Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)

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lundi 21 mai 2012

Plein de choses "géniales", mais quand un vrai génie meurt...

En France, les radios et télévisions nous ont parlé du décès de Donna Summer, star du disco de la fin du siècle dernier, dont on conviendra, même si l'on a adoré se déhancher sur ses "tubes" qu'elle ne bénéficiait pas d'un organe vocal exceptionnel.
Par contre, silence total sur la mort, vendredi dernier 18 mai, de l'une des plus grandes "voix" de tous les temps, Dietrich Fischer Dieskau. Le baryton qui défendit (entre autres) avec un immense talent les Lieder de Franz Schubert s'est éteint en Bavière à
l'âge de 86 ans.
C'est par un copain italien que j'apprends le départ de cet illustre artiste lyrique, l'un des plus grands que l'univers de la musique ait comptés.
La nouvelle m'attriste, mais plus encore le silence tonitruant qui accompagne, en France, cette disparition.
Il s'agit là d'un signe qui montre à quel point, ces dernières années, la culture -laquelle découle de l'éducation- a été laissée en jachère dans un pays qui s'enorgueillissait, par le passé, d'être celui qui donnait le "la" en la matière.
La déshérence dans laquelle est tombée la culture, en France, était évoquée, hier soir, sur notre télévision de service public, entre deux scintillements de "strass" cannois (la seule chose qui semble intéresser, dans ce prestigieux festival de cinéma, les tenants de la télé de bas niveau (un pléonasme ?), par la toute nouvelle Ministre de la Culture. Cette jeune -mais érudite, et fort bon écrivain dit-on- femme (Aurélie Filipetti) disait fort justement que culture et éducation étaient étroitement liées. Après dix années où l'une et l'autre furent totalement négligées, on est en droit d'espérer, à défaut d'exiger, que ces facteurs essentiels d'accomplissement pour chacun de nous, soient traités avec la considération qu'il est indispensable de leur prodiguer.
Oui, la discrétion qui entoure la disparition de l'immense artiste que fut Dietrich Fischer-Dieskau (je ne peux manquer d'indiquer, ironie amère, que l'on ne le prononcera comme "disco", mais en détachant les deux dernières voyelles), est de nature à susciter colère et indignation.
Dans notre Panthéon, il rejoint les plus grands noms de la musique. Je crains que nous ne soyons de moins en moins nombreux à entretenir ces flammes qui devraient, pourtant, être éternelles.  
Je note que, tapant sur mon clavier le nom de l'artiste pour vérifier l'information, n'apparaissent sur Google que des pages en langue étrangère. Tout est dit. 
Une amitié très forte liait Fischer-Dieskau au grand pianiste russe Sviatoslav Richter.
La Musique, langage universel, réunit les esprits.
Cet enregistrement date de 1978.

Pays en larmes

La torre dell'orologio di Poggio Renatico (Province de FERRARE) avant et après le séisme.

mardi 28 février 2012

Mathilde, élégance et esprit d'à propos

Mathilde Seignier (petite fille du grand Louis, mais elle n'y peut rien) a le don de m'insupporter. Démagogue, affichant une posture "bon sens populaire" à chacune de ses apparitions télévisuelles (où donc ai-je mis la télécommande ?), elle symbolise mieux que toute autre le plus exécrable des populismes.
Son attitude, lors de la cérémonie des Césars, alors qu'on annonçait qu'un trophée, largement mérité, était attribué à Michel Blanc pour son admirable prestation dans "L'exercice de l'état" (film hautement recommandable s'il en est), fut à l'aune de ses précédentes "sorties" médiatiques.
Pour elle, la récompense allait de (quel ?) droit à Joey Starr, lequel est très bon dans "Polisse" il est vrai. Et d'exiger quasiment que son copain Didier (le vrai prénom de M. NTM) montât sur scène pour recueillir sa part du triomphe de... Michel !
Ce dernier eut une attitude digne devant ce qu'il aurait pu considérer comme un affront tandis qu'Antoine De Caunes s'efforçait de dégager l'intervenante, avec élégance et humour.
Je ne vous infligerai pas en son et image, lecteur, la douteuse intervention de l'ineffable Mathilde, dont je dirais qu'elle est au cinématographe ce qu'une Nadine Morano est à la politique.
Ceux qui voudraient s'en délecter la trouveront sans peine sur les sites appropriés. 

vendredi 13 janvier 2012

Désolation

Tomber sur ce spectacle, c'est un arrache-cœur. On ne sait si ce clavier, avec son pied, a été débarrassé là, à la va-vite ; on n'ose penser qu'il ait été lancé, dans un accès de colère, depuis un appartement. On peut imaginer tellement de choses. Se dire aussi : ci-gît l'état de la pratique musicale en France en 2012.

