Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)
mercredi 12 mars 2008
mardi 11 mars 2008
Bonjour Modem, bonjour messieurs
Regardant, écoutant Madame de Sarnez, dimanche soir sur les plateaux télé avec l'ami Mag, je me disais que B. Delanoë ne pouvait s'allier avec ces centristes du Modem en attrape-bobos parisiens ayant gardé encore un peu de droite dans leur coeur.
Le spectacle donné par le "centre" dans ce pays depuis mai 2007 est assez hallucinant : entre Modem, "Nouveau centre" (anciens bayrouistes ayant tué le père), "Divers droite" (dont les derniers poilus du giscardisme) et "Nouvelle gauche" (les "blairistes" de Bockel qui lui, a lâché le PS) on y perd son latin politique.
Bertrand a sonné le glas des illusions "centristes" de Sarnez, au risque, peut-être, de voir s'échapper la victoire dans le Vème de Tibéri où Philippe Meyer, l'animateur de France Inter avait annoncé qu'il se maintiendrait ou peut-être pas, on verrait, symbolisant à lui seul ce que centriste veut dire.
Delanoë a donc tranché, balayant les actes d'allégeance du modem parisien, préférant croire que les électeurs de ce petit parti qui se veut "charnière" sauront, dimanche, se rallier à son panache (il en a !) blanc pour battre Tibéri dans son fief.
Le PS de BD, à Paris, vu son triomphe, pouvait même administrer seul la capitale.
Or, Delanoë a tout de même fait quelques concessions aux "Verts" (de sacrés politiques, ceux-là !), car on ne peut dénoncer l'omnipotence d'un parti à la tête de l'état et pratiquer chez soi l'hégémonie.
Ailleurs, pour reprendre un bon mot entendu je ne sais plus où, la "danse du centre" a commencé pour s'achever ce soir, date limite de dépôt des listes pour le 2ème tour.
A Marseille, le Modem s'allie au PS Guérini (vas-y mémé !) pour mettre à bas Gaudin : on applaudit (un peu à contre-coeur) et on croise les doigts.
A Pau, Bayrou, fragile, reçoit le soutien de... Juppé.
Partout dans le pays c'est le même topo, le partitounet du béarnais essayant de jouer les charnières au risque de brouiller à jamais son image.
Delanoë l'a compris et la joue fine, se démarquant en cela de Ségolène : on peut dire que la bataille pour la conquête du PS a réellement commencé.
Le spectacle donné par le "centre" dans ce pays depuis mai 2007 est assez hallucinant : entre Modem, "Nouveau centre" (anciens bayrouistes ayant tué le père), "Divers droite" (dont les derniers poilus du giscardisme) et "Nouvelle gauche" (les "blairistes" de Bockel qui lui, a lâché le PS) on y perd son latin politique.
Bertrand a sonné le glas des illusions "centristes" de Sarnez, au risque, peut-être, de voir s'échapper la victoire dans le Vème de Tibéri où Philippe Meyer, l'animateur de France Inter avait annoncé qu'il se maintiendrait ou peut-être pas, on verrait, symbolisant à lui seul ce que centriste veut dire.
Delanoë a donc tranché, balayant les actes d'allégeance du modem parisien, préférant croire que les électeurs de ce petit parti qui se veut "charnière" sauront, dimanche, se rallier à son panache (il en a !) blanc pour battre Tibéri dans son fief.
Le PS de BD, à Paris, vu son triomphe, pouvait même administrer seul la capitale.
Or, Delanoë a tout de même fait quelques concessions aux "Verts" (de sacrés politiques, ceux-là !), car on ne peut dénoncer l'omnipotence d'un parti à la tête de l'état et pratiquer chez soi l'hégémonie.
Ailleurs, pour reprendre un bon mot entendu je ne sais plus où, la "danse du centre" a commencé pour s'achever ce soir, date limite de dépôt des listes pour le 2ème tour.
A Marseille, le Modem s'allie au PS Guérini (vas-y mémé !) pour mettre à bas Gaudin : on applaudit (un peu à contre-coeur) et on croise les doigts.
A Pau, Bayrou, fragile, reçoit le soutien de... Juppé.
Partout dans le pays c'est le même topo, le partitounet du béarnais essayant de jouer les charnières au risque de brouiller à jamais son image.
Delanoë l'a compris et la joue fine, se démarquant en cela de Ségolène : on peut dire que la bataille pour la conquête du PS a réellement commencé.
