Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)
vendredi 31 juillet 2009
"Là-haut" : vraiment très haut !
Il y a bien longtemps qu'un spectacle cinématographique - car c'en est un, et quel spectacle !) ne m'avait procuré autant d'intense plaisir.Avec ce "Là-haut", bien traduit de l'anglais 'Up", l'association Disney-Pixar donne un fois de plus la preuve de la qualité de ses productions, qualité qui ne cesse de croître de film en film.
A voir absolument dans les salles équipées en numérique 3D, le film de Pete Docter et Bob Peterson rassemble tout ce qui fait la magie du cinéma : tendresse, poésie, action, gags, comme jamais réunis pour un spectacle total.
Dès les premières secondes, magie de la 3D, ayant chaussé nos lunettes x-pand (3 € de location en sus du prix d'entrée), on plonge dans l'émerveillement, les personnages sont là, au plus près des spectateurs, qu'on a envie d'étreindre ou de gifler (les personnages, pas les spectateurs, quoique la bouffeuse de popcorn à côté...), on s'élève dans les airs, se précipite dans les gouffres, s'étonne que la pluie ne nous mouille pas, on donne du "oooh" et du "ahaah"
Bref, on a 10 ans.
Chapeau !
jeudi 30 juillet 2009
Nouvelles du front (et des maxillaires...)
Le Sempatap (voir billets précédents) est arrivé et les ouvriers redoublent de diligence pour me sortir au plus tôt de ce cauchemar.
Les effets de l'extraction de dent de sagesse sont moindres que prévus : les toubibs prennent toutes sortes de précautions et prévoient toujours le pire quand, tel votre serviteur, leur patient est sous "anticoagulants".
Bref, l'hémorragie hypothétique annoncée n'a pas eu lieu et je viens de me délecter d'une salade de penne de l'ami Yannis.
Demain midi, fête spéciale "pissaladière" chez le même Yannis avec Majax (un mec magique) et un douanier qui n'est pas Rousseau.
Mon moral repart vers le haut après entretien avec ma chère tabacologue, car j'ai craqué en crise de stress, ce qu'elle considère comme un incident de parcours, alors que je lui parlais de "rechute".
Exceptionnellement, je parle beaucoup de môa ces derniers jours ; un copain me disait d'ailleurs au téléphone "je ne vois pas pourquoi t'appeler alors que j'ai des nouvelles de toi par ton blog".
Cela dit, je constate toujours que ce sont les amis qui se proclament tels qui viennent ici le moins souvent possible.
Je vais donc renvoyer à leurs messages des sms préfabriqués avec la mention : voir blog !
Les effets de l'extraction de dent de sagesse sont moindres que prévus : les toubibs prennent toutes sortes de précautions et prévoient toujours le pire quand, tel votre serviteur, leur patient est sous "anticoagulants".
Bref, l'hémorragie hypothétique annoncée n'a pas eu lieu et je viens de me délecter d'une salade de penne de l'ami Yannis.
Demain midi, fête spéciale "pissaladière" chez le même Yannis avec Majax (un mec magique) et un douanier qui n'est pas Rousseau.
Mon moral repart vers le haut après entretien avec ma chère tabacologue, car j'ai craqué en crise de stress, ce qu'elle considère comme un incident de parcours, alors que je lui parlais de "rechute".
Exceptionnellement, je parle beaucoup de môa ces derniers jours ; un copain me disait d'ailleurs au téléphone "je ne vois pas pourquoi t'appeler alors que j'ai des nouvelles de toi par ton blog".
Cela dit, je constate toujours que ce sont les amis qui se proclament tels qui viennent ici le moins souvent possible.
Je vais donc renvoyer à leurs messages des sms préfabriqués avec la mention : voir blog !
mercredi 29 juillet 2009
Mol effroi
Ceci est un échantillon de Sempatap (R) : c'est une mousse en truc machin-chose, avé un revêtement dessus qui se peint...Mon bourreau (je plaisante, j'ai pas eu mal après !) m'a prescrit pendant quelques jours de manger "mou et froid".
Pendant ce temps, mon ami Eric m'envoie un lien vers le site officiel du... pan bagnat !
Envie de stranguler grave.
Si j'étais le chef de l'état, j'aurais une nuée de paparazzi sous mes fenêtres.
Le sempatap manquant n'est pas arrivé.
C'est ce revêtement mural génial qui va recouvrir les murs de mon salon afin d'obtenir le meilleur son possible pour la pratique du piano et de mon cinéma-maison.
