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| Photo David Azencot |
Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
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"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)
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dimanche 17 juin 2012
mercredi 30 mai 2012
La politique, c'est rigolo.
Des affiches ont fleuri sur les panneaux électoraux de l'arrondissement*.
J'ai ri :
* et risquent de ne pas y rester : l'utilisation des couleurs bleu, blanc, rouge, étant sévèrement règlementée.
vendredi 13 avril 2012
mercredi 11 avril 2012
lundi 9 avril 2012
Lettre d'adieu à la République
La dernière livraison de "L'espace délation" de Gaspard Proust pour Le Point est un must : on approuvera ou non, mais quel talent littéraire !
Allez donc y voir, ici : ohouicliquemoidessus
Allez donc y voir, ici : ohouicliquemoidessus
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vendredi 30 mars 2012
Politique "de proximité"
Ça existe donc encore les réunions publiques en période électorale.
Dans l'arrière-salle d'une pizzeria d'un quartier "popu", on a affiché un poster du candidat, installé une "sono" qui se révèlera inutile tout en laissant verres et couverts sur les tables dont on verra plus tard que le taulier, faisant bien les choses en sans doute militant, leur donnera une bien venue utilité.
L'orateur, un copain, justifie ma présence, motivée aussi par le désir d'accompagner un ami, stagiaire de passage en assemblées de la République.
On parle beaucoup d'Europe, de la Grèce, de la BCE, de l'ennemi (Sarko) et du tribun Mélenchon, nouvelle coqueluche de ce que ses contempteurs nomment, en "méprisance", la "vraie gauche". A son sujet, jamais le mot "populiste" (au bord de toutes les lèvres) ne sera prononcé : il faut ménager les réserves de voix !
Du restaurant, tout à côté, nous parviennent des effluves qui déclenchent des gargouillis dans nos ventres affamés.
Heureusement, les organisateurs ne nous laisseront pas au bord de l'inanition : antipasti et parts d'une excellente pizza viendront calmer notre appétit tout en nous permettant de nous concentrer, apaisés, sur un débat qui n'oppose personne : on peut rêver de ces réunions de village "à l'ancienne" où l'on venait autrefois apporter la contradiction au représentant du parti adverse.
Intéressante néanmoins, cette réunion sans joutes où l'animateur-député démontre une vraie connaissance des sujets évoqués, surtout en matière d'économie de l'Europe.
Et la pizza était vraiment très très très bonne.
Dans l'arrière-salle d'une pizzeria d'un quartier "popu", on a affiché un poster du candidat, installé une "sono" qui se révèlera inutile tout en laissant verres et couverts sur les tables dont on verra plus tard que le taulier, faisant bien les choses en sans doute militant, leur donnera une bien venue utilité.
L'orateur, un copain, justifie ma présence, motivée aussi par le désir d'accompagner un ami, stagiaire de passage en assemblées de la République.
On parle beaucoup d'Europe, de la Grèce, de la BCE, de l'ennemi (Sarko) et du tribun Mélenchon, nouvelle coqueluche de ce que ses contempteurs nomment, en "méprisance", la "vraie gauche". A son sujet, jamais le mot "populiste" (au bord de toutes les lèvres) ne sera prononcé : il faut ménager les réserves de voix !
Du restaurant, tout à côté, nous parviennent des effluves qui déclenchent des gargouillis dans nos ventres affamés.
Heureusement, les organisateurs ne nous laisseront pas au bord de l'inanition : antipasti et parts d'une excellente pizza viendront calmer notre appétit tout en nous permettant de nous concentrer, apaisés, sur un débat qui n'oppose personne : on peut rêver de ces réunions de village "à l'ancienne" où l'on venait autrefois apporter la contradiction au représentant du parti adverse.
Intéressante néanmoins, cette réunion sans joutes où l'animateur-député démontre une vraie connaissance des sujets évoqués, surtout en matière d'économie de l'Europe.
Et la pizza était vraiment très très très bonne.
vendredi 9 mars 2012
lundi 30 janvier 2012
Ne pas lasser le lecteur
Election (sans "s") présidentielle (idem)
A l'inverse de mes emballements de 2007 (il ne fallait surtout pas que Sarkozy soit élu ! Tant pis pour ceux qui regrettent leur vote), je vais m'efforcer de ne pas bassiner le lecteur avec la campagne électorale : je ne relèverai que les évènements drôles, la "température" au Caveau de la République", ou les grosses saloperies.
