Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)

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mercredi 10 octobre 2012

lundi 8 octobre 2012

Le fond de l'air m'effraie


Policiers ripoux à Marseille, démantèlement d'un réseau terroriste, violence scolaire, lynchage meurtrier, "déblatérations" valant bien néologisme de Jean-Marie François Copé, la période ne donne guère lieu aux exultations.



La rentrée, d'autres préoccupations, une activité plus soutenue, ont pour effet une mise en veilleuse de ce blog.
Il y a aussi quelque lassitude, le sachant assez peu suivi.
Il est vrai que cette gazette est "généraliste", les blogs les plus lus étant, sauf ceux rédigés par des célébrités, plus "spécialisés". En fait, je devrais en avoir plusieurs : l'un consacré au cinéma, l'autre à la musique, un troisième à l'humour, et ainsi de suite. Cela représenterait trop d'efforts pour qui, comme moi, n'est pas encore rangé des pianos.

Sergueï Rachmaninov
Il y a, à la morosité ambiante, quelques consolations : la perspective d'un prochain voyage italien (oui, encore, mais point seul !), la lecture (à un rythme beaucoup plus soutenu ces temps-ci), le temps partagé avec les amis, ou des bonheurs inespérés comme ce CD qui accompagne la dernière livraison de Diapason, revue à laquelle je suis abonné depuis fort longtemps. Ce sont des enregistrements dépoussiérés numériquement de Serge Rachmaninov lui-même, qui fut, certes, le compositeur que l'on sait, mais aussi un extraordinaire pianiste.
Les pièces qui composent le disque ont été enregistrées entre 1925 et 1942, et nombre d'entre elles laisse pantois : la 3è Ballade de Chopin, "interprétée" dans tous les sens du terme, des valses du même Chopin jouées sans les affèteries qui les accompagnent trop souvent, du Schumann (le Carnaval, pas moins !), du Bach, du Liszt, du Tchaïkovski, du Schubert et, cerise sur le gâteau, une très belle mélodie d'Orfeo et Euridice de Gluck arrangée pour le piano par Sgambati.
82 minutes pour oublier que rien ne va tout autour de nous.

vendredi 28 septembre 2012

Bach | Isabelle Faust

Le deuxième CD vient de sortir.
En attendant :

samedi 22 septembre 2012

Si on valsait ?

dimanche 9 septembre 2012

Ave César (et Franck)

Cette interprétation de la sonate pour violon et piano, ah, comment dire ? J'en possédais l'enregistrement sur disque noir, disparu un jour funeste dans une caisse qui contenait d'autres trésors : la Sernam m'accorda une piètre indemnisation ; haine tenace.

jeudi 9 août 2012

Incunables

J'ai trouvé à la Dame Blanche, rue de la Montagne Ste Geneviève, un LP du Concerto pour violon de Brahms par Yehudi Menuhin sous la baguette de Furtwängler.
Le violoniste joue la cadence écrite par Kreisler : c'est totalement hallucinant !
Je ne sais pourquoi, j'ai pensé à... Jimi Hendrix ! 
Heavy Metal, now :

 Si Dieu existe...


lundi 6 août 2012

Haute fidélité

Ces temps somnolant sont propices à la concrétisation de ces petits projets que l'on faisait en période dite "active". On a tout le temps de faire ce que l'on remettait à plus tard, ces petits travaux destinés à corriger les petites anomalies détectées ça et là quand le regard, oisif, balaie l'univers immédiat. Ici, un bibelot à déplacer, là, une tache sur le revêtement mural, un peu plus loin, une disposition d'objets inadéquate. Dans la catégorie "tâches différées", ma platine Thorens attendait que je veuille bien lui accorder toute l'attention requise. J'ai procédé à un réglage minutieux du bras de ce tourne-disques et calibré correctement la sortie "phono" de mon amplificateur. On sait qu'un véritable audiophile préfèrera le son analogique au numérique. S'il fallait m'en convaincre, l'écoute de la 1ère symphonie de Brahms, hier, via les deux supports, ne laisse subsister le moindre doute : le son délivré par la cellule (Ortofon) de la platine à disques noirs est opulent et précis à la fois, quand celui dispensé par le CD est plus contraint, engoncé, "compact" (et oui !). Les jeunes oreilles ne connaissent que les sons compressés de ces disques précisément compacts, ou, pire, du MP3. Un ami vient de m'offrir quelques disques microsillons à l'état du neuf, dont ces Brahms dirigée, dans les années soixante-dix par un chef prématurément disparu du nom de Istvan Kertesz, dont Georg Solti pensait qu'il serait l'un des plus grands chefs de l'histoire. Les symphonies sont réunies dans un coffret Decca, Kertesz dirigeant le Philharmonique de Vienne quand   cette phalange était à son meilleur.
Le "son Decca", célébré par les amateurs exigeants donne tout son sens au label "Haute Fidélité" apposé, mais en anglais, sur l'image de couverture.

