Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)

vendredi 30 décembre 2011

Petite pause

Trois jours de festivités tout en "travaillant" au théâtre.
Je m'accorde donc une pause jusqu'à lundi ou mardi.
Et, comme on dit à Marseille, je vous souhaite un "BON BOUT D'AN" !

Nourrissez-vous de belle musique.

jeudi 29 décembre 2011

La droite la plus bête du monde...

Guéant Verdâtre veut "limiter" la vente d'essence au détail pour éviter les incendies de voitures lors de la nuit de la Saint Sylvestre. Et non, on ne pense pas du tout à l'élection à venir...

"Et si j'interdisais aussi la vente des briquets et des allumettes ?"

Gazette bilingue


Non, rien !

Travail à faire.

La face du monde en eût été changée...

A quoi ça tient, hein ?!

Piadeau


mercredi 28 décembre 2011

Un très GRAND !


Petits bonheurs

Mezzo live HD
La chaîne Mezzo, spécialisée dans la musique dite "classique" et le jazz, s'est dotée d'un canal supplémentaire qui diffuse (en HD, s'il vous plaît !) des concerts, retransmettant notamment les évènements de la Grange de Meslay, autrefois animée par l'immense Sviatoslav Richter ; c'est un bonheur de voir et d'écouter via mes enceintes anglaises de telles retransmissions. Toute la journée, je laisse ce canal ouvert, et laisse tout tomber de mes activités quand une performance artistique capte mon attention. 
Je repensais, hier, en écoutant la transcription pour piano, par Liszt, de la 6ème de Beethoven, à ce que disait Gaspard Proust, fieffé mélomane, lors d'un entretien à France 2 : "Beethoven (entre autres) c'est une musique violente, aussi violente, si ce n'est plus, que du "heavy metal"."
C'est tellement vrai : une audition de la Symphonie Pathétique de Tchaïkovski vous en convaincra sans mal.

Ecrire
Ecrire, c'est le plus excitant des exutoires, un peu comme la composition musicale.
J'avais commis une suite de chroniques, sur le mode "feuilleton", que j'ai remaniées pour leur donner une forme romanesque.
A l'arrivée, j'ai décidé de repartir de zéro ; je ne pouvais me contenter de compiler les épisodes, les réarrangeant dans un but de cohérence, ne serait-ce que pour les replacer dans un ordre chronologique.
J'ai fait table presque rase de ces pages, adoptant un mode narratif différent, m'attachant surtout à me relire jusqu'à plus soif pour peaufiner chaque phrase.
Je ne sais, et ne veux pas savoir, quand ce travail connaîtra l'aboutissement : pour l'heure, je dois me mettre dans la tête d'un potentiel lecteur, me demander si j'arrive à captiver, si je donne envie de poursuivre la lecture.
J'ai  fait lire, l'autre soir, quelques lignes de cette nouvelle mouture à un étudiant qui aime lire.
Nous eûmes une discussion passionnante sur les scènes de sexe, pour lesquelles, contrairement à la toute première version, j'ai décidé d'appeler un chat un chat.
Je réalisai alors combien notre siècle était devenu pudibond : le jeune homme pensait qu'en donnant des précisions, je m'occultais une grande partie d'un possible lectorat.
Je lui rétorquai qu'un roman est lu par des lecteurs informés de ce qu'il contient, ne serait-ce que par la 4ème de couverture, mais surtout, par les critiques et informations distillées par l'éditeur.
Mais je faisais cependant le constat de l'échec de ce genre de tentatives à une époque, la nôtre, où, bien qu'Internet permette l'accès à des images à teneur autrement pornographique, décrire les ébats sexuels semble devenu d'une audace inouïe !
Je relisais il y a peu une très courte nouvelle de Gide, "Le ramier", datant de... 1907, où l'un des personnages, le plus jeune, dit à l'autre : "On va se tailler des pipes" !
Aurais-je l'impudence de rappeler à mes lecteurs adultes que Genet écrivit bien plus crûment et que les écrits du Marquis de Sade sont aujourd'hui considérés comme des chefs-d’œuvre, 
En ce qui concerne Jean Genet le maudit, que l'on considère à présent comme l'un des plus grands auteurs du XXè siècle (à tel point que Sartre lui consacra une œuvre dramatique), on se dit que si son œuvre n'avait atteint que des lecteurs homosexuels, en faisant un écrivain "spécialisé", sa gloire ne serait pas ce qu'elle est.
Les arguments de mon jeune camarade ne tenaient pas, à mon sens : un homosexuel s'interdit-il de lire les romans contenant des scènes érotiques hétérosexuelles, sous prétexte que ce n'est "pas son truc" ?
Mon interlocuteur m'a conforté finalement dans l'idée que je ne devais pas réfréner mes élans de plume.