Comme un chanteur bienheureux...
Ce que l'on appelle maintenant "nouvelle scène" (?), le terme succédant à "nouvelle chanson française" qui a fait son (long) temps, ces chanteurs que l'on entend sur Inter plus que sur NRJ, rendent un hommage au chanteur mort connement le 11 mars 1978 en redressant une applique de guinguois dans sa salle de bains dans un album intitulé "Claude François autrement dit".
L'expérience me laisse quelque peu perplexe : même si je fus "fan" à 15 ans et que ça laisse des traces, il faut bien reconnaître avec le recul que peu de chansons du bondissant "CloClo" résistent réellement au temps qui court.
Hormis le planétaire "Comme d'habitude", il faut beaucoup de persévérance pour dénicher de vrais bijoux dans le répertoire du ludion bondissant dont la qualité essentielle, à mon avis, résidait dans une science du spectacle (au sens large) hors du commun.
Les "jeunes" chanteurs sont allés chercher des chansons peu convaincantes : "Une petite larme m'a trahi", repris par Jeanne Cherhal, par exemple, ne présente aucun intérêt.
La plupart des titres choisis sont des adaptations de succès anglo-saxons chantés le plus souvent dans des interprétations frisant l'amateurisme, semblant choisis à pie ou face dans une production pourtant pléthorique qui recèle quelques perles.
Voix à la limite de la justesse et orchestrations d'une platitude désolante se succèdent, nos chanteurs réussissant l'exploit de rendre lugubres des chansons qui n'étaient que des "bulles de savons" : le "Même si tu revenais" d'Adrienne Pauly décrochant le pompon, sabotant l'un des meilleurs titres (made in Fance) du blondinet sautillant.
Seuls Vincent Baguian avec une "Chanson Populaire" traitée en mode "Higelin-Trénet" et Alexis HK dans un "Belles, belles, belles" revisité reggae tirent leur épingle du jeu.
On se demande quel est le but de cette expérience que je trouve tout à fait vaine : s'il s'agit d'une "réhabilitation" à l'usage de ceux, lecteurs de Télérama ou auditeurs de Foulquier, qui se pincent le nez à la seule évocation du "chanteur populaire", c'est raté sur toute la ligne ; s'il s'est agi de s'amuser entre potes, raté aussi car il eût fallu un minimum d'attrait pour "l'oeuvre" en question et ça ne transparaît nullement.
Il n'apparaît même pas que ce produit soit destiné à "faire du fric".
Alors pourquoi ?
Extraits :
Du chanteur doté d'une voix souvent horripilante, mais d'une réelle justesse, caractériel selon ses proches, ultra-perfectionniste, excellent danseur et homme de scène avant tout, symbole d'une France opulente et conservatrice, peu "cultivé" mais intelligent, inspiré par les showmen américains (de Sammy Davis à James Brown), je retiens, moi, plutôt, ce genre de chose :
L'expérience me laisse quelque peu perplexe : même si je fus "fan" à 15 ans et que ça laisse des traces, il faut bien reconnaître avec le recul que peu de chansons du bondissant "CloClo" résistent réellement au temps qui court.
Hormis le planétaire "Comme d'habitude", il faut beaucoup de persévérance pour dénicher de vrais bijoux dans le répertoire du ludion bondissant dont la qualité essentielle, à mon avis, résidait dans une science du spectacle (au sens large) hors du commun.
Les "jeunes" chanteurs sont allés chercher des chansons peu convaincantes : "Une petite larme m'a trahi", repris par Jeanne Cherhal, par exemple, ne présente aucun intérêt.
La plupart des titres choisis sont des adaptations de succès anglo-saxons chantés le plus souvent dans des interprétations frisant l'amateurisme, semblant choisis à pie ou face dans une production pourtant pléthorique qui recèle quelques perles.
Voix à la limite de la justesse et orchestrations d'une platitude désolante se succèdent, nos chanteurs réussissant l'exploit de rendre lugubres des chansons qui n'étaient que des "bulles de savons" : le "Même si tu revenais" d'Adrienne Pauly décrochant le pompon, sabotant l'un des meilleurs titres (made in Fance) du blondinet sautillant.
Seuls Vincent Baguian avec une "Chanson Populaire" traitée en mode "Higelin-Trénet" et Alexis HK dans un "Belles, belles, belles" revisité reggae tirent leur épingle du jeu.
