Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)

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samedi 29 septembre 2012

L'horreur de la crise






Les files s'allongent pour... acquérir l'aïephone 5...
Je ne comprends pas tout, parfois...

lundi 27 août 2012

Les amis de Nicolas sont sur la Riviera

L'association "Les amis de Nicolas Sarkozy" a réuni ses membres à Nice.
On les regrette déjà.
Lire l'article de Rue 89 ici : têtes à clic.

Le bal des faux-culs
Marine Morano, toujours gracieuse

lundi 6 août 2012

Haute fidélité

Ces temps somnolant sont propices à la concrétisation de ces petits projets que l'on faisait en période dite "active". On a tout le temps de faire ce que l'on remettait à plus tard, ces petits travaux destinés à corriger les petites anomalies détectées ça et là quand le regard, oisif, balaie l'univers immédiat. Ici, un bibelot à déplacer, là, une tache sur le revêtement mural, un peu plus loin, une disposition d'objets inadéquate. Dans la catégorie "tâches différées", ma platine Thorens attendait que je veuille bien lui accorder toute l'attention requise. J'ai procédé à un réglage minutieux du bras de ce tourne-disques et calibré correctement la sortie "phono" de mon amplificateur. On sait qu'un véritable audiophile préfèrera le son analogique au numérique. S'il fallait m'en convaincre, l'écoute de la 1ère symphonie de Brahms, hier, via les deux supports, ne laisse subsister le moindre doute : le son délivré par la cellule (Ortofon) de la platine à disques noirs est opulent et précis à la fois, quand celui dispensé par le CD est plus contraint, engoncé, "compact" (et oui !). Les jeunes oreilles ne connaissent que les sons compressés de ces disques précisément compacts, ou, pire, du MP3. Un ami vient de m'offrir quelques disques microsillons à l'état du neuf, dont ces Brahms dirigée, dans les années soixante-dix par un chef prématurément disparu du nom de Istvan Kertesz, dont Georg Solti pensait qu'il serait l'un des plus grands chefs de l'histoire. Les symphonies sont réunies dans un coffret Decca, Kertesz dirigeant le Philharmonique de Vienne quand   cette phalange était à son meilleur.
Le "son Decca", célébré par les amateurs exigeants donne tout son sens au label "Haute Fidélité" apposé, mais en anglais, sur l'image de couverture.

Quand je n'étais encore qu'un jeune élève-pianiste, vers douze ou treize ans, je me rendais régulièrement chez un voisin, vénérable vieillard féru de musique enregistrée, qui m'accordait le privilège d'auditions "au salon" au moyen d'un matériel des plus perfectionnés auquel il consacrait une part non négligeable de sa retraite. Le son, traité par un puissant ampli à lampes, jaillissait de deux imposantes enceintes Cabasse, marque française qui fait encore autorité de nos jours.
Nous nous installions dans les fauteuils Voltaire pour écouter religieusement une œuvre du répertoire.
De temps à autre, l'audiophile, d'un geste de la main, soulignait un passage du morceau, indiquant par là que son installation faisait honneur à tel solo ou tels pizzicati de violons.
Jamais, cependant, il ne se serait levé pour faire réentendre ce qui faisait sa félicité : l’œuvre devrait s'apprécier dans son intégralité, comme au concert.
C'est en lisant les carnets de Sviatoslav Richter que ces moments de grâce me sont revenus : le grand pianiste russe invitait des amis, le soir, à de telles séances.
Après le dîner, tout le monde s'installait confortablement pour écouter des disques, en débattre après l'audition avec le Maître dont on sait qu'il avait la dent dure.
C'était en des temps où la télévision, ce divertissement si ordinaire, n'avait pas envahi les foyers. Je doute même, qu'en nos temps, il l'eût laissée entrer chez lui.
Je me souviens des heures passées, dans ma chambre d'adolescent, à écouter de la musique sur mon électrophone. Je disais alors, car j'étais déjà sinistre, que j'adorais écouter de la "musique en chambre". cette pratique permettait de s'adonner à la lecture, à laquelle, aujourd'hui, la télévision et ses dérivés ne laissent aucune chance.
Sans ordinateur, autre prédateur, je retrouve ces jours-ci ces plaisirs démodés.
Interrompre ma lecture pour aller retourner le disque ne m'irrite pas : je rajeunis. 


