Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)

mardi 7 février 2012

Monter la gamme

A Valparaiso, Chili.
- Via Yves H. sur facebook -

lundi 6 février 2012

Devine qui vient diner !


Voyage d'hiver

On peut voyager sur place.
C'est un dimanche d'hiver, un vrai.
On s'est aventuré sur les trottoirs glissants, givrés sous les flocons épars qui peinent à blanchir la capitale.
En temps ordinaire, le marché Ornano n'est que vacarme. Aujourd'hui, ambiance ouatée, recroquevillée ; les vendeurs de fruits et légumes ont baissé d'un demi-ton leurs apostrophes aux chalands. Le bar-PMU, habituellement bondé, semble figé autour des deux clients accoudés au bar devant leur café fumant ; il y a tout de même une tasse oubliée sur une table, en terrasse, par un fumeur invétéré.
On fait, peu après midi, comme en province, un repas maladroit mais préparé avec du sentiment.
Il y a l'ami de passage qui se sent chez lui, à raison. Charcutailles, plat de résistance évidemment "à l'italienne", Strudel aux pommes, café, Mozart, Beethoven, Schubert en complices d'instants privilégiés, de conversations intimes, de silences éloquents et utiles.
Avec le Schubert-Tharaud, -un vieux souvenir, déjà-, on s'assoupit presque en même temps ; en point d'orgue.
Le soir, dîner-soleil, accueil chaleureux : l'hiver, dites-vous ?
Bonheurs.

Dédicace :

samedi 4 février 2012

Italiens !

Avant de rire de ma voiture, finis de payer les traites de la tienne.
Bon weekend.

vendredi 3 février 2012

Morel le bon



A tous ceux qui sont sûrs par franceinter

Oh, bonne mère !


Indispensable, non ?

La vanne du jour

"Les socialistes ne peuvent pas gagner."
Nicolas Sarkozy

jeudi 2 février 2012

Ceci n'est pas du copinage, votez pour lui !

Ecoutez et partagez, Adam Laloum a besoin de tout le monde : votez pour lui pour les Victoires de la musique : http://www.francetv.fr/les-victoires-de-la-musique/classique/vote


Brahms, Capriccio, opus 76 n° 2 - Adam Laloum from Max Demian on Vimeo.


Jeux du cirque

Panem et circenses : donnez aux peuples affamés du pain et des jeux, ça les calmera.
Je n'ai rien contre le football en tant que jeu parfois amusant, et, hélas, souvent barbant pour des raisons tactiques et... financières.
J'admire la virtuosité des as du ballon rond, de Platini à Messi si, par hasard ou circonstances, mon œil tombe sur une passe d'armes footballistique de haut niveau. Mais ça reste l'exception : en période de crise mondiale, le fric qui règne, tout puissant, sur ce sport ne sent pas la rose.
Les joueurs, eux, à de notables exceptions près, sont, même très bons, rarement fréquentables par un sale "intello-bobo-dandy" de mon acabit. J'en ai même connu un, quand j'étais "juanais", avec lequel j'eus d'intéressantes conversations, et en croise un autre, de nos jours, dans mon quartier, détesté par beaucoup d'amateurs : pensez donc, il est cultivé et s'exprime comme un professeur de langues !

Je suis donc quelqu'un de tolérant ; si ça "les amuse", tant mieux pour les fanatiques (rien que ce mot !) des divertissements populaires.
Là où la coupe de ma tolérance déborde un peu, c'est face à) la bêtise crasse d'une grande partie des supporteurs, comme on vient de le voir à Port Saïd (photo du haut) où la rivalité "sportive" se mêlait aux antagonismes politiques.
Les 74 morts égyptiens sont une honte pour la civilisation, comme le furent, en 1985, les 39 victimes du Stade du Heysel, au cours de ce drame de la connerie humaine auquel j'assistai, médusé, épouvanté, sur mon écran de télévision (photo ci-dessus).
Aujourd'hui, après Port Saïd, je dois bien m'avouer, devant l'ineptie qui conduit à la tragédie, que ça me dépasse.
En 1984, peu de temps avant le drame du Heysel, J.Pierre Mocky dénonçait la connerie de certains supporteurs aveuglés dans un film qui résonne plus que jamais aujourd'hui :

mercredi 1 février 2012

Au Caveau de la République

L'affiche que vous ne verrez jamais dans le Métro parisien :


Inquiétant

L'extrême droite dirige le Nouveau Théâtre de Budapest : sur Rue 89

Du beau "piano"

C'est un ami qui me fit découvrir Déodat de Séverac (1872-1921), compositeur languedocien qui célébra si bien sa région ensoleillée.
Sa musique s'écoute agréablement au crépuscule.
Ses "Baigneuses au soleil" sont interprétées ici par Billy Eidi.


