de projection (deux) en cocon ultra confortable destinées à la présentation de films à la presse ou aux personnes vraiment importantes.
Inconvénient : si le film est mauvais, les accueillants fauteuils de cuir souple sont autant de bras de Morphée.
Ce n'était pas le cas, l'autre soir, où défilaient sur l'écran les images de "Police, ouvrez !", court-métrage écrit et réalisé par Elliott Covrigaru qui en signe également la musique.
Certes, en 11 minutes, il eût fallu quelque mauvaise volonté à s'effondrer dans l'épaisseur de ces pousse-au-sommeil.
D'autant que ce "petit" film est rythmé, vif, "jeune", bien interprété et d'un concept judicieux, qui laisse augurer de grandes choses pour peu que notre jeune ami puisse s'exprimer un jour hors de toute tutelle, ce qui, semble-t-il, ne fait aucun doute.
Chapitre mondanités, on pouvait croiser lors du pince-fesses Patrick Poivre d'Arvor (journaliste errant) et Dominique Besnehard (agent artistique toujours aux aguets).
Le jeune Covrigaru semblait survoler cette fourmilière avec désinvolture, détaché (parce que baignant dans ces milieux depuis toujours) des fausses illusions de la "profession" (selon le terme de Saint Jean-Luc Godard).
Plus intéressante que les mondanités fut la rencontre avec Jean-Marie Sénia, compositeur d'une brassée de musiques pour le cinéma et la télévision : empathie instantanée, avec la même bienveillance sans indulgence pour le héros du jour.

Présidentielle
Curieuse réaction d'un lecteur (que je suis censé connaître) à l'insertion de photos très drôles prises lors de la réunion du président-candidat (et inversement) à Villepinte.
Comme je l'avais écrit, je ne relève ici de cette campagne que ce qui m'apparaît amusant ou franchement ignoble. Sur ce dernier point, je baisse un peu les bras, car mon candidat (le favori pour l'instant) semble inattaquable en coups-bas. Difficile, pour le camp adverse, de lâcher les habituelles boules puantes dont il a toujours fait sa spécialité (j'ai la liste).
En l'occurrence, et comme j'en ai fait profession, je ne commente guère (à l'inverse de 2007 où j'avais plus de raisons d'être inquiet !) la campagne, laquelle, de plus, n'est pas la plus enthousiasmante que j'ai connue, peut-être parce que (où est ma patte de lapin ?) la défaite de Sarkozy me semble annoncée, soit tout le contraire de la précédente élection.
D'ailleurs, sans pontifier, je rappelle qu'on doit dire "élection présidentielle" au singulier, vu qu'il n'y a qu'un siège à pourvoir.
Je dis ça, je dis rien, comme dit l'autre.

Salades
La lecture des menus du jour manuscrits affichés en devanture des restaurants et autres bistrots me met toujours en joie : les fautes d'orthographe y abondent, de "spaguettis" à "somon" en passant par "onglé à l'échalote" (si !).
Ce matin, mon œil (moqueur) fut aimanté par "salade de muso". 
La vie est tout de même formidable.

 ... en autant de bras de Morphée.

samedi 10 mars 2012

Tanger | Images

Dans cette ruelle, excellent restaurant de poissons

Rue, couleurs...

Une ville en bleu et blanc
Générations...


De ma fenêtre

L'hôtel El Minzah est le plus ancien palace de Tanger : la "jet set" internationale en a fait un port d'attache depuis les années 30.

Vieux projecteur 16 mm dans la vitrine du Studio El Minzah
Les familles viennent s'y faire photographier "à l'ancienne".
Pas les moyens de s'acheter un appareil.
Le photographe-maison couvre les cérémonies de toutes sortes.

Dans la cour d'une école, à quelques kilomètres de la ville ; pour une action humanitaire.
Ils sont : gentils, émerveillés, studieux...
Un drôle d'instit...
N'est-il pas craquant, lui ?

Couleur-locale, non ?

Bonus :
"Bobo" parisien en reconversion "bling bling"...
Je l'ai laissée là-bas : les rues parisiennes sont nettement plus praticables.

Photos SylGazette.
Tous droits réservés pour tous pays, y compris la Principauté de Monaco et les îles Caïman


vendredi 9 mars 2012

mercredi 7 mars 2012

Enfance




Pas stressés, pas "hyper-actifs" comme beaucoup de petits parisiens, pauvres, avides de connaissance : les enfants des écoles rencontrés lors de ce périple dans les environs de Tanger nous ont donné une belle leçon de vie.