Les ouvriers ont commencé pour ensuite s'apercevoir qu'ils n'en avaient pas commandé une quantité suffisante.
Maintenant, le produit tarde à entrer en stock.
Je suis donc toujours confiné dans ma chambre.
Après les deux séjours divins que je viens d'effectuer, j'ai l'impression d'être à la Santé.
Ouille !
lundi 27 juillet 2009
Indignation
Il faut absolument faire quelque chose pour les fromages blancs battus.
Libellés :
Colères et indignations tous genres.,
Epoque,
Humeurs
dimanche 26 juillet 2009
samedi 25 juillet 2009
Ha ha ha, hi hi hi hi, ouh, wouaf, dugudu (et j'en passe).
C'était hier soir au cinéma.
Je suis allé voir Bancs Publics (appelé également Versailles Rive Droite, car ça se passe à Versailles sur la rive droite) dans une salle mouchoir de poche de Gaumont.
J'ai failli apprécier le film, poétique, amusant, doté d'une distribution à faire pâlir le premier "Musée haut, musée bas" venu ; j'en fus empêché par, me croirez-vous, une ambiance particulière dans la salle obscure : je fus alerté dès les bandes-annonces par une spectatrice gloussant pour un oui ou pour un non ; et plus souvent pour un non d'ailleurs.
Pendant le film de Monsieur Podalydès, pas mauvais du tout sans doute, l'assistance était secouée d'éclats de rires des plus sympathiques qui me firent penser à ces rires de complaisance qui ponctuent les spectacles d'apprentis-comédiens qui ont "rempli" avec des copains.
Ce fut la première hypothèse que je formulai tandis que la salle redoublait de rigolades au moindre froncement de sourcil du moindre protagoniste.
Je cherchai vainement ce qui pouvait déclencher ces bouffées d'hilarité, même si quelques répliques et le jeu de certains acteurs pouvaient provoquer quelque accès de bonne humeur.
Me posant quelques questions sur ma santé mentale, j'envisageai même une farce, une sorte de Surprise Surprise dont j'aurais été la victime !
Je changeai de rang subrepticement, me retrouvant nez à nez avec Catherine Deneuve, sa fille Chiara, Chantal Lauby, Pierre Arditi et autres vedettes s'animant, plaisamment certes, sur la toile perforée.
Je sortis convaincu que je m'étais retrouvé en pleine réunion d'une secte, les podalydéistes, animés de la foi du charbonnier, fanatiques parfois, unis dans la même vision optimiste de la vie en septième art.
Heureux le réalisateur qui peut provoquer pareille séance de dérouillage collectif de zygomatiques.
Je reste pour ma part agnostique.
Je suis allé voir Bancs Publics (appelé également Versailles Rive Droite, car ça se passe à Versailles sur la rive droite) dans une salle mouchoir de poche de Gaumont.
J'ai failli apprécier le film, poétique, amusant, doté d'une distribution à faire pâlir le premier "Musée haut, musée bas" venu ; j'en fus empêché par, me croirez-vous, une ambiance particulière dans la salle obscure : je fus alerté dès les bandes-annonces par une spectatrice gloussant pour un oui ou pour un non ; et plus souvent pour un non d'ailleurs.
Pendant le film de Monsieur Podalydès, pas mauvais du tout sans doute, l'assistance était secouée d'éclats de rires des plus sympathiques qui me firent penser à ces rires de complaisance qui ponctuent les spectacles d'apprentis-comédiens qui ont "rempli" avec des copains.
Ce fut la première hypothèse que je formulai tandis que la salle redoublait de rigolades au moindre froncement de sourcil du moindre protagoniste.
Je cherchai vainement ce qui pouvait déclencher ces bouffées d'hilarité, même si quelques répliques et le jeu de certains acteurs pouvaient provoquer quelque accès de bonne humeur.
Me posant quelques questions sur ma santé mentale, j'envisageai même une farce, une sorte de Surprise Surprise dont j'aurais été la victime !
Je changeai de rang subrepticement, me retrouvant nez à nez avec Catherine Deneuve, sa fille Chiara, Chantal Lauby, Pierre Arditi et autres vedettes s'animant, plaisamment certes, sur la toile perforée.
Je sortis convaincu que je m'étais retrouvé en pleine réunion d'une secte, les podalydéistes, animés de la foi du charbonnier, fanatiques parfois, unis dans la même vision optimiste de la vie en septième art.
