Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)

dimanche 20 novembre 2011

Poulets, maires et babas très cool


Mon ami F., qui suit assidûment cette gazette en son exil, déplore que je ne publie pas plus souvent de longs billets.
Je me dis parfois que mes considérations sur la société actuelle, la crise, la vie politique n'auront quelque écho qu'en des oreilles amicales bienveillantes à mon égard.
Un autre ami, accaparé par un labeur qui doit le conduire à un destin "sûr", lui, m'avoue "parcourir" mes écrits : sa sagacité lui en fera retirer, je n'en doute pas, la quintessence, pour peu qu'il y en ait une : ça dépend des jours, des humeurs de l'auteur et du lecteur ; ça tient en si peu de choses, finalement.
Voici donc, tout de même, quelques futilités que l'on pourra "parcourir" sans vergogne.

Poulet dominical
C'était, du temps de mon enfance à Antibes, quand les finances familiales étaient au beau fixe, une fête du dimanche : le poulet soigneusement rôti que ma mère accompagnait de pommes de terre Agatha croustillantes et fondantes à la fois.
C'était un temps où le poulet était un mets réservé aux bourgeois : on n'avait pas encore inventé le poulet aux hormones qui finit par envahir les tablées prolétaires, et encore moins les escalopes, cuisses et filets de volailles en barquette de polystyrène, pas plus que les labels rouges et autres estampilles destinées à certifier l'origine de la bête.
J'ai, par instinct, repris cette tradition depuis quelques mois, car j'ai trouvé sur le marché du Boulevard d'Ornano, un éleveur du pays d'Auge qui vient à Paris vendre sa production chaque dimanche.
Le parfum qui s'échappait de son étal était d'une toute autre saveur que celui qui émanait des boucheries environnantes.
Même quand je déjeune seul, le monsieur au visage rougeaud sous les cheveux blancs m'en dégotte toujours un petitou pour satisfaire mon envie du jour : un poulet "fermier", ça va de soi, appellation qui n'existait pas à l'époque sus-évoquée, car tous provenaient de Bresse et il fallait les commander à l'avance.

Petits babas Noël
Une amie m'a offert une gourmandise incroyable, et là, je sais qu'on va s'arrêter de "parcourir" : ce sont des petits babas baignant, en leur bocal de verre, dans un rhum de fort bon tonneau.
A la cuiller, avec une boule de glace à la vanille, c'est délicieux !
Je ne vois pas pourquoi l'un de mes amis me définit comme étant un "dandy socialiste"...

Toujours en représentation
Il ne faut pas être malade en novembre et décembre quand on joue au Caveau de la République (je me suis fait vacciner contre la grippe) ; c'est à cette période que la fête bat son plein : jusqu'au 31 décembre, les représentations se succèdent à vive cadence.
Cette semaine, pas le temps de souffler : avec le Congrès annuel de l'Association des Maires de France, nous sommes envahis par les édiles de la nation dès demain lundi, nos élus désirant faire une cure de rire à l'issue de journées studieuses : on ne sait pas si, cette année, le président de la République et le guilleret Fillon auront droit aux sifflets qui les ont accueillis l'an dernier, suite à la loi sur les collectivités locales et à la suppression de la taxe locale...
Bref, cette semaine, pas moins de 8 représentations : grande forme requise.
C'est en décembre, avec les fêtes, que l'on donne le maximum.
Dès le 1er janvier, vitesse de croisière agréable à un méridional comme moi qui aime à vivre Paris à un rythme "allegro ma non troppo".

Scoop !
Je ne voterai pas pour Nicolas Sarkozy en 2012.
Comme en 2007, quoi.

5 commentaires:

Kynseker a dit…

Finalement, ce qui m'a le plus interpellé c'est le "toujours en représentation"...

Les babas, ça commence à devenir habituel. Mais j'ai tout lu, hein !

S. a dit…

Bel effort, Kynseker !
Que je mérite, hein !

Pour les babas, nouveauté : ils viennent de revenir en majesté dans le 18ème...
A suivre, donc.

F. a dit…

J'apprécie le clin d'oeil ! Merci pour le long article !

Kynseker a dit…

J'ai voulu faire une blague narcissique avec majesté, mais en fait non...

S. a dit…

@Kynseker : je vois très bien...
@F. : en ce moment, je suis sur tous les fronts ; je suis un saint, je crois. ;-D