Au risque de vous étonner (!?), j'ai d'ores et déjà décidé que je voterai pour François Hollande dès le premier tour.
Il faudrait un accident majeur pour que je change d'avis.
Oh, je sais que certains penseront "il pense que c'est plié, de toutes façons"...
Que nenni, on a vu des retournements spectaculaires (2002, tiens !) en cours de campagne, laquelle n'est pas commencée tant que le candidat de la droite dite "républicaine" ne s'est pas déclaré, et l'on sait donc que, jusqu'au moment ultime, rien n'est joué.
Mais je pense qu'abreuver quotidiennement de politique ceux qui ont l'amabilité de lire mesévagations divagations tous les jours serait, euh, superfétatoire.
Et je fus bref.
A l'inverse de mes emballements de 2007 (il ne fallait surtout pas que Sarkozy soit élu ! Tant pis pour ceux qui regrettent leur vote), je vais m'efforcer de ne pas bassiner le lecteur avec la campagne électorale : je ne relèverai que les évènements drôles, la "température" au Caveau de la République", ou les grosses saloperies.
Au risque de vous étonner (!?), j'ai d'ores et déjà décidé que je voterai pour François Hollande dès le premier tour.
Il faudrait un accident majeur pour que je change d'avis.
Oh, je sais que certains penseront "il pense que c'est plié, de toutes façons"...
Que nenni, on a vu des retournements spectaculaires (2002, tiens !) en cours de campagne, laquelle n'est pas commencée tant que le candidat de la droite dite "républicaine" ne s'est pas déclaré, et l'on sait donc que, jusqu'au moment ultime, rien n'est joué.
Mais je pense qu'abreuver quotidiennement de politique ceux qui ont l'amabilité de lire mes
Et je fus bref.
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samedi 28 janvier 2012
Juppé/"Sarko" : le grand amour !
Il n'aura échappé à personne, lors du débat qui l'opposait à F.Hollande jeudi soir, qu'Alain Juppé (le fabuleux Premier Ministre nommé par Chirac en 95 avec les conséquences que l'on sait) n'a pu se retenir d'évoquer le futur-ex président de la République en l'appelant "Sarko" ; Hollande, lui, n'a pas laissé passer, savourant le lapsus, bien informé du peu de considération que le Ministre des Affaires Etrangères porte à son "patron", même s'il consentit à monter sur le "Titanic" (c'est son mot !) gouvernemental.
Très traqueur au début, face à un adversaire digne mais décontracté, l'ex-porte-faix de Chirac, ne put démonter son adversaire, se contentant d'asséner l'élément de langage fourni par son parti : "vous êtes "arrogant"".
De Pécresse à Juppé en passant par Fillon, on s'indigne de "l'arrogance" de "l'arrogant" Hollande.
Las, quand ça veut pas, n'est-ce-pas (?)...
Aujourd'hui, on peut se demander où est passée l'impressionnante machine électorale de 2007 qui permit la victoire de "Sarko" contre une adversaire moins coriace, il est vrai.
Le pari était risqué d'envoyer Juppé face au favori (des sondages, hein, ne nous emballons pas !) : c'est un pari un peu ubuesque, tant l'homme est raideur, froideur et mépris incarnés.
Oh, M. Juppé n'est pas un "mauvais" Ministre des affaires étrangères, mais si la droite continue à murmurer très fort qu'il serait nommé Premier Ministre au cas, peu probable, où son ennemi intime serait réélu, la raclée risque d'être plus sévère qu'on ne le prévoit : il suffirait de rafraîchir la mémoire des électeurs qui auraient oublié la passage calamiteux, à ce poste, du Maire de Bordeaux : 17 ans, ce n'est pas la préhistoire !
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samedi 14 janvier 2012
jeudi 12 janvier 2012
jeudi 5 janvier 2012
L'espoir
Hollande a retrouvé toute sa pugnacité et, chose rare en politique, tout son humour, dans ce premier meeting de campagne à Merignac.
Ne pas tout dévoiler tant que l'adversaire, en son château, ne s'est pas encore déclaré et envoie ses missiles par affidés interposés, c'est un jeu subtil, périlleux, qui demande beaucoup d'adresse : le candidat Hollande y excelle, en fin politique.
On compte sur lui, qui symbolise l'espoir.