Paris, boulevard Ornano, 13 janvier 2012
- Photo (hélas !) SylGazette -

vendredi 2 décembre 2011

Vieillir, oui, mais pas n'importe comment

Hier soir, dans le métro, j'ai croisé trois jeunes rebelles, deux garçons et une fille ; de leurs pulls dépassaient des sweats d'une jolie couleur orangée.
J'ai vite compris qu'ils sortaient d'une réunion du Modem.
Il y eut un moment très fort : l'un des garçons a dit à l'autre "t'es ouf ?!" ; la fille a balayé le voisinage du regard, très gênée, pour réprimander vertement son camarade : "Tu veux dire : tu es fou, quoi !".
Ces jeunes gens semblaient passionnants.
C'est ouf, me dis-je, d'avoir 20 ans à vue d’œil, et d'adopter une telle attitude politique : centriste !
Pendant que les "indignés" américains se prennent des gaz paralysants en pleine poire, il y a de jeunes français pour mener un combat aux côtés d'un gourou charismatique du nom de François Bayrou !
La crise fait des ravages, plein de jeunes crèvent la dalle, y compris des étudiants obligés d'avoir recours aux associations caritatives pour subsister avec un minimum de dignité, le chômage devient endémique, des millions de citoyens ne peuvent se soigner, d'autres, salariés, dorment dans leur voiture, il y a de plus en plus de jeunes SDF, les restos de Coluche affichent complet,  et l'idéal de ces charmantes jeunes personnes, c'est le... centrisme !
Cette fascination pour le béarnais me laisse pantois.
Vraiment, y'a plus de Pyrénées.

 Et on même eu des ballons oranges !

Bien avant que le livret de Stéphane Hessel ne connaisse le succès que l'on sait, bien avant que la jeunesse -pas la "centriste", hein !- ne manifeste un peu partout, je disais à ceux qui me trouvent "plus jeune que mon âge" (si, il y en a !) que je devais ma vitalité au fait que ma capacité d'indignation est intacte.
En jetant un regard circulaire, je m'aperçois que beaucoup de relations d'enfance et de jeunesse, très "à gauche" en leur temps, ont fini par baisser les bras ; mon indignation est une réponse à leur résignation.
Je connais cependant les limites que m'imposent mon mode de vie, mes activités : on peut donc me rétorquer qu'il est facile de s'indigner quand on n'agit pas ; ce n'est pas faux, mais il y a de multiples façons d'agir : en faisant fonction d'humoriste-poil à gratter, par exemple, ou bien en transmettant à autrui, en faisant ce que l'on appelait autrefois en terrains gauchistes de "l'agit-prop".
En convertissant de jeunes centristes ?
En votant, aussi, mon ami.
En gueulant.
En n'admettant pas l'inadmissible.
En combattant sans relâche, par tout moyen à sa disposition, la trouille, les lâchetés ordinaires, la peur du lendemain, le repli sur soi, la petitesse qui rime avec bassesse, la bêtise, l'ignorance, que les politiques sans vergogne exploitent.
S'insurger et dire pourquoi, expliquer sans trêve, expliquer encore que les "amis du peuple" (le FN fait un carton, nous dit-on dans ce qui reste de la classe ouvrière) sont son pire ennemi, aider les gens de bonne volonté (il y en a) à améliorer le sort de leurs concitoyens, c'est un devoir.

A part ça, hier,toujours dans le métro, sur la ligne 8 précisément, j'ai compté autour de moi 5 personnes lisant un vrai livre.
Ça m'a rasséréné pour un petit moment.

