Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)

mercredi 1 août 2007

Et de trois !


A part "Blow up" ou "Profession reporter", le cinéma d'Antonioni m'est toujours apparu quelque peu abscons.
Mise à part cette restriction, son sens de la mise en scène, son "regard", étaient inimitables.
L'hécatombe de ces derniers jours laisse le cinéma orphelin.
J'attends impatiemment la diffusion-hommage d'un Bergman et d'un Antonioni en début de soirée sur tf1.

mardi 31 juillet 2007

Parano dans le "La Rochelle - Paris" de 14h48

Dans le TGV qui m'a ramené à Paris, hier, je me suis fait une crise de paranoïa qui ne m'a quitté que sur le quai de la gare Montparnasse.
Peu avant le départ s'installe en vis à vis un jeune monsieur très barbu coiffé d'une casquette, habillé avec élégance.
Il dépose à côté de lui, sur le siège inoccupé, son seul bagage, un cartable bien rempli, je dirais "bombé".
Pendant les trois heures interminables que dure le voyage, mon voisin téléphone à maintes reprises d'une voix si basse que je ne puis comprendre en quelle langue il s'exprime.
Il a un chapelet en argent qu'il égrène fréquemment en chuchotant quelque prière inaudible.
Je ne peux détacher un regard en coin, toutes idées me venant à l'esprit, dont celle qu'il ne peut ignorer ma curiosité angoissée.
Mon Libé me raconte les otages d'Afghanistan, contribuant à la montée en puissance de mes appréhensions.
Dans ma tête défilent les images de "Vol 93" pendant que mon voisin s'endort alors que passe le contrôleur : le barbu a laissé son billet en évidence pour ne pas être dérangé, que l'homme de la SNCF poinçonne sans s'attarder.
Tout me semble suspect au point que si je ne craignais le ridicule j'en aviserais l'homme à la casquette.
Je me dis qu'ils sont plusieurs sans doute, disséminés dans la rame et que je ne vais pas tarder à entendre l'imprécation fatidique qui précède tout attentat.
Nous arrivons au terme du voyage à l'heure prévue.
Sur le quai, je fume coup sur coup trois cigarettes, encore pétrifié.
Connards de religieux !

Un terroriste à l'embarquement;
Extrait du film "Vol 93" de Paul Greengrass

Bergman par Téchiné

A chaud, André Téchiné livre ses impressions sur Bergman, qu'il reconnaît comme son Maître.
C'est dans Libé, c'est là : http://www.liberation.fr/actualite/evenement/evenement1/269910.FR.php

Le coeur des villes


C'est au marché local que bat le coeur des villes.
A Antibes, c'est le marché qui m'aimante quand j'arrive dans la ville.
Y déguster une portion de socca arrosée d'un vin de pays est un plaisir irremplaçable.
Pour les casse-croûtes, c'est autour du marché que vous trouverez les meilleurs endroits : je me souviens encore, des années après, des virées au marché Forville de Cannes, à l'aube, pour se restaurer de raviolis "à la daube" en compagnie patchwork de noctambules en fin de course et des poissonniers et autres charcutiers du cru.
A La Rochelle dimanche, j'ai visité la halle, comme je le fais chaque fois que je découvre une ville, le nez au vent, ici bien sûr visité de parfums marins mais aussi de charcutailles toujours "maison".
Guidé par mon instinct, j'ai fureté autour du marché pour chercher le lieu ad-hoc et j'ai trouvé : à "La gerbe de blé" se retrouvent les autochtones et, révélateur, les chefs des meilleurs restaurants du coin.
Ici, seuls les produits du marché ont droit de cité, que l'on déguste sur le comptoir comme dans les émissions de Jean Luc Petitrenaud.
Les "chefs" s'offrent le champagne autour de quelques huîtres ou d'une tartine de "fagot", pâté qui est à La Rochelle ce que sont les "caillettes" en Ardèche et dans la vallée du Rhône.
Beaucoup de monde qui déborde sur le trottoir, verre en main, en sortie de messe païenne, sympathique.
Le "parisien" s'y fait tout petit, en invité poli, s'il veut y retourner.
Je suis persuadé que dans ce lieu convivial se trouvaient, ce jour-là, quelques "étoilés".
Respect.

