Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)

jeudi 31 mai 2007

Nicoleon Bonaparte

Selon le titre d'un article d'hier dans Libé qui, décidément reprend du poil de la bête, Sarkozy, c'est "le coup d'éclat permanent".
C'est bien vu, la référence au livre de Mitterrand faisant ironique rapprochement.
Les socialistes et des experts ès constitution dénoncent la dérive que représente la prise en mains par un seul homme de ce qui, selon la Constitution, doît être partagé.
En effet, il est prévu que "le gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation", et que, donc, implicitement, le Président est l'arbitre, au-dessus des partis.
Or, nous assistons depuis le 16 mai, à une perversion inouïe des institutions :
le Président est sur tous les fronts (y compris en chef de la majorité pour les législatives) tandis que le Premier Ministre n'est plus qu'un faire-valoir, une sorte de super-chef de cabinet.
S'il reste à prouver que Sarkozy porte dans ses gènes (!) une tendance à un comportement dictatorial voire "fasciste" pour employer la terminologie d'une partie, extrême le plus souvent, de la gauche, cette "nouvelle manière" d'exercer le pouvoir, bonapartiste, a de quoi nous inquiéter.
Quand les sondages vous créditent de 65% d'opinions favorables, pourquoi se gêner ?

Droits des auteurs à l'ère du tout numérique

Certes, en mettant à votre disposition ici telle ou telle photo, tel extrait télévisuel, telle chanson, c'est un peu comme si, à la maison, je fais écouter à un ami une musique que j'aime : mais ce journal, de confidentiel qu'il reste, peut, du jour au lendemain, devenir public.
Ainsi, je me suis amusé à taper mon prénom et mon nom pour Google qui m'a dirigé évidemment sur cet espace.
La question des droits des auteurs, explosés par la Toile, est cruciale.
L'article ci-après reflète assez bien ma pensée, même s'il est écrit par un créateur "riche" pour lequel je n'ai pas une tendresse particulière.

http://www.liberation.fr/rebonds/257160.FR.php

Brillant Brialy


Je ne chanterai pas son panégyrique : nous y aurons droit toute la journée sur la totalité des media.

C'était un être rare dont je retiendrai pour ma part, hormis deux ou trois bons rôles au cinéma chez Rohmer ou Téchiné, les apparitions en touche-à-tout de talent dans les émissions en noir et blanc de mon enfance.

Dans les coulisses du théâtre du Gymnase, en 99, il m'avait lancé avec son ironie coutumière :
-Alors, c'est bon de faire le jeune homme tous les soirs ?!

Une pensée particulière pour celui qui, toujours discret, toujours présent, aimant, doit être aujourd'hui fou de douleur.

Paris Roubaix

C'est fou ce qu'on peut faire avec une bicyclette.

mercredi 30 mai 2007

Dédicace...


Les Chansons d'amour

Actuellement en salles.

mardi 29 mai 2007

Leolo (jacques Brel)

Scènes de chasse en Pologne


La tentative d'organiser une "gay pride" à Moscou a une nouvelle fois été brisée par des skinheads sous l'oeil bienveillant de la police de Poutine : interpellations, violence inouïe...
Dans les ex-"pays de l'est", il n'est pas facile d'être hors-norme.
En Pologne, le gouvernement ultra-réactionnaire a fait de la chasse aux "déviants" une véritable obsession qui atteint les limites du grotesque.
Ca se traduit par la mise à l'index (si je puis dire) d'un personnage d'une (mauvaise au demeurant) série pour enfants du nom de Tele Tubbies, dont un personnage, Tinky, affublé d'un "sac à main de femme" (!) serait un mauvais exemple pour leurs chères têtes blondes.
On en rigole d'abord, puis on se sent tout froid après coup...
Je rappelle que la Pologne fait partie de l'Union Européenne.

Bon site

Créé par d'anciens journalistes de Libé, le site a connu la notoriété en divulguant la censure dont a fait l'objet l'article du JDD sur l'abstention de Cécilia au deuxième tour.
Très bon site d'info (à "favoriser") :
http://rue89.com/

Pire to pire

Dans Libé ce matin :

Web. Le Conseil d'Etat autorise la détection automatisée des utilisateurs de réseaux «peer to peer».
http://www.liberation.fr/actualite/ecrans/256642.FR.php
Ca va fliquer sévère.

Modalakon

Autrefois (il y a au moins 6 mois), c'était : "Le journal de 8 heures vous est présenté par Patrick Machinchose".
Ensuite, ce fut : "Il est 8 heures. Le journal : Patrick Machinchose".
Ce matin : "C'est l'huit heures, Patrick Machinchose".
Vachement moderne, France Inter !

lundi 28 mai 2007

Férié or not ?