Illustration en haut à gauche : la révolution orange est en marche.

mercredi 14 juillet 2010

Les salauds !

Sur le front de mer, à Antibes, se dressait l'hôtel Royal, dernier vestige de l'avant-bétonnage qui commença à sévir dans les années 60.
Pour l'Histoire, l'Hôtel fut transformé en Kommandantur lors de l'occupation.
A sa place, un 4 étoiles accolé à un ensemble d'appartements de luxe a poussé tel un champignon ; l'architecture est sans âme, fonctionnelle.
On peut se demander pourquoi personne n'a songé à faire classer le bâtiment détruit.
On ne sait si qui que ce soit a protesté.
La population locale a, il est vrai, d'autres yorkshires à fouetter : la télé, les bains de soleil, la satisfaction de la sécurité renforcée (ah, les caméras !), le shopping dans les boutiques de fringues pléthoriques, et... l'immobilier.
Ouf, ce vilain bâtiment trop vieux a été rasé.

Trop mieux, non ?

lundi 10 mai 2010

De la "techno politesse"

Lors de mes premiers pas sur l'Internet, il y a quelques années déjà, l'apparition sur les forums que je fréquentais alors des premiers "ptdr" et autres "mdr" me laissa circonspect ; et me valut quelques malentendus : je croyais que mes interlocuteurs me traitaient de "pomme de terre" ou me lâchaient un "merde" bien senti.
Ils durent s'étonner de réponses peu courtoises alors que le début de la conversation s'était déroulé sous les meilleurs augures.
Je maîtrise maintenant ce langage que je m'efforce pourtant de ne jamais utiliser à l'instar de l'ultra galvaudé "lol", d'origine anglo-saxonne, qui reste en tête du hit-parade des expressions qui font florès sur le Net, auquel je préfère pour ma part substituer le mot "rires" ou "sourires" en fonction de la qualité humoristique d'une intervention.

Pour nos outils numériques ("mail", "sms"...) doit s'imposer un savoir-vivre qui semble n'être point de rigueur.
Ainsi, j'eus la stupeur de recevoir tout récemment un mail (je fais une concession à cet anglicisme sans problème) de la part d'un parent d'élève de l'Atelier, dont la signature était précédée de la formule "de politesse !" suivante : "Cdlt" !
Rapidement lu, je crus tout d'abord qu'il y avait erreur sur la fonction et que l'expéditrice confondait "commandant" et "directeur".
Le "l" intercalé me fit comprendre enfin qu'il s'agissait d'une abréviation de "cordialement", sans doute programmée pour tous les courriers émanant de cette correspondante.
J'en suffoquai d'impuissance devant ce mépris, sans doute involontaire, et répondis au courrier en faisant précéder ma signature de la formule : Cdlt églmt (cordialement également).
Je signifiai ainsi, donc, à mon interlocutrice épistolaire, que j'avais beaucoup apprécié sa fin de lettre.
J'enrage aussi qu'on ne réponde pas toujours à mes courriers électroniques.
En des temps plus anciens, quand tout un chacun écrivait sur une feuille de papier qu'il glissait dans une enveloppe timbrée déposée dans une boîte aux lettres, l'absence de réponse du destinataire était considérée comme une insulte.

Il se trouve qu'un hebdomadaire (le Nouvel Observateur pour ne pas le nommer) consacre, dans sa dernière livraison (un bon cru, d'ailleurs, ce qui devient rare !) un article à la "techno politesse" avec lequel je ne peux qu'être entièrement d'accord.
L'on y apprend ainsi (ce qui semble encore nécessaire pour certains) que le téléphone portable doit être banni de tout déjeuner ou diner en famille ou entre amis, à la maison et, encore plus, au restaurant.
On l'acceptera toutefois dans les cas de force majeure : enfants malades, ami(e) à l'hosto, etc.
L'article dénonce aussi la frénésie du texto : il vous est sans doute arrivé de vous trouver face à un interlocuteur qui passe son temps à laisser errer son regard de votre personne à son écran, l'exemple venant de haut : on se souviendra de Sarko en visite chez le pape et discutant avec Benoît (et Bigard) tout en expédiant des SMS !
On comprend qu'il y ait beaucoup de gens se classant pourtant "à droite" pour considérer que l'actuel président est un goujat.

