Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)

jeudi 31 mai 2012

Normal


Couple en vacances


Inoubliés, Paul & Robert

Tournage de "Butch Cassidy et le Kid" (1969)

mercredi 30 mai 2012

Cinema Paradiso : on marche à chaque fois !



Certains feront la fine-bouche : académique, lénifiant...
Nous, nous avons marché, versé la petite larme (au moins), mon jeune voisin découvre le film, bouleversé : Cinema Paradiso (1988), outre qu'il est aussi un hymne au cinéma, n'a rien perdu de sa puissance mélodramatique.
Formidable Philippe Noiret, en vieux projectionniste transmettant sa "ligne de vie" à Salvatore, son petit protégé, bande originale inoubliable du grand Morricone, tableau émouvant de la Sicile d'après-guerre, jolie romance sentimentale, sont autant d'ingrédients savamment dosés pour nous faire passer un grand moment de cinéma.
Tornatore ne fit jamais aussi bien. Qu'il soit tranquille : Cinema Paradiso suffit à sa notoriété, légitime : son film connut un succès international et reçut l'Oscar du meilleur film étranger.

Le Maestro Ennio Morricone dirige le thème du film aux arènes de Verone : 

La politique, c'est rigolo.

Des affiches ont fleuri sur les panneaux électoraux de l'arrondissement*.
J'ai ri :


* et risquent de ne pas y rester : l'utilisation des couleurs bleu, blanc, rouge, étant sévèrement règlementée.

mardi 29 mai 2012

Punition


Baguenauder à Montmartre


Les parisiens de la Plaine Montmartre, appelée par les « bourgeois » d’en haut « le bas-Montmartre », répugnent à monter jusqu’au Sacré Cœur, ce monument de style patchwork érigé pour les mauvaises raisons que l’on sait pour peu que l’on s’intéresse à l’histoire de Paris.
C’est que, voyez-vous, autour de ce gros gâteau blanc pullulent des hordes de touristes et les vendeurs à la sauvette inhérents, et que l’ascension jusqu’à la Place du Tertre ne s’impose guère. C’est, ici, le fief des –fieffés, souvent- tâcherons de la croûte, piège à japonais amateur d’art ( !) jugé « typiquement français » (merci !), à accrocher dans leur 一戸建て.*
De plus, le prix du café en terrasse, aux alentours de ladite place, n’est pas de nature à nous inciter à la grimpette.
Hier matin, d’humeur sportive, je décidai de faire un détour par le côté encore fréquentable du mont (martre, oui !), parcourant, le nez au vent, les rues Saint Vincent, des Saules, du Chevalier de la Barre et autres venelles moins chantées.
Il est bien connu que l’autochtone, et surtout, sans doute, le parisien, ne sait plus apprécier son cadre de vie. C’était flagrant à mes yeux, hier, émerveillé que j’étais, par l’ambiance particulière qui émane de ce vieux-Paris, autrefois populaire, réservé aujourd’hui à de futurs exilés fiscaux, si l’on en croit certaines imprécations.
Je me grisai de mille parfums, fleurs de toutes variétés, essences subtiles mélangées, m’ôtaient toute envie de donner un but à ma promenade matinale.
Je tournai, virai, visitai des lieux où j’étais passé, autrefois, sans que mon regard ne s’y attarde. Je crois que Venise m’appris à mieux regarder où je suis. C’est aussi simple que ça.
Je suis redescendu en plaine vers une heure de l’après-midi, me surprenant à fixer sur pellicule virtuelle un coin de 18ème où je passe chaque jour, jugé banal auparavant.
Matinée hautement instructive : j’habite une belle ville, que je vais aller visiter davantage, puisque les beaux jours semblent s’installer.

*"Maison", andouille !

Cabaret de légende et maison verte

Habitat typiquement "poulbot"


La pétanque est très prisée des Montmartrois
 
La peinture n'est jamais bien loin : plus beau qu'un tag, non ?


dimanche 27 mai 2012

Qu'est-ce que le "génie" comique ?