Association de bienfaiteurs

Il a fallu que ces trois-là conjuguent, chacun de son côté et sans se concerter, leur amitié, déclenchant un mécanisme quelque peu rouillé pour que je procède à un réaménagement presque total de mon environnement immédiat.
S., que toutes ses relations considèrent -à raison- comme surdoué pour faire à peu de frais un palais d'un quelconque galetas, fut le premier à mettre le feu aux poudres : "si tu fais ça, ça, et puis ça, tu rentabiliseras ton espace de vie au maximum".
J'avais peine à visualiser ses intentions, traînai quelque peu pendant les fêtes, reportant l'idée à "un peu plus tard", sachant néanmoins que ces changements, dans un intérieur récemment rénové, seraient bienvenus.
Puis ce fut au tour de R., en une soirée très "coin du feu" et "bâtons rompus" de balayer les alentours immédiats d'un regard sans indulgence et de suggérer avec fermeté d'importantes -gigantesques à mes yeux- modifications. Piqué au vif, je me mettais en devoir, une semaine durant, de modifier la partie concernée, G. venant apporter la touche finale, lui qui séjourne de temps à autre dans mon espace vital.
Sitôt fait, je repensais aux indications de S., reléguées un temps dans un coin de ma mémoire.
C'était d'une logique imparable : je ne pouvais m'en tenir à la moitié de la pièce.
Mon vieil ami n'attendait que mon signal et que me vint l'énergie nécessaire.
La deuxième partie du projet fut donc menée à bien hier, en une petite demi-journée. Ce qui m'apparaissait  titanesque fut prestement effectué sous l'effet de nos déterminations, S. dirigeant la manœuvre armé des outils nécessaires. Un meuble envahissant fut démonté -la fondation de l'Abbé Pierre en héritera-, le piano déplacé et mis à la place d'honneur qui lui revient de droit, une étagère fixée pour accueillir le vidéo-projecteur, la table polyvalente judicieusement placée, l'éclairage revu -S. sait utiliser la petite lampe qui éclairera tel ou tel espace- et ne restent à régler que des détails (côté bureau, un enchevêtrement de câbles à démêler, des dossiers à classer et à disposer à proximité immédiate de la main...).
Hier soir j'accueillais F., lequel se dit enthousiasmé par ce nouveau cadre de vie, reposant pour les yeux, logique avec son coin musique et son espace lecture, une utilisation rationnelle du "bureau-table d'agapes"...
Chez moi, dorénavant, on respire.
Avec F., nous fêtâmes l'événement en débouchant une bouteille d'excellent Champagne au son des talents variés de Vivaldi et de Bill Evans : ne manquait qu'un feu de cheminée.
Bon d'accord, mais pas tout de suite.
En attendant, je pourrais presque convoquer Ideat pour un reportage.
Heureux : merci à l'amitié.

Extravagances

J'écoute (en vrai audiophile, car, maintenant, j'ai un vrai beau son pour la musique) ce disque et c'est à tomber à la renverse d'efficacité ; c'est pêchu, vif, rock en diable (d'homme !).
Quand on vous dit que Vivaldi, c'est du "Metal" !

 La pochette (pas en plastoc, en plus, comme j'aime...) traduit bien l'impression ressentie lors de l'écoute :  
ça met le feu !

Pourquoi pas ?

Je vous souhaite un excellent mois de février.
S. (à minuit tapantes)

mardi 31 janvier 2012

Divagations hivernales

 Mon dieu, c'est l'hiver !
On avait fini par oublier que, l'hiver, il peut faire froid.
Reléguant pour un temps la campagne présidentielle en queue d'édition, les journaux télévisés vont donc nous abreuver dans les prochains jours d'images effrayantes d'automobiles bloquées sur les autoroutes, de chasse-neiges déblayant les chaussées et autres sableuses.
Pour faire joli, mais seulement si le "manteau blanc" recouvre la capitale ou les stations balnéaires, et dans ces deux cas uniquement, on verra des enfants occupés à des batailles de boules de neige sur la plage ou faisant de la luge sur la Butte Montmartre.
C'est ce que l'on appelle en jargon de journaliste, un marronnier : un sujet qui revient de manière récurrente, tels les reportages d'été sur les joies nautiques, ou, a contrario, sur le temps "pourri" qui ruine les saisons touristiques.
Ça occupe, et surtout, ça distrait.
Au sens premier du terme.

Ça, c'est rigolo !
J'écrivais, hier, que je ne parlerais que des événements drôles de la campagne électorale.
C'en est un : après la longue intervention -sur 6 chaînes de télé, pas moins !- du vrai-faux candidat-président (et vice versa), un sondage a été réalisé (un de plus, et c'est pas fini) dont il ressort que F. Hollande gagne 3 points dans les intentions de vote au premier tour, alors que son rival encore virtuel, n'en gagne que la moitié d'un.
C'était bien la peine.