Il y a aussi cette manie, maintes fois dénoncée ici, de faire des envois groupés de textos ; manie qui connait sa plus grande vogue lors des vœux de fin d'année.
Les expéditeurs n'ont toujours pas compris apparemment qu'un texte ainsi distribué pue le "préfabriqué" à cent kilomètres.
De toutes façons, si vous ne répondez pas à l'expéditeur, il ne s'en apercevra même pas : il en a envoyé 365 !
On retrouve cette forme de goujaterie dans certains mails où l'auteur semble avoir oublié qu'il existe un fonction "cci" dans son outil de messagerie.
Dans l'autre sens, on évitera de cliquer sur "répondre à tous" : faut-il expliquer pourquoi ?

L'article aborde aussi la question des "smiley" et autres ;-) ou encore :-) : si ton message est drôle, banane, on a compris ; s'il ne l'est pas au regard du sens de l'humour du destinataire, tu passes pour un con.
Est abordée également le problème "facebook" : outre que, mal géré, ce formidable réseau, peut devenir Big Brother, il est formellement déconseillé de s'y "lâcher" (photos de "teufs" bien arrosées...), d'y perdre toute dignité.
Selon les rédactrices (2 femmes), il est considéré comme "vulgaire" de changer souvent sa photo de profil.
Enfin, je cite, "on ne se rappelle pas au bon souvenir de ses "amis" seulement pour signaler la sortie de son bouquin, film ou, ça m'arrive personnellement tous les jours, de son nouveau spectacle !

Enfin, l'orthographe : catastrophique, elle est (heureusement !) de plus en plus mal tolérée.
Même pour les plus nuls (certains sont brillants par ailleurs), des correcteurs orthographiques existent que tous devraient utiliser (voir la pub facebook publiée ici un peu plus bas !).

1.c toux.
Cdlt
@+
;-)*




*mdr ptdr lol

vendredi 7 mai 2010

Et sinon, ça va , vous ?

J'ai comme un mauvais pressentiment : les 3 ans de Zébulon à l"Elysée, les élections chez la queen, la Grèce et son inévitable effet domino, les marées noires : tout ça va faire monter des marées brunes.
Je sais bien qu'il reste le fooooooooooooot pour se défouler, se boucher les yeux et les oreilles, s'abrutir ; mais que faire quand on n'est pas fan ?

Journée du 5 mai à Athènes, quelques images filmées par des athéniens :

jeudi 13 août 2009

Objets pas si inanimés

Dans ma grande série "Méchants objets", j'aborderai aujourd'hui le thème douloureux du peignoir de bain.
Le peignoir de bain, outre qu'il s'effiloche dans un laps de temps relativement bref à moins de l'avoir acquis chez Hermès et consorts attaque sournoisement aux petites heures du matin lorsque, l'esprit encore embrumé après une nuit lexomisée peuplée de rêves où des pianos de concert s'embrasent dans un temple en Provence (là où l'on doit jouer la semaine prochaine ; c'est un exemple), vous tentez votre première sortie en des terres que vous pensiez avoir depuis longtemps apprivoisé, à savoir votre cuisine.
Pour répondre à des exigences commerciales et pratiques, le peignoir de bain, ou de douche si vous êtes un tantinet écolo, est confectionné en "multitailles" et, pour certains, dans une coupe qui se veut "unisexe" ; laquelle, dans certains cas, donne à des gabarits du type Sébastien Chabal des allures de geisha.
Cela confère à cet accessoire vestimentaire quasi-amphibie sa caractéristique principale : les manches sont toujours pensées très amples.
Les manches du peignoir de bain adorent fouetter l'air d'un ample mouvement qui n'en est pas moins vif ; elles sont mutines, quelquefois sataniques qui s'amusent à envoyer, d'un geste supersonique, le bol de lait posé sur le rebord (je sais, faut faire gaffe) de l'évier encombré de mille ustensiles, aboutissant à la chute du dit bol de lait sur le pavé de la kitchène, lequel bol de lait entraîne à sa suite fourchettes, couteaux, verre en cristal (le seul qui restait, comme ça, voilà, c'est fait !) et vous fait dire, parce que, vous vous connaissez, même aux aurores vous êtes une flèche : "bon, voilà une journée qui commence plutôt pas mal" (texto).
Grâce à votre joli peignoir de bain acheté chez Toto (ça s'invente pas !), vous passez votre première demi-heure de la journée à quatre pattes sur le carreau, balayette, pelle et serpillère en mains, ce qui, avouons le, représente un sommet dans les petits plaisirs que nous offre une passionnante existence.