Quand je n'étais encore qu'un jeune élève-pianiste, vers douze ou treize ans, je me rendais régulièrement chez un voisin, vénérable vieillard féru de musique enregistrée, qui m'accordait le privilège d'auditions "au salon" au moyen d'un matériel des plus perfectionnés auquel il consacrait une part non négligeable de sa retraite. Le son, traité par un puissant ampli à lampes, jaillissait de deux imposantes enceintes Cabasse, marque française qui fait encore autorité de nos jours.
Nous nous installions dans les fauteuils Voltaire pour écouter religieusement une œuvre du répertoire.
De temps à autre, l'audiophile, d'un geste de la main, soulignait un passage du morceau, indiquant par là que son installation faisait honneur à tel solo ou tels pizzicati de violons.
Jamais, cependant, il ne se serait levé pour faire réentendre ce qui faisait sa félicité : l’œuvre devrait s'apprécier dans son intégralité, comme au concert.
C'est en lisant les carnets de Sviatoslav Richter que ces moments de grâce me sont revenus : le grand pianiste russe invitait des amis, le soir, à de telles séances.
Après le dîner, tout le monde s'installait confortablement pour écouter des disques, en débattre après l'audition avec le Maître dont on sait qu'il avait la dent dure.
C'était en des temps où la télévision, ce divertissement si ordinaire, n'avait pas envahi les foyers. Je doute même, qu'en nos temps, il l'eût laissée entrer chez lui.
Je me souviens des heures passées, dans ma chambre d'adolescent, à écouter de la musique sur mon électrophone. Je disais alors, car j'étais déjà sinistre, que j'adorais écouter de la "musique en chambre". cette pratique permettait de s'adonner à la lecture, à laquelle, aujourd'hui, la télévision et ses dérivés ne laissent aucune chance.
Sans ordinateur, autre prédateur, je retrouve ces jours-ci ces plaisirs démodés.
Interrompre ma lecture pour aller retourner le disque ne m'irrite pas : je rajeunis. 


vendredi 3 août 2012

jeudi 2 août 2012

Vingt ans déjà



Dans l'état où se trouve la chanson française, il est bon de se souvenir. Vingt ans aujourd'hui que disparaissait Michel Berger : un artisan talentueux, un "son", une manière uniques. Certes, les orchestrations ont vieilli (ah, ici, ces roulements de tambour en fin de titre !), mais la veine mélodique et harmonique tient fort bien le coup.

samedi 28 juillet 2012

Bonus

Peut-on dire d'une pièce classique qu'elle est "tube" ? C'est le Concerto que j'évoque ci-dessus, joué par un interprète inégalable, sous la baguette d'un immense chef !

mardi 17 juillet 2012

Carax, pourquoi faudrait-il aimer ?