Mes plus beaux moments à Tanger : ces rencontres avec les enfants.

Le pianiste de Tanger

C'est une réception dans la belle maison d'un dignitaire tangérois récemment décédé.
L'homme n'a pas participé au cérémonial (inauguration d'une plaque commémorative), n'a pas partagé avec nous le thé à la menthe et les pâtisseries (ah, ces "cornes de gazelle" !) ; il a préféré nous donner la sérénade, s'installant devant le vieux piano à cadre en bois du patio, sans doute pas accordé depuis des lustres.
Il joue maladroitement -ici, on dirait "mal" -, improvisant, à moins que ne soit une mélodie ancestrale.
C'est beau.


samedi 25 février 2012

Rome : images

Carnaval

Cavalcade in Villa Borghese

Un pape et sa suite, Piazza del Popolo (mardi gras)

Pas fait exprès, mais c'est joli, non ?

Très vieille Fiat pour frimer dans le Trastevere

Enigme :

2 parisiens sur cette photo.
Indice : L'Atelier Musical

jeudi 26 janvier 2012

Le roi des bricoleurs

Il est des coups de pieds au cul salutaires. Un ami me faisait remarquer récemment le peu de parti que je tirais de mon environnement domestique. Les yeux étaient acérés, posés -avec un intérêt amical- sur cette foule de détails infimes (ou pas) qui fait qu'un "séjour" doit être avant tout un lieu aisément praticable. Auparavant, il fallait faire moult allées et venues pour se saisir du livre ou du disque dont on avait envie, au moment où on le voulait. On peut accumuler tous les trésors tout en les disséminant à tort et à travers, ne prenant jamais le temps de se poser pour organiser son univers quotidien.
On se vexe toujours forcément un peu lorsqu'on vous fait remarquer  que telle ou telle exposition d'objet est incongrue, ou que l'utilisation de l'espace disponible ne privilégie pas le confort le plus basique d'un lieu de séjour distribué à la fois en salon, auditorium, petite salle de cinéma-maison, salle à manger, salon de musique et bureau ! Il faut donc, pour nos appartements parisiens, un bonne dose d'ingéniosité pour intégrer ces différentes affectations à une pièce de, peu ou prou, 25 m².
Je fus donc piqué au vif, sachant combien mon interlocuteur avait raison, en observateur détaché, froid, avisé, en "œil extérieur" secourable.
Dès le lendemain, -c'était lundi dernier- je me mettais en devoir de suivre -mes réserves mises à part- les précieux conseils, faisant maints aller-retours jusqu'à la quincaillerie voisine après avoir mesuré, re-mesuré (je mesure mal), visualisé in-petto les transformations à effectuer.
Il m'était, en une nuit, poussé des ailes : je déplaçais livres, disques, CD, DVD, les organisant en rangements enfin logiques, enfin pratiques ; je transformais deux parties de la pièce sans relâcher mon effort, intégrant des rayonnages "maison", changeant l'éclairage mal réparti sur un pan de mur, trouvant enfin pour icelui LA solution, ceci découlant de cela.
Exécutant des (petits, n'exagérons rien) travaux de nature à épater l'ami S. auquel, c'est ma fierté, je n'ai, pour une fois, pas fait appel, à plat-ventre à hauteur d'un meuble bas, perché sur l'escabeau vacillant pour un "sur-meuble" (tel qu'on le nomme dans les catalogues suédois) scrutant le résultant, exténué, affalé dans le canapé après avoir déplacé deux fauteuils pour créer, à l'instigation de mon (jeune) camarade, un "coin lecture" (eh oui, il le fallait !), je savoure, cette nuit, l'aboutissement de ces trois jours (et presque nuits) de labeur physique et cérébral.
Je remercie ici mon ami "détonateur" : qu'il sache que, désormais, s'il veut entendre la "Petite messe solennelle" de Rossini, il la trouvera près du lecteur de CD, en cherchant son auteur à la lettre "R".
Ca n'a l'air de rien, mais c'est un sacré progrès !
L'horreur à venir, c'est que l'ami B., lors de sa prochaine visite, ne s'apercevra ab-so-lu-ment pas de tous les changements opérés !
La leçon, c'est qu'on apprend toujours de plus jeune que soi !

lundi 12 décembre 2011

Dans la rue

Dans les rues de Paris, Paul Adam est à l'affût, qui a vu ça :

J'aime.

mardi 22 novembre 2011

J'ai deux mains droites, non, gauches, non, droites en fait !