Mais là, je gardais le meilleur pour la fin, où cette chose en coton à manches Henri III devient objet criminel, c'est dans ce cas que cette photographie illustrera mieux que n'importe quelle diatribe.
Je vous laisse apprécier de quelle saloperie il s'agit, là, ici, oui :

Manche de peignoir de bain engloutissant une poignée de porte "en bec".
Photo exclusive prise lors d'une agression (c) sylgazette.

samedi 1 août 2009

Horreur totale, sensibles s'abstenir !

Le pire, c'est que certains portent cette chose en ville !

Euh, bon weekend, hein !?

lundi 27 juillet 2009

Indignation

Il faut absolument faire quelque chose pour les fromages blancs battus.

mercredi 17 juin 2009

Antibes et les SDF

Antibes, version carte postale.

Je vantais la semaine dernière encore le joli marché provençal d'Antibes, ses remparts, ses ruelles où j'aimais errer enfant.
Hélas...
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/vu_sur_le_web/20090616.OBS0809/les_sdf_persona_non_grata_a_antibes.html
Merci à Elliott pour le lien.

jeudi 11 juin 2009

Le plus grand pianiste vivant ?



Maurizio Pollini dans la 32 op.111 de LVB (1er mvmt/en cherchant bien, vous trouverez la suite).
C'est flou et on s'en fout.
Le Maestro est à Paris samedi.
Moi aussi, mais pas à Pleyel.

Au fait, Pleyel fait un festival intitulé "Tout sauf du classique".
Bande de cons.
On plastique ?

vendredi 8 mai 2009

Que fait la police ?

Dans la vitrine réfrigérée de la boucherie, ce matin, 11h17.

A cette vue mon cœur bat la chamade.
Je suffoque ; j'éructe ; je me ratatine ; je manque défaillir.
Jérôme, cet excellent boucher, pétri (que n'est-il boulanger ?) de compassion court vers l'arrière-boutique et en revient consterné :
-Ça vient du Maine et Loire, et il y a 40% de riz.

Salauds, assassins !
Aux niçois qui mal y pensent.

lundi 4 mai 2009

Les gens qui toussent au théâtre ou au concert.

Le premier qui tousse, au Goulag !

J'ai déjà écrit là-dessus ici, je sais.
J'écoute la 3ème sonate de Scriabine par Gilels (ou Guilels, faudra qu'ils se mettent d'accord).
C'est un enregistrement en public.
A croire qu'ils attendent un pianissimo pour y aller de leurs canonnades !
Gilels et Scriabine en force !
N'allez pas au concert sans votre masque avec bec-de-canard.

samedi 2 mai 2009

Grippe A (H1N1, porcine, mexicaine etc.), c'est GRAVE !

Que nous cache-t-on ?
En fait, "ils" savent aujourd'hui que le virus se propage dans l'air à la vitesse de la lumière, qu'il est présent sur notre sol et se répand insidieusement dans tous les foyers, que les masques ne servent à rien et que le Tamiflu (R) n'est pas fiable dans la plupart des cas, si tant est que les stocks ne soient pas périmés.
Enfin, il ne faut plus manger de jambon et autre viande de porc ; la preuve en est que les égyptiens ont exterminé tout le bétail porcin de leur territoire.
De plus, on nous cache les véritables effets de ce fléau : la manipulation de toute marchandise provenant de l'extérieur est dangereuse, surtout les produits alimentaires industriels de marque "Fiesta" (tortillas chips, guacamole, fajitas diverses...) ; on se gardera bien sûr de fréquenter les restaurants "tex-mex" et de regarder "Amours chiennes", "21 grammes" et "Babel" du réalisateur mexicain Inarritu.