Et là, je m'interromps un instant : sur Mezzo, Barenboïm en récital de piano à la Scala de Milan, ce n'est pas rien !

Tiens, en voilà !
C'est une tradition familiale, maternelle à vrai dire : dans la période des fêtes, on fait nos choux-gras de boudin blanc (ne cherchez pas une transition avec ce qui précède...).
Il faut dénicher le meilleur artisan-charcutier, celui qui est bardé de diplômes du "meilleur boudin blanc de France".
Ils sont nombreux, car il doit y avoir autant d'organismes habilités à délivrer la précieuse récompense qu'il y a de cantons en France.
On s'y perd, donc, et il faudra faire confiance à la bonne mine du boudin, à son parfum, et ne pas acheter le boudin en barquette plastifiée vendu en surfaces commerciales.
Pour faire simple, car la composition en varie selon les régions, le boudin blanc est une farce de viande blanche (du veau ou de la volaille pour les meilleurs, du porc pour les autres) mélangée à de la farine (ou de la mie de pain), de la crème et diverses épices ; on peut y ajouter des éclats de morille ou de truffe pour en faire monter le prix, car, personnellement, je trouve que ça ne change pas grand chose.
En ce qui me concerne, après l'avoir délicatement piqué en divers endroits avec une épingle (jamais avec une fourchette !) je le poêle "à froid" : c'est à dire que je le pose sur un petit lit de beurre et le démarre ainsi à feu très doux.
Il est, paraît-il, des individus pour le manger cru (faussement cru, d'ailleurs, puisque il est "précuit"), ou cuit, après l'avoir dépiauté.
A chacun son plaisir.

Le candidat du plein-emploi
Il n'aura pas réussi grand chose, notre actuel président, au cours de son quinquennat finissant.
Voici que tombent impitoyablement les chiffres du chômage ; ils sont sans appel : celui qui affirmait qu'il serait le président du plein emploi s'est planté, ici comme ailleurs.
Je pense que ce résultat-là lui sera fatal en avril et mai prochains.
Ce ne sont pas quelques cheveux blancs (en mode "j'ai bossé !") et une attitude plus "présidentielle" (qui est dupe ?) qui vont le sauver d'un naufrage prévisible (et prévu, d'ailleurs, par les plus sensés des députés UMP, entre deux portes).
Il n'est pas besoin de sondages pour mesurer le pouls de l'opinion : un petit tour au Caveau de la République vous indiquera le climat qui règne dans la population ; à l'exception toutefois des matinées où la majorité de la salle est composée de personnes âgées : là, il semble qu'il conserve encore quelques rares adeptes, lesquels devraient regarder d'un peu plus près les chiffres de leurs relevés de retraite sur les cinq dernières années ; ils y constateront sans nul doute que le candidat (aussi) du "pouvoir d'achat" les a bernés.
On a du mal, sur ces questions, à manier l'ironie : c'est tout de même cinq années calamiteuses qui s'achèvent bientôt.

Avant le bouillon vous prendrez bien un peu de boudin blanc, Nico ?

Musique, littérature et sexualité, boudin, Sarko : c'est tout pour aujourd'hui.





mardi 27 décembre 2011

Modernoël


Bouleversant

Talents conjugués pour émotions inoubliables...

lundi 26 décembre 2011

Noël : bon, ça c'est fait !

