Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)

jeudi 10 février 2011

De l'importance de la "mozzarella in carrozza"...

dans l'un des
plus
beaux
films du monde :




Buon appetito !

Incessamment sous peu

mercredi 9 février 2011

De quoi souffrait Chopin ?

De lui-même peut-être, ou d'épilepsie comme tente de le démontrer Vincent Barros dans un article publié par Rue 89 ?
Ce n'est pas inintéressant : on continue à chercher les causes de la mort du grand compositeur, comme celles de la fin de Mozart.
Voir l'article ici : clic

Epileptique, Frédéric ?
Frédéric Chopin par Maria Wodzinska (1835 - Wikimedia Commons), animé par Leonardo Da Cerdan/Rue89.

Cadeau d'anonyme | Song without end (Le bal des adieux)

J'évoquais ce film l'autre jour en quelques mots.
Cette production hollywoodienne n'est certes pas le chef-d'oeuvre du siècle, mais elle est en partie à l'origine de ma passion pour la musique.
Dirk Bogarde, bien des années avant Les Damnés ou Mort à Venise, y campe un Franz Liszt très "latin lover".

Dans ma boîte aux lettres, samedi, un paquet sans aucun repère m'attendait, contenant le DVD, introuvable en France.
Que le généreux donateur se dénonce !
Et qu'il soit remercié mille fois.


Dirk Bogarde fut doublé par le grand Jorge Bolet pour les parties piano.
Une affiche du film trône dans l'entrée de mon appartement parisien.


mardi 8 février 2011

Veuve de colonel...


I like it grave.

Poupoupidou


lundi 7 février 2011

Underground, le Caveau (coulisses), scoop !

milarésolsimi

Pudeur

Vue aérienne

People méconnaissable

Inquiétant personnage

Lyachencalme (avant la tempête)

- Un verre d'eau ?
Tu vas t'en prendre une, toi !

Corinne et Gilles (à l'arrière-plan, Karine)

Verre Adam




C'est Beethoven...

qui a écrit la bande originale du "Pont de la rivière Kwaï" ?
Savourons cette étonnante parodie par l'immense Dudley Moore :



Dudley Moore (1935-2002) était acteur, scénariste, mais aussi compositeur.
Dans ses concerts, il se livrait à de joyeuses parodies dont celle-ci est la plus célèbre.

Dans le même esprit, je ne me lasse pas de cette "Pathétique" remixée par Rowan Atkinson :

dimanche 6 février 2011

samedi 5 février 2011

Il y a parfois (trop rarement, feignasses !)...

des 
commentaires
fort intéressants
sur la gazette : 
comme celui-ci
au bas du billet-colère de ce matin

Le bonjour d'Alfred

Du papier avec des lettres imprimées dessus

Je lisais hier soir dans le métro.
La lectrice et le lecteur du métro sont d'une espèce en voie de disparition.
La lecture d'un livre dans les transports en commun, surtout si elle est soutenue par du Brahms (Arrau/Giulini) comme c'était le cas hier, peut présenter un inconvénient : si vous vous passionnez pour le contenu du livre, si la musique de Brahms vous émeut -on peut, en outre, avoir l'air con quand vient la première larme au coin de l'oeil-, vous risquez de rater votre station.
Dans ce cas, vous vous consolerez en vous disant qu'un peu de marche à pied ne peut faire de mal à personne.
Je constate donc au fil des années une nette régression des lectures en milieu estampillé RATP.
Je me surprends à me maudire de ne pas avoir mon appareil photo en permanence avec moi -je ne dis pas sur moi, chacun de mes trois fidèles lecteurs sachant à quel point je déteste le "sur"- pour réaliser une série d'images où l'on ne verrait que des gens en train de lire, car il en subsiste encore quelques uns : en mettant à part les élèves des cours d'art dramatique qui déchiffrent ostensiblement le "Médecin malgré lui", on peut encore croiser des personnes absorbées par leur lecture, et, vu qu'à ce rythme, la race ne devrait pas tarder à s'éteindre, ce me serait presque un devoir que de les fixer sur ma SD Card (car la "pellicule" est également obsolète).
On s'amusait (jaune) l'autre soir en coulisses en se disant que pour la plupart des jeunes d'aujourd'hui, le nom "Corneille" ne pouvait évoquer que celui d'un chanteur pas plus mauvais qu'un autre au demeurant, et que "Beethoven" n'était pour les enfants que le patronyme d'un gros Saint-Bernard dans un film U.S.