lundi 30 juillet 2007

En forme de Forman



Le film sort en quasi catimini : en d'autres temps, un nouveau Milos Forman ("Amadeus", "Vol au-dessus d'un nid de coucous", "Hair"...) eût créé l'évènement.
Mais cette sortie est emportée par le flot "Harry Potter" et le déluge "Transformers".
C'est pourtant ce que l'on peut appeler un "très beau film", certainement pas le meilleur du rélisateur tchèque émigré aux Etats Unis, mais une histoire passionnante écrite avec Jean Claude Carrière (qui n'est pas manchot) en "anecdote" autour du grand peintre espagnol qui n'en est pas la figure principale, plutôt un fil rouge ; un prétexte ?
Natalie Portman y est belle et prouve, s'il en était besoin, ses immenses qualités d'actrice dans ce que l'on appelle communément un "rôle à Oscar" et Javier Bardem, lui, "en fait" un peu trop.
C'est filmé avec maestria par un Forman qui connait son affaire, mais dont on regrettera ces fulgurances qui embrasèrent "Amadeus".
Il y a de quoi, néanmoins, passer deux heures de cinéma-spectacle qui donnent envie de se replonger dans l'oeuvre du peintre des écorchés.
En soi, c'est déjà un pari réussi.

Sincère ?

Parigots têtes de veaux


Voir où sont garés les deux 4x4

Parisiens têtes de chiens...

Sofa en sommeil

Le « Sofa » d’où je poste mes billets de villégiature, était fermé ce dimanche, d’où ce retard.
Dès demain j’émettrai à nouveau de Paris, le TGV m’y ramenant cet après-midi.

Chaude crème glacée


Ca s’appelle « Délice Paloma » et c’est une sacrée bonne surprise que ce film algérien vers lequel mon instinct et, il est vrai, certaines critiques de confiance, m’ont guidé hier.

J’avais apprécié le précédent film du même auteur …………, « Viva l’Aldjérie », également interprété par cette comédienne étonnante du nom de Biyouna.
Cette tragi-comédie mettant en scène une femme-escroc attachante, drôle, émouvante de bout en bout, pose un regard ironique et tendre sur l’Algérie d’aujourd’hui avec un vrai scénario sans temps mort, en leçon de cinéma à réalisateurs français sans originalité.

On ne peut dire que le film soit « porté » par Biyouna même si elle crève constamment l’écran, tant les comédiens dans les seconds rôles sont excellents, beaux, les deux, même.

Mal servi par une projection approximative et un son d’outre-tombe, le film captive pourtant du début à la fin : en guise de synopsis, sachez, avant de courir le voir (vous me remercierez, si !) qu’une femme sort de prison, attendue au coin du mur par une tragique déception.
Elle nous raconte les évènements qui l’ont menée en taule, elle qui fut l’une des figures de la société algéroise mais que la réalisation obsessionnelle d’un vieux rêve d’enfant a menée aux limites de la transgression.

Femme « de tête », mère possessive du si beau Riyad, maquerelle au vrai sens du terme, animal rusé, flanquée d’une sœur handicapée, d’un avocat marron, d’une « famille » à sa botte de chef de gang en jupons, impériale avant la chute inéluctable, notre héroïne est tout bonnement bouleversante dans un pays bouleversé depuis si longtemps.

Quant à Paloma (c’est le nom, emprunté à une « délicieuse » crème glacée que lui donne sa protectrice), la jeune actrice qui l’interprète (…..) ne se contente pas d’être belle : elle « est » le rôle, sans excès, en humilité.
Une actrice, une vraie.

Foncez !

La Rochelle by night

La Bergamote est le bar préféré des petits jeunes ...

Beaucoup d’alcool circule dans la cité quand la nuit est installée.