Note à 15 heures28 : trop tard pour voir la vidéo du meeting que j'avais mise en ligne ce matin...
Ne pas tout dévoiler tant que l'adversaire, en son château, ne s'est pas encore déclaré et envoie ses missiles par affidés interposés, c'est un jeu subtil, périlleux, qui demande beaucoup d'adresse : le candidat Hollande y excelle, en fin politique.
On compte sur lui, qui symbolise l'espoir.
Note à 15 heures28 : trop tard pour voir la vidéo du meeting que j'avais mise en ligne ce matin...
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jeudi 29 décembre 2011
La droite la plus bête du monde...
Guéant Verdâtre veut "limiter" la vente d'essence au détail pour éviter les incendies de voitures lors de la nuit de la Saint Sylvestre.
Et non, on ne pense pas du tout à l'élection à venir...
"Et si j'interdisais aussi la vente des briquets et des allumettes ?"
mercredi 28 décembre 2011
Petits bonheurs
Mezzo live HD
La chaîne Mezzo, spécialisée dans la musique dite "classique" et le jazz, s'est dotée d'un canal supplémentaire qui diffuse (en HD, s'il vous plaît !) des concerts, retransmettant notamment les évènements de la Grange de Meslay, autrefois animée par l'immense Sviatoslav Richter ; c'est un bonheur de voir et d'écouter via mes enceintes anglaises de telles retransmissions. Toute la journée, je laisse ce canal ouvert, et laisse tout tomber de mes activités quand une performance artistique capte mon attention.
Je repensais, hier, en écoutant la transcription pour piano, par Liszt, de la 6ème de Beethoven, à ce que disait Gaspard Proust, fieffé mélomane, lors d'un entretien à France 2 : "Beethoven (entre autres) c'est une musique violente, aussi violente, si ce n'est plus, que du "heavy metal"."
C'est tellement vrai : une audition de la Symphonie Pathétique de Tchaïkovski vous en convaincra sans mal.
Ecrire
Ecrire, c'est le plus excitant des exutoires, un peu comme la composition musicale.
J'avais commis une suite de chroniques, sur le mode "feuilleton", que j'ai remaniées pour leur donner une forme romanesque.
A l'arrivée, j'ai décidé de repartir de zéro ; je ne pouvais me contenter de compiler les épisodes, les réarrangeant dans un but de cohérence, ne serait-ce que pour les replacer dans un ordre chronologique.
J'ai fait table presque rase de ces pages, adoptant un mode narratif différent, m'attachant surtout à me relire jusqu'à plus soif pour peaufiner chaque phrase.
Je ne sais, et ne veux pas savoir, quand ce travail connaîtra l'aboutissement : pour l'heure, je dois me mettre dans la tête d'un potentiel lecteur, me demander si j'arrive à captiver, si je donne envie de poursuivre la lecture.
J'ai fait lire, l'autre soir, quelques lignes de cette nouvelle mouture à un étudiant qui aime lire.
Nous eûmes une discussion passionnante sur les scènes de sexe, pour lesquelles, contrairement à la toute première version, j'ai décidé d'appeler un chat un chat.
Je réalisai alors combien notre siècle était devenu pudibond : le jeune homme pensait qu'en donnant des précisions, je m'occultais une grande partie d'un possible lectorat.
Je lui rétorquai qu'un roman est lu par des lecteurs informés de ce qu'il contient, ne serait-ce que par la 4ème de couverture, mais surtout, par les critiques et informations distillées par l'éditeur.
Mais je faisais cependant le constat de l'échec de ce genre de tentatives à une époque, la nôtre, où, bien qu'Internet permette l'accès à des images à teneur autrement pornographique, décrire les ébats sexuels semble devenu d'une audace inouïe !
Je relisais il y a peu une très courte nouvelle de Gide, "Le ramier", datant de... 1907, où l'un des personnages, le plus jeune, dit à l'autre : "On va se tailler des pipes" !
Aurais-je l'impudence de rappeler à mes lecteurs adultes que Genet écrivit bien plus crûment et que les écrits du Marquis de Sade sont aujourd'hui considérés comme des chefs-d’œuvre,
En ce qui concerne Jean Genet le maudit, que l'on considère à présent comme l'un des plus grands auteurs du XXè siècle (à tel point que Sartre lui consacra une œuvre dramatique), on se dit que si son œuvre n'avait atteint que des lecteurs homosexuels, en faisant un écrivain "spécialisé", sa gloire ne serait pas ce qu'elle est.
