Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)

vendredi 9 septembre 2011

T(ch)ech(k)nologies


En séjour à l'étranger les grands enfants s'émerveillent d'un rien : c'est une tondeuse...

jeudi 8 septembre 2011

Carte postale (7)

Il
faut déjà
rentrer...

Paris | France | Photo Bertrand Kulik

mercredi 7 septembre 2011

Carte postale (6)

Là c'est bien : ce n'est pas surpeuplé.
En août, ce devait être bien différent.
Bises.

William Bay | Australie

mardi 6 septembre 2011

Carte postale (5)

Norvège

lundi 5 septembre 2011

Carte postale (4)

Tian Tan Bouddha | Hong Kong

dimanche 4 septembre 2011

Carte postale (3)

Brac | Croatie

samedi 3 septembre 2011

Carte postale (2)


Yunnan | Chine

vendredi 2 septembre 2011

Carte postale (1)

Début du périple.
Ca va, ce n'est pas trop loin de Paris.
A demain.

Etretat | Normandie

Interlude

Je m'absente quelques jours,
mais vous envoie quotidiennement
une carte postale...


jeudi 1 septembre 2011

En dédicace



Un "jeune" me disait récemment adorer cette chanson qu'il ne connaissait qu'en anglais : C.François enregistra effectivement ses plus grands succès pour conquérir le "marché" anglo-saxon.
Le destin allait décider qu'il n'en serait rien.

Tout le monde a besoin d'amour

J'aime bien ce "clip" avant l'heure tourné en 1967 par le grand Jean-Christophe Averty.
C'est l'époque des toutes premières Claudettes, où l'idole adapte les grands succès de la Tamla-Motown.
Et puis cette manière de bouger...



Ce sont les débuts de la "Clo Clo mania" (j'en fus atteint, si !) dont témoigne cet extrait "live" où il demande à ses fans de le rejoindre "sans griffes, sans coups, sans caresses (!) :



Quel est le plus beau film du monde ? (74)

Lawrence d'Arabie - David Lean 1962
 


Peter O'Toole et Omar Sharif


Je ne peux résister au plaisir de citer un jeune disciple ès "vannes", particulièrement en forme un soir de projection :
"Je préfère le bon vin d'ici à l'eau rance d'Arabie"
Applause !

Allez au spectacle, c'est gratuit !

Le spectacle vivant ne va pas bien.
Hormis quelques têtes d'affiche "vues à la télé" que le grand public veut voir "en vrai", le spectateur curieux, avide de découverte, est espèce en voie de disparition.
Dans le domaine de l'humour, il y a inflation de "nouveaux comiques" prêts à tous les sacrifices pour trouver leur public : quand, dans le passé, il se trouvait quelques directeurs de salles ou producteurs pour prendre des risques, le jeune humoriste doit désormais louer des salles –le plus souvent inconfortables et mal adaptées à la prestation scénique- lesquelles, selon le jargon du métier, font du "garage".
A eux de coller leurs affiches et de faire des tentatives souvent désespérées pour faire connaître leur spectacle.
Le plus souvent, ils sortent de l'expérience avec plaies et bosses sauf si le miracle du bouche à oreille s'est produit : il est vrai qu'un talent avéré passe rarement inaperçu pour peu que l'artiste ait une conscience aiguë du "relationnel".
Hors du "garage", le fantaisiste peut également se produire "au chapeau" dans des lieux où la consommation est obligatoire ; c'est tout bénéfice pour des tenanciers dont les préoccupations d'ordre artistique restent à démontrer.
Le procédé permet d'afficher sur les sites spécialisés, très fréquentés, que le spectacle est "gratuit" !
Sur ces mêmes sites on assiste ainsi à une immense braderie qui draine le public vers les spectacles gratuits ou peu onéreux d'accès souvent de piètre qualité.
Ayant la chance de travailler dans un lieu où chaque artiste, connu ou débutant, reçoit un cachet en bonne et due forme pour chaque prestation, bénéficiant de tous les droits professionnels inhérents, il m'arrive de me demander comment ce genre de théâtre peut tenir le coup et pour combien de temps.
Il est évident qu'un lieu qui paie décemment les artistes –avec les charges sociales qui en découlent- ne peut vendre ses places "en solde".
A Paris, en  la matière, s'exerce ainsi une concurrence déloyale qui, de plus, aboutit à un nivellement par le bas.
Si le Caveau de la République demeure un tremplin où sont éclos des Stéphane Guillon et, tout récemment un Gaspard Proust, c'est parce qu'il y a une réelle volonté de proposer au public du neuf de qualité, encadré par des artistes chevronnés que l'on voit pourtant rarement à la télévision : le public qui s'est écroulé de rire pendant plus de deux heures se demande bien pourquoi, au demeurant.
Dans un entretien récent à Télérama, Gaspard Proust, qui a la reconnaissance du ventre et du cœur, affirmait "le Caveau m'a nourri pendant deux ans".
Dans un lieu où l'artiste peut jouer chaque soir devant un public des plus variés (de l'étudiant au retraité), il a tout loisir de polir, de peaufiner, de tester.
Qui d'autre, à Paris, offre une telle chance aux petits nouveaux de la profession ?
De récents visiteurs, de Chantal Lauby à Anouk Grinberg en passant par ce cher Fellag, ne s'y sont pas trompés qui sont sortis bluffés de tant d'énergie mise au service du spectacle d'humour.
Aujourd'hui, où les petits tracas de la vie quotidienne –il faut un sacré talent pour en faire rire- sont le miel unique de la plupart des "comiques", qui oserait mettre en vedette la férocité d'un Guillon ou d'un Proust ?
Certainement pas ces bradeurs qui accrochent leur public –ça marche, et c'en est désolant- avec des titres racoleurs du type "Ma sœur est une salope" ou "Choucroute-party à Tanger" : j'invente et peux vous en trouver dix à la minute…
On assiste, de plus, à une "avignonisation" des spectacles d'humour à Paris : on s'amusera à les compter dans les pages de l'Officiel des Spectacles ou de Pariscope.
Et on ira voir… le moins cher.
Y retournera-t-on ?