Si l’on est un jeune plutôt UMP avec un peu (ou beaucoup ?) d’argent de poche, on peut s’attabler (voir ci-dessous).
Si l’on est davantage en marge, on se ballade canette en main sur le quai, d’autant que de nombreux commerces font des offres promotionnelles sur la 8.6, bière de mauvaise qualité qui ne présente comme avantage, pour qui veut s’étourdir pour ne pas dire se défoncer, que celui d’être plus chargée en alcool que ses concurrentes.
Enfin, si l’on est un « punk avec chien » comme le dit JB paraphrasant un homme de télé, on passe allègrement de la 8.6 au gros rouge qui tâche.

Il règne à La Rochelle le soir un climat que je qualifierais d’ennui joyeux.
On est en vacances et tout vous semble sublimé.
Au point qu’on s’attroupe en masse devant ces mêmes musiciens péruviens avec sono qu’on a totalement ignorés le mois dernier dans les couloirs du métro.

Le vieux port est envahi de saltimbanques divers aux talents inégaux : cracheurs de feu (avec chiens) se brûlant l’œsophage à vie comme ceux qui se détruisaient ainsi à Juan les Pins quand j’y habitais, fanfares « comiques » avec nez rouges, acrobates en tous genres avec compagne faire-valoir, bref, le tout-venant des stations balnéaires en période estivale.
On bouffe énormément à La Rochelle, les restos du port, très fréquentés, proposant tous une cuisine à l’identique à base de fruits de mers, bien sûr, de pizzas aux moules, de galettes de sarrasin et autres crêpes complètes.
En entrant plus avant dans la ville, on trouve heureusement autre chose dont un couscous tenu par de vrais arabes et même une pizzeria sous emprise italienne.

La ville est « sûre » comme les abords de l’Elysée : on pourra s’y promener avec les enfants (4 minimum pour les porteurs de polos Ralph Lauren), à vélo respecté, en arpentant les larges trottoirs quand le port n’est pas « piéton » (à jours fixes).

Ne voyez dans ce qui précède que le peu de négatif que mon esprit critique ne peut s’empêcher de relever : la cité est très plaisante, plutôt « classes moyennes » (on est en terrain « centre gauche »), la mixité sociale semble régner, partiellement toutefois, car l’on n’y croise guère ces 9.3. en bande qui effraient tant les braves gens à Sanary-sur-Mer ou à Palavas-les-flots.

Contrairement à Cannes ou … à Neuilly, on appréciera enfin la discrétion de la police locale, municipale ou nationale dont les membres ne se croient pas obligés de jouer les Starky & Hutch comme ailleurs.

On regrettera d’en partir.

Chope à choups


De tout jeunes gens attablés en terrasse d’un bar-à-bière ont descendu le contenu de cette petite citerne : intrigué, je me fais expliquer l’objet qui contient 2,5 litres , m’informent-ils, de ce breuvage.

J’ai l’œil, semble-t-il, pour repérer les « jeunesses sarkozistes » : me fiant à mon impression, je leur dis être en repérage pour l’université d’été du PS !
Leur réaction, dépourvue d’animosité, confirme ce que je pensais : ces ados sont visiblement en plein « état de grâce ».
Je n’étais pas d’humeur à une conversation politique et ils ont accueilli mon incursion avec des sourires en écartant toutes vélléités.
Ils confirment donc qu’il y a bien une jeunesse « de droite décomplexée » en plus grand nombre que je ne l’imaginais.
Je campe sur la position qui me fait trouver paradoxal d’être jeune et dans ce camp.
Comme ils me liront sans doute, puisqu’ils ont pris l’adresse de ce journal, je leur passe néanmoins un salut républicain et cordial.

Pour la photo, désolé : mon objectif fut étrangement attiré par la pompe à bière !

Bergman et Serrault, quelle journée !


Bien sûr, les médias mettront l'accent, aujourd'hui, sur la disparition de Michel Serrault : le grand comédien français avait acquis sa popularité sur le tard au cinéma.
Ses interviews délirantes avec son compère Jean Poiret, enregistrées sur microsillons, faisaient autrefois mes délices.
Au cinéma, Serrault commença par des séries B mais aussi par les meilleurs Mocky.
C'est dans Garde à Vue ou Mortelle Randonnée qu'il fut à son meilleur.
Je n'en écris pas plus : vous saurez tout par la télé.