Un esprit sain


Dimanche de Pentecôte.
De mes années de « cathé », je garde le souvenir que 40 jours après Pâques, l’Esprit Saint descendit parmi les hommes, au premier chef desquels les apôtres de Jésus. Pas bégueule, le Saint Esprit pénétra l’âme de toutes les personnes présentes à leurs côtés.
Ce fut l’origine de l’église chrétienne.
On souhaiterait que beaucoup de nos contemporains reçoivent en leurs cerveaux la visite de l’esprit sain, sans « t » : hier nuit, après une sévère journée heureusement conclue par le spectacle du Caveau, harassé, je jetai un œil sur l’émission dite « de divertissement » de Laurent Ruquier.
On y recevait un patineur du nom de Candeloro, connu, lui, pour son esprit fin, un humoriste dont, si j’ai bien suivi, la principale qualité est la jeunesse, un auteur polyvalent qui fut le « nègre » de Borloo, et un DJ en promotion de son dernier disque, que l’on posa en concurrent de David Guetta. Une telle assemblée de génies me laissa pantois, au point que j’en éteignis rapidement mon téléviseur pour laisser mon cerveau prendre l’air après ce déluge de sentences de haute portée philosophique.
Il y a les vieux cons adeptes du « c’était mieux avant » et les jeunes cons qui pensent que l’avant n’a jamais existé. La démonstration en fut faite, hier, à mes yeux et oreilles, moi qui combats sans cesse mes penchants « déclinologues », aidé en cela par un optimisme naturel qui me porte à espérer qu’on peut encore évoluer…
Le seul mérite de cette émission, dans sa vacuité, fut qu’elle permettait de souffler après une semaine où l’on déversa des torrents de matière fécale sur une Ministre nouvellement promue.
Notre pauvre droite –comme j’aimerais que l’adversaire soit moins bête !-, en l’état actuel de délabrement où elle se trouve, n’a d’autres arguments à opposer que l’insulte et la mise au pilori, son principal thuriféraire, en la personne de l’odieux Zemmour, sonnant l’hallali du lynchage de cette femme. De ce personnage, on peut penser que si le Garde des Sceaux avait été un homme, -blanc, de préférence- les défécations auraient été plus mesurées.

Pour rédiger ces lignes, je me suis installé sur le balcon où sont écloses mes premières roses, où la lavande pointe le bout de son nez parfumeur. De la fenêtre ouverte coule le mouvement lent du 1er Concerto de Beethoven. C’est Kempf qui joue, que j’ai écouté 2456 fois peut-être, avec un plaisir neuf, différent, à chaque nouvelle audition.
Dans le quartier, en ce weekend à rallonge, ne demeurent que quelques irréductibles, attablés à la terrasse du bar du carrefour, « à la fraîche » encore, à cette heure.
En bas, un jeune homme tout de noir vêtu sirote un café en lisant un livre, ce qui me le rend sympathique. J’ai envie, aujourd’hui, de rencontrer des gens qui lisent des livres.

Le port de Vannes, un vendredi vers 8 heures du soir.

Je rentre d’un très bref séjour d’obligations familiales sur les rives du Golfe du Morbihan.
C’est la Bretagne du sud, celle qui bénéficie d’un microclimat différent à chaque coin de rue, où le soleil fut généreux avec moi en ces vingt quatre heures d’incursion en terre inconnue.
Comme à Nantes, les automobilistes s’arrêtent toujours dès qu’ils vous voient manifester l’intention de traverser la chaussée, ce qui ne peut manquer de surprendre le parisien habitué aux incivilités hargneuses du quotidien.
Ça me rend le coin sympathique d’emblée.
Vendredi soir, j’ai dégusté un plateau de fruits de mer de toute première fraîcheur sur le port de Vannes, où la vie semble si paisible. Même les jeunes gens qui s’y réunissent à la tombée du jour semblent avoir tourné leur potentiomètre dans le sens inverse des aiguilles d’une montre.
Je suis sorti vainqueur d’une lutte acharnée avec un tourteau de belle taille sous les encouragements de voisins de table moins adroits que moi, pour une fois. J’ai eu moins de chance, peu après, avec les langoustines, maculant une chemise que j’avais eu la bonne idée de choisir de couleur blanche. Les voisins ont alors fait preuve d’une commisération quelque peu suspecte. Le verre de Pinot Gris m’a vite permis d’oublier l’incident, d’autant que le jeune serveur, novice pourtant, a réussi, au prix d’efforts désespérés, à réparer les dégâts.

