En cours d'études musicales ce morceau m'a donné envie de jouer autre chose que du "classique" :
Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)
lundi 14 mars 2011
samedi 12 mars 2011
Le petite fiancée de l'Amérique
Je me souviens des ces films du dimanche après-midi en noir et blanc tremblotant sur l'une des deux seules chaînes dont nous disposions.
J'ai pu y découvrir les films avec Fred Astaire et Ginger Rogers ("Top Hat" ou "La grande farandole" entre autres) et ceux interprétés par Shirley Temple qui fut la première "enfant-star" du cinéma, connaissant un succès mondial au cours des années 30.
Adulte, Shirley Temple eut bien du mal à poursuivre sa carrière, comme c'est souvent le cas pour les enfants prodiges.
On la vit cependant dans "Le massacre de Fort Apache" de John Ford, seul film de qualité dans une filmographie aléatoire.
Pendant la deuxième partie de sa vie elle fut membre du parti républicain et devint ambassadrice des USA à l'ONU.
Je préfère garder l'image de la gamine prodigieusement douée (que l'on trouverait sans doute un tantinet crispante aujourd'hui) qui jouait, chantait et dansait dans les vieilles comédies de l'âge d'or d'Hollywood :
J'ai pu y découvrir les films avec Fred Astaire et Ginger Rogers ("Top Hat" ou "La grande farandole" entre autres) et ceux interprétés par Shirley Temple qui fut la première "enfant-star" du cinéma, connaissant un succès mondial au cours des années 30.
Adulte, Shirley Temple eut bien du mal à poursuivre sa carrière, comme c'est souvent le cas pour les enfants prodiges.
On la vit cependant dans "Le massacre de Fort Apache" de John Ford, seul film de qualité dans une filmographie aléatoire.
Pendant la deuxième partie de sa vie elle fut membre du parti républicain et devint ambassadrice des USA à l'ONU.
Je préfère garder l'image de la gamine prodigieusement douée (que l'on trouverait sans doute un tantinet crispante aujourd'hui) qui jouait, chantait et dansait dans les vieilles comédies de l'âge d'or d'Hollywood :
vendredi 11 mars 2011
"Le Pen ou jamais"
Je venais de rentrer de remonter du Caveau hier soir vers 23 heures.
Après une légère collation constituée d'un énorme croque-monsieur, j'allume mon téléviseur pour constater que, chic, super, enfin, France 3 diffuse "Ce soir ou jamais", l'émission animée animée par Frédéric Taddeï, l'une des seules que j'aime à regarder quand elle n'est pas remplacée -allez savoir pourquoi !- par une série moldovalque débile.
Et là, je tombe sur un débat ahurissant !
Je ne suis pas le seul et comme ce matin je suis atteint de flémingite aiguë, je vous prie d'aller voir ce qu'en dit Laurent Joffrin dans son édito du jour sur nouvelobs.com, car je partage entièrement sa réaction.
Je me suis demandé hier soir si, pendant que je faisais l'andouille, la fille Le Pen n'avait pas pris le pouvoir.
J'ai entendu dans mes cauchemars de la nuit le bruit des talons-aiguille.
Voilà le lien : cliquer.
Après une légère collation constituée d'un énorme croque-monsieur, j'allume mon téléviseur pour constater que, chic, super, enfin, France 3 diffuse "Ce soir ou jamais", l'émission animée animée par Frédéric Taddeï, l'une des seules que j'aime à regarder quand elle n'est pas remplacée -allez savoir pourquoi !- par une série moldovalque débile.
Et là, je tombe sur un débat ahurissant !
Je ne suis pas le seul et comme ce matin je suis atteint de flémingite aiguë, je vous prie d'aller voir ce qu'en dit Laurent Joffrin dans son édito du jour sur nouvelobs.com, car je partage entièrement sa réaction.
Je me suis demandé hier soir si, pendant que je faisais l'andouille, la fille Le Pen n'avait pas pris le pouvoir.
J'ai entendu dans mes cauchemars de la nuit le bruit des talons-aiguille.
Voilà le lien : cliquer.
jeudi 10 mars 2011
F.Hollande en campagne : du grand art !