Avec Ingmar Bergman, le cinéma perd l'un de ses "grands" : du "7ème sceau" et des "Fraises Sauvages" au sublime "Saraband", Bergman aura marqué l'histoire du 7ème art.
J'ai choisi une photo extraite de "Sonate d'automne", oeuvre qui me touche à plus d'un titre.

samedi 28 juillet 2007

Saloperie de cancer


Ulrich Mühe vient de mourir d'un cancer à l'âge de 54 ans (le mien !).
Il incarne l'agent de la STASI dans le film "La vie des autres" qui est le meilleur film que j'aie vu cette année.
On l'avait remarqué dans "Funny Games" de Michael Hanecke et, en SS glaçant, dans l'excellent "Amen" de Costa Gavras.

Hôtel de la plage


Une portion par personne, deux dans les maisons généreuses

L'hôtel Atlantic où je suis descendu affiche ses deux étoiles standardisées aux normes en vigueur.
Comme dans tous les hôtels **, il y a deux savons minuscules et 2 shampooings en dosettes millimétrées destinés sans doute à de toutes petites personnes de toute petite taille.
Comme dans tous les hôtels **, la télé vous regarde du plafond quand vous êtes sur le lit : c'est signe d'une grande sagesse, car si vous la regardez trop vous hériterez d'un inévitable torticolis.
Je n'y ai pas tenté le petit déjeuner, car, comme dans tous les hôtels **, je sais d'avance que j'aurais eu à me débattre avec une petite dose de beurre dur accompagné d'une mini barquette de "gelée de groseille" (une seule groseille suffit pour une dose !) de marque "Saint Mamet" qui détient le monopole sur les établissements de ce type.
Je vous renvoie à mon meilleur article à ce jour : "Scandale inadmissible, vive le mou, à bas le dur", et c'est par là http://sylgazette.blogspot.com/2007/02/scandale-inadmissible-vive-le-mou-bas.html

Comme dans beaucoup d'hôtels **, hélas, les commodités sont sur le palier.
J'use sournoisement du lavabo pour mes moindres besoins mais ne le dites à personne.
A part ça, soyons juste, l'hôtel est tout à fait recommandable, chambre spacieuse et double vitrage très utile en ces temps de festivités nocturnes d'été.

Plafond bas

La matinée s'est déroulée sous une pluie fine de front de mer commentée en maugréant par les commerçants indigènes : "En Angleterre, c'est pire !".
Le mois de Juillet 2007 restera donc dans les annales comme étant le plus pourri de ces dix dernières années.
Seul le Sud de la Fance aura tiré son épingle du jeu, qui a profité d'un ensoleillement permanent.

Au café "Leffe" (ben tiens !) sur le port où je prends mon espresso matinal, un junkie m'a taxé une cigarette et essayé d'engager la conversation pendant la lecture de mon Libé quotidien.
Je ne lui ai répondu que par quelques grognements qui l'ont découragé.
Je ne suis pas très gentil avec les junkies.

Zwei tag in gross Paris


De notre envoyé spécial à La Rochelle

Deux jours à Paris


C’est le titre en français du film de Julie Delpy.
On se demande bien par quel snobisme on affuble cette production française d’un titre anglais qui, de plus, traduit dans notre langue « sonne » tout aussi bien.
Je le rebaptise donc derechef dans ce qui semble bien être devenu un dialecte en voie de disparition, une langue à demi-morte sans doute pour ceux qui, dans leurs bureaux, pensent que …

Julie Delpy me plaît infiniment : je l’avais beaucoup appréciée dans « Sunset » puis, un peu moins dans la « séquelle » (oui, on ne doit plus dire « suite ») « Before sunset » où l’on peut constater que les auteurs se sont décarcassés pour trouver un titre.
Faut dire que « Sunset 2, le retour » eût été incongru, même si plus commercial.

La bien agréable Julie, donc, nous fait, avec quelque indéniable talent, son « Sunset re-before, but in Paris » à elle et ne réussit pas trop mal son coup : son amant et elle vivent aux U.S.A. (comme Miss Delpy dans la vraie vie) et se font un petit voyage en amoureux (in love) dans la vieille Europe ; Venise bien sûr avant de repasser par Paris pour un court séjour comme dit dans le titre.