Réduction
 
Dès
5,00€ /pers

Invitation
Entrée libre, consommation obligatoire, chapeau pour l'artiste
Dès
0,00€ /pers

 

mercredi 31 août 2011

Canal Plus pour penser moins

 Ce billet est également publié (avec des images) sur "le+le nouvel observateur", ici : clic.

Ça va paraître étrange à certains, voire incongru, mais je m'intéresse de près à la politique de ce pays où j'habite.
Je les entends me rétorquer que la politique ne résout jamais rien, que "tous pareils", tout ça, en vieux propos rebattus qui font le miel d'une droite "nationale" qui veut apparaître comme un vivier de personnalités "nouvelles", mais dont on sait bien, si l'on n'a des excréments plein les yeux, que, quand elle administre, elle mène directement à la faillite tant elle abrite de politicards revanchards à la petite semaine, incompétents, représentants d'une politique de bistrot propre à faire passer David Douillet pour un grand philosophe.
Je m'intéresse donc à la politique, ayant l'intime conviction qu'elle peut être noble, visionnaire, qu'elle peut infléchir l'ordre des choses, faire évoluer la société, les mentalités, qu'elle peut être moteur de progrès.
On se gaussera sans doute de mes "illusions", puisque je ne les ai toujours pas perdues avec l'âge.
Ainsi donc, contre vents et marées, depuis que je suis en âge de voter (l'an dernier, quoi !), je suis de gauche.
On ne s'étonnera donc pas que cette histoire de "primaires" du PS m'intéresse, et que j'espère qu'elle me passionne, puisque j'adore occuper mon cerveau à autre chose qu'une vision passive du monde qui m'entoure, dont je suis, à ma petite mesure, un "acteur", comme vous, oui, vous !
Sans aller toutefois à La Rochelle, ville de France que j'affectionne pourtant, j'ai suivi par journaux télévisés interposés, ces journées où, malgré les journalistes aux aguets en quête du moindre écart, les socialistes eurent un comportement digne, laissant des raisons d'espérer qu'en 2012 ils seront unis derrière leur candidat(e) quel qu'il soit.
Comme je m'intéresse, donc, j'ai décidé lundi dernier, de regarder le "Grand journal" de Canal+, autrefois chaîne innovante, impertinente, où De Caunes (Antoine), Les Nuls et un certain Coluche surent inventer une nouvelle forme de télévision.
On recevait ce soir-là François Hollande.
L'homme est paraît-il devenu populaire et distancerait nettement ses rivales et rivaux dans ces fameux sondages dont on nous abreuve à longueur de papier imprimé et de grand-messes télévisées quotidiennes.
En citoyen impliqué, je voulais comprendre pourquoi l'ancien Premier Secrétaire connaissait cette popularité, lui qu'on croyait disparu dans les oubliettes de son parti il y a encore quelques mois, savoir quel était son "message", ses idées pour l'avenir proche...
Or j'assistai à une vaste mascarade, à une émission de "divertissement" où le pauvre invité ne put à aucun moment s'exprimer, coupé qu'il fut, à tout moment, par des écrans publicitaires (le premier à quelques secondes du début !), par des intervenants pêchés on ne sait où posant des questions d'une inanité crasse, ce pauvre Apathie n'ayant pas une seconde pour intervenir, que l'on vit faire un geste de dépit à l'adresse du meneur de jeu Denisot.
Au moment où Hollande commençait à tenir des propos pouvant justifier sa présence sur ce plateau intervinrent des champions de judo en cheveux sur la soupe : "hou la la, faut pas que ça zappe, hein, coco, envoie-moi les judokas fissa !" devait-on échanger entre régie et plateau.
