Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)

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mardi 23 mars 2010

Rome

- Photo Luciano Paradisi -
Cliquer dessus, c'est très beau ! 

lundi 10 septembre 2007

Encore un peu de Rome ?

Frappant sur les cartes de certains restaurants romains (et vénitiens), les astériques qui renvoient à la mention "surgelato".
On n'a pas encore vu ça, que je sache, dans les établissements français.
Il y aurait à faire : frites, fruits de mer sur les pizze, pavés de saumon etc.
Mais ça relève du respect du client, n'est-ce-pas ?


Des facétieux ont coupé les bras de ce cuisinier : à côté, la trattoria est toujours déserte...


J'ai fait mes comptes : finalement Rome, c'est pas la ruine.

vendredi 7 septembre 2007

Paparazzi, Dolce Vita, Via Veneto, Federico.







La via Veneto n'est plus que l'ombre d'elle même.
Immortadellisée (pas pu résister !) par Fellini dans sa folle furieuse "Dolce Vita", elle est devenue quasiment une "voie rapide" où vous ne verrez pas de voitures garées en double file devant les cafés, ni le moindre paparazzo à l'affût sur sa "Vespa".
Le "Harry's bar" est toujours là pourtant, drainant les nostalgiques de l'ère Hemingway et recevant bon an mal an quelques Brad Pitt en pèlerinage.
Les photos aux devantures témoignent d'une époque révolue et Rome, pas ingrate, a apposé des plaques en hommage au "maestro" : quelle classe !

Plus haut, l'immense quartier qui enveloppe la Villa Borghese est un océan de verdure où les romains se rendent par milliers le dimanche : c'est beau, calme, fatiguant, car c'est une ville où l'on avale des kilomètres en marche à pied essentielle pour tout voir.

Apéro (l) suite

,

Spritz du soir : j'ai rapporté une bouteille d'Aperol pour réaliser cet apéritif au plus près de l'authentique.

Ces deux photos d'une incontestable qualité artistique ont été pensées et bues dans le Trastevere, le quartier "branché" et très (trop) animé de Rome.


Rome à l'heure de l'apéritif


Spritz de midi.

Vu


La connerie est internationale.

Rome et la clope.

Une corbeille-cendrier, de nuit, sur la "Via del foro" : trottoirs nickel.

Les italiens fument beaucoup : j'ai vu beaucoup plus de gens clope-au-bec que cheu nous.
L'Italie a été l'un des premiers pays européens à bannir le tabac des bars, restaurants et, plus généralement de tous lieux publics.
Cette interdiction est unanimement respectée, l'indiscipliné italien (selon le français toujours prompt à regarder les pailles dans l'oeil du voisin ) prouve là un sens civique épatant.
On fume bien sûr aux terrasses ou dans la rue.
Les romains soucieux du respect de ce patrimoine de l'humanité ont disposé tout au long de leurs artères (!) des poubelles-cendriers : les trottoirs ne sont pas juchés de mégots.
Et pratiquement pas de déjections canines : peu d'animaux de compagnie dans un pays où c'est considéré comme un luxe ou un "caprice".

Carbonara à Rome, saucisses à Strasbourg :


Le serveur de "L'insalata Ricca" où je déjeunais l'autre jour pour 14€ (voir ci-dessous) me disait en bon français : "Là, nous n'avons pas compris. On a viré Berlusconi, les américains rejettent Bush, et vous, vous élisez S...... !".

Aujourd'hui, renouant avec une initiative-gadget du comique Giscard, Nick Sark a emmené son cabinet (il n'y a plus ni premier ministre ni ministres) à Strasbourg pour un conseil "décentralisé" dans la seule région de France restée à droite lors des précédentes régionales.
Comme par hasard.

La jolie minette noire qui a pris, hier, position contre les expulsions d'Aubervilliers s'est fait remonter les bretelles par son boss, un certain Fillon.

Et, ce matin, à Strassburg, Fadela, ex-ni putes ni soumises, a tenu un langage vertement offensif sur des questions de société cruciales.
Nick a trouvé vachement bien cette façon de s'exprimer, hyper "vraie" et tout et tout.
Ce mec n'est ni de droite ni de gauche, juste sarkozyste.

Deux choses :
- je me radicalise de plus en plus, moi qui étais un mec de gauche modéré.
- la coupe du monde de rugby, je m'en tape, même si j'aime beaucoup le calendrier des "dieux du stade".
J'espère que la France va perdre : juste pour emmerder Nick qui ne manquerait pas de récupérer une victoire.