Il y a du (jamais vraiment très) bon et du moins bon dans ce petit film idéal en période estivale permettant de passer près de deux heures dans une salle heureusement climatisée loin des touristes déchaînés, et c’est, finalement, tout ce qu’on lui demande.
Pour le bon, il réside essentiellement dans le talent du couple en premiers rôles, Adam Golderg en moitié américaine étant en tous points excellent, lui aussi.
Là où ça se gâte quelque peu côté distribution (casting), c’est que la réalisatrice tient absolument à confier les rôles de ses parents à … ses propres géniteurs.
Maman Delpy, dès sa première scène, joue comme une savate et ferait passer, je sais pas, moi, disons Laetitia Casta pour la nouvelle Maria Casarès.
Quant au père, joué, donc, par Albert Delpy, il roule des yeux comme Harry Baur ou Raimu n’auraient jamais osé le faire.
Mais bon, faut bien faire profiter la famille en ces temps d’intermittences jouant les prolongations.
Evidemment, l’apparition de l’ami Benjamin Baroche me comble d’aise car lui est excellent acteur, et je ne dis pas ça parce qu’on a une pissaladière à partager dans les prochains jours.
Pas de quoi crever l’écran, cependant, tant son passage est en coup de tramontane (il comprendra !).

La réalisatrice nous montre un Paris avec lequel elle semble entretenir des rapports en dents de scie.
Les chauffeurs de taxis sont ceux que l’on rencontraient il y a encore quelques années : de gros franchouillards facho en caricatures d’eux-mêmes.
On sait que cette espèce a disparu, laissant la place (chère, paraît-il) à un contingent d’asiatiques et d’africains qui nous charment en world-music (j’ai rien contre) tonitruante (c’est moins bien) diffusée par Radio Bangui ; mais au moins ceux-là, j’ose l’espérer, ne sont pas porteurs d’une idéologie raciste.

En bouclage de scénario, Julie Delpy se rend compte qu’elle a un peu chargé la mule et c’est un chauffeur hyper-sympââ qui prend en charge nos amoureux le jour de la fête de la musique, ce qui me permet de penser que la scène se déroule un 21 juin ; oui, je sais, je suis perspicace.
On pardonnera volontiers ces lieux communs de maladresse grâce à quelques jolies scènes bien vues, dont celle du restaurant, lieu où il est difficile de faire bien depuis Victor Victoria ou « Quand Harry … », et c’est d’autant plus méritoire.

La question essentielle posée par le scénario étant de savoir si l’amour qui unit nos deux tourtereaux résistera au passé sexuel de la parisienne qui s’obstine à ressurgir à tout moment, je n’en dévoilerai pas le dénouement.
Présenté par certains critiques, en ces temps de disette, comme « LE » film français de l’été, « 2 days in Paris » (2 jours à Paris, j’insiste), nous permet de vérifier que ce n’est, osons l’espérer, pas le cas.

Charmant souvent, irritant parfois (la Delpy family), inabouti sûrement.

J’irai voir cet aprèm à 6 heures (4,60 €), cette Paloma dont je pressens qu’elle m’enchantera.

vendredi 27 juillet 2007

Ile de Ré sans Lionel et autres


La Rochelle, de nuit.
Rassurez-vous : je vous épargnerai les traditionnelles photos de vacances.
Sauf si l'insolite ...


