Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
samedi 30 août 2008
vendredi 29 août 2008
Tout est relatif
Récemment une célèbre animatrice radio états-unienne fit remarquer que l'homosexualité est une perversion. « Cest ce que dit la Bible dans le livre du Lévitique, chapitre 18, verset 22 : « Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme : ce serait une abomination » C'est clair, non ? « La Bible le dit. Un point c'est tout. », affirma-t-elle.
Quelques jours plus tard, un auditeur lui adressa une lettre ouverte qui disait :
« Merci de mettre autant de ferveur à éduquer les gens à la Loi de Dieu. J'apprends beaucoup à l'écoute de votre programme et j'essaie d'en faire profiter tout le monde. Mais j'aurais besoin de conseils quant à d'autres lois bibliques.
Par exemple, je souhaiterais vendre ma fille comme servante, tel que c'est indiqué dans le livre de l'Exode, chapitre 21, verset 7. A votre avis, quel serait le meilleur prix ?
Le Lévitique aussi, chapitre 25, verset 44, enseigne que je peux posséder des esclaves, hommes ou femmes, à condition qu'ils soient achetés dans des nations voisines. Un ami affirme que ceci est applicable aux mexicains, mais pas aux canadiens. Pourriez-vous m'éclairer sur ce point ? Pourquoi est-ce que je ne peux pas posséder des esclaves canadiens ?
Je sais que je ne suis autorisé à toucher aucune femme durant sa période menstruelle, comme l'ordonne le Lévitique, chapitre 18, verset 19. Comment puis-je savoir si elles le sont ou non ? J'ai essayé de le leur demander, mais de nombreuses femmes sont réservées ou se sentent offensées.
Jai un voisin qui tient à travailler le samedi. L'Exode, chapitre 35, verset 2, dit clairement qu'il doit être condamné à mort. Je suis obligé de le tuer moi-même ? Pourriez-vous me soulager de cette question gênante qu'une quelconque manière ?
Autre chose : le Lévitique, chapitre 21, verset 18, dit quon ne peut approcher de l'autel de Dieu si on a des problèmes de vue. J'ai besoin de lunettes pour lire. Mon acuité visuelle doit-elle être de 100% ? Serait-il possible de revoir cette exigence à la baisse ?
Un dernier conseil. Mon oncle ne respecte pas ce que dit le Lévitique, chapitre 19, verset 19, en plantant deux types de culture différente dans le même champ, de même que sa femme qui porte des vêtements faits de différents tissus, coton et polyester. De plus, il passe ses journées à médire et à blasphémer. Est-il nécessaire d'aller jusqu'au bout de la procédure embarrassante de réunir tous les habitants du village pour lapider mon oncle et ma tante, comme le prescrit le Lévitique, chapitre 24, verset 10 à 16 ? On ne pourrait pas plutôt les brûler vifs au cours dune réunion familiale privée, comme ça se fait avec ceux qui dorment avec des parents proches, tel qu'il est indiqué dans le livre sacré, chapitre 20, verset 14 ?
Je me confie pleinement à votre aide. Merci de nous rappeler que la parole de Dieu est éternelle et immuable. Un point c'est tout... »
Passionnément cinéma
Depuis, ma passion n'a cessé de croître, et l'installation que vous voyez sur les photos est obsolète.
Depuis mercredi, je suis passé au Full HD, faisant l'acquisition d'un projecteur "nouvelle génération" qui délivre des images à faire pâlir plus d'une salle de cinéma (je pense à certaines salles de taille réduite du Quartier Latin aux copies généralement en piteux état).
Pour l'anecdote, voici le lien vers l'installation telle qu'elle se présentait en avril 2005 : (clic).
Depuis, les enceintes surround ont été changées et placées en hauteur (comme au cinoche), lecteur dvd, amplificateur et enceinte centrale (dialogues) ont été changés.
Pour permettre au nouveau projecteur (Panasonic PT AE2000) d'atteindre toutes ses capacités, j'attends un lecteur Blu Ray de même marque capable aussi d'"upscaler" les dvd "classiques" en 1080p.
Pour l'heure, avec le lecteur sd, l'image est proprement bluffante.
jeudi 28 août 2008
Nico le Rouge.
Taxer le capital pour financer le RSA est la solution la plus juste.
Dont acte.
mercredi 27 août 2008
mardi 26 août 2008
Faits d'été
Hier, je me suis fait la "Pathétique" de Beethoven intégralement sans trop d'accrocs, un mouvement d'une sonate de Mozart (celle en sib, vous savez) et un peu de Coudène, ce qui ne m'était arrivé depuis belle lurette.
Le pire, c'est que j'y ai pris plaisir.
J'avais, il y a quelques années, commis des "thèmes" en mode "musique de film".
A les rejouer, j'y ai trouvé des influences diverses, de Chopin à... Maurice Jarre (le père de l'autre) ou John Williams en passant par Morricone.
Les compositeurs de b.o ne sont pas tellement à la fête par les temps qui courent, les films étant truffés de musiques "empruntées" : standards de la pop, du Rythm and Blues (le vrai, hein !) ou de musique classique (voir "Valse avec Bachir" et presque tout le reste).