On se demande quel est le but de cette expérience que je trouve tout à fait vaine : s'il s'agit d'une "réhabilitation" à l'usage de ceux, lecteurs de Télérama ou auditeurs de Foulquier, qui se pincent le nez à la seule évocation du "chanteur populaire", c'est raté sur toute la ligne ; s'il s'est agi de s'amuser entre potes, raté aussi car il eût fallu un minimum d'attrait pour "l'oeuvre" en question et ça ne transparaît nullement.
Il n'apparaît même pas que ce produit soit destiné à "faire du fric".
Alors pourquoi ?
Extraits :
Du chanteur doté d'une voix souvent horripilante, mais d'une réelle justesse, caractériel selon ses proches, ultra-perfectionniste, excellent danseur et homme de scène avant tout, symbole d'une France opulente et conservatrice, peu "cultivé" mais intelligent, inspiré par les showmen américains (de Sammy Davis à James Brown), je retiens, moi, plutôt, ce genre de chose :
lundi 10 mars 2008
Mon 18ème et mes potes
Dans mon arrondissement, la liste menée par Daniel Vaillant, et sur laquelle figure B.Delanoë, frise l'élection au premier tour avec 49,6 % des voix !
Dans le 17ème voisin, terre de droite depuis Mathusalem, F. de Panafieu fait 44% contre Annick Lepetit (une "battante") qui réussit un exploit avec 36,2 %.
A suivre.
Dans le 3ème, Pierre Aidenbaum que j'ai connu pendant la campagne de 81 (je tractais naïvement à ... Roland Garros !) est réélu maire avec près de 56% des voix.
A Paris, les résultats des listes Delanoë amplifient nettement ceux de 2001.
Excellent bilan de la majorité municipale ajouté à la campagne catastrophique (voire ridicule) de "Panaf" : le résultat n'est guère surprenant.
Dans le 17ème voisin, terre de droite depuis Mathusalem, F. de Panafieu fait 44% contre Annick Lepetit (une "battante") qui réussit un exploit avec 36,2 %.
A suivre.
Dans le 3ème, Pierre Aidenbaum que j'ai connu pendant la campagne de 81 (je tractais naïvement à ... Roland Garros !) est réélu maire avec près de 56% des voix.
A Paris, les résultats des listes Delanoë amplifient nettement ceux de 2001.
Excellent bilan de la majorité municipale ajouté à la campagne catastrophique (voire ridicule) de "Panaf" : le résultat n'est guère surprenant.
Homophobe au tapis
Le député homophobe Christian Vanneste, condamné pour ses propos et néanmoins investi par l'UMP à Tourcoing (Nord) est largement battu par le socialiste Delannoy, élu avec 54% des voix.
Vanneste n'en recueille que 31%.
Champagne party au Queen ce soir ?
Vanneste n'en recueille que 31%.
Champagne party au Queen ce soir ?
Discrétion
Non seulement certains candidats de la majorité ont fait disparaître ou réduire à portion congrue le sigle UMP de leur propagande, mais certains ont cru bon, en prenant un pseudo, d'enfoncer le clou.
Ainsi le candidat de cette formation à Grenoble se fait-il appeler M. De Sans Nicolas.
Nettement distancé par le PS Destot, ça n'aura servi à rien.
Ainsi le candidat de cette formation à Grenoble se fait-il appeler M. De Sans Nicolas.
Nettement distancé par le PS Destot, ça n'aura servi à rien.
dimanche 9 mars 2008
Civiques amitiés

Par les hasards de la vie, deux amis proches votent dans le même bureau que moi.
Les dimanche d'élection sont donc l'occasion de se retrouver et donnent lieu à des "brunch" à la maison quand (ce qui n'est pas le cas aujourd'hui) il n'y a pas de représentation au théâtre l'après-midi.
J'irai voter en fin de matinée avec l'un deux comme à l'accoutumée, tandis que le second viendra en tout début de soirée et regardera avec moi les résultats du premier tour à la télé(sans)vision.
Pas de conflit : nous avons tous trois les mêmes opinions (mais pas toujours les mêmes explications).
Dans mon arrondissement le résultat ne fait aucun doute : la liste conduite par Daniel Vaillant devrait largement l'emporter, voire dès le premier tour si les électeurs, en ce dernier jour de vacances scolaires, ne se démobilisent pas.
C'est toujours chez les sympathisants de la gauche qu'on dénombre le plus d'abstentionnistes.