Les arguments de mon jeune camarade ne tenaient pas, à mon sens : un homosexuel s'interdit-il de lire les romans contenant des scènes érotiques hétérosexuelles, sous prétexte que ce n'est "pas son truc" ?
Mon interlocuteur m'a conforté finalement dans l'idée que je ne devais pas réfréner mes élans de plume.
Et là, je m'interromps un instant : sur Mezzo, Barenboïm en récital de piano à la Scala de Milan, ce n'est pas rien !
Tiens, en voilà !
C'est une tradition familiale, maternelle à vrai dire : dans la période des fêtes, on fait nos choux-gras de boudin blanc (ne cherchez pas une transition avec ce qui précède...).
Il faut dénicher le meilleur artisan-charcutier, celui qui est bardé de diplômes du "meilleur boudin blanc de France".
Ils sont nombreux, car il doit y avoir autant d'organismes habilités à délivrer la précieuse récompense qu'il y a de cantons en France.
On s'y perd, donc, et il faudra faire confiance à la bonne mine du boudin, à son parfum, et ne pas acheter le boudin en barquette plastifiée vendu en surfaces commerciales.
Pour faire simple, car la composition en varie selon les régions, le boudin blanc est une farce de viande blanche (du veau ou de la volaille pour les meilleurs, du porc pour les autres) mélangée à de la farine (ou de la mie de pain), de la crème et diverses épices ; on peut y ajouter des éclats de morille ou de truffe pour en faire monter le prix, car, personnellement, je trouve que ça ne change pas grand chose.
En ce qui me concerne, après l'avoir délicatement piqué en divers endroits avec une épingle (jamais avec une fourchette !) je le poêle "à froid" : c'est à dire que je le pose sur un petit lit de beurre et le démarre ainsi à feu très doux.
Il est, paraît-il, des individus pour le manger cru (faussement cru, d'ailleurs, puisque il est "précuit"), ou cuit, après l'avoir dépiauté.
A chacun son plaisir.
Le candidat du plein-emploi
Il n'aura pas réussi grand chose, notre actuel président, au cours de son quinquennat finissant.
Voici que tombent impitoyablement les chiffres du chômage ; ils sont sans appel : celui qui affirmait qu'il serait le président du plein emploi s'est planté, ici comme ailleurs.
Je pense que ce résultat-là lui sera fatal en avril et mai prochains.
Ce ne sont pas quelques cheveux blancs (en mode "j'ai bossé !") et une attitude plus "présidentielle" (qui est dupe ?) qui vont le sauver d'un naufrage prévisible (et prévu, d'ailleurs, par les plus sensés des députés UMP, entre deux portes).
Il n'est pas besoin de sondages pour mesurer le pouls de l'opinion : un petit tour au Caveau de la République vous indiquera le climat qui règne dans la population ; à l'exception toutefois des matinées où la majorité de la salle est composée de personnes âgées : là, il semble qu'il conserve encore quelques rares adeptes, lesquels devraient regarder d'un peu plus près les chiffres de leurs relevés de retraite sur les cinq dernières années ; ils y constateront sans nul doute que le candidat (aussi) du "pouvoir d'achat" les a bernés.
On a du mal, sur ces questions, à manier l'ironie : c'est tout de même cinq années calamiteuses qui s'achèvent bientôt.
Avant le bouillon vous prendrez bien un peu de boudin blanc, Nico ?
Musique, littérature et sexualité, boudin, Sarko : c'est tout pour aujourd'hui.
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mercredi 21 décembre 2011
Opportunisme
Un fait-divers ? Une grève ?
Et hop, la future-ex majorité de droite vous pond une loi !
Sans se préoccuper, bien sûr, de savoir si le texte voté à l'arraché sera validé par le Conseil Constitutionnel, l'essentiel étant de montrer qu'on est "à l'écoute".
On peut également se renier d'un jour à l'autre.
Ainsi, ce matin, le ministre Mariani (vauclusien très très "à droite") démine le terrain balisé hier par Guéant (le Fouché à son Nini) qui voulait envoyer les forces de l'ordre pour remplacer les grévistes dans les aéroports.
Le problème, c'est que les préfets compétents n'ont pas jugé utile de donner suite à cette suggestion...
