Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)
vendredi 30 octobre 2009
L'UMP au Caveau !
Hier soir jeudi, lorsque nous vîmes arriver Dominique Paillé (photo), porte-parole de l'UMP en mode moins "pitbull" que son collègue Lefebvre, nous nous sommes bien gardés de signaler sa présence à Frédéric Fromet qui s'apprêtait à entrer en scène pour son tour de chant férocement antisarkozyste.
Paul Adam, au courant, lui, s'en est trouvé galvanisé et s'en donna à coeur joie, jouissivement.
A l'entracte, le taulier, Hugues Leforestier, apporta une coupe de Champagne au dépité afin de le réconforter.
Super soirée !
Paul Adam, au courant, lui, s'en est trouvé galvanisé et s'en donna à coeur joie, jouissivement.
A l'entracte, le taulier, Hugues Leforestier, apporta une coupe de Champagne au dépité afin de le réconforter.
Super soirée !
jeudi 29 octobre 2009
Brouhaha, ah ah ! (et autres automneries).
Hier soir, rentrant du bureau autour de 23 heures 13, j'allumai négligemment ma télé timbre-poste et assistai au spectacle étrange d'un débat opposant notre grand pamphlétaire J.M Bigard, assisté de son nouvel ami Mathieu Kassovitz à des journalistes sous l'autorité (c'est à voir !) d'un Guillaume Durand somnolent.
Les yeux et surtout les oreilles m'en tombèrent prestement, tant l'échange, pas du tout maîtrisé par l'animateur, était rapidement devenu inaudible.
Les deux acolytes, réunis par un effroyable doute sur les attentats qui ébranlèrent l'Amérique le 11 septembre 2001, se livrèrent, Bigard au premier chef car c'est son boulot habituel, à un véritable show consistant à couvrir constamment la parole de leurs contradicteurs.
Ce n'étaient qu'aboiements et formules en mode "sketch" destinés à emporter l'adhésion du "public de télévision" (un métier ?) présent sur le plateau.
Avec succès d'ailleurs, mais l'gars a suffisamment d'heures de vol pour réussir son coup.
Consterné, j'ai repris ma lecture de l'Idiot, cent fois reportée.
Je ne m'endormis qu'à une heure avancée de la nuit, d'où cette tardive publication ; mais "Dosto" m'avait consolé de la basse-cour audiovisuelle, cette arène de la vacuité où viennent se faire mousser des clowns qui se prennent pour des historiens.
Il est vrai que la mode est aux bateleurs et que les vrais penseurs sont dorénavant hors-la-loi.
Au chapitre des consolations, l'autre matin, alors que nous étions, mes élèves et moi, dans la file d'attente pour le récital de Jonathan Biss au Châtelet, il était rassurant de voir deux "d'jeuns" en manteau gris-pantalon slim-"Converse" -, tout ce qu'il y a de plus "d'jeuns" donc, s'amuser, écouteurs de baladeur partagés, à un quizz musical.
Je leur pardonnai bien volontiers de prononcer "Dvorak" tel qu'écrit alors que l'on doit dire "Dvorjak", me souvenant qu'à 25 ans, animateur à FR3 Radio, le réalisateur d'une émission m'avait tancé pour la même erreur de prononciation du nom de l'illustre compositeur de la Symphonie du Nouveau Monde.
Il y a trop de "vieux" qui ont oublié qu'ils furent jeunes.
Que la vie m'en préserve !
Vu qu'un jeune (décidément !) voisin s'est invité à dîner lundi (et c'était bien sympa de décortiquer l'admirable "Lol", film sur les "d'jeuns"), j'ai totalement oublié de regarder l'émission sur El Sistema, la musique au Venezuela.
Fort heureusement, et je vous le signale, c'est rediffusé dimanche prochain... à 6 heures.
franchement, ça vaut le coup de se lever.
Je l'enregistre.
Le rosier "Rochambeau" que j'avais acheté en juin est en pleine floraison.
Y'a plus d'saisons ma bonne dame.
