Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)

lundi 6 avril 2009

Vallée monumentale


Le "John Ford Point"

The Searchers (La prisonnière du désert) - John Ford (1956)

Au sud de l'état de l'Utah (uh uh !) et au nord de l'Arizona le site de Monument Valley, fut utilisé au cinéma pour la première fois par John Ford dans "La chevauchée fantastique" (Stage Coach).
Le grand cinéaste en fit son site de prédilection qu'il magnifia notamment dans "La prisonnière du désert" et dans "La charge héroïque".
En hommage au "vieux borgne", Kubrick filma le site pour l'ouverture de "2001", et Sergio Leone fit de même pour 2 séquences de "Il était une fois dans l'Ouest".
On a pu se promener dans ce beau paysage au gré des images de "Indiana Jones et la dernière croisade" ou de... "Forrest Gump".
Les prises de vue de Ford ont tellement empreint la conscience collective américaine que l'on a donné à un endroit très précis le nom de "John Ford Point" ; c'est le point de vue offert par la photo avec homme à cheval, là-haut, cliché pris par Luca Galuzzi.

Hit Parade



"You are everything" - Diana Ross & Marvin Gaye

samedi 4 avril 2009

Vrac

La Villa Médicis

Ce samedi, et pour toute la journée, France Musique diffuse depuis la Villa Médicis.
Réveillé trop tard, j'ai loupé l'entretien avec Frédéric Mitterrand qui, vous le savez sans doute, dirige depuis peu l'Académie de France à Rome, logée dans ce magnifique palais de la Villa Borghese.
Ça me donne évidemment des envies de soleil romain, bien que l'ambiance politique soit, dit-on de plus en plus, devenue assez nauséabonde dans la "ville éternelle".
Là, sur "Musique", ils ont un incident technique et diffusent... des valses de Chopin.
On se croirait presque sur Radio Classique !

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Le designer Lorenzo Damiani a créé ces peignes d'auto-défense que vous glisserez dans vos sacs, mesdames, dans vos besaces, messieurs.


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Forsythia

A rendre jalouse un vieille dame venue s'échouer sur la plage de Nice, le soleil daigne arroser généreusement la capitale ces jours-ci.
Le parisien s'installe en terrasse, se dénude un peu (car "en avril, etc."), se jure de faire du sport pour préparer l'été, et se rue chez les vendeurs de verdure et de fleurs du quai de la Mégisserie pour redonner des couleurs à des balcons souvent en mouchoirs de poche.
Ainsi, j'ai passé une bonne demi-journée à rénover mon "espace vert" à moi qui avait subi les avanies de l'hiver.
Ça m'a permis de renoncer définitivement aux sempiternels géraniums, lesquels ornent tant de balconnets en une harmonie quelque peu monotone.
J'ai planté de la sauge et du thym, l'une pour faire des "saltimbocca", l'autre pour un peu de tout.
Chez Vilmorin, ils m'ont assuré que les espèces de marguerites jaune d'or qui m'ont attiré auraient une belle floraison tout l'été sans que je sois obligé de les surveiller à longueur de temps.
Sinon, et ça, ça m'épatera toujours, j'ai des "forsythia"(photo) dont je ne m'occupe jamais et qui explosent de joie à chaque printemps.
C'est une fleur prolétarienne qui pousse partout.
En acheter est une hérésie : il faut la chourer.
On en coupe une tige qu'on laisse dans un verre d'eau ; quand apparaissent les racines, on la met dans la terre et le tour est joué.

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Sinon, grande nouvelle : à défaut du pain rond ad-hoc, j'ai enfin trouvé un pain idéal en sa texture pour confectionner des "pan-bagnat".
Et ça, ça déchire.

vendredi 3 avril 2009

Schubert/Liszt par Chiù, Mendelssohn aussi

Frédéric Chiu joue l'un des "tubes" de Schubert, transcrit pour le piano par Liszt :



J'ai enfin reçu, par le même pianiste, les 3 sonates de Mendelssohn que je ne connaissais pas ou très peu.
C'est très Beethoven, d'autant que le compositeur s'est amusé à paraphraser la Hammerklavier et autres sonates du génie de Bonn.
En discutant avec Serge Barbieri tout à l'heure, nous nous aperçûmes que tous les pianistes avaient travaillé les mêmes œuvres de Mendelssohn : les Romances sans paroles, la Fantaisie ou le Rondo Capriccioso.
Les commémorations actuelles donnent l'occasion de découvrir l'oeuvre de ce compositeur sous-estimé, connu surtout pour sa "Marche nuptiale".
Ne serait-ce que pour avoir fait redécouvrir Bach au monde, Mendelssohn mérite la reconnaissance de l'humanité.

Enfant, cette symphonie de Mendelssohn était l'un des mes disques préférés :

Ceci n'est pas un exercice

jeudi 2 avril 2009

Petit teigneux

Maintenant c'est moi que je désigne ceux qui dirigent l'audiovisuel public et je fais ce que je veux ; et je m'en fous que le boss de France Inter (d'abord, moi j'écoute qu'Elkkabach sur Europe) il a bien travaillé et fait remonter l'audience de sa radio : mais y parait qu'il est pas pour moi mais pour Juppé, donc je vais pas garder ce gauchiste dangereux et je vais le remplacer par Jean-Luc Hees, qui y connait rien en gestion mais qui, au moins, dit pas pour qui il vote, lui.
Nananèreuh.