Parcouru l'île de Ré hier de long en large avec l'ami JB (que je songe à surnommer dorénavant "Pineau" tant nous préférons l'apéritif charentais au breuvage écossais !).
Beaucoup de familles b.c.b.g à vélos dans ce cadre enchanteur dont on comprend qu'il soit devenu le hâvre de paix idéal pour parisiens stressés.
Nulle trace de Jospin qui, pour vivre heureux, doit vivre caché dans sa petite maison de St Martin de Ré.
L'actualité étant telle qu'on en vient à se demander si les français zappeurs se souviennent encore de celui qui gouverna le pays de 97 à 2002...
De St Martin de Ré, je retiens qu'un cinéma est fermé pour "raisons techniques" : quand j'arrive quelque part, c'est plus fort que moi, je me mets en quête des salles obscures du patelin.
A 6 heures*, cet après-midi, j'irai voir "2 days in Paris" au Dragon, à La Rochelle, où cette séance se donne pour 4,60 €.
Avant de partir, j'irai voir le film algérien avec cette sublime actrice aimée dans "Viva l'Aldjérie" il y a trois ou quatre ans.
Mon guide, en autochtone, m'a donc fait faire une visite de l'Ile et de ses communes dont Ars-en Ré où vécut ce "Saint" curé d'Ars dont j'avais lu la vie "exemplaire" dans les sortes de bd édifiantes que l'on m'offrait dans mon jeune temps.
Vu aussi une abbaye en ruines du XIIème siècle en perspective océanique très impressionnante achitecturalement.
Ce matin, nous sommes passés à proximité de la base de sous-marins allemands qui a servi de décor pour le film de Wolfgang Petersen "Das boot", excellente production germanique, loin des blockbusters ("Troie" "Poseidon") que le réalisateur commet maintenant à Hollywood.
Ce film est néanmoins à déconseiller si vous êtes un tantinet claustro.

La Rochelle est une ville plaisante, propre (trop ?), où l'on croise fort peu de "sdf-punks-avec chiens" (sont tous encore en Avignon !).
Il y a, ce soir, un "grand spectacle gratuit" organisé par la "Française des jeux" qui, avec sa pub sur des "morpions qui démangent" représente peu ou prou tout ce que j'exècre dans la société actuelle.

Jb reparti pour Paris, ce sont trois jours entre parenthèses qui m'attendent : lecture, cure de fruits de mer, cinéma, marche à pied si le temps reste clément et un retour vers cette gazette puisque le "Sofa", petit bar sympa dans une ruelle à quelques mètres de l'hôtel où je me suis posé, offre un "accès wi-fi gratuit" bien pratique.

C'est tout pour aujourd'hui.
Je posterai un peu plus tard qu'à Paris ces trois prochains jours, le café d'où j'émets n'ouvrant jamais ses portes avant 10h30 du matin.

* Je m'efforcerai, dorénavant, de revenir à cette manière de diviser le temps, que je trouve beaucoup plus élégante que les "14h15" (deux heures et quart) qui nous ont été imposés par les radios et télés au cours des décennies précédentes. Connaissant mes horaires, si je donne un rendez-vous "à sept heures", on déduira qu'il s'agit d'une fin d'après-midi.

mercredi 25 juillet 2007

Courte absence

Comme je l'écrivais hier, je m'absente jusqu'à mardi prochain 31 juillet.
Si vous n'êtes pas abonné au flux (et reflux), faites tout-de-même un clic : j'essaierai de poster des billets si j'ai accès au Web.

A Paris, les bornes "wifi gratuit" mises à la disposition des internautes en différents lieux par la Mairie en association avec SFR ont des débuts chaotiques, comme toute innovation.
Peut-être que La Rochelle est en avance à ce niveau, comme elle le fut du temps d'un "grand" maire, Michel Crépeau, qui fut le premier, en des temps où l'écologie n'était pas un sujet de préoccupation, à mettre des vélos à la disposition du public.

A suivre...

mardi 24 juillet 2007

Chemin de croix.

Pas facile d'être socialiste par les temps qui courent.
Déjà, en temps normal on est un "gauchiste" pour les tenants de la droite décomplexée ou pas, et un "social-traître" pour les gauchos.
Depuis quelques semaines on ne peut éviter les sarcasmes et ricanements des uns, et les questions des autres : "Et Marie Noëlle Lieneman, t'en penses- quoi ?", "Il est bien, non ce Benoît Hamon ?", "Tu crois vraiment que Ségolène va se représenter en 2012 ?", "Delanoë, il monte, non ?", "Vous auriez-pas mieux fait de choisir DSK, finalement ?", "C'est quand même Fabius, le plus intelligent, non ?", "Quel con, ce Montebourg, hein ?" ...
Mais qu'est-ce-que vous voulez que je vous dise ?
Je n'en sais rien, laissez-moi !
D'ailleurs, je vais à La Rochelle 6 semaines avant les universités d'été, na !

Abattez-moi, je souffre trop !