Reportage dans les coulisses du meeting-concert de Charléty.
Des artistes généreux et responsables :
Charlety - Ségolène Royal
envoyé par razfin">
Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)
Affichage des articles dont le libellé est Charléty 1er mai 2007. Afficher tous les articles
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dimanche 6 mai 2007
mercredi 2 mai 2007
Dieudonné refoulé à Charléty
Pauvre homme !
"Alors qu'il tentait de se rendre au meeting de soutien à Ségolène Royal, mardi 1er mai, au stade Charléty, l'humoriste a essuyé une bordée d'insultes."
(Le Monde)
Et s'il était entré, s'attendait-il à une "standing ovation" ?
Pour voir en détails :
"Alors qu'il tentait de se rendre au meeting de soutien à Ségolène Royal, mardi 1er mai, au stade Charléty, l'humoriste a essuyé une bordée d'insultes."
(Le Monde)
Et s'il était entré, s'attendait-il à une "standing ovation" ?
Pour voir en détails :
Kamel Ouali et moi
Il est 23 heures ce mardi.
Epuisés, affamés, assoiffés, les oreilles encore sous le choc des bruits de foule et de la sono tonitruante du concert, après plus de cinq heures en station debout et une longue marche, nous nous attablons, Olivier Mag, Eric Mie, Geoffroy Salver et moi dans un restaurant sino-thaïlandais proche de l'hôtel de ville.
Olivier et moi n'avons pas quitté nos t'shirt rouges estampillés Royal.
Au beau milieu du repas, nous voyons débouler à notre table deux garçons en polos Lacoste dont l'un me dit vouloir s'informer sur "Charléty".
Je relate brièvement, trouvant l'intrusion quelque peu cavalière entre deux raviolis vapeur, mais "l'incrust'" se prolonge, le premier garçon prétendant être un adhérent (il insiste sur le terme) du PS, s'emmêlant quelque peu dans ses propos au point que l'un d'entre nous lui demande s'il soutient Sarkozy, ce à quoi il dit que non que son copain oui, que, quand même, "elle" ne fait pas le poids, que sa voix est "mal placée" et que je me rende compte que nous avons affaire, le concernant, à un Jospiniste déçu qui nous explique non sans aigreur que Ségolène a été désignée par les "adhérents à 20 €" etc.
Ce à quoi je rétorque que l'élection présidentielle, ce n'est pas la "Star Académie", m'attirant un regard foudroyant et agressif du deuxième larron, et une mine ahurie d'Olivier qui me fait face.
Le deuxième garçon donc, répète mes mots en ces termes :"Quoi ? quoi? c'est pas la Star Académie ?!".
Les garçons finissent par regagner leur table sur un "bonne soirée" de convenances.
Sitôt qu'ils ont disparu, Olivier me dit que "tout-de-même, tu aurais pu t'abstenir de cette attaque personnelle !".
Je m'interloque sous les "ne me dis pas que tu l'as pas reconnu" d'Olivier et Geoffroy : le deuxième garçon au regard courroucé n'est autre que Kamel Ouali, chorégraphe du télé-crochet de tf1 que je n'ai regardé qu'une fois, lors de la première saison.
Je connaissais donc le nom de cette "star", mais son visage ...
Bien élevé, je suis allé m'excuser d'un "veuillez me pardonner, je ne savais pas qui vous étiez" qui, s'il n'a vraisemblablement pas donné toute satisfaction, aura permis de clarifier.
Epuisés, affamés, assoiffés, les oreilles encore sous le choc des bruits de foule et de la sono tonitruante du concert, après plus de cinq heures en station debout et une longue marche, nous nous attablons, Olivier Mag, Eric Mie, Geoffroy Salver et moi dans un restaurant sino-thaïlandais proche de l'hôtel de ville.
Olivier et moi n'avons pas quitté nos t'shirt rouges estampillés Royal.
Au beau milieu du repas, nous voyons débouler à notre table deux garçons en polos Lacoste dont l'un me dit vouloir s'informer sur "Charléty".