La machine semble se gripper en cette (souhaitable) fin de règne.
Et hop, la future-ex majorité de droite vous pond une loi !
Sans se préoccuper, bien sûr, de savoir si le texte voté à l'arraché sera validé par le Conseil Constitutionnel, l'essentiel étant de montrer qu'on est "à l'écoute".
On peut également se renier d'un jour à l'autre.
Ainsi, ce matin, le ministre Mariani (vauclusien très très "à droite") démine le terrain balisé hier par Guéant (le Fouché à son Nini) qui voulait envoyer les forces de l'ordre pour remplacer les grévistes dans les aéroports.
Le problème, c'est que les préfets compétents n'ont pas jugé utile de donner suite à cette suggestion...
La machine semble se gripper en cette (souhaitable) fin de règne.
Guéant vert
Joseph Fouché, l'âme damnée de l'empereur.
Sous Napo, ça avait une autre gueule que sous Nico.
vendredi 28 octobre 2011
mardi 18 octobre 2011
La France au François !
L'image fait plaisir.
Le plus dur reste à faire.
On me pardonnera ce jeu de mots assez moyen qui n'a d'autre mérite que le pied-de-nez adressé aux tenants des idéologies extrémistes.
Je n'ai aucune suite dans les idées, faut-il croire : après avoir voté Aubry au premier tour de la primaire, j'ai changé mes intentions au vu du débat télévisé de mercredi dernier.
L'agressivité est garantie d'échec dans les débats d'entre-deux tours comme on l'a vu dans le passé dans les "vraies" élections : Mitterrand, en 1974, perdit contre Giscard qu'il avait par trop étrillé ; en 81, il avait compris et l'emporta après un débat mesuré mais bien argumenté ; en 88, face au même Mitterrand, Chirac perdit la partie, apparaissant comme un roquet prêt à mordre (on se souvient de l'attitude hiératique du Président et de son "comme voudrez, Monsieur le premier Ministre !") ; enfin, en 2007, Ségolène Royal (il est vrai qu'elle n'avait pas grand chose à y perdre) fut à l'offensive durant tout le débat face au Président sortant qu'il appartiendra à M.Hollande de sortir l'an prochain.
Cette stratégie de l'attaque, des phrases assassines, s'est donc avérée contreproductive concernant Martine Aubry : l'irritation que j'en ai conçue a vraisemblablement été ressentie par de nombreux votants, désireux de voir un parti socialiste uni partir la bataille en 2012.
On va voir maintenant si François Hollande est l'animal politique qui convient face à la machine de guerre du camp d'en face et de son chef ; on aurait tort, en effet, de se réjouir sans recul de la piètre cote de popularité de l'actuel chef de l'état.
Ce ne sera pas la première campagne présidentielle à laquelle j'assisterai, loin de là.
Pour en être depuis toujours un ardent pourfendeur, j'ai bien appris à connaître la droite française, capable du pire pour conserver le pouvoir.
Coups bas, chausse-trappes, insinuations, calomnies : tout l'arsenal habituel est en cours de polissage.
Il faudra à Hollande une armure inviolable pour esquiver les missiles en train de frémir sur leur rampe de lancement.
On imagine, rétrospectivement terrifié, ce qu'aurait pu donner un affrontement Sarko/DSK !
Tout ceci mis à part, on se doit de tenir compte de l'état d'exaspération d'une majorité de nos concitoyens, en désamour de celui qu'elle porta au pouvoir il y près de cinq ans, lequel a perdu l'essentiel de sa crédibilité dans les domaines qui le firent roi : pouvoir d'achat, sécurité, emploi, état des institutions, sans parler de l'abaissement de la fonction même de Président.
Le combat est donc gagnable ; il sera dantesque.
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mardi 11 octobre 2011
Un dimanche pas comme les autres... ou presque.
Rue Hermel, ce dimanche 9 octobre, on se presse au bureau de vote de l'école élémentaire ; bobos de retour du marché, cabas débordant de légumes, petites vieilles "socialistes depuis toujours", sympathisant du Front de Gauche venus "faire pencher la balance" (Montebourg en récoltera les fruits), "gens de peu" comme disait Mitterrand...