Ca, c'est Internet !
Mais, c'est bien connu, on relativise.
N'est-ce pas, Susan ?

Enfin, comme le disait Monpontet (orthographe ?) dans sa magnifique chronique "Mon oeil" sur France 2 chaque samedi à 13h15, on aura à coeur d'oublier qu'il y eut un 1er mai fédérateur, que Bayrou a sorti un livre cruel pour Nick Sark, que le Livret A est à 1,75%, et qu'on parlait il y a peu d'un évènement appelé "la crise".

Nota : vu l'affluence que va générer le titre de ce billet, je précise pour ceux qui n'auraient pas déjà compris qu'il s'agit d'une satire.
Le plus inquiétant reste que le Web véhicule à longueur de blogs et autres sites ce genre de rumeurs.

dimanche 26 avril 2009

Lalanne et Bigard, même combat !

-Dessin d'Uderzo-

Invités par Ruquier pour l'émission diffusée hier soir, l'amuseur (dont l'expression favorite, comprend-t-on est "je m'en bats les couilles") et le barde gaulois auquel on aurait bien aimé réserver le même sort qu'à Assurancetourix dans les bandes dessinées, ont eu à essuyer les critiques d'Eric Naulleau.
Des deux, Bigard fut le plus habile en une stratégie visiblement bien préparée pour étouffer toute velléité de mise en cause du film dont il était venu assurer la promotion.
Car, après l'échec cuisant de son premier long métrage, il s'agissait cette fois de ne pas se rater.
Lalanne tentait de faire de même mais ne se maîtrisa point et donna le spectacle d'un homme incapable de se dominer, cédant à l'insulte et frisant la violence physique.
Evidemment, sous ces assauts de démagogie consistant à mépriser les "intellos" et des critiques "incompétents", le public de chair et d'os présent sur le plateau tombait dans le piège et Ruquier, dépassé, donnait la désagréable impression d'abandonner son chroniqueur en rase campagne.
Le spectacle donné hier soir laissait un goût étrange en ces temps de "si y'en a qu'ça les démange" et à l'heure où nos voisins italiens se voient dirigés par un homme qui conseille l'achat de meubles Ikéa, pas chers, aux sinistrés des Abruzzes.
Il y a une forte dose de fascisme rampant à vouloir baillonner la critique.
Faut-il rappeler que les plus grands écrivains, les plus grands cinéastes, ont, parallèlement à l'exercice de leur talent, fait profession de critique ?
Des incompétents ?

vendredi 17 avril 2009

"Veuillez excuser mon fils..."

Non, je n'ai pas publié hier et vous m'en voyez confus.
Mais pas besoin d'un mot des parents pour m'excuser.
Comment voulez-vous que se déroule normalement une journée qui commence par le martèlement de la voix de Michèle Alliot-Marie dans la radio qui réveille ?
Je me souviens d'une vanne d'Edmond Meunier qui, déjà, à l'époque, disait : "elle, quand elle passe à la télé, j'ai envie de gifler le poste !".
Se lever au son d'un clairon ministériel de ce type entraîne des conséquences néfastes qui se font sentir tout au long de la journée, dont la plus importante : l'organe vocal métallique s'est insinué en votre oreille interne, tel un acouphène, et ne vous lâchera plus jusqu'au soir.
Les propos assénés sèchement, mécaniquement, sont à l'aune du personnage et de la politique qu'il défend : "la" ou "le" ministre (on l'appelle comme on veut, indifféremment, dit-elle !) nie le caillassage, à Strasbourg, de manifestants par des CRS, faisant s'étrangler au passage Thomas Legrand (journaliste politique) qui lui rappelle que la vidéo de l'acte lapidaire a largement été diffusée sur la toile.
Et là, "la" ou "le" ministre de se stupéfier, je résume : "ah bon, une vidéo ? quelle vidéo ?, l'ai pas vue, meuha !".
S'ensuivent des félicitations aux forces de l'ordre, exemplaires, et un rappel de la grande idée du siècle que vient d'avoir "la" ou "le" ministre, c'est comme on veut, à savoir l'interdiction des cagoules dans les manifestations.
Je tremble d'avance pour le petit garçon de froid pays, égaré rue de la République (y'en a forcément une dans le patelin) au beau milieu d'une manif.
Juste avant de sortir de son chaud cocon familial, il a entendu la sempiternelle injonction maternelle : "mets ta cagoule, on se les gèle !".