Golfe du Morbihan vu de la terrasse du Roof, à Vannes





jeudi 24 mai 2012

J'ai vu des films

Au cinéma (le Audiard) ou sur mon écran personnel, petite cure de cinéma ces jours derniers :

DE ROUILLE ET D'OS

C'est sans doute le film de Jacques Audiard le moins abouti.
On pourra s'étonner que les festivaliers cannois lui aient réservé une ovation-debout de quinze minutes, mais il est vrai que le film ouvrait la compétition : depuis, les projections se sont enchaînées à cadence soutenue, donnant vraisemblablement l'occasion de remettre à l'heure les pendules cinématographiques. Enthousiasme douché, donc, par la vision de films moins convenus.

Que dire ? Sinon que la nouvelle production du réalisateur de "De battre mon cœur s'est arrêté" se laisse voir sans déplaisir et contient même quelques morceaux de bravoure du meilleur effet, que Marion Cotillard est moins insupportable qu'à l'accoutumée, sobre malgré le poids d'un tel rôle sur ses frêles épaules, que le film aborde courageusement des thèmes que le cinéma a rarement traités, si ce n'est avec de gros sabots.
Audiard réussit donc à éviter l'écueil du pathos inhérent à son sujet - le handicap- mais veut tellement s'y contraindre qu'il en assèche son propos.
Il y a une vraie mise en scène -guère étonnant de sa part-, une belle photo, deux séquences-choc bien venues, et une belle bande-son (même Desplat, pour la musique originale, retrouve un talent qui commençait à se diluer).
Mais l'on ne pourra s'empêcher de constater quelques incohérences scénaristiques étonnantes de la part d'un tel auteur, et un montage quelque peu hasardeux, les deux allant de pair.
Les ellipses ne sont pas toujours volontaires, tirant à la ligne, souvent, et la fin laisse sur sa faim.
Le film révèle un acteur, Matthias Schoenaerts, qui devrait faire une belle carrière de beau mec viril, sans doute bientôt récupéré par un certain cinéma américain. Le comédien belge s'y révèle juste, que nous avions repéré dans le bon "Black Book" de Paul Verhoeven en 2006.
Il serait fichtrement étonnant, malgré ses qualités, que "De rouille et d'os" emporte la Palme d'Or.
Je ne pense pas que ce soit la tasse de cappuccino de l'excellent Nani Moretti, président du jury de l'édition 2012.
Vous aimerez, vous détesterez, ou, comme moi, resterez dubitatif.


CLEOPATRE


Cléo et le bâtard de Jules. L'apogée du bling bling ?
Quatre heures et neuf minutes de (vidéo)projection !
Pour le coup, c'est à mon voisin de canapé et à moi-même qu'il faudrait décerner une palme !
On sait que le film de Joseph Mankiewicz faillit, au début des années soixante, ruiner la 20th Century Fox : le coût exorbitant des décors, une figuration pléthorique, les caprices de la star Elisabeth Taylor et de son mec, Richard Burton (leurs violentes disputes font partie de la légende), furent à la source d'un dépassement de budget, lequel, dès l'origine, était faramineux.
Malheureusement pour le film, c'est la réputation qui lui colle aux basques.
Si l’œuvre, si longue, engendre quelques bâillements, elle contient force moments de grande cinématographie, dont, bien sûr, l'arrivée, dans la Rome de Jules César, de cette reine d'Egypte dont la beauté fit tourner (et tomber) plus d'une tête, dont, tour à tour, celles de Jules et de son copain Marc Antoine. C'est Mankiewicz qui, quelques années auparavant, avait donné au cinéma un chef-d’œuvre, "Jules César", exploit cinématographique s'appuyant sur le texte de William Shakespeare, offrant à Marlon Brando (en Marc Antoine) l'un de ses plus grands rôles.
Nous regrettâmes d'ailleurs, à l'issue de l'ingestion du "pavé-Cléopatre", de n'avoir point choisi de voir son prédécesseur.
Reste que, justement, la superproduction, au grand dam, d'ailleurs, de ses financiers, frémit constamment d'un souffle shakespearien grâce à son "team" de scénaristes (dont Mankiewicz lui-même et le très bon Ben Hecht), à la somptuosité des prises de vue, à la belle partition musicale d'Alex North, le tout étant épicé par Madame Taylor, au faîte de sa gloire et de sa beauté.
Rex Harrison, à mille lieues du Pr Higgins de My Fair Lady, y est parfait en Jules César, fin politique, conquérant téméraire que l'amour vint faire vaciller.
A l'origine le film durait 5 heures et 20 minutes !
Comme disait l'autre (un certain Pascal) : "Le nez de Cléopatre s'il eut été plus court, toute la face de la terre aurait changé" (devoir récurrent de philo).
Vous avez une heure.