samedi 28 juillet 2012

Bonheurs d'un jour

Portes dans le Trastevere, Rome
Il est des petits riens qui vous illuminent une grise journée (à Paris, l'été rebrousse déjà chemin !) :
déguster un cappuccino sur le balcon, à huit heures, Bach à donf sur la platine Thorens, réaliser en vaquant dans l'appartement que la saloperie de ménisque qui vous faisait hurler chaque matin au réveil semble, au moins pour le moment, consentir à signer l'armistice ; se figer, extatique, devant le plan de travail de la cuisine, quand le jeune violoniste voisin, héritier d'un prestigieux chanteur récemment disparu, travaille le célèbre concerto de Mendelssohn, lui arrachant des ressources inespérées, le son de l'instrument résonnant dans la cour devenue cathédrale ; lire un message sur la page facebook du Caveau de la République, émanant de "Priscilla Confiseries" (authentique !) , et lui répondre "êtes-vous de la famille de Vanina Fraisetagada", ce à quoi, la toute charmante vous répond "non pas du tout, connais pas" ; recevoir un message électronique avec des photos du disciple, où ne manque que le chant des cigales, rire des choses graves au téléphone avec un ami, déguster un taboulé en barquette plastique et du hoummous devant la télévision, avoir une soudaine envie d'un séjour à Rome où, comme chaque été, l'île du Trastevere devient l'Isola del Cinema, savoir que, si l'envie vous en prend, l'immeuble étant désert, on peut jouer du piano le soir comme on le fit, en exalté délire, un soir de l'an dernier, passant de Chopin à Cloclo sous l'influence d'un Limoncello coomplice ; constater que les roses trémières du balcon, paresseuses, consentent enfin à éclore et s'en émerveiller ; revoir un copain "d'en bas" inchangé, à savoir plus "d'en bas" que jamais et boire un café avec lui avant l'orage au même endroit, au dessus de la rue enfin assoupie ; aller faire un tour "du côté de chez Swann", en repartir pour se plonger dans une (mauvaise) biographie de Luchino Visconti, y revenir, presque honteux, pour apprendre ce qu'écrire veut dire, émettre pour soi de sages résolutions pour dissiper (espoir vain ?) ces traits de votre caractère qui vous font parfois vous haïr, décider de mettre de l'ordre dans la maison, pour y renoncer dans la minute qui suit, et arriver on ne sait comment, sur l'Internet, au Trastevere qui, décidément, vous aimante, photographié par quelque romain, complice sans le savoir de vos  échappées-belles.
Le soir, au retour du spectacle, renouer avec la tragédie : il n'y a pas de Limoncello dans le réfrigérateur, et, de surcroît, personne avec qui le partager.
Il fallait bien un bémol dans la partition.


dimanche 15 juillet 2012

Choisir un restaurant, mode d'emploi

L'excellent Rue 89 publie un vade-mecum à garder en tête quand, de passage dans une ville inconnue, on veut choisir un restaurant.
Ces préceptes semblent tomber sous le sens.
Il est utile toutefois de les rappeler.
A lire ici : clic

mardi 26 juin 2012

SylGazette de retour

Une fin d'année scolaire à l'Atelier Musical (voir ci-dessous), spectacle, auditions et goûters festifs, auxquels se sont ajoutés le séjour d'un ami à Paris et les agapes inhérentes, la visite du Musée d'Orsay (j'y reviendrai), les balades dans la capitale quand le temps le permettait (avec halte rituelle dans le jardin du Musée Rodin), de joyeuses parties de Trivial Pursuit et autre Scrabble... comment voulez-vous que j'aie pu trouver le temps de bloguer ?
L'ami sur le départ, la tension à l'école retombant, je reprends le fil de notre conversation.
Avec, pour la bonne humeur, ces enfants chantant, lors du joyeux spectacle du 9 juin à l'Alhambra.
La vie m'offre plein de cadeaux ces temps-ci :

jeudi 14 juin 2012

jeudi 31 mai 2012

Normal


lundi 21 mai 2012

Pays en larmes

La torre dell'orologio di Poggio Renatico (Province de FERRARE) avant et après le séisme.

mardi 15 mai 2012

Opportunisme


samedi 12 mai 2012

Point de vue

C'est fou, on voit Audrey Hepburn partout, ces temps-ci.