Les mesures prises pour réparer l'impétitie du gouvernement Raffarin font du lundi de Pentecôte une journée d'un burlesque achevé.
D'autres y avaient pensé avant :



Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Bonus Baraka








Ron Fricke et la caméra Todd-Ao
La caméra tournait en 65mm.
La pellicule pour la projection est en 70mm, comportant 6 pistes magnétiques, initiant le 5.1 d'aujourd'hui.
Sur le dvd Z1, l'image a été "remastérisée" et les pistes audio transférées sur procédé Dolby Digital 5.1, rendant au film toute son ampleur.

Ovni cinématographique


Hier, en ce dimanche de pluie, déjeuner (pardon, brunch !) à la maison avec une petite dizaine d'amis.
Réunion rare avec des rires et de l'amour, du taboulé, une salade de pâtes d'après une recette de Yannis d'Illios (aristocratique, non ?), de la tortilla, des gâteaux du Maghreb, des voyages donc.
Nous avons vu le clip où Coralie, précieuse comédienne amie, danse à fendre l'âme sous le regard de Johanna par caméra interposée, fulgurante, désincarnée.
Fermés les rideaux, écran déroulé, communion prolongée par cette envie que j'ai eue de projeter, quelques images pensai-je suffiront et sans doute pas, ce film étrange, cette succession d'images tour à tour sereines et dantesques, cet "ovni" cinématographique appelé "Baraka".
Ce sera un grand souvenir pour nous tous, je crois : après les rires et les échanges, les libations dominicales, ces huit personnes dans l'obscurité, fascinées, silencieuses, captivées, ailleurs.
"Baraka" n'est pas une fiction, pas un "documentaire" : dernier film tourné en Todd-Ao 70mm il y a une quinzaine d'années, c'est un film sur l'état du monde.
Le réalisateur, Ron Fricke, a promené sa caméra dans 24 pays, rapportant des images impressionnantes se succédant en un montage hallucinant opposant la sagesse de paysages et d'hommes hors du tumulte à la folie du monde moderne.
Nul commentaire, nul sous-titre, juste la force des images soutenues par une musique "new age" (?) en situation.
Ne pas acheter le DVD Z2, indigne, au format non respecté.
Acquérir le Z1, le partager avec des gens que vous aimez.

Plein d'images ici :
http://www.spiritofbaraka.com/baraka.aspx

Du Carlton à La Courneuve

Je n'ai jamais été client des films de Luc Besson et encore moins de la plupart de ses productions.
L'initiative qu'il a prise pour le 60ème Festival de Cannes est toutefois digne d'être signalée et applaudie.
Voir ici : http://www.liberation.fr/culture/cinema/festivaldecannes/256503.FR.php

Regardé hier la "Cérémonie de clotûre" : la télé(sans)vision donne à voir au badaud quelques strass et la plastique impeccable de Diane Kruger en MC.
La télé(sans)vision ne donne pas envie de voir des films.
Pas la moindre photo en insert, pas le moindre extrait pour accompagner les noms des acteurs et réalisateurs inconnus du grand public qui ne saura donc jamais qu'il y a de sublimes films iraniens, roumains, africains ...
Curieuse cette dichotomie entre la foire "L'Oréal" et ces jurés amoureux de cinéma qui s'évertuent d'année en année à tenter de faire savoir que le cinéma est un art universel, récompensant des oeuvres "difficiles à faire", comme le disait hier soir cette réalisatrice dont on imagine les souffrances endurées pour mener son projet à terme.

Le malicieux Jamel Debbouze eut cette phrase : "le cinéma, c'est pas qu'un endroit où on bouffe du pop corn".
Tout était dit.

dimanche 27 mai 2007

Fabricants d'obèses

Bon appétit !
La vaste Place de la République, à Paris, est un haut lieu de la gastronomie.
S'y côtoient dans le sens des aiguilles d'une montre : "Léon de Bruxelles" (pardon, les belges !), "La taverne de Maître Kanter", "Pizza Pino", "Buffalo Grill", "Mc Donald", Bistrot Romain, "KFC" et, ouf, "Quick".
Quand je sors fumer (oui, je sais) une cigarette devant l'entrée des artistes, je suis pris entre les deux feux olfactifs des deux derniers cités.
Ca a du bon : je ne finis jamais ma cibiche tant l'odeur est incommodante.
En face du théâtre, le café-restaurant pseudo branchouille appelé "Pachyderme" (tout un programme) sert une cuisine d'une banalité affligeante qui se voudrait "world food".
Cuissons ratées (pour des côtelettes d'agneau ou une viande rouge, faut le vouloir !), garnitures de légumes anémiques sont inversement proportionnelles à une addition qui fait dans le maxi.
On peut espèrer un croque-monsieur correct ou une omelette mangeable dans le café voisin tenu ... par des pakistanais.
Place de la République à Paris, on mange pas, on mal bouffe.