C'est à peu près la seule chose -ça, là, à gauche !- que je sache faire de mes dix doigts.
L'ami S. le sait bien, que j'appelle à la rescousse,  chaque fois que j'ai des velléités de bricolage.
C'est récurrent : j'arrive tout de même à comprendre que je vais commettre l'irrémédiable, et j'appelle S. qui arrive tel SOS Dépannage (l'arnaque en moins) après m'avoir dit au téléphone : "Surtout, ne touche plus à rien, attends-moi !".
Quand je dis "j'ai deux mains gauches", j'aimerais que ce soit vrai puisque je suis gaucher.
Pour être logique, je devrais donc dire que... j'ai deux mains droites.
S. s'est beaucoup amusé, récemment, de me voir entreprendre de confectionner des paquets-cadeaux.
J'étais paniqué : j'avais acheté un fort beau papier en imitation de cuir chez Gibert, boulevard Saint-Michel.
Certes, j'étais très prudent du coup, mais ne serais jamais parvenu à mes fins sans la présence bienveillante de S. ; sans lui, j'y serais encore.

Il y a des périodes -c'est par vagues- où les objets m'en veulent terriblement, m'échappant des mains à la première occasion, où ils semblent attirés par le sol, comme aimantés.
J'ai alors la même réflexion hautement philosophique que mère et grand-mère ( je fus surpris de l'entendre tout récemment d'un tout jeune homme !) : "ça n'ira pas plus bas".
Dans ces périodes néfastes, il y a toujours un verre ou autre objet fragile pour se trouver là au mauvais moment, quand le lave-linge s'ébroue en sa phase "essorage"  s'éparpillant alors en mille morceaux sur le carrelage.

Pour revenir à ma gaucherie, mes amis s'amusent depuis des années de mon inaptitude à plier correctement mes pulls, chemises et autres t'shirt : il n'y a plus rien à faire, je crois.
Dans le temps, pourtant, un ami avait fait assaut de patience et donné des cours de pliage de pulls.
Il avait fini par baisser les bras.
A chaque occasion, je lui demandais : "dis tu veux bien me plier ce pull, dis ?".
C'est pratique.

Je m'amusais du billet d'un ami, blogueur également, qui disait le malaise qui le saisit chaque fois qu'il doit acheter du papier-toilette.
Parce que j'en ai pris conscience que j'ai du mal également, non pas pour acheter le produit, ni même passer à la caisse avec : non, c'est après que ça se corse pour moi, car il faut aller par les rues du quartier avec le volumineux paquet qui n'entre jamais dans le sac du Monop', en dépassant ostensiblement, le sac étant toujours transparent, évidemment, car le monde entier doit savoir ce que vous avez acheté !
Maintenant, quand j'ai des achats "discrets" à faire, je n'oublie plus de prendre le grand sac vert "réutilisable" ou, pour de menus achats, un sac en papier de chez ouatèlsse.

Merci d'avoir lu ce billet essentiel.

lundi 3 octobre 2011

On vit une drôle d'époque

Ca m'a toujours amusé, les gens qui téléphonent dans la rue à l'aide d'un "kit mains libres".
Cet après-midi, une quinquagénaire conversant bruyamment m'a foncé dessus et quasiment percuté, absorbée qu'elle était par son dialogue.

Moi (souriant, cool et tout) :
- Ca distrait, hein, le téléphone !?
Elle (hautaine)
- Mais monsieur, je ne téléphone pas, je parle toute seule.

lundi 12 septembre 2011

Séjour à Prague : parenthèses enchantées

De mon premier séjour à Prague en mars 2008 je gardais un mauvais souvenir : j'y fus malade à en hurler de douleur.
J'avais toutefois en mémoire une ville en pleine renaissance après les années noires qu'elle vécut.
Autrefois ville de musique par excellence, la cité qui jamais ne se résigna ne méritait certes pas les tragédies qu'elle a subies.
De l'assassinat du Gauleiter Heydrich (l'un des ignobles organisateurs de la "solution finale" nazie) en 1942 par la résistance tchèque à l'immolation par le feu du jeune étudiant Jan Palach en geste de désespoir et de protestation suite à l'invasion de la ville par l'armée soviétique en août 68, Prague fut une ville résistante qui sut admirablement se relever comme en témoigne la beauté intacte du centre historique dont beaucoup de monuments et d'édifice ont été restaurés après la chute du régime communiste.