Séance de rattrapage : "Polisse", un vrai bon film !
Le film de Maïwenn (pas la chanteuse folklorique, l'autre) est nommé 13 fois aux Césars, et c'est mérité.
Il faut se méfier comme de la peste de nos a-priori : on pourrait se dire "Maïwenn", "Joey Starr", ce n'est pas ma tasse de chocolat de chez Angelina, et l'on aurait bien tort.
Un peu comme ses illustres prédécesseurs Maurice Pialat (avec... Police) ou Bertrand Tavernier (avec L627, grand film à redécouvrir d'urgence), Maïwenn nous fait vivre le quotidien des femmes et hommes de la Brigade des mineurs, avec le lot de turpitudes plus ordinaires qu'on ne le croit auxquelles ces flics d'un genre particulier doivent faire face : grand-père pédophile inconscient des séquelles de son comportement, mère désespérée confiant son enfant aux gardiens de l'ordre, exploitation des enfants roumains, j'en passe, et de pires.
C'est filmé "à l'arrache", comme un document, avec quelques plans magnifiques à couper le souffle.
On retient évidemment la prestation des actrices et acteurs, tous impliqués à l'extrême, dont celles de la grande Karin Viard (sublime, de plus en plus) et de Marina Foïs (photo).
Vu en excellente compagnie dimanche dernier, Polisse est un grand film tragique.


 Oh, une vraie chanteuse !
Les temps que nous vivons étant à la médiocrité, les médias "chics" s'emparent avec gourmandise de tout nouveau talent estampillé "de qualité".
Abreuvés que l'on est de sous-merdes musicales à longueurs d'ondes, dès qu'on décèle une once de vrai talent, c'est un concert d’Alléluia qui salue l'impétrant (comme dirait Montebourg).
Aujourd'hui (et jusqu'à quand ?) c'est une certaine Lana Del Rey qui crée l'engouement, parce que, figurez-vous qu'elle chante juste et possède un fort jolie voix.
En maniant la zapette pas plus tard qu'hier soir, j'ai pu l'entendre et voir chanter en direct-live (comme ils disent) sur Canal+, et il est vrai que ça reposait de Rachida Dati qui la précédait dans la même émission.
On se gaussera néanmoins, si l'on connait un tantinet l'histoire du blues et, plus généralement, de la musique "soul", de voir l'émerveillement produit sur les foules par la blonde chanteuse américaine. Sa prestation d'hier soir en tout cas, n'était pas de nature à me projeter sur le balcon pour hurler à la face des passants : "Jésus, Marie, tugudu, une "diva" est née".
Mais sans doute faudra-t-il que j'en écoute un peu plus, au moins pour comprendre pourquoi cette jeune femme fait la une de la chronique musicale.

Et tiens, tant que j'y suis, je vous offre une grande et belle voix ci-après, même s'il est vrai que la chanteuse est moins "sexy".
Moins télégénique ?
Quoique :















Premier communiant à Venise

J'ai déjà évoqué ici le Palazzo Grassi, qui, à Venise abrite les collections de François Pinault.
Je fus très impressionné, lors d'une incursion dans la cité des Doges, par cette œuvre de Maurizio Cattelan : au Palazzo Grassi, mieux que sur la photo ci-dessous, le personnage était installé dans un lieu nu, blanc, circulaire, de façon à n'être approché, à priori, que de dos. C'est en le contournant qu'on découvrait le vrai visage de ce que l'on pensait être un garçonnet abîmé dans sa prière.
Impressionnant !

Maurizio Cattelan
Cire, cheveux humains, résine de polyester et vêtements.
101x41x53 cm

lundi 30 janvier 2012

Ne pas lasser le lecteur

Election (sans "s") présidentielle (idem)
A l'inverse de mes emballements de 2007 (il ne fallait surtout pas que Sarkozy soit élu ! Tant pis pour ceux qui regrettent leur vote), je vais m'efforcer de ne pas bassiner le lecteur avec la campagne électorale : je ne relèverai que les évènements drôles, la "température" au Caveau de la République", ou les grosses saloperies.
Au risque de vous étonner (!?), j'ai d'ores et déjà décidé que je voterai pour François Hollande dès le premier tour.
Il faudrait un accident majeur pour que je change d'avis.
Oh, je sais que certains penseront "il pense que c'est plié, de toutes façons"...
Que nenni, on a vu des retournements spectaculaires (2002, tiens !) en cours de campagne, laquelle n'est pas commencée tant que le candidat de la droite dite "républicaine" ne s'est pas déclaré, et l'on sait donc que, jusqu'au moment ultime, rien n'est joué.
Mais je pense qu'abreuver quotidiennement de politique ceux qui ont l'amabilité de lire mes évagations divagations tous les jours serait, euh, superfétatoire.
Et je fus bref.




Scholl, c'est cool !

J'adore Andreas Scholl (comme ça se prononce) ; en ce moment son disque "O Solitude" berce mes matinées brumeuses.
On le dit inégal en concert.
Un tel organe doit être bien difficile à gérer.

samedi 28 janvier 2012