Je n'ai pas renoncé à écrire un jour pour le cinéma.
Les habitués de cette gazette n'en seront pas surpris, tant elle mêle étroitement les 2 arts.
Je fais dimanche, en bonne compagnie, un aller-retour Paris-Londres pour applaudir Lang Lang aux "Prom's".
Les "Prom's" de Londres, sont des concerts organisés pendant tout l'été au Royal Albert Hall par la BBC dans une ambiance bien différente de celle, un peu "cucul la praline" qui règne ici dans ce genre de manifestations.
Aux "Prom's" (concerts-promenade), le public, en t'shirt et jean voire short, est composé d'ultra passionnés et se manifeste bruyamment, hurlant, sifflant, applaudissant à s'enfler la paume des mains.
Ce qui correspond bien à l'idée que je me fais de la "grande" musique qui doit être vivante.
Apparemment, les allemands (voir la vidéo des Labeque Sister's plus bas) ont compris le truc, certains concerts s'y déroulant en mode "Woodstock".
On peut déplorer que les concerts français n'aient pas la même couleur ; encore faudrait-il disposer du public adéquat.
C'est dans cet esprit que j'ai créé l'Atelier Musical : faire de nos élèves d'authentiques "musiciens".
Je parle de "musiciens du coeur", auxquels on ouvre les oreilles sur autre chose que la "muzak" distillée sur les ondes, formatée, prétendument "easy" (comme si Mozart ne l'était pas !).
Un très faible pourcentage fera une carrière de professionnel : peu importe, si l'on réussit à transmettre la passion.
Je n'étais pas le dernier, à l'école, à "mettre la zone" dans les cours d'éducation musicale : cette manière d'enseigner a fait des ravages, didactique, "magistrale" sur le mode "Beethoven c'est bien, Britney Spears c'est pas bien" (pour mon époque remplacez par "The Beatles" !).
Vaste problème que je ne règlerai pas tout seul, hélas.
Quand comprendront-ils ?
En attendant, je me prépare à la rentrée regonflé, plus enthousiaste que jamais.
lundi 25 août 2008
Buzz*, biz, et révolution.
Cette fois, c'est son comportement à Kaboul lors de l'hommage aux gamins de 20 ans venus se faire flinguer en terre inhospitalière qui crée le scandale.
Le chef de l'état (oui, il faut s'y faire !) se met en scène, pérore, ricane, en un moment où la dignité est plus que jamais de mise.
La vidéo (pourtant extraite du journal de France 2 qui n'a pas cru bon de relever ce comportement étrange) fait donc parler d'elle dans les gazettes ce matin et ne devrait pas arranger les rapports entre l'homme aux Ray Ban et l'armée dont il est le chef.
D'ici à ce que les militaires nous concoctent un coup d'état pour mettre la gauche au pouvoir, on n'a pas fini de marcher sur la tête dans ce pays.
J'écoutais Olivier Besancenot ce matin sur Inter en compte-rendu de la dernière réunion de la future ex-LCR qui va se fondre dans un nouveau parti anticapitaliste.
Moi, j'étais vachement au courant : c'est au Caveau de la République que les conjurés ont, il y a quelques mois, jeté les bases de ce mouvement où devraient converger la gauche dite "radicale" (rien à voir avec les radicaux, faut suivre !) et les "alter", mais sans L.O., bref, y'a du boulot quand même.
La grande question (posée en d'autres termes par un auditeur) porte sur l'attitude vis à vis des "socialos" (comprendre social-traîtres) dans les rangs desquels, il n'est pas inutile de le rappeler, il y a des "gauchistes" en nombre suffisant pour influer sur un congrès, mais qui tiennent quand même à conserver leur petit confort (un siège de sénateur par exemple, n'est-ce pas, J.Luc ?).
Donc, si l'on comprend bien, une seule solution selon notre sympathique postier : "une bonne vieille révolution" !
Je vous le dis en confidence, je ne suis pas vraiment contre ; mais il suffit de regarder autour de soi, d'ouvrir un peu les oreilles, pour constater une résignation, un individualisme qui annoncent mal un rassemblement de nature à effrayer la petite maffia qui tient les rênes du pouvoir.
Les français sont en train de laisser se déliter leur bien le plus précieux, la démocratie, sans broncher : c'est l'hebdomadaire "crypto-centriste" (!) Marianne qui développait sur cette question dans son avant-dernier numéro et il est intéressant de constater que c'est le magazine créé par J.F Kahn qui, aujourd'hui, s'oppose à N.Sark beaucoup plus efficacement que le Nouvel Obs' ou Libé, et avec quelle virulence !
Il y a donc un espoir que Besancenot fasse sa révolution avec Bayrou !
Je rigole tout en jaunissant avant de passer au vert de la rage.
Selon Marianne toujours, l'Elysée se défonce pour redorer le blason d'un président auquel ces premiers mois (un siècle !) d'exercice de la magistrature suprême n'ont pas conféré, c'est le moins qu'on puisse dire, une stature d'homme d'état.