Je patiente pendant vingt-cinq minutes dans la file d'attente qui s'étire jusqu'à l'extérieur où la fine pluie d'automne ne peut doucher l'enthousiasme de ces citoyens que la possibilité offerte d'influer sur le cours de la vie politique met en joie : l'ambiance est bon enfant, très "village" ; ceux qui se connaissent y vont de leurs embrassades, des enfants courent dans les travées, les mamies s'assoient en attendant leur tour.
Moi, je suis hyper-mega fier : Bertrand Delanoë en son fief, s'est arrêté à ma hauteur pour me saluer
Comme à chaque rencontre, il m'a observé du coin de l’œil, a vivement fait un petit tour de mémoire avant de m'adresser son "comment vas-tu, toi ?" en cordialité.
Nous avons lui et moi des souvenirs de temps que les moins de 50 ans ne peuvent pas connaître...
Je ne le lui dis pas, mais j'ai voté comme lui : au fil de la campagne, de débats télévisés en prises de position, j'ai changé mes intentions et choisi Martine Aubry.
J'en parle en revanche quelques trottoirs plus loin à Jean-Philippe Daviaud, l'assistant parlementaire de Christophe Caresche qui m'en sauterait au cou !
J'ai dit la même chose peu avant au téléphone à un humoriste que j'ai trop souvent cité ici, qui le mérite, certes, mais n'a pas besoin de voir une nouvelle fois son nom dans cette gazette (sauf si sa "prod" fait un effort financier, non mais !) : il m'approuve également, comparant Hollande à un notable très "3è République", ce que je réfute d'ailleurs, ma fibre "socialo" reprenant le dessus.
Je m'engagerai derrière l'élu(e) quel(le) qu'il(elle) soit.
Après cela, déjeuner dans la seule enclave "de gauche" peut-être du huitième arrondissement à quelques encablures du siège de... l'UMP.
Je constate, là aussi, un réel engouement pour cette consultation d'un genre nouveau en France.
Le chiffre de la participation, énorme, ne me démentira pas la nuit venue.
Je rentre en milieu d'après-midi, j'écris, réécris, efface, me torture, bois des bières et dans la soirée deux "grappa" en toute déraison.
C'est un beau dimanche.
Il y en aura d'autres, encore plus beaux...
Je patiente pendant vingt-cinq minutes dans la file d'attente qui s'étire jusqu'à l'extérieur où la fine pluie d'automne ne peut doucher l'enthousiasme de ces citoyens que la possibilité offerte d'influer sur le cours de la vie politique met en joie : l'ambiance est bon enfant, très "village" ; ceux qui se connaissent y vont de leurs embrassades, des enfants courent dans les travées, les mamies s'assoient en attendant leur tour.
Moi, je suis hyper-mega fier : Bertrand Delanoë en son fief, s'est arrêté à ma hauteur pour me saluer
Comme à chaque rencontre, il m'a observé du coin de l’œil, a vivement fait un petit tour de mémoire avant de m'adresser son "comment vas-tu, toi ?" en cordialité.
Nous avons lui et moi des souvenirs de temps que les moins de 50 ans ne peuvent pas connaître...
Je ne le lui dis pas, mais j'ai voté comme lui : au fil de la campagne, de débats télévisés en prises de position, j'ai changé mes intentions et choisi Martine Aubry.
J'en parle en revanche quelques trottoirs plus loin à Jean-Philippe Daviaud, l'assistant parlementaire de Christophe Caresche qui m'en sauterait au cou !
J'ai dit la même chose peu avant au téléphone à un humoriste que j'ai trop souvent cité ici, qui le mérite, certes, mais n'a pas besoin de voir une nouvelle fois son nom dans cette gazette (sauf si sa "prod" fait un effort financier, non mais !) : il m'approuve également, comparant Hollande à un notable très "3è République", ce que je réfute d'ailleurs, ma fibre "socialo" reprenant le dessus.
Je m'engagerai derrière l'élu(e) quel(le) qu'il(elle) soit.
Après cela, déjeuner dans la seule enclave "de gauche" peut-être du huitième arrondissement à quelques encablures du siège de... l'UMP.
Je constate, là aussi, un réel engouement pour cette consultation d'un genre nouveau en France.
Le chiffre de la participation, énorme, ne me démentira pas la nuit venue.
Je rentre en milieu d'après-midi, j'écris, réécris, efface, me torture, bois des bières et dans la soirée deux "grappa" en toute déraison.
C'est un beau dimanche.
Il y en aura d'autres, encore plus beaux...