L'homme politique resterait dans l'arène annonça-t-on au cas où une dizaine de personnes auraient sacrifié des occupations plus enrichissantes pour s'installer devant leur petit écran (où leur énorme LCD acheté à crédit-revolving).
Las, une séquence enregistrée nous permettait d'assister à une entrevue pathétique entre un animateur "vachement plein d'humour" et un ancien Premier Ministre, pathétique, qui n'eut pour résultat, que d'amener une réflexion sur le fameux adage "on ne peut être et avoir été".
Au cours de cet énième intermède, Monsieur Rocard, en "parler vrai" (c'est sa marque de fabrique qu'il faut bien justifier) dézingua ses petits camarades de parti : Ségolène était incompétente et DSK un malade mental, pas moins !
Mais ça, coco, tu vois, c'est tout bon : en effet, le lendemain, les gazettes se gobergeaient des petites (longues) phrases du Monsieur, lequel fut compagnon d'ENA de J.Chirac et rivalise maintenant avec lui au niveau du gâtisme pathétique.
Ce serait donc cette sortie désolante que l'on retiendrait de ce "Grand Journal" hystérique d'où la moindre réflexion sérieuse, la moindre proposition, en période de crise où l'on apprend qu'un français sur sept vit sous le seuil de pauvreté, est bannie.
On ne pourra que plaindre ces femmes et hommes (il en est de tous bords, persisté-je à penser) désireux d'oeuvrer pour le bien commun, obligés pour faire entendre quelques miettes de "leur" vérité de participer à ce Barnum qui est une insulte à l'intelligence.
On a pourtant réussi à conclure de l'impopularité de l'actuel président qu'elle était due à des excès en matière de ce qu'on appela "bling bling" ou peopelisation de la politique.
On n'en est pas sorti, semble-t-il.
En 2012, il est à craindre que ce ne soit la meilleur ou le meilleur qui gagne : on est bien capable d'élire le plus "divertissant".
Certains médias (la majorité ?) feront tout pour ça.

Beau document

Si tu veux savoir pourquoi on appelait Bécaud "Monsieur 100 000 volts".
Il y a tout d'abord une version piano-voix des "Marchés de Provence" (admirez la discrétion du perchman) puis une autre version où apparaît l'immense Fernandel.
Ensuite, Bécaud se déchaîne.
Grand moment de spectacle :


mardi 30 août 2011

Aujourd'hui, la SylGazette est italienne

- Ouais, l'Italie, l'Italie, tu sais dire que ça !
ou
- Tu peux peut-être aller voir ailleurs, non ?
Je pars prochainement pour Prague, qui n'est pas en Italie, notez-le.
Mais je sais que de l'autre côté des Alpes, il me reste tant à voir.
La preuve ci-dessous :

Lucca (Lucques, en français), Toscane


"Cinque Terre" encore

Dans ces mêmes Cinque Terre, c'est Vernazza.
Faut-il vraiment commenter ?

Riomaggiore, c'est beau !

La province, c'est la Ligurie où l'on accède rapidement (mais attention aux trains italiens !) depuis Nice et Vintimille, en passant par Gênes, ville portuaire d'importance qui vaut mieux que l'on en dit.
Riomaggiore fait partie d'un ensemble de localités appelé "Cinque Terre", de merveilleux villages à flanc de montagne surplombant la Méditerranée:


Faire la fête en Italie

Le "Salento", c'est le talon de la botte, tout au sud de l'Italie.
On y fête la Santa Domenica (ici à Scorrano, grand village de 6000 habitants).
Ça m'a l'air bien joli :