NOS MEILLEURES ANNÉES (La meglio gioventu)

J'ai déjà chroniqué ici* cette extraordinaire "saga" qui nous plonge dans l'Italie des années sombres.
Encore un film long, et pas qu'un peu : 2 fois 3 heures !
Mais ici, pas un seul bâillement. Au contraire, on se retient de ne pas enchaîner la deuxième époque tant la première nous a tenu en haleine.
Rappel du synopsis :
A la fin des années soixante, deux frères d'une famille italienne, Nicol et Matteo, partagent les mêmes rêves, les mêmes espoirs, les mêmes lectures et les mêmes amitiés, jusqu'au jour où la rencontre avec Giorgia, une jeune fille souffrant de troubles psychiques, détermine le destin de chacun : Nicola décide de devenir psychiatre, alors que Matteo abandonne ses études et entre dans la police. Leur parcours ainsi que celui du reste de leur famille s'inscrit en parallèle avec les événements qui ont joué un rôle crucial dans l'histoire de l'Italie : l'inondation de Florence, la lutte contre la mafia en Sicile, les grands matchs de football de l'équipe nationale... 
Merci AlloCiné qui oublie néanmoins, ci-dessus, un élément essentiel du film : la dérive gauchiste qui conduisit aux "Brigades rouges" responsables d'attentats criminels et autres exactions.
Le grand mérite du film de Marco Tullio Giordana est la proximité qu'il induit entre spectateur et protagonistes, dont nous suivons avec émotion, rires, indignation, rage, les itinéraires de vie.
Acteurs exceptionnels (Alessio Boni est Matteo, Luigi Lo Cascio est exceptionnel "de niresque" en Nicola Carati, et Maya Sansa illumine en Mirella)**, musique judicieusement choisie, entremêlant Piazzola, chansons populaires italiennes et musique classique, voyage à Milan, Florence, Rome et Palerme, Nos meilleures années réunit des qualités qui donnent à espérer, encore et malgré son état, du cinéma italien.
A se procurer, à voir toutes affaires cessantes.

* J'ai sans doute évoqué un conversation que j'eus, à Venise, autour de ce film, avec un professeur en arts plastiques et l'une de ses élèves à l'une de ces tables communes propices aux rencontres intéressantes, à l'heure du "pranzo" (déjeuner), quand ouvriers et artistes se mêlent autour de ciccheti et autres arancini.
** On appréciera l'une des premières apparitions à l'écran, en fin de film, de Riccardo Scarmarcio qui fait, depuis une fort belle carrière internationale tout en demeurant  la vedette des grandes scènes de Rome et d'ailleurs.

mardi 22 mai 2012

lundi 21 mai 2012

Plein de choses "géniales", mais quand un vrai génie meurt...