Je relate brièvement, trouvant l'intrusion quelque peu cavalière entre deux raviolis vapeur, mais "l'incrust'" se prolonge, le premier garçon prétendant être un adhérent (il insiste sur le terme) du PS, s'emmêlant quelque peu dans ses propos au point que l'un d'entre nous lui demande s'il soutient Sarkozy, ce à quoi il dit que non que son copain oui, que, quand même, "elle" ne fait pas le poids, que sa voix est "mal placée" et que je me rende compte que nous avons affaire, le concernant, à un Jospiniste déçu qui nous explique non sans aigreur que Ségolène a été désignée par les "adhérents à 20 €" etc.
Ce à quoi je rétorque que l'élection présidentielle, ce n'est pas la "Star Académie", m'attirant un regard foudroyant et agressif du deuxième larron, et une mine ahurie d'Olivier qui me fait face.
Le deuxième garçon donc, répète mes mots en ces termes :"Quoi ? quoi? c'est pas la Star Académie ?!".
Les garçons finissent par regagner leur table sur un "bonne soirée" de convenances.
Sitôt qu'ils ont disparu, Olivier me dit que "tout-de-même, tu aurais pu t'abstenir de cette attaque personnelle !".
Je m'interloque sous les "ne me dis pas que tu l'as pas reconnu" d'Olivier et Geoffroy : le deuxième garçon au regard courroucé n'est autre que Kamel Ouali, chorégraphe du télé-crochet de tf1 que je n'ai regardé qu'une fois, lors de la première saison.
Je connaissais donc le nom de cette "star", mais son visage ...
Bien élevé, je suis allé m'excuser d'un "veuillez me pardonner, je ne savais pas qui vous étiez" qui, s'il n'a vraisemblablement pas donné toute satisfaction, aura permis de clarifier.

"Nous n'avons pas été présentés."
C'était bien ça
Il y a des moments qu'on ne peut retranscrire.
Cet article relate assez bien l'évènement :
http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/societe/20070501.FAP9586/maree_rose_pour_le_1er_mai_de_segolene_royal_a_charlety.html
Cet article relate assez bien l'évènement :
http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/societe/20070501.FAP9586/maree_rose_pour_le_1er_mai_de_segolene_royal_a_charlety.html
Présents
Ils y étaient :
Jane Birkin, Sylvie Testud, Jean Pierre Darroussin, Jean Michel Ribes, Geneviève de Fontenay (ovationnée !?), Didier Bezace, Julie Gayet, Philippe Torreton (bien sûr !), Jack Lang (oui, je le mets dans les artistes !), Renaud (tatatan !), Yannick Noah, Jacques Higelin, "Grand Corps Malade", Michel Delpech, Les Têtes raides, Bénabar, Leny Escudero ...
A vous de voir.
Jane Birkin, Sylvie Testud, Jean Pierre Darroussin, Jean Michel Ribes, Geneviève de Fontenay (ovationnée !?), Didier Bezace, Julie Gayet, Philippe Torreton (bien sûr !), Jack Lang (oui, je le mets dans les artistes !), Renaud (tatatan !), Yannick Noah, Jacques Higelin, "Grand Corps Malade", Michel Delpech, Les Têtes raides, Bénabar, Leny Escudero ...
A vous de voir.
Absents
Ils n'étaient pas là :
Johnny, Doc Gynéco, Bigard, Enrico Macias, Rika Zaraï, Steevy Boulay, Pascal Sevran, Christian Clavier, Bernard Tapie, Véronique Genest ...
Johnny, Doc Gynéco, Bigard, Enrico Macias, Rika Zaraï, Steevy Boulay, Pascal Sevran, Christian Clavier, Bernard Tapie, Véronique Genest ...
"Aimons-nous les uns les autres."
La phrase lancée hier à Charléty par Ségolène hier, à Charléty, venue du plus profond de sa culture, presque comme un lapsus finalement assumé, a été suivie d'un bref silence interloqué avant que ne surgisse l'immense clameur de cette foule immense, multi-ethnique, où les athées, les musulmans, les catholiques, les juifs, les agnostiques, les protestants, se fédéraient en ces quelques mots qu'on pourrait accoler à la devise de la République : Liberté Egalité Fraternité.
Même si, dimanche soir, comment nous le prédisent sondologues, journalogues, politologues et blogologues avisés, c'est le visage de son adversaire qui, à 20h s'affiche sur nos écrans, cette femme, qu'on aura vue longtemps en madone fabriquée par les médias, qui aura eu à repousser des assauts venus de tous côtés, aura réussi à rassembler sur son nom la moitié de la France.