Le soir du 24 décembre, Paris en ses quartiers offre un aspect quelque peu lugubre : ainsi, parcourant le boulevard St Martin pour me rendre au théâtre vers huit heures du soir, avais-je l'impression d'errer en un véritable no mans land ; tout juste si je croisai le regard de ce SDF qui, depuis plusieurs années, habite une maison de carton près de la station Strasbourg-Saint Denis, noir visage familier qui refuse l’aumône et rentre dans sa coquille quand il m'arrive, par grands froids, de lui demander (et je persiste !) s'il n'a besoin de rien.
Le public du 24 au soir est d'une espèce rarissime qu'il  est difficile d'identifier : pour lui, on se défonce encore plus, le présumant composé d'esseulés, de sans-famille, de réfractaires aux fêtes commerciales religieuses ou de provinciaux arrivés deux jours trop tôt et un peu désorientés.
Ils ont bien du mal à remplir un petit tiers de l'espace, méfiants au début, quand je suis censé "chauffer" la salle et les rassurer : oui, on va s'amuser (l'animateur que je suis doit afficher une bonne humeur communicative, même si, comme moi, ce genre de fête annuelle le rendrait plutôt morose).
Au bar, pendant que se déroule le spectacle, on se fait un petit Noël d'artistes avec grignotage et nectars divers : le Château Margaux de Camille, notre régisseur, est gouleyant à souhait, que je mélange allègrement à un Champagne Baron Albert en oubliant les préceptes (à la con ?) "rouge sur blanc, tout fout l'camp ; blanc sur rouge, rien ne bouge".
Evidemment, le petit réveillon amical d'après-spectacle a été décommandé et l'on rentre aux heures habituelles dans une plaine de Montmartre silencieuse comme en août, voire pire.
On s'offre un petit whisky et on sent sa main droite prendre sa main gauche , se surprenant à se dire en soliloque : "Joyeux Noël, tu sais que je t'aime, mon Sylvianou", paraphrasant un sketch féroce de Guy Bedos sur la solitude.
Il suffirait de trois fois rien pour qu'on écoute le Requiem de Fauré pour faire bonne mesure.
Heureusement arrivent deux messages sur le téléphone cellulaire qui donnent envie de faire des entrechats dans le salon et de chanter "Y'a d'la joie" : il est des mots-soleil qui vous réchauffent le cœur et l'âme.
On n'allume pas la télé(sans)vision, car on sait ce que l'on va y trouver : la messe de minuit et son vieux pape (un vin rouge à bas prix) ou les sempiternels "bêtisiers" décérébrants de fin d'année.
Le lendemain, jour de Noël, on prolongerait bien la conversation avec cette voix amie qui vous fait entrer si agréablement dans cette journée où l'on va retrouver un public plus nombreux que la veille qu'il faudra sortir des torpeurs de la digestion.
Le soir, autour d'un aligot, un fidèle "disciple", de passage à Paris, vient dissiper définitivement les petites amertumes de circonstances : on est flatté qu'il vous ait donné la priorité dans les visites parisiennes de son trop court séjour ; on discute de son avenir, de ses doutes, de ses atermoiements ; on prend ses confidences comme un cadeau... de Noël.

Diva


Dalida n'hésitait pas à mettre à son répertoire les grandes chansons de ses confrères. Elle reprend ici la très belle chanson de Bécaud ; elle interpréta entre autres, par la suite, "Avec le temps" de Léo Ferré ou "Je suis malade" de Serge Lama : sans faire oublier les versions originales, elle savait apporter à ces œuvres son indéniable talent.

dimanche 25 décembre 2011


Quand Nadine "twitte"...

Na-ti-vi-té, bêtasse !

To be or not to be

Si le film, remake du "To be or not to be", chef-d’œuvre d'humour du grand Lubitsch, ne laisse pas un souvenir impérissable, ce "nazi-rap" fit danser la planète :

samedi 24 décembre 2011

Comme on ne se souhaite que le meilleur...




... c'est là que nous aurions aimé être aujourd'hui !

Vous avez cru sincèrement y échapper ?


Faites attention, en lançant la jambe, de ne pas atteindre le visage de votre (au choix) voisin(e), maman, copine, sœur, petit(e) ami(e), etc. Une pensée particulière pour l'ami Dominique D. avec lequel nous exécutions, à 15 ans, cette magnifique chorégraphie, au grand dam... des voisins du dessous !

vendredi 23 décembre 2011

Le ciel serein d'Espagne est sans embruns.


That's entertainment

C'est symphonique, spectaculaire, soul !
Sans aucun doute l'une de mes chansons U.S. préférées :

Oh, professeur Higgins !


"My Fair Lady" est sorti en Blu-ray : miam !