Sinon, Amnesty International produit un rapport inquiétant sur les violences croissantes perpétrées par la police française.
"Les homicides illégaux, les passages à tabac, les injures racistes et l’usage abusif de la force par les agents de la force publique sont interdits en toutes circonstances par le droit international. Or, en France les plaintes pour ce type de violations des droits humains ne sont pas souvent suivies d’enquêtes effectives, et les responsables de ces actes sont rarement traduits en justice", affirme Amnesty International.
Est-il utile de rappeler qu'on est en France, en 2009 ?

Lire ici : clic

mercredi 1 avril 2009

Fruit "trendy" (tendance)

Chef d'oeuvre !



La double vie de Paul Adam enfin révélée !

Le retour de Clayderman

Le pianiste Richard Clayderman, après un long séjour en hp, effectue son retour sur scène.
Lassé de vendre des millions de disques à des japonais et autres mexicains mélomanes, l'ex-accompagnateur de Le Luron a choisi d'en accompagner un autre (luron, banane !).
Ici, extatique, le roi déchu du clavier en plastoc interprète le grand succès de Frédéric-François Fromet "Si tu savais comme je t'aime, mon amour à moi".

Triomphe du bon goût français !

Bravo Détroit !

Le fantaisiste bien connu Gilles Détroit a plus d'un tour dans son sac.
Afin de partir en vacances à Palavas-les-flots l'été prochain, et pour "caser" sa petite famille (nana, chien, jeune enfant et adolescent rebelle), le comique a procédé à une customization (customisation) très réussie de sa Smart.
Bravo Gilles !

Quand l'imagination est au pouvoir, le français peut bomber le torse.

Hit Parade


Double arbre à cames en tête

Le double arbre à cames en tête (DOHC = Double overhead camshaft en anglais) est une variante de l'arbre à cames en tête, où les rangées de soupapes d'admission et d'échappement sont chacune actionnée par un arbre.

Cette technique permet de supprimer presque toutes les pièces intermédiaires entre l'arbre à cames et la soupape, sans avoir besoin, pour autant, d'aligner toutes les soupapes. Le moteur peut, ainsi, tourner plus vite et produit moins de bruits mécaniques.

La notion de double arbre ne se conçoit que pour chaque rangée de cylindres. Par exemple, un moteur en V qui n'aurait qu'un arbre à cames par rangée de cylindres est considéré comme simple arbre, bien qu'il ait deux arbres à cames en tout.

Parfois, certains moteurs à plusieurs rangées de cylindres sont dit QOHC ou quadruple arbre à cames en tête. Celà désigne en fait un moteur où chaque rangée de cylindre dispose d'un double arbre à cames en tête. Ainsi, les termes V6 DOHC ou V6 QOHC désignent strictement la même chose.

Le double arbre à cames est souvent associé aux distributions utilisant 4 soupapes par cylindre, mais ce n'est pas une obligation.

On trouve des traces de double arbre dès 1912, chez Fiat.

Le double arbre à cames en tête a commencé à se généraliser dans les années 1960 en automobile.

En moto, la généralisation sur les véhicules de tourisme a été le fait des constructeurs japonais.

mardi 31 mars 2009

Chambre noire


La photographe Helen Levitt vient de s'éteindre à l'age de 95 ans.
C'est en 1935, découvrant notamment l'oeuvre d'Henri Cartier-Bresson, qu'elle commence à photographier en autodidacte les fonds et bas-fond de New York.
Elle impose alors son style, inimitable.

Quel est le plus beau film du monde ? (50)

Vivien Leigh
Ce regard !

Waterloo Bridge (La valse dans l'ombre) (Melvyn Leroy - 1940)
Sur le pont de Waterloo à Londres, pendant la Seconde Guerre mondiale, Roy Cronin, officier de l'armée britannique, se souvient: c'est à cet e
ndroit qu'il avait rencontré, il y a plus de vingt ans, celle qui demeure son unique amour, Myra, la jolie ballerine. C'était déjà la guerre. Une alerte les avait surpris au milieu du pont. Ils s'étaient réfugiés dans un abri. Puis il était allé la voir danser. Après le spectacle, Roy et Mary s'étaient retrouvés, déjà follement amoureux. Malgré la guerre - Roy doit partir en France - et la différence de leurs origines - le jeune homme est un aristocrate, Myra une enfant du peuple - ils veulent se marier tout de suite. L'oncle de Roy donnera son accord, mais leur union ne pourra être célébrée à temps. Son amoureux au front, Myra vit désormais avec son amie Kitty et cherche du travail. La rigoureuse Madame Olga, la directrice du ballet, a chassé la jeune fille: une danseuse ne doit pas avoir de vie privée !

Sans aucun doute l'un des plus beaux "mélos" jamais tournés.
Vivien Leigh, tout juste sortie du tournage d'Autant en emporte le vent est d'une beauté à couper le souffle.
Tout comme son partenaire Robert Taylor.

Vivien Leigh et Robert Taylor
Inoubliables.

Ricains

lundi 30 mars 2009

Quand F.Simon va en brasserie :

Maurice Jarre (1924-2009)


Pour voir la liste des 157 (!) films dont il a composé la musique : clic

Bande originale Lawrence d'Arabie par le BBC Concert Orchestra :

Juan les Pins

Trouvé grâce à gougueule ces images de Juan au temps de sa splendeur, quand Oscar Peterson tapait le boeuf au "Pam Pam" et que Gary Cooper participait à des jeux débiles au "Maxim's" pendant que Piaf ou Brel enflammaient le Vieux Colombier (devenu Voom Voom en 67).
Je me souviens qu'en 68 de jeunes rebelles balançaient de la peinture rouge sur les Rolls et autres limousines...




-Sham Werks.com-



Juan en 77 (j'animais les folles nuits du Senso).

Un "scopitone" de Davis Boyer :