Beaucoup de ceux qui, proches de moi, avouaient un vote "par défaut" et qui auront fait le déplacement à Charléty (et qui auront pu entrer !) ou ont suivi le discours à la télé, auront été touchés par la pugnacité, la force de conviction, la part d'utopie, des propos de la candidate.
Ségolène a déjà gagné : contre les tenants du conservatisme frileux, contre les misogynes des deux sexes (oui, hélas !), contre la jalousie, les jospinistes aigris, les fabiusiens en embuscade, les détenteurs de la pensée unique, les soudards de café du commerce, les casseurs d'"intellos", les intégristes de toute nature, contre la bêtise et la médiocrité.
On aura beaucoup glosé sur sa voix "mal placée", "monocorde" : quels beaux arguments politiques !
Hier à Charléty, en une phrase courte venue du fond des âges et du fond du coeur, elle a jeté ses dernières forces dans la bataille.
A moins que, ce soir...
"Aimons nous les uns les autres", elle a dit.
Ca ne "marchera" jamais ?
mardi 1 mai 2007
Promenade matinale en bas Montmartre
Dérangé ce matin alors que je "bloguais" ici-même par une sono tonitruante, je suis allé faire le tour du quartier.
Sur la place Jules Joffrin où trône la Mairie du 18ème, les alter-mondialistes tiennent mini-meeting (avec chansons américaines en "live" !) "anti-Sarkozy" et appellent à voter Royal dimanche prochain.
Une vieille femme, mini jupe en jean et nombril dégagé, profère des anathèmes, engueulant les badauds alentour.
Discours incohérent : "Menteurs, voleurs, y va vider votre porte-monnaie Sarkozy !"
Peut-être de la banderole n'a-t-elle vu que le "Sarkozy".
J'emprunte la rue du Poteau envahie par les vendeurs de muguet; j'en achète au stand du PC qui a bien besoin de ça.
Je passe à la permanence "Ségo" où je récupère un T'shirt pour un élève qui nous accompagne au concert-meeting de Charléty, cet après midi.
Les militants, nombreux autour de la table de pliage des tracts à "boîter", sont en pleine forme.
J'ai de l'admiration pour ces gens qui consacrent tous leurs loisirs à des tâches pas toujours gratifiantes, tractant, affichant, recevant à la fois compliments et railleries (moins par ici qu'ailleurs).
J'en ai croisé un, l'autre jour, désespéré, rue de Lévis sur les terres de Françoise de Panafieu.
Ce matin, sur Canal, Hollande a usé d'un langage footbalistique pour parler du débat de demain soir : pour lui, Sarko espère un 0/0 et veillera surtout à ne pas marquer contre son camp.
Santini conseille à son copain des Hauts-de-Seine (ah la "mafia" du 92) d'être sur ses gardes, Ségolène ayant tout à gagner de ce face à face.
Dans quelques minutes, déjeuner avec l'ami Mie et ensuite rendez-vous à l'école avant le départ pour Charléty.
Compte rendu très bientôt sur cet écran.
Sur la place Jules Joffrin où trône la Mairie du 18ème, les alter-mondialistes tiennent mini-meeting (avec chansons américaines en "live" !) "anti-Sarkozy" et appellent à voter Royal dimanche prochain.
Une vieille femme, mini jupe en jean et nombril dégagé, profère des anathèmes, engueulant les badauds alentour.
Discours incohérent : "Menteurs, voleurs, y va vider votre porte-monnaie Sarkozy !"
Peut-être de la banderole n'a-t-elle vu que le "Sarkozy".
J'emprunte la rue du Poteau envahie par les vendeurs de muguet; j'en achète au stand du PC qui a bien besoin de ça.
Je passe à la permanence "Ségo" où je récupère un T'shirt pour un élève qui nous accompagne au concert-meeting de Charléty, cet après midi.
Les militants, nombreux autour de la table de pliage des tracts à "boîter", sont en pleine forme.
J'ai de l'admiration pour ces gens qui consacrent tous leurs loisirs à des tâches pas toujours gratifiantes, tractant, affichant, recevant à la fois compliments et railleries (moins par ici qu'ailleurs).
J'en ai croisé un, l'autre jour, désespéré, rue de Lévis sur les terres de Françoise de Panafieu.
Ce matin, sur Canal, Hollande a usé d'un langage footbalistique pour parler du débat de demain soir : pour lui, Sarko espère un 0/0 et veillera surtout à ne pas marquer contre son camp.