On se bouscule aussi dans le 17è, arrondissement de droite...
-Photo Le Parisien-
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lundi 10 octobre 2011
Hurler avec les loups ?
J'ai été très touché, ému, par les larmes de Ségolène Royal, grande perdante de la primaire.
Je suis indigné des termes entendus ici et là, de "gifle" en "claque" et de ceux que la décence m'interdit de citer.
Je n'ai pas voté pour Mme Royal, mais j'ai pour elle ce sentiment qui semble rarissime de nos jours : le respect.
Je trouve proprement imbéciles les propos que j'ai entendu encore tout récemment, le mépris, la hargne, pour tout dire le machisme dont elle est la victime.
Je n'oublie pas que cette femme a dû se battre sur tous les fronts en 2007 : face à la formidable machine sarkozyste et au soutien a-minima d'une partie non négligeable des "éléphants" du PS, elle a mené un combat difficile et méritoire.
On se souviendra peut-être d'un DSK la soutenant du bout des lèvres et venant parader en tour d'honneur lors du dernier meeting au stade Charléty.
Pour ceux qui savent écouter sans a-priori (je suis fier, moi, d'avoir changé de candidat après avoir suivi les débats et étudié les projets des 6 personnes en lice), il est clair que, cette fois, Ségolène Royal revenait avec des propositions dont certaines seront, c'est à espérer, récupérées par la ou le gagnant(e) du deuxième tour.
Les larmes de Ségolène révèlent que, derrière une indéniable détermination, une volonté farouche de convaincre, se cache un être humain.
C'est finalement rassurant : les pleurs nous différencient des machines, des robots, des froides technologies, de tout ce qui rend notre monde inhumain.
Je suis indigné des termes entendus ici et là, de "gifle" en "claque" et de ceux que la décence m'interdit de citer.
Je n'ai pas voté pour Mme Royal, mais j'ai pour elle ce sentiment qui semble rarissime de nos jours : le respect.
Je trouve proprement imbéciles les propos que j'ai entendu encore tout récemment, le mépris, la hargne, pour tout dire le machisme dont elle est la victime.
Je n'oublie pas que cette femme a dû se battre sur tous les fronts en 2007 : face à la formidable machine sarkozyste et au soutien a-minima d'une partie non négligeable des "éléphants" du PS, elle a mené un combat difficile et méritoire.
On se souviendra peut-être d'un DSK la soutenant du bout des lèvres et venant parader en tour d'honneur lors du dernier meeting au stade Charléty.
Pour ceux qui savent écouter sans a-priori (je suis fier, moi, d'avoir changé de candidat après avoir suivi les débats et étudié les projets des 6 personnes en lice), il est clair que, cette fois, Ségolène Royal revenait avec des propositions dont certaines seront, c'est à espérer, récupérées par la ou le gagnant(e) du deuxième tour.
Les larmes de Ségolène révèlent que, derrière une indéniable détermination, une volonté farouche de convaincre, se cache un être humain.
C'est finalement rassurant : les pleurs nous différencient des machines, des robots, des froides technologies, de tout ce qui rend notre monde inhumain.
samedi 8 octobre 2011
Les fruits de la primaire,*
il faudra savoir les récolter.
D'ores et déjà, c'est un formidable succès : le PS a su se présenter uni tout en exposant ses divergences.
Il faut expliquer à certains que le Parti Socialiste est né au congrès d'Epinay qui fut celui de la réunification d'une gauche non communiste en déshérence.
A la vieille SFIO bien malade se substitua une formation politique qui amalgamait de multiples composantes, petits partis, groupuscules, clubs et autres officines.
Leader d'une petite Convention des Institutions Républicaines, un certain François Mitterrand, fit un véritable rapt sur le nouveau mouvement dans le but de construire un accord de gouvernement avec les communistes.
Il y parvint l'année suivante avec la signature du Programme commun de la gauche qui permit à celle ci d'arriver au pouvoir dix ans plus tard (elle rata de peu la victoire aux législatives de 78 qui aurait entraîné une cohabitation avec Giscard).
Il faut comprendre que ce qui fait le miel des médias (pas actuellement semble-t-il), c'est la division et les oppositions internes.
Mais celles-ci sont l'essence même de ce parti foncièrement démocratique où l'on discute perpétuellement, où l'on s'accorde et se désaccorde de réunion utiles en réunions inutiles (le PS organise des réunions pour savoir à quelle date on fera la prochaine, je parodie à peine !).