Il y a quelques années, et ce n'est pas si loin, je me gaussais de ceux que les journalistes appelaient les "déclinologues", ces "intellos" (pouah !) qui tiraient le signal d'alarme (tiens, encore le métro !) pour nous alerter sur la décrépitude de la culture française dans le monde et... en France au premier chef.
Les progrès technologiques sont diablement excitants quand l'homme sait les dominer.
Aujourd'hui, et tant pis si je passe pour un vieux con en le dénonçant, le résultat est inverse.
Les "déclinologues", je le vois, l'entends, le sens, avaient raison : la fameuse "exception culturelle" de l'ère Jack Lang a été mise à sac par des salauds dont, sans que je fasse un dessin, vous saurez de quel côté de l'échiquier politique ils se situent.
Le budget du Ministère de la Culture, aujourd'hui dirigé par quelqu'un dont je ne pensais pas grand mal avant qu'il vienne "aux affaires" comme on dit, est réduit à peau de chagrin, l'éducation musicale à l'école* -pardon, c'est un peu mon domaine- est en jachère, qui ne laisse aux oreilles de nos chers petits que le choix entre Lady Gaga et -pour les français qui arrivent encore à vendre quelques disques- euh, M Pokora (ça s'écrit comme ça ?).
Bref, sous la pression de la télé qui flatte les bas instincts de ses spectateurs et entretient leur paresse intellectuelle (pouah !), les pouvoirs publics ont choisi de laisser faire, renonçant à l'un de leurs devoirs essentiels : nous permettre de nous élever, de nous dépasser.
Je me souviens qu'en 81, quand la gauche est arrivée au pouvoir avec Mitterrand -qui n'était pas un fan de Bigard, comme chacun sait, mais un homme TRES cultivé, quoi qu'on pense du personnage-, la droite ulcérée ("eh, oh, il est à nous le pouvoir, au voleur !"), se répandait en "vous allez voir comme "ils" vont nous emmerder avec la "culture" (prononcée comme un gros mot, comme l'est aujourd'hui le mot "intellectuel".
Là aussi on peut penser ce qu'on veut de lui, mais Jack Lang a fait un travail extraordinaire dans le domaine, qu'on a, depuis, amplement démoli, comme on prétend le faire de "l'esprit de mai 68", comme si l'urgence n'était pas ailleurs : réduction des inégalités, emploi, éducation (ah, la pauvre "Educ' Nat'", dans quel état ils vont la laisser !), santé (idem !), précarité...
Tiens, je vais me faire faire un t'shirt portant l'inscription "je lis des livres".
Ce sera d'ici peu un signe extérieur de rébellion.

En plus (et sans supplément de prix !) 
L'autre soir j'ai pris en cours de route une émission de télé où l'on recevait le sympathique (demandez à tous ceux qui ont bossé avec lui) Philippe Bouvard.
L'homme disait en substance, crachant sur les "intellectuels" (encore !) que "tout le monde pense".
La démagogie du propos était du niveau de ce que le personnage écrit depuis des années dans les journaux les plus "réac" du pays.
Il est des gens pour "penser" (nous tous) et d'autres, dont c'est le métier, pour "réfléchir".
Et faire progresser la pensée universelle.


* On lira sur le sujet de l'éducation musicale l'excellent dossier que lui consacre Télérama (pouahbeurkpouah) dans son dernier numéro : effarant !