Heureux le réalisateur qui peut provoquer pareille séance de dérouillage collectif de zygomatiques.
Je reste pour ma part agnostique.
Famille, je vous aime
C'est un pièce de théâtre qui s'intitule "Traitement de choc".
Les deux rôles principaux sont tenus par une certaine Delphine Depardieu et Paul Belmondo.
Ca se joue au théâtre des Nouveautés, une salle spécialisée dans les grands classiques (Ma femme est folle, Ma femme est parfaite, Ma femme est un homme, etc).
Il y a une espèce de pathétique désespérance à vouloir attirer le chaland avec des "noms".
D'autant que "Traitement de choc" est déjà le titre d'un film avec... Alain Delon.
Les deux rôles principaux sont tenus par une certaine Delphine Depardieu et Paul Belmondo.
Ca se joue au théâtre des Nouveautés, une salle spécialisée dans les grands classiques (Ma femme est folle, Ma femme est parfaite, Ma femme est un homme, etc).
Il y a une espèce de pathétique désespérance à vouloir attirer le chaland avec des "noms".
D'autant que "Traitement de choc" est déjà le titre d'un film avec... Alain Delon.
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vendredi 24 juillet 2009
L'ennemi public
Bien sûr, en redondante vieille lune pour qui s'est habitué à me lire, j'entonne à nouveau mon refrain "pourquoi un titre anglophone quand la traduction en français est évidente ?".Ce snobisme ou plutôt cette arme de marketing m'irrite au plus haut point, surtout dans ce pays connu pour sa faiblesse en matière de pratique des langues étrangères.
Passons.
"L'ennemi public" (titre original "Public enemies", j'en pouffe !) est un film de Michael Mann avec Johnny Depp, Christian Bale, et Marion Cotillard dont le succès pour "La môme" semble avoir eu d'heureuses conséquences sur sa carrière américaine.
Mann est un réalisateur de films d'action intelligents (ça existe) auquel on doit notamment Collatéral et Heat qui n'ont pas non plus de titre français et pardon pour l'accent aigu gaulois sur le "e" du premier, mais je m'égare encore.
On me disait encore hier après-midi : "tu vas adorer ou détester".
L'avant-veille j'avais eu droit à une critique argumentée de la part d'un jeune cinéphile qui se plaçait résolument sous l'angle de la facture cinématographique.
Oui, beaucoup de gros plans, mon ami, et des armes qui crachent un feu de cinéma à vous décoller la rétine ; mais aussi un scénario parfaitement maîtrisé, des acteurs d'exception et une mise en scène "au rasoir" (dont un travelling arrière mémorable sur une rue grouillante qui n'est pas sans rappeler "Il était une fois en amérique" de S. Leone) et une exceptionnelle photographie.
Passionnant de bout en bout, chassant certes sur les terres d'illustres prédécesseurs (on pense au vrai "Scarface", celui d'Howard Hawks), cet "ennemi public" conte l'histoire d'un brigand bien-aimé à la Jesse James, dont le fait de laisser leur argent aux déposants lors de chaque holdup fit un héros populaire.
L'histoire d'amour sous-jacente donne au film de Mann une couleur romantique jamais surexploitée, crédible d'autant plus que Marion Cotillard est excellente dans le rôle de Billie Frechette, maîtresse passionnée du gangster le plus recherché d'Amérique.
Christian Bale, lui, continue une carrière sans erreur en Melvin Pulvis, "fédéral" acharné à la capture d'un Dillinger auquel Johnny Depp prête ses traits... quasiment méconnaissables tant l'acteur habite son personnage : immense comédien "de composition" comme on disait autrefois, Depp crève un fois de plus l'écran à mille lieues du pirate Jack Sparrow de réjouissante mémoire.
Etrangement touché par la grâce, violent et tendre à la fois, en fureur de vivre affirmée, cet "ennemi public" est tout simplement un très grand film.
jeudi 23 juillet 2009
SDF
Fort heureusement, un ami compatissant accepte de me supporter quelques jours dans son neuvième arrondissement, une ville étrange appelée "grands boulevards" où les senteurs de sandwiches grecs le disputent au "restaurant franco-orientale" (sic) ; mais à deux pas se trouve le Max Linder, et ce soir Johnny Depp "actera" pour moi sur son écran géant.
Vaste (et paisible) étendue d'eau
jeudi 16 juillet 2009
mercredi 15 juillet 2009
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