Ce qui fait bien flipper Delanoë qui redoute des négociations serrées entre les deux tours.
On croise les doigts.
samedi 8 mars 2008
La Moldau, c'est ça :
Puisqu'on me l'a demandé.
"La Moldau" ("Vltava" en tchèque) est la rivière qui traverse Prague.
Elle prend sa source en Bohème pour se mêler à l'Elbe, son confluent après un parcours de 430 km.
Smetana l'exalte dans cette œuvre célèbre, en faisant le symbole de la "mère patrie".
Ici, Raphaël Kubelik dirige le Czech Philarmonic Orchestra :
vendredi 7 mars 2008
Réunion "publique" de R. Dati dans le 7ème arrdt.
Comment l'on empêche l'équipe de "latélélibre" d'enregistrer une réunion "publique" :
Journal de voyage et diapos
Je plaisante : je n'infligerai pas une séance "photos de vacances" à mon lectorat ; lequel, enquête de mon institut personnel à l'appui, mérite mieux.
Il n'y aura donc ici qu'une seule photo "touristique", de celles que des millions de visiteurs ont dû faire avant moi de cette ville de Prague au "passé chargé d'histoire" comme on le lit de toutes les villes dans les dépliants à l'usage de l'étranger de passage.
De l'histoire de Prague, des procès de Prague, du "printemps de Prague", de la tentative Dubcek, de Jan Palach, cet étudiant qui s'immola par le feu en 1969 pour crier la soif de liberté d'un peuple suffoquant, de l'empreinte que le jeune Mozart laissa ici, indélébile, et donc, beaucoup plus tard, du tournage en ces murs du film "Amadeus" par le tchèque Forman, vous pourrez amplement vous documenter en wikipédiant à droite et à gauche.
On n'échappe pas, ici comme à Venise ou à Rome, aux groupes agglutinés autour des édifices obligatoires comme le "pont Charles" ou le "château" où la relève de la garde fait partie des incontournables de tout séjour qui se respecte.
Les italiens, en ce mois de mars, ont envahi la ville, peut-être pour échapper au spectre du revenant Berlusconi prêt à fondre à nouveau sur le pays de Verdi.
J'aurai en définitive entendu parler italien plus que n'importe quelle langue, mon séjour ici démontrant implacablement combien notre langue française s'apparente désormais plus à un dialecte moribond qu'à une langue vivante.
Il suffit pour s'en rendre compte de constater le sourire béat du serveur qui sait dire "au revoir" ou "merci", voire "merci beaucoup" quand le pourboire est jugé digne de courbettes.
En dehors de cela, si vous parlez ni allemand ni anglais (si vous êtes un "français lambda", quoi), vous vous révèlerez fervent émule du mime Marceau.
L'achat un appareil photo numérique dans une boutique du centre-ville, fut, à cet égard, révélateur au point que je me demandai si on n'allait pas lâcher les chiens sur votre serviteur incapable d'énoncer clairement ses desiderata.
Le regard suspicieux du vendeur lorsque je montrai du doigt le "Lumix" convoité, me fit un instant penser que j'allais terminer mon séjour à la manière d'Yves Montand dans "L'aveu" (encore les "procès de Prague").
Fort heureusement, ma "Visa" vint à mon secours en précieux "sésame" international de nature à consolider les liens d'amitié entre les peuples de notre (si) vieille Europe.
La République Tchèque n'est pas encore passée à l'Euro ; ce ne sera chose faite que dans quelques mois et l'on peut encore faire de bonnes affaires au pays de Smetana (mais si, vous savez, le compositeur de la "Moldau" !).
La "Musique" est toujours reine à Prague qui en fut une "plaque tournante" dans les siècles précédents, et surtout aux 18è et 19èmes.
Le soir, il vous sera beaucoup plus facile d'assister à un concert de musique symphonique ou "de chambre" qu'à une démonstration de "tektonic" : on vous distribue à chaque coin de rue des "flyer" vous conviant à une soirée "Mozart" ou, bien sûr, à un programme Smetana-Dvorak, les deux grandes gloires locales.
(Retenu dans ma chambre d'hôtel, lundi, par une "é&=)ào=riknl écfà)o=ç_é*+°@!!!!" migraine qui nous fit rechercher les coordonnées de l'hôpital des étrangers où on doit forcément parler français (p....n de m...e !), je n'ai pu assister au concert envisagé où l'on donnait, entre deux Dvorak, le concerto en fa pour piano et orchestre de Gershwin, sublime et si rarement joué.)