Qui a dit qu'éloquence et humour en politique se perdaient ?
mardi 8 mars 2011
Gladiateur et empire qui chute
Capture du Blu-ray "Gladiator"
Le film de Scott est une totale réussite, destiné sans aucun doute à devenir l'une des grandes références du genre "péplum" : acteurs à leur meilleur, reconstitution minutieuse de la Rome antique, musique d'un Hans Zimmer inspiré comme il ne le fut que rarement, effets spéciaux de haut vol, mise en scène carrée, scénario travaillé s'attachant à traduire la psychologie des protagonistes...
On notera la proximité avec celui de "La chute de l'empire romain" d'Anthony Mann (1964), superproduction en 70MM qui vaut bien mieux que ce que l'on en a dit, qui alignait les stars, dont Sophia Loren, alors en pleine gloire, Stephen Boyd (le "Messala de Ben Hur), un James Mason toujours exceptionnel et le grand Alec Guiness en Marc-Aurèle.
A signaler aussi une bande originale de haute volée signée Dimitri Tiomkin (Rio Bravo et Règlement de comptes à OK Corral + une petite centaine d'autres...) avec un magnifique thème principal.
- Maximus ! Russel Crowe à son meilleur -
Paternité :
- La chute de l'empire romain : Alec Guiness entre "Pont de la rivière Kwaï" et "Docteur Jivago" -
- Christopher Plummer est Commodus : on peut préférer Mr Phoenix -
lundi 7 mars 2011
J'ai enfin vu "Les petits mouchoirs" !
L'automne dernier, on ne pouvait échapper à la question : "eh, t'as vu Les Petits Mouchoirs ?".
Evidemment, comme certaines pressions me gonflent vous pouvez pas savoir, je n'avais pas vu d'urgence à rejoindre la file de spectateurs qui se pressaient à l'assaut des salles obscures (5 Millions et 200.000 spectateurs !).
Je refusais d'y aller, attendant de voir le film sur mon écran presque géant dans mon salon douillet.
J'ai donc loué le film (en Blu-ray) et m'y suis plongé en un dimanche soir propice, après une belle journée sans Caveau mais avec soleil et rencontres amicales.
Eh bien, "Les petits mouchoirs", c'est mieux que ce que j'en attendais, mais pas plus quand même.
Certes, on pourra se demander pourquoi des millions de gens se sont rués sur ce film "choral" (maintenant, un film où il y a plus de 4 protagonistes est un film "choral") qui narre les faits et gestes de trentenaires bien installés dans la vie, leur amitié mise à rude épreuve et remise en question par l'accident de scooter (on est à Paris) qui prendra la vie de l'un des leurs.
On notera avec délices mais néanmoins entre parenthèses que cet engouement se cristallise sur une histoire mettant en scène ces "bobos parisiens" honnis (Moubarak) paraît-il en nos belles provinces où il n'y a pas de bobos, c'est connu..
On se laisse faire par ce scénario un peu approximatif bien qu'efficace qui met en scène des personnages dont, pour la plupart, on aimerait qu'à leur âge ils fassent preuve d'un peu plus de maturité, sorte d'adulescents incapables de gérer leur vie affective et d'assumer l'amitié qu'ils portent à celui d'entre eux qui se meurt, seul, sur un lit d'hôpital.
Il y a, dans ce "scénar'" un peu bancal, quelques fausses bonnes idées dont, notamment, celle de mettre en valeur la relation entre Vincent (Magimel) et Max (Cluzet) sur le mode "je suis pas homo mais je te désire" qui, voulant sans doute démontrer l'esprit de tolérance de l'auteur, frise parfois le ridicule.
On trouve de tout dans le supermarché de Canet, entre autres quelques jolies scènes, dont l'une, peu crédible -mais bon, c'est du cinoche-, où le personnage joué par Gilles Lellouche interpelle celle qui l'a rejeté depuis le trottoir par une nuit d'été parisienne (on peut sourire néanmoins au fait que la belle dort toute seule dans un chambre aux fenêtres grandes ouvertes au premier étage : cambrioleurs, servez-vous !).
La scène finale (l'enterrement) vous émeut, si, comme moi, vous êtes de ceux auxquels le "mélo" arrache une larme quand, comme ici, on a mis le paquet.
Enfin, si les comédiens (de Lellouche à Magimel, avec un Cluzet qui en fait parfois beaucoup) sont de ceux qu'on aime voir évoluer sur la toile blanche, il est à noter que c'est un "amateur" qui emporte l'adhésion : Joël Dupuch, dans le rôle de Jean-Louis.