Il y a en ce pays un antisémitisme d'extrême-droite, mais aussi un antisémitisme rouge qui s'exprime de diverses manières ces temps-ci, et souvent ça schlingue.
Ca s'exprime contre des personnalités de ce que certains appellent la "fausse gauche" en détenteurs de la vérité vraie, et c'est chose toute banale en notre douce France : des Blum ou des Mendès-France en firent autrefois les frais, ce dernier, certainement l'un des plus grands hommes d'état du XXème siècle, renonçant à se présenter à la présidentielle, disant que "jamais les français n'éliront un juif".

Les officiers SS à la tête des "Einsatz gruppen" qui entreprirent en 40 et 41 de "nettoyer" les pays baltes de leurs juifs, exterminant de façon barbare mais méthodique des centaines de milliers de femmes, d'enfants, de vieillards, n'étaient pas des soudards incultes.
On y trouvait des docteurs en droit, des philosophes, des universitaires de toutes disciplines, de fins lettrés, des mélomanes raffinés...
Ils organisèrent le plus grand massacre de l'histoire en favorisant cette "dilution des responsabilités" qui fait que chacun peut dire "j'ai obéi à un ordre, je n'y suis pour rien".
Dans leur barbarie, ils entraînèrent des lituaniens, lettons, roumains et autres ukrainiens en rupture de front, ennemis de l'URSS, des soudards imbibés d'alcool qui paticipèrent allègrement à l'ignominie, à l'indescriptible.
Quand j'ai lu "Les bienveillantes" de Jonathan Littel,qui traite précisément de ces faits, je n'en crus pas mes yeux.
Et hier soir, le document de France 2 sur ces "einsatz gruppen" me mettait en face d'une réalité indéniable (et pourtant, il existe des "négationnistes" !).
Bon, ça met pas dans les meilleures conditions pour s'endormir du sommeil des justes, mais je vous conseille vivement, si vous avez loupé la première partie, de regarder la seconde jeudi prochain.

Tout cela pris en compte, je ne suis guère étonné que beaucoup de nos concitoyens juifs aient une trouille bleue, jusqu'à la paranoïa parfois, de l'antisémitisme.
Ils sont tout excusés.
Et vous m'excuserez pour les images pas jolies qui illustrent ce billet.

mercredi 1 avril 2009

Double arbre à cames en tête

Le double arbre à cames en tête (DOHC = Double overhead camshaft en anglais) est une variante de l'arbre à cames en tête, où les rangées de soupapes d'admission et d'échappement sont chacune actionnée par un arbre.

Cette technique permet de supprimer presque toutes les pièces intermédiaires entre l'arbre à cames et la soupape, sans avoir besoin, pour autant, d'aligner toutes les soupapes. Le moteur peut, ainsi, tourner plus vite et produit moins de bruits mécaniques.

La notion de double arbre ne se conçoit que pour chaque rangée de cylindres. Par exemple, un moteur en V qui n'aurait qu'un arbre à cames par rangée de cylindres est considéré comme simple arbre, bien qu'il ait deux arbres à cames en tout.

Parfois, certains moteurs à plusieurs rangées de cylindres sont dit QOHC ou quadruple arbre à cames en tête. Celà désigne en fait un moteur où chaque rangée de cylindre dispose d'un double arbre à cames en tête. Ainsi, les termes V6 DOHC ou V6 QOHC désignent strictement la même chose.

Le double arbre à cames est souvent associé aux distributions utilisant 4 soupapes par cylindre, mais ce n'est pas une obligation.

On trouve des traces de double arbre dès 1912, chez Fiat.

Le double arbre à cames en tête a commencé à se généraliser dans les années 1960 en automobile.

En moto, la généralisation sur les véhicules de tourisme a été le fait des constructeurs japonais.