Le "Musée de la Musique", au pied du château, recèle des trésors stupéfiants, dont le "pianoforte" joué par Mozart, des "pianos girafes", des violons "Amati de Crémone", des manuscrits originaux de Beethoven, que j'ai photographiés et montrerai à mes élèves qui n'échapperont pas, eux, à une séance diapos, les veinards !
Hormis l'omniprésence de la musique, ce sont les "cafés" qui auront marqué heureusement cette brève incursion : vastes espaces hauts de plafond, de style souvent "art nouveau", ils sont à mille lieues de nos "brasseries", encore habités par les fantômes d'Einstein, de Kafka, et d'autre illustres clients.
Ici, les serveurs sont éminemment "cinématographiques", aux chemises blanches immaculées, amidonnées, qui ne laissent échapper aucun effluve d'aisselles douteux, suivez mon regard...
On n'attend pour passer commande que le temps nécessaire à la lecture de la carte et tout se passe dans l'efficacité sans cette hystérie qui caractérise aujourd'hui la vie parisienne.
Le chocolat chaud est onctueux, fabriqué selon d'antiques recettes, à des années-lumière de cette poudre que l'on dissout dans de l'eau chaude sous nos latitudes.
Il y a, vu les dimensions de ces endroits, des lieux pour fumeurs ou non-fumeurs et l'odeur des "blondes" ne vous prend pas à la gorge comme ce fut le cas chez nous avant le 1er janvier 2008.
Dans ces "cafés" d'immensité, on trouve sur les tables des carrés de papier et des crayons pour griffonner une symphonie future, l'esquisse d'un chef d'œuvre à venir de toute nature, ou, plus prosaïquement, les coordonnées d'un convive, sans avoir à solliciter "un papier et un crayon" que l'on vous fera attendre des heures durant.
On peut y savourer un authentique "goulasch" à toute heure de la journée ou une délicieuse pâtisserie sortie du chariot promené dans la salle par un serveur tout spécialement affecté à la tâche.
Signe du rayonnement aujourd'hui bien oublié de la France, les cafés et restaurants "bourgeois" s'affichent en noms "français", tels ce "Louvre" que j'ai beaucoup aimé (photos).
Le "restaurant français" de la "maison municipale", chef d'oeuvre "art nouveau", en témoigne, qui bénéficie du label de la "Présidence de la République", comme, en monarchies, ailleurs, l'estampille "royale" atteste du sérieux d'une maison.
J'ajouterai que les prix pratiqués dans ces restaurants et cafés luxueux, réservés aux touristes à l'époque communiste et aujourd'hui accessibles à tout un chacun, sont des plus abordables.
Jusqu'à quand ?
Jusqu'à l'arrivée prochaine, sans doute, de notre euro si fort...
Il n'y aura donc ici qu'une seule photo "touristique", de celles que des millions de visiteurs ont dû faire avant moi de cette ville de Prague au "passé chargé d'histoire" comme on le lit de toutes les villes dans les dépliants à l'usage de l'étranger de passage.
De l'histoire de Prague, des procès de Prague, du "printemps de Prague", de la tentative Dubcek, de Jan Palach, cet étudiant qui s'immola par le feu en 1969 pour crier la soif de liberté d'un peuple suffoquant, de l'empreinte que le jeune Mozart laissa ici, indélébile, et donc, beaucoup plus tard, du tournage en ces murs du film "Amadeus" par le tchèque Forman, vous pourrez amplement vous documenter en wikipédiant à droite et à gauche.
On n'échappe pas, ici comme à Venise ou à Rome, aux groupes agglutinés autour des édifices obligatoires comme le "pont Charles" ou le "château" où la relève de la garde fait partie des incontournables de tout séjour qui se respecte.
Les italiens, en ce mois de mars, ont envahi la ville, peut-être pour échapper au spectre du revenant Berlusconi prêt à fondre à nouveau sur le pays de Verdi.
J'aurai en définitive entendu parler italien plus que n'importe quelle langue, mon séjour ici démontrant implacablement combien notre langue française s'apparente désormais plus à un dialecte moribond qu'à une langue vivante.
Il suffit pour s'en rendre compte de constater le sourire béat du serveur qui sait dire "au revoir" ou "merci", voire "merci beaucoup" quand le pourboire est jugé digne de courbettes.