Santini conseille à son copain des Hauts-de-Seine (ah la "mafia" du 92) d'être sur ses gardes, Ségolène ayant tout à gagner de ce face à face.
Dans quelques minutes, déjeuner avec l'ami Mie et ensuite rendez-vous à l'école avant le départ pour Charléty.
Compte rendu très bientôt sur cet écran.
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lundi 30 avril 2007
"Notre Woodstock à nous" selon Cali
"C'est notre Woodstock à nous", sourit Cali. "Ce sera rock and roll!", promet l'agent d'acteurs Dominique Besnehard. Ségolène Royal a présenté lundi le grand concert-meeting qu'elle doit tenir mardi soir au stade Charléty à Paris devant plusieurs dizaines de milliers de personnes avec une kyrielle de chanteurs et de comédiens, et dont elle entend faire le symbole de la défense des "valeurs humanistes" et de la "fraternité" face à Nicolas Sarkozy.
"Ce sera simple. Ce sera populaire. Ce sera gratuit bien sûr, et ce sera aussi politique au sens de la défense des valeurs fondamentales", a-t-elle plaidé, escortée des chanteurs Cali et Georges Moustaki, de Dominique Besnehard et du comédien Yvan Le Bolloch. "Moi je veux une France apaisée, mais aussi énergique", "qui n'en rabatte pas sur les valeurs de liberté, d'égalité, de fraternité", "où les Français ne sont pas dressés les uns contre les autres", a lancé la candidate du PS.
Ce concert "pour la victoire", où 35 à 40.000 personnes sont attendues, sera "une grande fête populaire, mais aussi un événement profond en terme de valeurs, d'humanité, de fraternité, de vivre ensemble, de gaieté, d'énergie. Aujourd'hui, la France souvent a perdu le sourire", a-t-elle regretté, promettant aux artistes d'être "à la hauteur de leur engagement".
Ségolène Royal devrait intervenir pendant le concert vers 18h30 ou 19h, pour un discours d'au moins trente minutes.
Lundi, elle a saisi l'occasion pour épingler les critiques de son rival de l'UMP sur mai 68, dont elle s'est dite "en partie" l'héritière. "1968, c'est le symbole d'une société bloquée qui avait besoin d'une grande secousse pour se débloquer. Moi je ne suis pas du côté de ceux qui rêvent d'une société qui serait à ce point bloquée qu'elle aurait besoin de secousses et de violences pour se débloquer", a-t-elle tancé. "Ne faisons pas porter aujourd'hui la responsabilité de ce qui se passe à mai 68".
Je veux une "France rayonnante et tournée vers le futur, qui prend le meilleur de son histoire, et qui ne cherche pas des explications ou des responsables, soit dans le passé récent soit dans le passé plus ancien. Moi, je veux inviter les Français à imaginer avec moi la France de demain", a ajouté Ségolène Royal dans une nouvelle flèche à Nicolas Sarkozy.
Chemise rose éclatante, Yvan Le Bolloch promet "une programmation à faire pâlir les 20h30 de TF1" et des "surprises". "C'est assez rock and roll à monter", confie-t-il. "C'est notre Woodstock à nous", s'exclame Cali.
Mais Nicolas Sarkozy est dans toutes les têtes. "L'objectif c'est, pendant qu'on peut encore, se taper sur les cuisses et rigoler entre collègues", lâche Yvan Le Bolloch. Quant aux critiques du candidat UMP sur mai 68, "il s'en prend à une période de ma vie et de la vie de ma génération qui était très importante au niveau des libertés qui ont été conquises. Et de vouloir les occulter, de vouloir les combattre, c'est un crime de lèse-liberté", fustige Georges Moustaki.
"La lutte est sérieuse, importante. On sait combien dimanche prochain c'est vital pour nous. On peut réellement basculer vers quelque chose qui ne nous plaît pas et qui met en danger beaucoup de choses pour la culture", avertit Cali, la mine grave.
A charge pour Dominique Besnehard de s'en prendre à la brochette de vedettes présentes à Bercy dimanche au meeting du candidat UMP: "J'ai trouvé ça assez violent cette impression d'avoir une culture de caste".