Leur nouveau truc, c'est Carla : depuis la visite à Londres en tailleur sobre mais tellement chic, il veulent faire le "buzz"* sur le côté "so Jackie Kennedy" de la pddf**.
C'est oublier qu'on nous a déjà fait le coup lors de l'intronisation (le mot n'est pas innocent) du président.
Rappelez-vous la mise en scène avec le petit dernier (John John ?!), la larme sur la joue de l'épouse essuyée d'un geste tendre (alors qu'ils ne pouvaient plus se sentir) et la musique de l'aïeul (Albeniz) en fond sonore.
La différence étant qu'à l'époque, la ppdf s'appelait Cécilia.
Je ne veux pas faire de peine aux "communicants" du palais présidentiel, mais le peuple, même anesthésié par Closer, Match et autres VSD, va avoir du mal à avaler la potion.
Bernadette, reviens !
Puisque vous y tenez, et pour ceux que le "buzz"* n'a pas encore atteint, voici la vidéo qui fait (une de plus) tâche :
Ah, oui, autre chose : pour fêter le glorieux comportement de nos athlètes au J.O (paraît qu'il faudrait dire "Beijing", nouvelle connerie à la mode), l'ineffable Roselyne Bachelot ira au prochain conseil des ministres chaussée de "crocs" roses comme elle s'y était engagée si la France remportait 40 médailles (c'est le cas, wow !).
Les "crocs" sont ces sabots infâmes dont j'ai déjà parlé ici, à côté desquels les tongs sont une merveille d'esthétique.
La dame en question a un peu oublié qu'elle était aussi Ministre de la Santé, préférant assister à la cérémonie d'ouverture des Jeux chez nos amis chinois, que de participer à la Conférence Mondiale sur le Sida à Mexico.
La classe !
* buzz : qui circule avec succès
** ppdf : première dame de France
dimanche 24 août 2008
Critique sympa
Visitez son blog et guettez ses émissions sur Paris Première : c'est un... régal !
Et quand François Simon dîne chez Johnny...
Le piano de Julien
Les parisiens pourront voir le nouveau spectacle du chanteur en janvier prochain au Casino de Paris.
Site officiel :CLIC
Poulenc et les 2 soeurs
N'y aurait-il qu'en France, pays si peu musicien, que selon un jeune camarade, les concerts sentent le vieux, le pipi et le parfum ?
Il s'agit ici d'un "clip" mixant les 3 mouvements ; et le réalisateur connait son métier... et la musique !
La différence d'ambiance avec les concerts de chez-nous ne manquera pas d'en interpeller certains.
Le concert de Lang Lang, aux "proms" de Londres dimanche prochain devrait confirmer la cruelle comparaison.
Ordonnance
Ce remède est salvateur : il dissipe migraines, gueules de bois consécutives aux regards portés sur le monde qui nous entoure et toutes irritations quotidiennes.
Attention aux boulimiques d'images qui bougent : il n'y en a pas.
Juste le chœur des anges.
W.A. Mozart - Concerto n° 15 pour piano et orchestre, 3è mouvement.
samedi 23 août 2008
Déjà grand !


Ce pianiste russe a remporté les plus grands concours internationaux, obtenu son diplôme d'avocat à 17 ans (!) et parcourt actuellement le monde, suscitant l'enthousiasme des mélomanes grâce à une technique époustouflante doublée d'une belle sensibilité.
Il nous a ravi, mercredi dernier au Festival International de Piano de La Roque d'Anthéron, avec un programme consacré à Beethoven et Scriabine, enchaînant les bis avec une bonne humeur communicative, que l'on a pu, mon camarade de festival et moi-même, vérifier à l'hôtel le lendemain matin, où nous pûmes échanger quelques mots avant son départ.
Des mots de gratitude pour le bonheur reçu la veille.
Un nom difficile qu'on retiendra.
A quand des Olympiades du piano ?
Performances en hauteur
Performance en hauteurs
Accepter de crapahuter sur un massif provençal aux aurores avec un élève beaucoup plus jeune, féru de tous les sports de la création, c’est donner matière à un juste ( ?) retour de bâton : le prof plus-tout-jeune se verra ainsi moqué pour avoir « calé » avant le dernier effort, celui qui permet d’accéder au sommet d’où l’on peut profiter de ce panorama convoité.
Las, essoufflé, dégoulinant de sueur, le quinquagénaire doit renoncer aux derniers mètres, cette pente abrupte que le jeunot vous escalade, lui, en quelques foulées bondissantes.
On a droit alors à un regard dénué de compassion, narquois, où passent les gammes et exercices imposés tout au long de l’année dans la chaude sécurité d’une salle de cours, loin des mouches, moustiques et autres guêpes qui ont jeté leur dévolu sur vous et sur nul autre.
Magnanime toutefois, le vaillant alpiniste des Alpilles veut bien concéder que, la prochaine fois, une préparation en site urbain pourra être profitable.
Je vais, tout l’hiver à Paris, marcher, marcher, marcher.
Et, l’an prochain, je vaincrai la montagne impitoyable.