En dehors de cela, si vous parlez ni allemand ni anglais (si vous êtes un "français lambda", quoi), vous vous révèlerez fervent émule du mime Marceau.
L'achat un appareil photo numérique dans une boutique du centre-ville, fut, à cet égard, révélateur au point que je me demandai si on n'allait pas lâcher les chiens sur votre serviteur incapable d'énoncer clairement ses desiderata.
Le regard suspicieux du vendeur lorsque je montrai du doigt le "Lumix" convoité, me fit un instant penser que j'allais terminer mon séjour à la manière d'Yves Montand dans "L'aveu" (encore les "procès de Prague").
Fort heureusement, ma "Visa" vint à mon secours en précieux "sésame" international de nature à consolider les liens d'amitié entre les peuples de notre (si) vieille Europe.
La République Tchèque n'est pas encore passée à l'Euro ; ce ne sera chose faite que dans quelques mois et l'on peut encore faire de bonnes affaires au pays de Smetana (mais si, vous savez, le compositeur de la "Moldau" !).
La "Musique" est toujours reine à Prague qui en fut une "plaque tournante" dans les siècles précédents, et surtout aux 18è et 19èmes.
Le soir, il vous sera beaucoup plus facile d'assister à un concert de musique symphonique ou "de chambre" qu'à une démonstration de "tektonic" : on vous distribue à chaque coin de rue des "flyer" vous conviant à une soirée "Mozart" ou, bien sûr, à un programme Smetana-Dvorak, les deux grandes gloires locales.
(Retenu dans ma chambre d'hôtel, lundi, par une "é&=)ào=riknl écfà)o=ç_é*+°@!!!!" migraine qui nous fit rechercher les coordonnées de l'hôpital des étrangers où on doit forcément parler français (p....n de m...e !), je n'ai pu assister au concert envisagé où l'on donnait, entre deux Dvorak, le concerto en fa pour piano et orchestre de Gershwin, sublime et si rarement joué.)
Le "Musée de la Musique", au pied du château, recèle des trésors stupéfiants, dont le "pianoforte" joué par Mozart, des "pianos girafes", des violons "Amati de Crémone", des manuscrits originaux de Beethoven, que j'ai photographiés et montrerai à mes élèves qui n'échapperont pas, eux, à une séance diapos, les veinards !
Hormis l'omniprésence de la musique, ce sont les "cafés" qui auront marqué heureusement cette brève incursion : vastes espaces hauts de plafond, de style souvent "art nouveau", ils sont à mille lieues de nos "brasseries", encore habités par les fantômes d'Einstein, de Kafka, et d'autre illustres clients.
Ici, les serveurs sont éminemment "cinématographiques", aux chemises blanches immaculées, amidonnées, qui ne laissent échapper aucun effluve d'aisselles douteux, suivez mon regard...
On n'attend pour passer commande que le temps nécessaire à la lecture de la carte et tout se passe dans l'efficacité sans cette hystérie qui caractérise aujourd'hui la vie parisienne.
Le chocolat chaud est onctueux, fabriqué selon d'antiques recettes, à des années-lumière de cette poudre que l'on dissout dans de l'eau chaude sous nos latitudes.
Il y a, vu les dimensions de ces endroits, des lieux pour fumeurs ou non-fumeurs et l'odeur des "blondes" ne vous prend pas à la gorge comme ce fut le cas chez nous avant le 1er janvier 2008.
Dans ces "cafés" d'immensité, on trouve sur les tables des carrés de papier et des crayons pour griffonner une symphonie future, l'esquisse d'un chef d'œuvre à venir de toute nature, ou, plus prosaïquement, les coordonnées d'un convive, sans avoir à solliciter "un papier et un crayon" que l'on vous fera attendre des heures durant.
On peut y savourer un authentique "goulasch" à toute heure de la journée ou une délicieuse pâtisserie sortie du chariot promené dans la salle par un serveur tout spécialement affecté à la tâche.
Signe du rayonnement aujourd'hui bien oublié de la France, les cafés et restaurants "bourgeois" s'affichent en noms "français", tels ce "Louvre" que j'ai beaucoup aimé (photos).
Le "restaurant français" de la "maison municipale", chef d'oeuvre "art nouveau", en témoigne, qui bénéficie du label de la "Présidence de la République", comme, en monarchies, ailleurs, l'estampille "royale" atteste du sérieux d'une maison.