Ce grand concert-meeting gratuit baptisé "Pour nous c'est elle" au stade Charléty, dans le XIIIe arrondissement de Paris, accueillera notamment les chanteurs Benabar, Cali, Renaud, Georges Moustaki, Yannick Noah, Olivia Ruiz, Michel Delpech, Disiz La Peste, Grand corps malade, Dyonisos, Leny Escudero, Indochine, Kery James, Juliette et les Têtes raides. Mais aussi des comédiens tels Ludivine Sagnier, l'humoriste Elie Semoun ou encore les réalisateurs François Ozon et Emir Kusturica. AP
"Ce sera simple. Ce sera populaire. Ce sera gratuit bien sûr, et ce sera aussi politique au sens de la défense des valeurs fondamentales", a-t-elle plaidé, escortée des chanteurs Cali et Georges Moustaki, de Dominique Besnehard et du comédien Yvan Le Bolloch. "Moi je veux une France apaisée, mais aussi énergique", "qui n'en rabatte pas sur les valeurs de liberté, d'égalité, de fraternité", "où les Français ne sont pas dressés les uns contre les autres", a lancé la candidate du PS.
Ce concert "pour la victoire", où 35 à 40.000 personnes sont attendues, sera "une grande fête populaire, mais aussi un événement profond en terme de valeurs, d'humanité, de fraternité, de vivre ensemble, de gaieté, d'énergie. Aujourd'hui, la France souvent a perdu le sourire", a-t-elle regretté, promettant aux artistes d'être "à la hauteur de leur engagement".
Ségolène Royal devrait intervenir pendant le concert vers 18h30 ou 19h, pour un discours d'au moins trente minutes.
Lundi, elle a saisi l'occasion pour épingler les critiques de son rival de l'UMP sur mai 68, dont elle s'est dite "en partie" l'héritière. "1968, c'est le symbole d'une société bloquée qui avait besoin d'une grande secousse pour se débloquer. Moi je ne suis pas du côté de ceux qui rêvent d'une société qui serait à ce point bloquée qu'elle aurait besoin de secousses et de violences pour se débloquer", a-t-elle tancé. "Ne faisons pas porter aujourd'hui la responsabilité de ce qui se passe à mai 68".
Je veux une "France rayonnante et tournée vers le futur, qui prend le meilleur de son histoire, et qui ne cherche pas des explications ou des responsables, soit dans le passé récent soit dans le passé plus ancien. Moi, je veux inviter les Français à imaginer avec moi la France de demain", a ajouté Ségolène Royal dans une nouvelle flèche à Nicolas Sarkozy.
Chemise rose éclatante, Yvan Le Bolloch promet "une programmation à faire pâlir les 20h30 de TF1" et des "surprises". "C'est assez rock and roll à monter", confie-t-il. "C'est notre Woodstock à nous", s'exclame Cali.
Mais Nicolas Sarkozy est dans toutes les têtes. "L'objectif c'est, pendant qu'on peut encore, se taper sur les cuisses et rigoler entre collègues", lâche Yvan Le Bolloch. Quant aux critiques du candidat UMP sur mai 68, "il s'en prend à une période de ma vie et de la vie de ma génération qui était très importante au niveau des libertés qui ont été conquises. Et de vouloir les occulter, de vouloir les combattre, c'est un crime de lèse-liberté", fustige Georges Moustaki.
"La lutte est sérieuse, importante. On sait combien dimanche prochain c'est vital pour nous. On peut réellement basculer vers quelque chose qui ne nous plaît pas et qui met en danger beaucoup de choses pour la culture", avertit Cali, la mine grave.
A charge pour Dominique Besnehard de s'en prendre à la brochette de vedettes présentes à Bercy dimanche au meeting du candidat UMP: "J'ai trouvé ça assez violent cette impression d'avoir une culture de caste".
Ce grand concert-meeting gratuit baptisé "Pour nous c'est elle" au stade Charléty, dans le XIIIe arrondissement de Paris, accueillera notamment les chanteurs Benabar, Cali, Renaud, Georges Moustaki, Yannick Noah, Olivia Ruiz, Michel Delpech, Disiz La Peste, Grand corps malade, Dyonisos, Leny Escudero, Indochine, Kery James, Juliette et les Têtes raides. Mais aussi des comédiens tels Ludivine Sagnier, l'humoriste Elie Semoun ou encore les réalisateurs François Ozon et Emir Kusturica. AP
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