Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)

vendredi 2 mars 2012


Mais je reviens mercredi prochain.
Je serai là, en attendant :


jeudi 1 mars 2012

Une image d'un beau film

Thomas Doret et Cécile de France
"Le gamin au vélo" de Luc & J.Pierre Dardenne (2011)

La mort de Lucio dalla

Sa chanson-hommage au grand Caruso est devenue un classique, malgré le sort que lui firent subir des Florent Pagny et autres Lara Fabian qui croyaient sans doute faire oublier la magnifique interprétation de son créateur ou celle de son ami Luciano Pavarotti : lui, c'était un homme humble, et talentueux :


Pianiste à suivre

Rafal Blechalz a remporté le Grand Prix du Concours Chopin en 2005. Il jouera en France ce printemps.

mercredi 29 février 2012

Etonnant

Jérémie Renier est Claude François dans "Cloclo",  le film de Florent-Emilio Siri qui sort en salles le 14 mars.
Les premières images diffusées permettent de constater l'étonnante performance du jeune comédien :

Le cérémonial de fin de show du chanteur : à Bruxelles, comme halluciné*, il se jeta en pâture à ses fans hystériques.


* J'ai tout d'abord écrit "électrisé", si !

mardi 28 février 2012

Mathilde, élégance et esprit d'à propos

Mathilde Seignier (petite fille du grand Louis, mais elle n'y peut rien) a le don de m'insupporter. Démagogue, affichant une posture "bon sens populaire" à chacune de ses apparitions télévisuelles (où donc ai-je mis la télécommande ?), elle symbolise mieux que toute autre le plus exécrable des populismes.
Son attitude, lors de la cérémonie des Césars, alors qu'on annonçait qu'un trophée, largement mérité, était attribué à Michel Blanc pour son admirable prestation dans "L'exercice de l'état" (film hautement recommandable s'il en est), fut à l'aune de ses précédentes "sorties" médiatiques.
Pour elle, la récompense allait de (quel ?) droit à Joey Starr, lequel est très bon dans "Polisse" il est vrai. Et d'exiger quasiment que son copain Didier (le vrai prénom de M. NTM) montât sur scène pour recueillir sa part du triomphe de... Michel !
Ce dernier eut une attitude digne devant ce qu'il aurait pu considérer comme un affront tandis qu'Antoine De Caunes s'efforçait de dégager l'intervenante, avec élégance et humour.
Je ne vous infligerai pas en son et image, lecteur, la douteuse intervention de l'ineffable Mathilde, dont je dirais qu'elle est au cinématographe ce qu'une Nadine Morano est à la politique.
Ceux qui voudraient s'en délecter la trouveront sans peine sur les sites appropriés. 

Leonhardt-Bach : ainsi s'envolent nos "certitudes".

Et non, l'art du "rubato" n'est pas l'apanage des "chopinistes".
Posté initialement par Gaëtan Naulleau (Diapason) qui me fait ainsi vaciller.
Qu'il en soit remercié :

dimanche 26 février 2012

Errances mystiques

Mon enfance, au Maroc tout d'abord, à Antibes ensuite, fut placée sous les auspices, pas toujours bienveillants, de la religion catholique ; la foi de la famille était surtout de convenance : à Rabat, c'était un moyen, pour les expatriés, de se retrouver ; il y régnait une certaine convivialité : la paroisse Saint Joseph de l'Océan, dont nous "dépendions", fédérait notre communauté d'ultimes coopérants d'après l'indépendance. Outre le "sacré", y étaient organisées moult festivités, y compris des bals qu'ouvrait un Père Michel à capuche (un ordre, sans doute, franciscain peut-être...) qui, selon mon père, enclin à la médisance, était une sorte de Don Juan (!), profitant de sa position pour draguer à tout-va ; du "n'importe quoi" vraisemblablement, relevant du pur fantasme déculpabilisant.
A six ans, je servais la messe matutinale avant d'aller user mes fonds de culottes chez les bonnes sœurs. L'une d'entre elles, Marie St Jean Berckmans, n'est jamais sortie de ma mémoire, femme douce et cultivée qui m'apprit à lire et à écrire. Plus tard, à Antibes, j'eus avec elle une correspondance suivie. j'attendais ses lettres avec impatience, qu'elle rédigeait d'une écriture ronde et régulière.
La messe, pour moi, surtout la "grande" du dimanche à 11 heures, était un grand spectacle : je pense que j'en ai gardé pour toute ma vie la passion de l'exhibition publique.
A Antibes, par la suite, je continuai à jouer les enfants de chœur jusqu'à l'adolescence où je me détachai peu à peu de la foi, jugeant que certaines pratiques étaient peu compatibles avec les préceptes du Vatican ; j'avais déjà en horreur l'hypocrisie, dont j'avais pu juger qu'elle faisait des ravages, y compris dans le cercle familial : je voyais tous les jours combien était bafoué le fameux message du Christ, ô combien utopique selon moi. Les génuflexions et autres signes de croix étaient mis au rencard sitôt franchi le seuil de la cathédrale. Je rencontrai à Paris, bien des années après, en milieu noctambule, un jeune homosexuel qui finit par me confier, sous l'effet de quelques verres de vodka, qu'il était prêtre à la Nonciature ! La contradiction avec les anathèmes décrétés par les plus hautes autorités de la Sainte Mère Apostolique, était si flagrante que j'entrai dans une violente colère. C'en fut fait définitivement des lambeaux de foi qui subsistaient en moi.
Ma culture, très occidentale, et l'éducation religieuse que j'ai reçue, ont cependant fait leur œuvre, laissant subsister en moi des traces indélébiles. Sans le moindre signe de croix, la moindre génuflexion, sans que ma main ne fasse trempette dans les bénitiers, j'aime toujours flâner et méditer en profane dans ces édifices érigés de mains d'hommes en des temps où la vie humaine s'organisait autour du christianisme.
Ainsi, l'autre matin, j'entrai, à Rome, dans une petite église, à quelques pas du Forum païen, la Chiesa Ss. Quirico e Giulitta (qui sont-ce ?), étonnamment ignorée du tout-venant touristique. J'y découvris un "Martyre" anonyme de l'école du Cavarage (l'image ci-dessus) que je contemplais longuement. Je me dis que, tout de même, le catholicisme avait au moins permis à l'homme de créer des œuvres immortelles, comme en témoigne la musique dite "sacrée" léguée à l'humanité par les plus grands musiciens, de Monteverdi à Gabriel Fauré pour ne citer qu'eux, Bach en étant la pierre angulaire.
Cet héritage, ce n'est pas rien :