J'ajouterai que les prix pratiqués dans ces restaurants et cafés luxueux, réservés aux touristes à l'époque communiste et aujourd'hui accessibles à tout un chacun, sont des plus abordables.
Jusqu'à quand ?
Jusqu'à l'arrivée prochaine, sans doute, de notre euro si fort...
samedi 1 mars 2008
vendredi 29 février 2008
Les "ch'tis" cassent la baraque !
Le film de Dany Boon "Bienvenue chez les ch'tis" s'annonce comme l'un des plus grands succès du cinéma français de ces dernières années, laissant derrière lui, au démarrage, le dernier "Astérix".
Gustave Parking l'ayant vu, m'en parlait hier soir comme d'un film drôle mais également sensible et sincère, de la même veine, selon lui que "Le corniaud" de Gérard Oury, ce qui n'est pas rien.
Ce qui expliquerait la "fièvre ch'ti" qui s'empare de l'hexagone depuis mercredi.
Une comédie populaire "honnête" ?!
Je le verrai.
Gustave Parking l'ayant vu, m'en parlait hier soir comme d'un film drôle mais également sensible et sincère, de la même veine, selon lui que "Le corniaud" de Gérard Oury, ce qui n'est pas rien.
Ce qui expliquerait la "fièvre ch'ti" qui s'empare de l'hexagone depuis mercredi.
Une comédie populaire "honnête" ?!
Je le verrai.
Ne "prélude" pas qui veut.
J'ai dit à quel point j'avais apprécié les Rameau, Bach et Couperin du pianiste élégant Alexandre Tharaud : sa vision du "baroque" apportait un souffle nouveau à ce style défendu depuis quelques années par une poignée d'intégristes, les "baroqueux", ne jurant que par "instruments d'époque" et piano en mode clavecin.
Cédant à une Tharaud-mania impulsive, j'ai acheté la dernière production du pianiste français qui "vend".
Ses Préludes de Chopin sortis récemment chez Harmonia Mundi m'ont beaucoup déçu : pourquoi céder au "je surfe sur le succès" de rigueur chez tant de margoulins du cinéma ou de la chanson ?
Tharaud est passionnant quand il revisite sur piano "moderne" les "Baricades (avec un seul "r" !) mystérieuses de François Couperin, mais ces pages romantiques n'apportent strictement rien à une oeuvre largement "rebattue" par les plus grands noms du piano : il suffit d'écouter le vieil enregistrement, légèrement "crachotant" de ce bon vieux Cortot ou l'interprétation écorchée, toute en finesse, de Samson François, pour que la comparaison jaillisse à l'oreille en la défaveur d'Alexandre qui donne l'impression, ici, de "cachetonner".
Seule consolation, sur le même CD, Tharaud permet au plus grand nombre de découvrir le compositeur espagnol Federico Mompou (1893-1987) descendant en droite ligne de Chopin, Debussy, Satie et Fauré (redécouvrir ce dernier, immense musicien).
Et ça, c'est autrement intéressant.
Je donnais un cours à Manuel, hier, qui me fit part de la même déception.
La vérité sort de la bouche des (presque encore) enfants !
Mentir avec les loups
J'imagine le désappointement de Véra Belmont :
"Alors qu'elle avait prétendu que l'histoire qui a inspiré son livre, et le film à succès de Véra Belmont, "Survivre avec les loups", était vraie, la romancière belge Misha Defonseca a avoué, dans une interview publiée vendredi 29 février par Le Figaro, que le récit, présenté comme autobiographique, est en fait une supercherie, une histoire inventée."
Pour en savoir plus : cliquez.
"Alors qu'elle avait prétendu que l'histoire qui a inspiré son livre, et le film à succès de Véra Belmont, "Survivre avec les loups", était vraie, la romancière belge Misha Defonseca a avoué, dans une interview publiée vendredi 29 février par Le Figaro, que le récit, présenté comme autobiographique, est en fait une supercherie, une histoire inventée."
Pour en savoir plus : cliquez.
Schneidermann et ses confrères
"Un jour ou l’autre, tout de même, il faudra bien qu’ils s’expliquent. Tous les confrères journalistes qui, avant l’élection, côtoyaient quotidiennement Sarkozy ; tous ceux qui le retrouvaient au petit matin dans les salles d’embarquement, faisaient cercle autour de lui dans les avions privés, recueillaient ses humeurs et ses confidences ; tous ceux qui essuyaient ses colères, ses caprices et ses plaisanteries ; tous ceux-là, vraiment, n’avaient-ils rien vu ?"