Pour ceux qui aiment -y'en a-, Marion Cotillard pleure de mieux en mieux au cinéma et ça, c'est ce qui s'appelle avoir du métier et Valérie Bonneton peut prétendre à autre chose qu'à ses éternels seconds rôles si un cinéaste digne de ce nom veut bien se donner la peine...
Quant à la mise en scène, Guillaume Canet a un savoir-faire évident qui dépasse, à mon sens, ses qualités de comédien en "gendre idéal" d'une France dont il est vraisemblablement l'un des chouchous.
Tout cela ne suffit certes pas à faire un très bon film.
Malgré toutes ces réserves, celui-ci n'est pas déplaisant : après un dimanche heureux, ça passe fort bien.
Allez j'ose : un peu comme un (bon) Lelouch.
Evidemment, comme certaines pressions me gonflent vous pouvez pas savoir, je n'avais pas vu d'urgence à rejoindre la file de spectateurs qui se pressaient à l'assaut des salles obscures (5 Millions et 200.000 spectateurs !).
Je refusais d'y aller, attendant de voir le film sur mon écran presque géant dans mon salon douillet.
J'ai donc loué le film (en Blu-ray) et m'y suis plongé en un dimanche soir propice, après une belle journée sans Caveau mais avec soleil et rencontres amicales.
Eh bien, "Les petits mouchoirs", c'est mieux que ce que j'en attendais, mais pas plus quand même.
Certes, on pourra se demander pourquoi des millions de gens se sont rués sur ce film "choral" (maintenant, un film où il y a plus de 4 protagonistes est un film "choral") qui narre les faits et gestes de trentenaires bien installés dans la vie, leur amitié mise à rude épreuve et remise en question par l'accident de scooter (on est à Paris) qui prendra la vie de l'un des leurs.
On notera avec délices mais néanmoins entre parenthèses que cet engouement se cristallise sur une histoire mettant en scène ces "bobos parisiens" honnis (Moubarak) paraît-il en nos belles provinces où il n'y a pas de bobos, c'est connu..
On se laisse faire par ce scénario un peu approximatif bien qu'efficace qui met en scène des personnages dont, pour la plupart, on aimerait qu'à leur âge ils fassent preuve d'un peu plus de maturité, sorte d'adulescents incapables de gérer leur vie affective et d'assumer l'amitié qu'ils portent à celui d'entre eux qui se meurt, seul, sur un lit d'hôpital.
Il y a, dans ce "scénar'" un peu bancal, quelques fausses bonnes idées dont, notamment, celle de mettre en valeur la relation entre Vincent (Magimel) et Max (Cluzet) sur le mode "je suis pas homo mais je te désire" qui, voulant sans doute démontrer l'esprit de tolérance de l'auteur, frise parfois le ridicule.
On trouve de tout dans le supermarché de Canet, entre autres quelques jolies scènes, dont l'une, peu crédible -mais bon, c'est du cinoche-, où le personnage joué par Gilles Lellouche interpelle celle qui l'a rejeté depuis le trottoir par une nuit d'été parisienne (on peut sourire néanmoins au fait que la belle dort toute seule dans un chambre aux fenêtres grandes ouvertes au premier étage : cambrioleurs, servez-vous !).
La scène finale (l'enterrement) vous émeut, si, comme moi, vous êtes de ceux auxquels le "mélo" arrache une larme quand, comme ici, on a mis le paquet.
Enfin, si les comédiens (de Lellouche à Magimel, avec un Cluzet qui en fait parfois beaucoup) sont de ceux qu'on aime voir évoluer sur la toile blanche, il est à noter que c'est un "amateur" qui emporte l'adhésion : Joël Dupuch, dans le rôle de Jean-Louis.
Pour ceux qui aiment -y'en a-, Marion Cotillard pleure de mieux en mieux au cinéma et ça, c'est ce qui s'appelle avoir du métier et Valérie Bonneton peut prétendre à autre chose qu'à ses éternels seconds rôles si un cinéaste digne de ce nom veut bien se donner la peine...
Quant à la mise en scène, Guillaume Canet a un savoir-faire évident qui dépasse, à mon sens, ses qualités de comédien en "gendre idéal" d'une France dont il est vraisemblablement l'un des chouchous.
Tout cela ne suffit certes pas à faire un très bon film.
Malgré toutes ces réserves, celui-ci n'est pas déplaisant : après un dimanche heureux, ça passe fort bien.
Allez j'ose : un peu comme un (bon) Lelouch.