Des "Messes brèves" de Bach, je ne connaissais que la version du suisse Michel Corboz, jusqu'à ce qu'on me fasse découvrir cette version de l'Ensemble Pygmalion qui accompagne désormais les premières heures de mes journées.

samedi 25 février 2012

Rome : images

Carnaval

Cavalcade in Villa Borghese

Un pape et sa suite, Piazza del Popolo (mardi gras)

Pas fait exprès, mais c'est joli, non ?

Très vieille Fiat pour frimer dans le Trastevere

Enigme :

2 parisiens sur cette photo.
Indice : L'Atelier Musical

vendredi 24 février 2012

Rome, encore et toujours

Rome, ce n'est jamais assez. l'idéal serait d'y avoir un pied-à-terre pour s'y rendre plus souvent ; on peut rêver, non ?
Cette fois, un couple d'amis, Emilia et Serge, découvraient la ville pendant mon séjour : nous nous sommes donc fréquemment retrouvés, pour partager nos repas, surtout, mais aussi pour parcourir le centre historique le nez au vent.
En toute indépendance, j'ai tout de même eu le temps de visiter la très belle exposition (fort heureusement prolongée jusqu'au 9 mars) du Museo del Corso, consacrée aux peintres de la renaissance placés dans la mouvance de Michelangelo et de Rafaello : l'occasion de découvrir des artistes moins connus, talentueux, comme Salviati, del Piombo, Perin del Vaga ou Caraglio  que je connaissais fort peu.

A l'exception du lundi, le ciel fut clément et généreux ; il faisait même chaud aux meilleures heures de l'après-midi. Après les froides journées parisiennes du début de février, le contraste était de taille : une veste et un gilet suffisaient largement.

Bien sûr, visites gastronomiques à mes adresses favorites, avec un regret : l'Osteria della Gensola, qui propose un formidable menu de la mer affichait complet quand je voulus réserver.
Consolations avec l'inimitable Armando al Pantheon et sa "torta romana" mythique, et découverte, en Trastevere, d' A Ristocampo, où l'on affiche ceci (en anglais) : "Contre la guerre... et les menus touristiques" !
Là, Serge, ému aux larmes retrouvait les "polpette" que lui préparait sa grand-mère antan : ce sont des boulettes de viandes (veau+boeuf) préparées avec du parmesan, du persil, baignant en un sugo (sauce) à s'en lècher les babines.

Seul, un midi, j'échouai dans une trattoria populaire où mon voisin de table me fit penser à l'un de ces personnages qui peuplent les films italiens de la grande époque (photo), un romain pur-jus, comme je pensais qu'il n'en existait plus.

C'était aussi le Carnaval de Rome, qui atteint son apogée le mardi gras : nous nous retrouvâmes au milieu des festivités organisées Piazza del Popolo, avec animations sur le mode médiéval, chevaux, costumes "renaissance" (encore), et musiques variées.
Pour échapper au tumulte, on pouvait rejoindre la terrasse du Pincio, d'où, dès 7 heures du soir serait tiré le feu d'artifice final.

 Romain typique dégustant ses rigatoni avec ferveur.

Preux chevalier, très souriant, entre la Villa Borghese et la Piazza del Popolo.

Tambour de ville

Très zoli coucher de soleil sur la ville éternelle (pas cliché du tout !)



 D'autre images à suivre...


samedi 18 février 2012

Partir

Je vous laisse (sauf si j'ai, à la fois, connexion et inspiration) pour quatre ou cinq jours.
Avec ce joli cadeau (jolie prestation en direct du jeune Julien avec un orchestre qui "groove") :

Quel "buzzzzzzzzz" !


C'est à Orly...

Michel Berger a écrit la musique de ce chef-d'oeuvre impérissable 
(on appréciera la ligne de basse déjantée) :

vendredi 17 février 2012

Nouveau florilège















Envoyées par K., un fidèle lecteur toujours à l'affût.

Sarklaurel et Merkhardy


A lire (cliquer sur le titre) : 600 RAISONS DE NE PAS VOTER SARKOZY (sur Rue 89)

La valeur n'attend pas...

Je jouai cette pièce (La Leggierezza de Franz Liszt) à 16 ans pour un concours dont je remportai le 1er Prix.
Si j'avais entendu, à l'époque, cette interprétation d'un Kissin de 15 ans, j'aurais renoncé : ça rend humble :


Comment ne pas aimer Brahms...

et ceux
qui
le servent
si bien ?
Ici, I.Perlman et le Chicago Symphony 0rchestra dirigé par le Maestro Giulini :


Et là, Kissine (oui, il faut désormais ajouter un "e", paraît-il !) dans la Ballade opus 118 :