La suite ici.
La suite ici.
Culture : état des lieux
"Nous étions prévenus. Pour la culture aussi, Nicolas Sarkozy veut la rupture.
Nous étions prévenus le soir de son élection, quand Mireille Mathieu et Christian Clavier triomphèrent.
Nous étions prévenus par ses discours sur la «démocratisation de la culture», idée généreuse mais à double tranchant.
Nous étions prévenus quand il encensa Malraux et Lang… pour mieux enterrer leur politique.
Nous étions prévenus quand ce fan d’Eurodisney parla d’obligation de résultats en matière culturelle.
Nous étions prévenus, mais restions incrédules.
Aujourd’hui, les artistes, groggy, découvrent un budget d’austérité qui favorise les grosses institutions au détriment des initiatives de terrain. Pas un jour sans qu’on apprenne que tel cinéma d’art et d’essai ou tel lieu de création musicale doit fermer ses portes.
Le rôle de l’Etat est de soutenir par des aides la création originale, la diversité des talents et des imaginations.
Face à cet impératif absolu, voici un gouvernement libéral qui s’intéresse peu à la culture… et considère que les lois du libéralisme doivent s’appliquer à ce «marché»-là comme aux autres. A côté du secteur privé de la culture doit se développer un secteur subventionné où toutes les audaces, les surprises, les recherches, peuvent s’épanouir. C’est l’honneur de l’Etat, surtout en France, de promouvoir cette culture à la fois innovante et de proximité.
Plutôt que de défendre notre patrimoine gastronomique, Nicolas Sarkozy ferait mieux de se battre pour la création culturelle française, que certains en Amérique voient déjà morte."
Didier Pourquery
Libération- Ven. 29 février 2008
Il se dit que Christine Albanel, (si peu) ministre de la culture, serait éjectée lors du remaniement prévu après les élections.
Des noms circulent dans les milieux "informés".
Je vous les donne en mille :
Rama Yade ou... Roselyne Bachelot !
Ne vous faites pas mal en vous pinçant.
Nous étions prévenus le soir de son élection, quand Mireille Mathieu et Christian Clavier triomphèrent.
Nous étions prévenus par ses discours sur la «démocratisation de la culture», idée généreuse mais à double tranchant.
Nous étions prévenus quand il encensa Malraux et Lang… pour mieux enterrer leur politique.
Nous étions prévenus quand ce fan d’Eurodisney parla d’obligation de résultats en matière culturelle.
Nous étions prévenus, mais restions incrédules.
Aujourd’hui, les artistes, groggy, découvrent un budget d’austérité qui favorise les grosses institutions au détriment des initiatives de terrain. Pas un jour sans qu’on apprenne que tel cinéma d’art et d’essai ou tel lieu de création musicale doit fermer ses portes.
Le rôle de l’Etat est de soutenir par des aides la création originale, la diversité des talents et des imaginations.
Face à cet impératif absolu, voici un gouvernement libéral qui s’intéresse peu à la culture… et considère que les lois du libéralisme doivent s’appliquer à ce «marché»-là comme aux autres. A côté du secteur privé de la culture doit se développer un secteur subventionné où toutes les audaces, les surprises, les recherches, peuvent s’épanouir. C’est l’honneur de l’Etat, surtout en France, de promouvoir cette culture à la fois innovante et de proximité.
Plutôt que de défendre notre patrimoine gastronomique, Nicolas Sarkozy ferait mieux de se battre pour la création culturelle française, que certains en Amérique voient déjà morte."
Didier Pourquery
Libération- Ven. 29 février 2008
Il se dit que Christine Albanel, (si peu) ministre de la culture, serait éjectée lors du remaniement prévu après les élections.
Des noms circulent dans les milieux "informés".
Je vous les donne en mille :
Rama Yade ou... Roselyne Bachelot !
Ne vous faites pas mal en vous pinçant.
jeudi 28 février 2008
Nissa la bella
Voici le maire de Nice, Jacques Peyrat, transfuge du FN et désormais candidat dissident de l'UMP en campagne électorale.
Oreilles chastes s'abstenir !
Faut-il rappeler l'exemple venu "d'en haut" (si je puis dire) ?
Oreilles chastes s'abstenir !
Faut-il rappeler l'exemple venu "d'en haut" (si je puis dire) ?
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