J'ai l'impression, étant optimiste de nature, que la société, en regardant dans le rétroviseur, culpabilise d'être rendue à tant de médiocrité.
Avouerai-je que suis jaloux de cette récupération, tant cette femme fait partie de ma vie depuis qu'enfant, je la découvrais dans "My Fair Lady", cette comédie musicale adaptée du Pygmalion de G. B. Shaw ?
S'est instaurée, au fil des ans, une intimité entre l'actrice, parangon d'une féminité classieuse, et moi qui ne suis pourtant guère du genre idolâtre (je tançai, hier encore, un ami que je trouvais par trop "Hollandolâtre", c'est dire !), car voici que je pense avoir vu tous les films où elle apparaît, y compris les pires, dont "Seule dans la nuit", nanar où ma pauvre chérie se voit, si je puis dire, atteinte d'une cécité soudaine, surjouant le mélodrame avec une conscience professionnelle à toute épreuve.

Je reviens aujourd'hui à cette chère Audrey, car la vie de tous les jours (aux minuscules joies, parfois) me la fait croiser au détour du chemin sur une publicité de papier glacé vantant les mérites d'une célèbre marque de lunettes.
Or -suivez, c'est passionnant !-, il s'avère que, tout récemment, j'ai perdu une jolie paire de bésicles qui faisaient office, à la fois, de protège-soleil et de correction visuelle.
Faisant peu après quelques rangements dans mes tiroirs, j'avise une paire de lorgnons "de soleil" qu'un ami m'avait généreusement offerte il y a une bonne quinzaine d'années et que j'avais oubliée là. 
"Mais, m’étrangle-je, ce sont les Rébannes* que portait Audrey dans "Diamants sur canapé" !"
Mon ami me les ayant remises d'un "tiens, des raibanes*" négligent, me vient un soupçon dont je devrais avoir honte : "et si c'étaient des contrefaçons ?"
Ni une ni deux, je dévale les escaliers de l'immeuble, me rend chez l'opticien qui a eu l'excellente idée de s'installer en 1973 de l'autre côté de la rue, dans le but -facile !- d'y voir plus clair.
Le jeune commerçant, ému -il pleure à chaudes larmes,  pour avouer ensuite que ses lentilles de contact en sont la cause- me confirme que non seulement les Reybahn* sont authentiques, mais qu'il s'agit, de plus, d'un modèle issu d'une série très prisée des collectionneurs ! Je passe commande de verres correcteurs d'une teinte presque noire, et les récupère, comme neuves, trois jours après.
Si, d'aventure, -les gens sont parfois tellement méchants- il se trouve quelqu'un, dans les jours à venir, pour me dire que cette monture n'est pas vraiment adaptée à la forme de mon visage, je mettrai cela sur le compte de la jalousie : tout le monde n'a pas la chance de porter les mêmes lunettes qu'Audrey Hepburn et, j'en suis sûr, de la même cuvée !


En cherchant la photo, je suis tombé sur le blog d'une jeune américaine qui s'est mise en tête de se constituer la même garde-robe que Miss Hepburn dans "Diamants sur canapé".
La jeune américaine a les moyens, car, jusqu'à "Voyage à deux", l'actrice était habillée par Givenchy.
Le problème étant que, voyez-vous, la jeune blogueuse est dotée d'un physique si différent (euphémisme) de la Star, que c'en est pathétique...