En France, les radios et télévisions nous ont parlé du décès de Donna Summer, star du disco de la fin du siècle dernier, dont on conviendra, même si l'on a adoré se déhancher sur ses "tubes" qu'elle ne bénéficiait pas d'un organe vocal exceptionnel.
Par contre, silence total sur la mort, vendredi dernier 18 mai, de l'une des plus grandes "voix" de tous les temps, Dietrich Fischer Dieskau. Le baryton qui défendit (entre autres) avec un immense talent les Lieder de Franz Schubert s'est éteint en Bavière à
l'âge de 86 ans.
C'est par un copain italien que j'apprends le départ de cet illustre artiste lyrique, l'un des plus grands que l'univers de la musique ait comptés.
La nouvelle m'attriste, mais plus encore le silence tonitruant qui accompagne, en France, cette disparition.
Il s'agit là d'un signe qui montre à quel point, ces dernières années, la culture -laquelle découle de l'éducation- a été laissée en jachère dans un pays qui s'enorgueillissait, par le passé, d'être celui qui donnait le "la" en la matière.
La déshérence dans laquelle est tombée la culture, en France, était évoquée, hier soir, sur notre télévision de service public, entre deux scintillements de "strass" cannois (la seule chose qui semble intéresser, dans ce prestigieux festival de cinéma, les tenants de la télé de bas niveau (un pléonasme ?), par la toute nouvelle Ministre de la Culture. Cette jeune -mais érudite, et fort bon écrivain dit-on- femme (Aurélie Filipetti) disait fort justement que culture et éducation étaient étroitement liées. Après dix années où l'une et l'autre furent totalement négligées, on est en droit d'espérer, à défaut d'exiger, que ces facteurs essentiels d'accomplissement pour chacun de nous, soient traités avec la considération qu'il est indispensable de leur prodiguer.
Oui, la discrétion qui entoure la disparition de l'immense artiste que fut Dietrich Fischer-Dieskau (je ne peux manquer d'indiquer, ironie amère, que l'on ne le prononcera comme "disco", mais en détachant les deux dernières voyelles), est de nature à susciter colère et indignation.
Dans notre Panthéon, il rejoint les plus grands noms de la musique. Je crains que nous ne soyons de moins en moins nombreux à entretenir ces flammes qui devraient, pourtant, être éternelles.  
Je note que, tapant sur mon clavier le nom de l'artiste pour vérifier l'information, n'apparaissent sur Google que des pages en langue étrangère. Tout est dit. 
Une amitié très forte liait Fischer-Dieskau au grand pianiste russe Sviatoslav Richter.
La Musique, langage universel, réunit les esprits.
Cet enregistrement date de 1978.

Pays en larmes

La torre dell'orologio di Poggio Renatico (Province de FERRARE) avant et après le séisme.

samedi 19 mai 2012

jeudi 17 mai 2012

Florence : plein les yeux !

Je reviens un instant sur mon séjour récent à Florence, dont je ne peux détacher mon esprit.
L'empreinte est vive de ce que j'y ai vu, ressenti. On peut, on doit, certes, entrer, visiter musées et basiliques, mais on reste émerveillé de l'art qui vous attend au détour de chaque rue, de ces mille détails qui savent capter le regard de qui sait voir.
Et je n'ai pas su tout voir. Ce qui rend impérieux le devoir d'y retourner.

Le Persée de Benvenuto Cellini, dans la Loggia dei Lanzi m'a donné l'envie de me replonger dans la "Vie de Benvenuto Cellini écrite par lui-même", l'autobiographie de référence de la Renaissance.


Dans l'Oltrarno (l'autre rive de l'Arno), au détour d'une rue (ici le Borgo San Jacopo), vous êtes attendu...


Surgit l'imposant Palazzo Pitti (que mon objectif ne peut embrasser dans son entier). A visiter la prochaine fois.


Santa Maria Novella recèle des trésors à couper le souffle. La piazza du même nom fut, jusqu'à une époque récente, un terrain propice pour les voleurs. On l'a réaménagée, y installant des kiosques qui ne dépareillent pas : on peut s'attabler pour déguster un "panino" énorme à la "porchetta" et diverses spécialités toscanes.

La statue de Dante, Piazza Santa Croce (que j'aime ce lieu !) 


Un détail du fronton de Santa Croce : il faut du temps pour tout admirer... 

Marionnettes sur cette même place où la jeunesse du coin se réunit : des groupes s'y rassemblent à même le sol, conversant, chahutant sans excès, conscients du caractère historique des lieux.

Sur l'Arno, à quelques brasses du Ponte Vecchio, un homme, dans cette embarcation (en bas à droite). Je suis intrigué : jour aprés jour, je remarque sa présence, immobile...

mercredi 16 mai 2012

mardi 15 mai 2012

Opportunisme


lundi 14 mai 2012

Quand la musique de film...

atteignait ce niveau...

samedi 12 mai 2012

D'un slovène helvétique...

Les français ne devraient faire que des choses légères, 
c'est leur seul moyen d'atteindre une certaine profondeur.
(Gaspard Proust écoutant la Valse de Maurice Ravel)

Gulda joue Debussy