En bas à droite, le vrai Beethoven.
"Pour tous" eût été plus sympa, non ?



vendredi 4 février 2011

Dans un autre monde

C'est ma "fugue" préférée.

jeudi 3 février 2011

Douanes

La promotion tapageuse (innombrables "passages télé", campagne d'affichage) qui accompagne la sortie du nouveau film de Dany Boon (ça s'appelle "Rien à déclarer" pour le cas où ça vous aurait échappé), serait du genre à vous donner la nausée : je crois bien que Dany et Benoit me sont apparus en rêve la nuit dernière.
Le moins que l'on puisse dire est que la critique est partagée : les journaux "populaires" s'enthousiasment sur l'air "ah qu'il est bon de rigoler quand tout va mal" tandis que la presse qui réfléchit lui fait un sort ("beauf", "franchouillard", etc.).
Le premier sniper fut Jérôme Garcin qui, dans Le Nouvel Observateur, y alla d'un article assassin il y a quinze jours.
Dans le dernier Télérama néanmoins, on peut lire 2 avis opposés, un pour, un contre.
Voilà qui n'arrange pas mes affaires, moi qui dois en  partie mon arrivée dans le monde de l'humour scénique à un Dany Boon devenu désormais LA star comique nationale, jouissant du privilège (?) d'être reçu à l'Elysée par vous-savez-qui, lequel, à cette occasion, fit un discours d'une effroyable maladresse, mais ça, on en a pris l'habitude.
Sereinement, une fois évaporé le torrent médiatique qui déferle actuellement sur cet "évènement" j'attendrai la sortie du film en DVD pour me faire une opinion, comme je l'avais fait pour "... les ch'tis" qui me firent passer un agréable moment très oubliable.
Au cinéma, les duos comiques jalonnent l'histoire de la comédie depuis les balbutiements de l'invention des frères Lumière, du temps où la France rayonnait en maints domaines, dont celui de la musique, mais je m'égare : Laurel et Hardy, Abott et Costello (du lourd, aujourd'hui tombé dans l'oubli), Bourvil et De Funès, Brel et Ventura, Pierre Richard et Depardieu, firent la joie de ma jeunesse.
Les premiers, Stan et Oliver (photo), furent la source de trépignements d'hilarité lors de séances mémorables au cinoche des curés à Antibes, dans cette petite salle où je vis ce "Bal des adieux" (Song without end) avec Dirk Bogarde en Franz Liszt façon dandy, et autres navets vénérés.
Car oui, je revendique le droit de placer quelques "mauvais" films au plus haut de mon Panthéon personnel.
Peut-être y trouvera-t-on un jour les péripéties de nos deux douaniers.
Quelque chose me dit que non, mais on ne sait jamais...

Eternelle gratitude pour mes rires d'enfant, Messieurs Laurel ("le maigre", on disait) et Hardy ("le gros")