* Le nom de la marque a été changé pour éviter toute publicité.


mercredi 9 mai 2012

Joli mois de mai

Via Antonin Rodriguez dans Facebook

lundi 7 mai 2012

Nuit blanche

J'ai un peu mal aux cheveux, j'avoue...
Demain, mon reportage sur une soirée et une nuit inoubliables.
En attendant :


Nuit du 6 au 7 mai, Place de la Bastille :
tard, très tard (0h40), le Président, infatigable, mais la voix brisée, vient s'exprimer devant la foule immense.
Plus de métro, pas de taxis (on en trouvera un, partagé à plusieurs vers 2 heures, après une très longue marche...) : marchons, marchons !


mercredi 2 mai 2012

Pas de photo, ai-je dit, même de dos !


Ce soir sur votre écran


Un 1er mai (à) Denfert

Non, hier, pour le 1er mai, François Hollande n'était pas à Paris pour "défiler sous les drapeaux rouges" comme l'a martelé le candidat sortant : il était dans la Nièvre pour un hommage à Pierre Bérégovoy, loin des foules déchaînées. A Paris, j'ai rejoint des amis du 18ème à Port-Royal, où les socialistes s'étaient rassemblés pour soutenir les (vrais ?) travailleurs dans le traditionnel défilé. Bien qu'ayant renoncé à militer, j'ai mes fidélités.


Au centre, mon député (et pote) Christophe Caresche, avec Violaine et Jean-Philippe, ses assistants parlementaires.
Christophe et moi avons mis la manifestation entre parenthèses, nous posant dans l'un des rares cafés tranquilles du quartier (Port Royal) pour discuter musique, de Gustav Mahler en particulier.





Arrivée, dans une belle cohue, de Madame Aubry, ici avec David Assouline et, à droite, Harlem Désir, avec lequel j'ai échangé quelques mots : ce garçon est éminemment sympathique.






L'union : ces deux jeunes m'ont dit qu'ils avaient envie de "faire quelque chose" : je les ai présentés à l'ami Antonin.
Et hop, deux nouvelles recrues pour le MJS !
Je sais qu'ils me lisent : courage, faites !






La photo n'est pas très bonne.
Il faut dire que l'arrivée de Ségolène Royal a donné lieu à une belle bousculade.
Larmes de la primaire ravalées, on ne pourra dire qu'elle ne s'est pas investie dans la campagne de son ex-compagnon, ne ménageant ni son temps ni les kilomètres.





La "relève" du PS : Najat Vallaud-Belkacem est la chauffeuse de salle des meetings du candidat Hollande.
Elle est adjointe au Maire de Lyon.
Hier, elle s'est juchée sur le camion du MJS pour dynamiser l'ambiance. Elle a déjà de nombreux admirateurs.





Cette femme est restée très longtemps, immobile, brandissant son affiche.
Dans ses yeux, j'ai lu un immense espoir.
C'est l'image que je garderai de ce rassemblement.

mardi 1 mai 2012

Porte-bonheur

Via Coco

samedi 14 avril 2012

La prudence n'attend pas...

Ils sont beaucoup plus jeunes que moi et m'incitent à moins d'enthousiasme !
Discussion enflammée mardi dernier at home autour de la présidentielle : j'argue de ma (trop) longue expérience en matière d'élections pour expliquer que, cette fois, ça me semble "plié" et m'appuie (que n'ai-je pas fait ?) sur les sondages, toutes officines confondues.
J'ai beau tonitruer que, de bonne mémoire, jamais les sondages à si peu de jours n'ont été infirmés* (en 2002, dans la semaine précédent le 1er tour, la poussée de Le Pen se confirmait) et que, avec de tels écarts, rien ne pouvait plus, maintenant, démentir les pronostics, j'ai droit à une leçon de prudence digne de vieux routards de la politique.
Je finis par botter en touche, disant que, décidément, ces gens de gauche sont bien tous le mêmes : ils adorent se faire peur.

*Depuis, et pas plus tard que jeudi, 4 instituts (y compris certain, inféodé, dit-on au pouvoir actuel) ont relevé une nette progression du candidat Hollande, qui reste le grand favori du 2ème tour...

Samedi 13h58 : et de 5 !

vendredi 13 avril 2012