Numéro 1 au hit-parade des remugles les plus nauséeux, le KFC.




samedi 26 mai 2007

Quel est le plus beau film du monde ? (16)



Je pourrais le voir en boucle.


Kurosawa propose un bilan de sa vie au travers de huit rêves-cauchemars :
1. Soleil sous la pluie.2. Le Verger aux pêchers.3. La Tempête de neige.
4. Le Tunnel.5. Les Corbeaux.6. Le Mont Fuji en rouge.
7. Les Démons gémissants.
8. Le Village des moulins à eau.

Savez-vous qui se cache sous les traits de Van Gogh ?

Pour un bon café, je me damne !


Profitant de sa situation exceptionnelle face à la Mairie du 18ème, le "Nord Sud" (du nom premier de la ligne de métro qu'on appelle aujourd'hui "la 12" car notre époque est poésie) vous sert à prix prohibitif un café à peine buvable, venu des stocks de la maison Richard, du nom d'une famille aveyronnaise ou auvergnate, je ne sais plus, qui, en quelques décennies s'est imposée en monopole auprès de la plupart des brasseries parisiennes, elles-mêmes aux mains (c'est historique, voyez votre google préféré) d'une population venue des plateaux d'Auvergne ou de l'Aubrac.
Si, comme moi, vous êtes un vrai amateur, vous saurez donc, lors de votre prochaine escapade parisienne, qu'il faut éviter à peu près 97 % des cafés de la capitale.
Il vous faudra donc surveiller si l'estaminet affiche les logos "Lavazza", "Illy" ou "Segafredo" avant d'en franchir le seuil, sous peine de vous voir délester de sommes astronomiques (2€50 en moyenne, 6€ au Fouquet's mais on s'en fout) pour un robusta sans autre saveur que son amertume puissance dix.
C'est ce qui m'a poussé à faire l'acquisition de ma machine "Nespresso".
Des sacrés malins, les gens de Nestlé, qui ont réussi la plus belle opération "marketing" de ces dernières années, faisant de leurs chalands la clientèle captive par excellence.
Entrez dans une boutique Nespresso, vous aurez l'impression d'être reçus chez Chaumet : boiseries, produits dérivés en vitrinettes sécurisées, hôtesses et grooms en sourire obligé, "pass" permettant d'accèder via ordinateur à votre "profil".
Car Nespresso sait tout de vos désirs, de vos plaisirs coupables : combien de Ristretto vous consommez dans le mois, que vous avez essayé puis rejeté la "limited edition" du printemps, que vous faites une consommation éffrénée d'Arpeggio.
Nespresso vous vend aussi ces petits biscuits aux amandes, dits "Amaretti", au triple du prix où on les trouve au Leader Price ou au Champion voisin à qualité égale voire..., des tasses, des cuillers estampillés Nespresso, vous envoie des courriers dans de chouettes enveloppes parcheminées.
Mais bon, que voulez-vous, il y a un problème : leur café est sublime !
On en devient "accroc" comme à une drogue, on en surconsomme, on en offre à tout va (je vous recommande l'extrait du spectacle de Gad Elmaleh consacré à l'espresso-maison), on s'en damne.
Et c'est bon !
Et l'on se sent vengé de ces gougnafiers, descendants des valeureux "bougnats" du Paris d'autrefois, qui osent vous facturer au prix fort leur infâme breuvage.
Une autre fois, je vous causerai des tubes de lait concentré Nestlé, encore eux.
Les salauds !

Ci-dessous, votre serviteur métamorphosé après absorbtion d'un "Nespresso" (R)

Juste quelqu'un de bien

J'aime beaucoup ce Monsieur.
Brillant personnage (beaucoup moins "mondain" qu'on pourrait le penser), discret néanmoins, cinéphile averti, écrivain en état de grâce (lire sa "Mauvaise vie"), il est de ceux que l'on prend plaisir à compter parmi ses contemporains.
Aujourd'hui, c'est à Frédéric Mitterrand que Libé ouvre ses colonnes pour son journal de la semaine écoulée.
Et, pas surprenant, on se régale : : http://www.liberation.fr/transversales/weekend/256205.FR.php

vendredi 25 mai 2007