A la mémoire de Jan Palach sur la Place Wenceslas
(Cette photo est d'Angela Kroeger)

Après le départ des communistes, la ville connut une sorte de "movida", attirant anglais et allemands qui purent s'y défouler à tarifs dérisoires : en subsiste nombre de pubs où l'embierrement est aujourd'hui plus onéreux.
On croise en ville et notamment à l'hôtel de nombreux espagnols, la ville étant liée en catholicisme pour de multiples raisons au pays de Goya : la célèbre statuette de l'enfant Jésus en cire, qui fait la joie des touristes en tout-venant et récemment du pape, fut apportée ici par une espagnole qui la tenait de Sainte Thérèse, pas celle de Lisieux, non, celle d'Avila (je confonds toujours).
La chose semble suffisamment importante pour que Prague et l'Espagne soient unis par des liens indéfectibles.
Je m'attends à l'anathème en prononçant pareil blasphème, mais la richesse des vêtements interchangeables du bambin me fit penser au Manneken Pis, lequel, à Bruxelles, fait l'objet d'une dévotion beaucoup plus profane.

En ville, on croise des tchèques (si !), lesquels vaquent à leurs occupations professionnelles pour rejoindre en fin de journées les cités-dortoirs que l'on peut voir dans toute leur froideur depuis le dernier étage de la Tour de Télévision où nous montâmes, mon compagnon de voyage et moi.
Les malheurs d'un passé encore récent ont laissé leur empreinte sur des visages fermés qui n'ont rien de commun avec ceux d'une jeunesse apparemment insouciante qui n'a pas eu à les subir.
En lieux touristiques (restaurants et cafés entre autres), l'accueil est courtois, sans plus : j'étais loin de l'exubérance de Claudio, mon copain cuisinier de Rome !

J'avais l'immense avantage de voyager cette fois en compagnie d'un ami qui connaissait bien la ville : je n'eus qu'à me laisser emmener en tous lieux dignes d'intérêt, toujours émerveillé de tant de beauté : immenses parcs en no mans land ignorés des touristes, jardins luxuriants aux couleurs déjà automnales, massifs de fleurs aux couleurs vives, péristyles en cours intérieures boudées par les paresseux, visite des synagogues Maisel et "espagnole", impressionnantes, je n'eus guère de répit, heureusement !

Pour la bonne chère, on ne peut dire que la République Tchèque est l'un des hauts-lieux de la gastronomie : la rigueur des hivers a donné naissance à une cuisine qui tient bien au corps, en goulash venu de Hongrie et fromage frit dans la chapelure ; on notera toutefois des efforts appréciables pour apporter une note nouvelle en faisant preuve d'une belle imagination : c'est le fait d'une jeune génération qui a su s'ouvrir vers l'extérieur et s'est visiblement inspirée des grands chefs des pays voisins, dont l'Italie et la France.
Ce fut particulièrement le cas chez Stoletti où nous nous rendîmes deux fois : une certaine audace dans la composition des mets laisse augurer un renouveau de la cuisine locale.

Nous avons beaucoup marché.
Curieusement, ces pérégrinations pédestres me laissèrent beaucoup moins las que lors de mes déambulations récentes dans Rome.
La jeunesse de mon accompagnateur eut sans doute un effet galvanisant !
S'il lit ces lignes (je n'en doute pas), j'en profite pour le remercier de son infinie patience : se coltiner un "quinqua" bavard et "toujours en représentation" (n'importe quoi !) relève de l'exploit !

Prague a toujours aimé la musique.
Croisé dans la rue un groupe d'enfants dont l'un chantait à tue-tête la "Petite musique de nuit" de Mozart !
Passez votre chemin : pour d'obscures raisons juridiques, il n'y a plus rien à voir !

Sur cinq jours, un seul après-midi sous la pluie : de la "vraie" pluie !

Les troupeaux de touristes ne voient pas cela !

Il faut savoir lever les yeux.

Une tiare, une épée : content !

Au Palais des expositions, nobody, mais au-delà un immense parc où l'on croise quelques promeneurs, chien en laisse.

Au travers des vitres, un morceau de ville vue de la Tour Télévision

 Photo de mon ami R.,plus doué que moi pour capter les ambiances nocturnes.

Photo en haut du billet : à l'hôtel, le Roi David veille sur le sommeil des voyageurs, plutôt 3 fois qu'une !

 Je reviens avec d'autres jolies images...
- Photos SylGazette -Droits réservés pour tous pays y compris la Principauté de Monaco -

jeudi 2 décembre 2010

jeudi 25 novembre 2010

Neige fondue...

Episode météo intéressant cet après-midi :