Par là, un extrait du doc. sur El Sistema : clic.
mercredi 28 octobre 2009
mardi 27 octobre 2009
"C'est quoi être français ?" (B. Toussaint, Canal moins)
Ironie, autrefois on aurait appelé ça du "petit nègre".
Ce matin, le même thème était abordé sur Inter ; le journaliste de service préféra poser la question en ces termes : "qu'est-ce qu'être français aujourd'hui ?".
Radio 1 / Télé 0
Ce matin, le même thème était abordé sur Inter ; le journaliste de service préféra poser la question en ces termes : "qu'est-ce qu'être français aujourd'hui ?".
Radio 1 / Télé 0
lundi 26 octobre 2009
Bonne nouvelle :
A ne pas manquer si vous êtes à Paris
(et non "sur" Paris à moins que vous ne veniez en hélico ; et encore, là, on dirait "au dessus de").
El Sistema
Un document exceptionnel sur "El sistema" (voir mon billet précédent) ce soir lundi à 22 heures15 sur Arte.
TF1 n'a pu l'acquérir : trop cher !
Idéal pour oublier la bêtise crasse des "supporteurs" de foot des 2 "camps" et leur guerre civile de merde.
TF1 n'a pu l'acquérir : trop cher !
Idéal pour oublier la bêtise crasse des "supporteurs" de foot des 2 "camps" et leur guerre civile de merde.
samedi 24 octobre 2009
Un refuge.
Et si on marquait une pause, épuisés de tout ce vacarme, de cette médi(o)(a)cratie, de ce tintamarre perpétuel, de cette vulgarité outrancière qui règne tout autour de nous en vociférations ultra-fortissimo, en m'atuvismes obscènes tous azimuts venant même, souvent, de sommités dont on attendrait le minimum de dignité, exténués que nous sommes -vous et moi sans doute- de tant d'informations reçues en désinformations subies que nous sommes incapables, par là-même, de trier ; oui, on a envie de crier "pouce !", de retrouver le calme, les vraies sensations et surtout pas le "sensationnel".
Et si on rangeait dans le placard des vanités ces petites "affaires" gonflées à bloc, données en pâture à la sacro-sainte Opinion, ces gesticulations en moulinets de matamores tournoyant dans l'air du temps, faisant du vent, du vent et puis plus rien.
Si l'on prenait le temps -prendre son temps, au fou !- de se poser, de se plonger voluptueusement dans un livre, d'écouter une musique douce, de la vraie musique, pas de celles dont on abreuve les moutons affamés de toujours plus de bruit.
On pourrait même l'écouter en somnolant, la laisser entrer en nous doucement et ce ne serait jamais une obligation, une agression, un viol.
Ce serait un andante de Mozart, mais aussi une mélodie des Beatles ou une ballade de Léonard Cohen.
L'andante pour moi serait le mieux, car sans texte pour me distraire de ma lecture ou de l'écriture, mais chacun ferait comme il le sentirait.
Comment faire entendre aux populations assourdies qu'il existe des musiques célestes qui savent aussi gronder telles des tonnerres de Zeus ou de qui l'on voudra, qui savent caresser, intriguer, désarçonner même, parfois, susurrer, rassurer, apaiser ?
Il faudra sans relâche expliquer, convaincre que, par définition, la musique est l'art de combiner harmonieusement les sons.
Combiner harmonieusement les sons.
Il faudra aussi retrouver le chemin que tracent les mots accolés les uns aux autres, dansant sur les pages d'un objet précieux que notre civilisation de l'amoindrissement a appelé "bouquin".
Pour cela, on devra s'absenter du temps présent, faire le vide en soi, se mettre en disponibilité totale, comme en apnée.
Recevoir ces dons en privilège, cette "littérature", ces autres musiques, est-ce un "travail" ?
Non.
C'est un refuge.
Sauf erreur, l'illustration est de Laura Perez Garcia qui vit au Havre, en France.
Sauf erreur, l'illustration est de Laura Perez Garcia qui vit au Havre, en France.
vendredi 23 octobre 2009
jeudi 22 octobre 2009
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