Côté coeur

mercredi 2 février 2011

Troupe d'élite

mardi 1 février 2011

Et c'est le temps qui court*

J'ai beau freiner des quatre fers -vieille expression du temps des voitures hippomobiles-, rien n'y fait : le temps court de plus en plus vite.
Et finit toujours par me rattraper.
Ainsi, j'avais l'impression d'avoir écrit ici hier.
Les innombrables (au moins 2) messages de protestation de ceux qui prennent le temps, eux, de me faire l'honneur d'une visite quotidienne dans ces pages, me rappellent à l'ordre : oui, je sais, je n'ai rien publié depuis le 28 janvier; depuis le mois dernier, quoi.
On ne m'en voudra pas trop : l'Atelier Musical présentait ces samedi et dimanche une quinzaine d'élèves-pianistes à ce Concours Musical de France, choisi pour son aimable décontraction : ce sont des marseillais qui l'organisent.
Il y a cette pianiste d'un certain âge qui le préside, affable jusqu'au moment où je la vois sursauter à une faute de rythme, semblant résister aux fausses notes avec résignation, ce pour quoi je lui voue une réelle admiration.
Quand j'arrive à l'ENAM de Vincennes, où se déroulent les épreuves, le monsieur qui fait office d'assesseur, qui a senti dès la première fois nos proximités régionales, m'accueille avec cet accent typique des experts ès pétanque.
Samedi, c'est tout juste s'il ne m'a pas tapé sur l'épaule et invité à boire un pastaga, me tutoyant en "collègue", comme si, à son instar, j'étais un protégé de la "bonne mère", usant d'un tutoiement en méridionale connivence.
Les gamins peuvent aborder l'épreuve sans stress : dès leur arrivée on les guide vers des salles dotées d'un bon piano où ils peuvent se "faire les doigts", puis on vient les chercher pour leur passage dans cette grande salle qui donne sur la Mairie de Vincennes par une grande baie vitrée qui dispense la lumière (relative) du jour.
Je ne peux manquer de me souvenir de ces multiples concours passés, autrefois, dans des salles rébarbatives, à huis-clos le plus souvent, du temps où j'étais une "bête" à examens.
Sur mon passage, je le dis sans vanité aucune -ça ne m'est jamais monté à la tête- j'entendais les autres concurrents chuchoter "oh zut (car dans ces milieux, on ne disait pas "merde"), y'a Coudène !"; c'est comme je vous le dis.
Je m'évertue à entraîner ces petits pianistes à l'attitude ad-hoc : concentration, isolement intérieur, souplesse des muscles, un peu d'émotion pouvant permettre de se transcender.
Et ça marche : dans les groupes de tel ou tel niveau, les gosses de l'Atelier, les nôtres, se distinguaient, ce weekend, très nettement des autres enfants, à l'aise, "carrés", jouant leur petite pièce au tempo demandé, sans user abusivement de la pédale (pauvre Bach, noyé par certains "autres" dans des brumes chopinesques !), réglant tranquillement leur siège à la bonne hauteur, prenant leur temps (tiens donc !) avant de commencer.
Le menuet du Petit Livre d'Anna-Magdalena Bach peut se dérouler ensuite, fermement, sans affèterie, comme il devrait toujours être joué, baroque, élégant, invitant à ces pas de danse mesurés de l'époque.

M'accompagne actuellement le livre de Michel Schneider "Glenn Gould piano solo" (folio).
Même si je suis loin d'avoir le talent (le génie ?) du pianiste canadien, je savoure les liens qui m'unissent à lui : de son enfance, je retiens qu'aux mêmes âges, mes rapports avec l'éducation physique et l'éducation tout court étaient du même acabit que les siens.
Gould était l'incarnation même de la musique.
Il y eut, on le sait, des pisse-froid pour contester ses interprétations, son attitude au piano, ses chantonnements audibles dans tous ses enregistrements, sa misanthropie...
Gould n'était pas un homme pressé, laissant "le temps au temps" : comment voulez-vous que je ne me sente pas à l'aise avec un tel personnage ?
J'ai racheté récemment ce "Clavier bien tempéré" dont il jouait le premier livre à l'âge de dix ans.
Eh bien, cette "somme" est un modèle de rigueur et d'introspection, de la même veine que ces fameuses Variations Goldberg dont je me refuse à jouer l'Aria, prétendue "simple", tant l'empreinte qu'il laisse m'est indélébile.
A un autre niveau que le mien, Richter refusait de jouer telle ou telle oeuvre (Mozart, notamment) dont il estimait qu'il n'y avait plus rien à tirer après qu'une consoeur ou un confrère l'ait sublimée.
Je vais poursuivre ma "mise en harmonie" avec Gould, essayer de comprendre un peu mieux cette personnalité complexe, écouter une énième fois cette divine (je ne vois pas d'autre mot) Aria.
Pour cela, il faut du temps.

Un pull en tricot en piteux état sur un "habit" trop grand pour lui.
"Vous n'allez pas jouer comme ça ?!" lui avait dit Bernstein.


Et Dieu dans tout ça ?

* Le titre de ce billet est emprunté à une chanson... d'Alain Chamfort dont le thème musical est de... Frédéric Chopin !