L'organisation de cette primaire est donc une formidable avancée ; à tel point que la droite qui la dénonçait encore il y a peu, semble décidée à en organiser dans le futur !
Les trois débats médiatisés largement ont donné lieu à des échanges courtois malgré l'accent mis sur les divergences.
Il est ahurissant d'entendre ceux qui disaient il y a quelques mois "ils n'ont pas de projet" nous dire aujourd'hui "de toutes façons, qui que ce soit, y'a un projet et il ou elle l'appliquera".
C'est une méconnaissance totale de ce qu'est l'élection présidentielle.
Pour exemple, en 1981 il y eut le programme commun mais aussi les 110 propositions du candidat Mitterrand destinées à unir l'électorat le plus large possible autour d'un projet global.
Autour de moi, la quasi-totalité de mes relations ira voter dimanche, et pas seulement des sympathisants socialistes : ainsi certains, plutôt attirés par les propositions du Front de Gauche et séduits par Mélenchon iront voter pour tenter d'infléchir, de "gauchir" en l'occurrence le résultat final.
Il faut prendre en compte également le rejet inouï subi par le président sortant (et à sortir) : ainsi peut-on espérer que des citoyens peu politisés iront aux isoloirs.
Quoi qu'il advienne dimanche soir, cette élection bénéficie d'ores et déjà d'un large écho dans la population.
En cela, c'est déjà une victoire.
* A quoi bon me triturer les méninges pour trouver un titre si subtilement drôle si personne ne le relève ?
D'ores et déjà, c'est un formidable succès : le PS a su se présenter uni tout en exposant ses divergences.
Il faut expliquer à certains que le Parti Socialiste est né au congrès d'Epinay qui fut celui de la réunification d'une gauche non communiste en déshérence.
A la vieille SFIO bien malade se substitua une formation politique qui amalgamait de multiples composantes, petits partis, groupuscules, clubs et autres officines.
Leader d'une petite Convention des Institutions Républicaines, un certain François Mitterrand, fit un véritable rapt sur le nouveau mouvement dans le but de construire un accord de gouvernement avec les communistes.
Il y parvint l'année suivante avec la signature du Programme commun de la gauche qui permit à celle ci d'arriver au pouvoir dix ans plus tard (elle rata de peu la victoire aux législatives de 78 qui aurait entraîné une cohabitation avec Giscard).
Il faut comprendre que ce qui fait le miel des médias (pas actuellement semble-t-il), c'est la division et les oppositions internes.
Mais celles-ci sont l'essence même de ce parti foncièrement démocratique où l'on discute perpétuellement, où l'on s'accorde et se désaccorde de réunion utiles en réunions inutiles (le PS organise des réunions pour savoir à quelle date on fera la prochaine, je parodie à peine !).
L'organisation de cette primaire est donc une formidable avancée ; à tel point que la droite qui la dénonçait encore il y a peu, semble décidée à en organiser dans le futur !
Les trois débats médiatisés largement ont donné lieu à des échanges courtois malgré l'accent mis sur les divergences.
Il est ahurissant d'entendre ceux qui disaient il y a quelques mois "ils n'ont pas de projet" nous dire aujourd'hui "de toutes façons, qui que ce soit, y'a un projet et il ou elle l'appliquera".
C'est une méconnaissance totale de ce qu'est l'élection présidentielle.
Pour exemple, en 1981 il y eut le programme commun mais aussi les 110 propositions du candidat Mitterrand destinées à unir l'électorat le plus large possible autour d'un projet global.
Autour de moi, la quasi-totalité de mes relations ira voter dimanche, et pas seulement des sympathisants socialistes : ainsi certains, plutôt attirés par les propositions du Front de Gauche et séduits par Mélenchon iront voter pour tenter d'infléchir, de "gauchir" en l'occurrence le résultat final.
Il faut prendre en compte également le rejet inouï subi par le président sortant (et à sortir) : ainsi peut-on espérer que des citoyens peu politisés iront aux isoloirs.
Quoi qu'il advienne dimanche soir, cette élection bénéficie d'ores et déjà d'un large écho dans la population.
En cela, c'est déjà une victoire.
* A quoi bon me triturer les méninges pour trouver un titre si subtilement drôle si personne ne le relève ?
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