Laurent Laffite (très bon !), Gilles Lellouche (enfin ni flic, ni voyou) et Marion Cotillard qui rit très bien aussi.
Je sonde donc je suis
J'ai hésité avant d'écrire ces lignes : fallait-il avoir un avis cette "enquête d'opinion" publiée par Le Parisien qui a déjà donné lieu à de multiples commentaires ?
Ce sondage n'a pour intérêt que celui de mettre en exergue l'inexorable dégringolade de Sarkozy dans l'opinion publique.
Pour le reste, il suppute une présumée candidature de Martine Aubry qui relève pour l'heure de la politique-fiction.
On peut estimer à bon droit qu'il y a manipulation de l'opinion en la matière : devant la levée de boucliers qui a suivi la publication de cette "étude" pour le moins surréaliste, l'institut de sondages annonce qu'il enquêter sur d'autres cas de figures.
On peut penser aussi que le sondage en question est destiné à "flinguer" une candidature Aubry en laissant accroire que seule une candidature DSK pourrait éviter la catastrophe.
On se souviendra peut-être (car la mémoire politique du citoyen est de courte durée) de ce que produisirent les sondages effectués entre 2006 et 2007 : ils propulsèrent en évidence la candidature de Ségolène Royal (que je me refuse à couvrir d'immondices après avoir voté pour elle aux deux tours) qui n'était pas de taille à enrayer la formidable machine UMP de fric et de toc dont a vu les effets ces quatre dernières années.
Les médias, toujours en quête de sensationnel, sont très irrités de devoir attendre ces primaires dont la date a été fixée depuis de longs mois; il leur faut du grain à moudre; bien con qui s'y laisse prendre.
Ainsi, on va donc nous sortir, je vous le parie, un sondage (provenant de la même boîte) qui va placer DSK largement en tête de tous les cas de figure; peut-être même va-t-on nous annoncer qu'il serait élu au premier tour !
"Manip" évidente, donc.
C'est pas sérieux.
Mais pour les médias qui feraient l'opinion la politique (après les années Chirac-Sarko) est-elle encore quelque chose de sérieux.
Pouah, beurk, etc.
Ce qui vrai, en revanche, c'est que la politique actuelle n'aura eu d'autre effet que de provoquer l'ascension de Le Pen (je n'accolerai jamais de prénom, elle ou son père c'est pareil).
Bravo, mes salauds !
Ce sondage n'a pour intérêt que celui de mettre en exergue l'inexorable dégringolade de Sarkozy dans l'opinion publique.
Pour le reste, il suppute une présumée candidature de Martine Aubry qui relève pour l'heure de la politique-fiction.
On peut estimer à bon droit qu'il y a manipulation de l'opinion en la matière : devant la levée de boucliers qui a suivi la publication de cette "étude" pour le moins surréaliste, l'institut de sondages annonce qu'il enquêter sur d'autres cas de figures.
On peut penser aussi que le sondage en question est destiné à "flinguer" une candidature Aubry en laissant accroire que seule une candidature DSK pourrait éviter la catastrophe.
On se souviendra peut-être (car la mémoire politique du citoyen est de courte durée) de ce que produisirent les sondages effectués entre 2006 et 2007 : ils propulsèrent en évidence la candidature de Ségolène Royal (que je me refuse à couvrir d'immondices après avoir voté pour elle aux deux tours) qui n'était pas de taille à enrayer la formidable machine UMP de fric et de toc dont a vu les effets ces quatre dernières années.
Les médias, toujours en quête de sensationnel, sont très irrités de devoir attendre ces primaires dont la date a été fixée depuis de longs mois; il leur faut du grain à moudre; bien con qui s'y laisse prendre.
Ainsi, on va donc nous sortir, je vous le parie, un sondage (provenant de la même boîte) qui va placer DSK largement en tête de tous les cas de figure; peut-être même va-t-on nous annoncer qu'il serait élu au premier tour !
"Manip" évidente, donc.
C'est pas sérieux.
Mais pour les médias qui feraient l'opinion la politique (après les années Chirac-Sarko) est-elle encore quelque chose de sérieux.
Pouah, beurk, etc.
Ce qui vrai, en revanche, c'est que la politique actuelle n'aura eu d'autre effet que de provoquer l'ascension de Le Pen (je n'accolerai jamais de prénom, elle ou son père c'est pareil).
Bravo, mes salauds !
samedi 5 mars 2011
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