Plongée en apnée, dimanche, au Max Linder pour une séance du film de Leos Carax (ou Leo Scarax, si on veut, hein !) Holy Motors, estampillé ***** par la critique intelligente, des "Cahiers" à Télérama en passant par Libé, auxquels il m'arrive fréquemment de faire confiance, et que je maudis pour le coup.
Donc, M. Carx bénéficie du statut, par décret, de "cinéaste-génial-maudit", ce qui lui permet, à fort coût apparemment, de nous offrir (prosternons-nous !) cette œuvre que d'aucuns qualifieront de sublime, novatrice, et que, pour ma part, en accord avec mon compagnon d'épreuve, je me permets de trouver absconse et empreinte d'un onanisme intellectuel en majesté.
Difficile de résumer le propos. Ce que j'en ai compris (car il m'arrive d'être très bête), c'est que Son Génialissime nous narre (si on suit le fil) la journée d'un certain M. Oscar (eh, eh !), au cours de laquelle il "joue" différents personnages à titre, semble-t-il, purement gratuit. Un acteur du cinéma de la vie ? Un tueur à gages ? On ne le saura pas.
La vie c'est du cinéma, le cinéma c'est la vie (vieux slogan des années 70), soit.
Il y a donc plein de films dans le film, où des Altman et (j'ose !) des Lelouch ne reconnaitraient pas leurs petits.
M. Oscar est donc tour à tour mendiant, patron du Cac 40, cyber-monstre, père aimant mais vigilant, et retrouve en fin de film sa petite famille... de chimpanzés.
Il y a même une scène où l'on peut apprécier (façon de parler) en gros plan(t) le sexe en érection de l'acteur principal (Denis Lavant), en allégorie subliminale, qui fait : 1) rigoler 2) se gausser 3) pouffer (rayer la mention inutile.
Rire, se gausser, pouffer, certains spectateurs de la mezzanine adorée du Max Linder, ne s'en privent pas tout au long (ah, oui, pour long, ça l'est) de cette Œuvre (j'ai mis une majuscule pour faire plaisir à l'intelligentsia) dont on dira que, oui, elle contient quelques très beaux plans et quelques scènes visuellement magnifiques, dont l'une, filmée à la Samaritaine en déshérence, avec l'icône gay Kilie  Minogue qui chante, fort bien, "Who were we ?", chanson magnifiquement arrangée par Andrew Skeet, seul moment où mes sens musicaux, jamais en sommeil, trouvent leur bonheur.
C'est d'ailleurs tellement agréable à écouter que je vous l'insère plus bas, avec, en bonus, des photos du Film (oui, majuscule..., voir plus haut).
En sortie de séance, nous nous regardons. Chacun redoute le verdict de l'autre : et s'il avait trouvé ça génial ?
Fort heureusement, notre verdict tombe simultanément, en soulagement, que vient étoffer une bonne nouvelle sur le téléphone rallumé.
Le soir, avec un poulet dominical, et un visiteur bienvenu, "L'homme aux colts d'or" d'Edward Dmytryk, western hautement psychologique et ambigu (les mordus savent en quoi), porté par Henry Fonda, Anthony Quinn et Richard Widmark, sauve ma journée cinématographique.
Bon allez, musique !


Et cinéma !

dimanche 8 juillet 2012

samedi 7 juillet 2012

samedi 30 juin 2012

Avant la pause

J'aurais pu choisir "Partir", de ce cher Julien, mais préfère finalement ce que l'on pourrait me chanter avec un peu de sentiment, pour qu'une douce voix m'accompagne sur mes chemins de traverse.

jeudi 28 juin 2012

Ce devait être bien...

de chanter avec Astor Piazzola. "Loco Loco" est une chanson du maestro argentin. "Le cœur volcan" est une composition originale. 

mardi 26 juin 2012

SylGazette de retour

Une fin d'année scolaire à l'Atelier Musical (voir ci-dessous), spectacle, auditions et goûters festifs, auxquels se sont ajoutés le séjour d'un ami à Paris et les agapes inhérentes, la visite du Musée d'Orsay (j'y reviendrai), les balades dans la capitale quand le temps le permettait (avec halte rituelle dans le jardin du Musée Rodin), de joyeuses parties de Trivial Pursuit et autre Scrabble... comment voulez-vous que j'aie pu trouver le temps de bloguer ?
L'ami sur le départ, la tension à l'école retombant, je reprends le fil de notre conversation.
Avec, pour la bonne humeur, ces enfants chantant, lors du joyeux spectacle du 9 juin à l'Alhambra.
La vie m'offre plein de cadeaux ces temps-ci :

dimanche 10 juin 2012

Heu-reux !

Ils parviendront toujours à m'épater, ces élèves encore enfants : lors du dernier cours, la veille du spectacle, l'invention de Bach, déjà périlleuse, est jouée à une allure folle, savonnée, le Passepied de Debussy est encore approximatif, trop rapide aussi.
Quand vient le moment fatidique, sous les projecteurs de l'Alhambra, la magie opère : le tempo est juste, enfin ; le gamin sort de scène, euphorique ; son œil dit "t'as vu, hein ?". Quant à Debussy, Lola, 14 ans, l'aura servi avec grâce et talent. Ils furent ovationnés. C'était bien mérité. Je suis fier d'eux. Ça doit se voir sur la photo.

Photo Elliott Covrigaru

mercredi 6 juin 2012

Lugansky / Rachmaninov : version "officielle"

Après la version "touriste", voici le 3ème par Lugansky enregistré pour la RAI avec le chef Roberto Abbado et l'orchestre de la chaîne de télévision  italienne :

samedi 2 juin 2012

Rachma l'invincible

2008 : Luganski, ,filmé par un vidéaste amateur,  choisit le piano du concert du soir, au cours duquel il jouera le redoutable 3ème Concerto de Rachmaninov sur la scène du Parc de Florans, à La Roque d'Anthéron.
Leçon :