Tartuffo nero : sublime !


Les italiens sont de gros consommateurs de glaces et l'enseigne "Gelateria" vous attire à chaque coin de rue.
La très belle photo ci-dessus met en scène le "tartuffo nero" que vous devrez absolument déguster sur la "Piazza Navona".
C'est pas donné, mais c'est sublimissime !
Précision : il y a du chocolat.

Rome. Le plus important : la bouffe !


Sans mentir, tous les vingt mètres, vous trouverez à Rome de quoi vous sustenter, car en plus des trattorie, ristorante et autres pizzerie, chaque bar ou "caffe" dispose d'un vaste choix de sandwiches, tramezzi et autres panini.
Vous verrez dans ces établissements, tout au long de la journée, des romains debout au comptoir ingurgitant ces spécialités souvent de bonne facture (qui n'est d'ailleurs pas lourde).
Il y a aussi des "forni" (fours) où on vous découpe des pizze à la taille (alla taglia) souhaitée.
A celui du "Campo dei fiori" j'ai acheté 2€75 (oui, je suis précis), un pizza inoubliable.
Les pâtes sont, bien sûr, le plat le plus consommé ici : les "carbonara" (spaghetti ou penne) étant la spécialité locale, qui n'ont rien de commun avec ce qu'on nous sert en France, et dont je m'évertue à percer le secret.
A mon avis, les italiens les préparent sans crème (sont pas normands, hein ?!), avec des jaunes d'oeuf et du "pecorino romano" .
De même, la "Saltimbocca" que nos cuistots français ont transformé en "escalope cordon bleu" à l'italienne (prétendûment) est toute en simplicité : fines tranches de veau, réduction au meilleur vin blanc (ou au Marsala) et, indispensable, de la sauge fraîche, e basta !
Le repas le plus délicieux que j'ai fait fut peu coûteux et fort goûteux : bruschetta (roquette et bresaola) de bonne taille, énorme plat de spaghetti carbonara que j'arrosai de vin rouge de table, excellent, et d'eau gazeuse (acqua frizzante) Ferrarelle.
Avec l'espresso, il m'en coûta 14,10 €, car à Rome, en cherchant... on trouve.

Vacances romaines.


"Adoration de la vierge", détail.


Me voici donc revenu de Rome où j'ai effectué un séjour en mode païen, évitant soigneusement chapelles, églises, basiliques, monastères, cloîtres, tous édifices érigés à profusion dans la capitale de la chrétienté.
Qui fut aussi celle de dieux hyper-mega-over sympa comme Neptune, Apollon et autres idoles satyriconesques.
Lors d'un bref premier séjour, j'étais tout de même allé voir à quoi ressemble la Place Saint Pierre (sans Miquelon) et la Chapelle Sixtine où Michel Ange Buaonarotti glissa, en un plafond très médiatisé depuis, quelques figures peu conventionnelles en regard des canons en vigueur dans la Rome papale de l'époque.
Le pape Jules II, guerrier vachement sympa quand il est incarné par Rex Harrison dans "L'extase et l'agonie" de Carol Reed, avait fini par accepter les délires de l'artiste qui en profita aussi pour visiter le Rome by night, se livrant à maintes beuveries en compagnie de gourgandines mais aussi de gourgandins car il n'était pas regardant sur l'origine de la chair humaine qui partageait sa couche.

Bref, c'est la Rome d'un autre Jules (César étant son nom de famille) qui m'intéressait : celle du forum où j'ai cru voir Marc Antoine-Marlon Brando me faire signe l'autre soir, mais j'avais un peu abusé de la "grappa" locale.
Les appareils photo numériques faisant dorénavant de chacun de nous un artiste en puissance, j'ai bien sûr voulu imprimer ce que mon regard, à chaque pas ou presque, embrassait... d'impressionnant.
J'éviterai ici de vous infliger les clichés en mode "carte postale" (j'en fis, pourtant !) qui abondent sur les blogs et notamment sur celui de Ryan, le fils de madame Michu.

Mais je vous ferai part de mes impressions (encore !) sur une ville qui, comment vous le dire, est toute entière vouée à la beauté.

J'essaie de me concentrer malgré le tintamarre dont j'ai déjà marre qui tonitrue du collège technique d'en face où les cours ont repris : c'est fou ce que les élèves (pas du tout le genre qui fréquente Janson de Sailly) passent leur temps sur le trottoir où, en cette société où tout devient finalement inaudible, les vociférations tiennent lieu de douce conversations.

C'était une parenthèse.