Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)

jeudi 30 juin 2011

J'ai de sacrés lecteurs !

Visiblement très inspiré par mon billet d'hier sur "Les 3 mousquetaires", un lecteur s'est amusé avec l'image de l'affiche du film.
Je ne sais rien de lui, si ce n'est que ses initiales sont P.A. et qu'il exerce sa coupable activité dans un théâtre d'humour parisien bien connu.

AVANT


APRES manipulation par ce lecteur matois :

Ah, ben, bravo, hein !

mercredi 29 juin 2011

De cape et d'épée

Kit Carson, Hopalong Cassidy, Tex Tone, Roy Rogers, héros d'un Ouest à bon marché, personnages de ces comics qu'on s'échangeait à la récré, firent vibrer les mômes de tous les continents en des temps reculés.
En ce temps-là (en vérité je vous le dis, croissez et multipliez, tout ça…), point de "fuck" et autres "shit" pour illustrer le dépit ou la colère : quand tout allait de travers, le héros se fendait d'un "damned !" dont on savait qu'il signifiait "enfer et damnation !" et on tremblait pour lui.
Mais, plus que de ces planches imprimées sur un papier de mauvaise qualité, moi, ce qui me plaisait c'étaient les romans ou les films de "cape et d'épée ".
Quand –c'était fort rare "en bas"- une après-midi pluvieuse me confinait dans ma chambre, je me délectais des aventures de Pardaillan, de celles du Capitan, du "Bossu", ou des ces "Trois mousquetaires" dont j'ai revu récemment l'adaptation cinématographique made in Hollywood où un Gene Kelly virevoltant incarne ce cher d'Artagnan, pauvre hobereau de Gascogne venu chercher gloire et fortune à la cour du roi Louis XIII, aujourd'hui dénommé "X3".

D'Artagnan (Gene Kelly) et la super méchante Milady (Lana Turner)

Dans les films de cape et d'épée, toutes les trois minutes trente deux secondes il y a un combat à la rapière : le héros, toujours un fin bretteur, doit lutter contre des méchants qui ont tellement la trouille qu'ils s'y mettent à trente pour tenter de l'occire sur ordre, ici, du très vilain Cardinal de Richelieu –quel salaud, celui-là !- qui  a vraiment –pardonnez-moi excellence, une tête de con, un mec hyper fourbe dont on se demande pourquoi Louis l'a laissé gouverner le pays, d'autant qu'apparemment, les deux pouvaient pas se saquer : on le sait maintenant parce que Alexandre Dumas a tout balancé.
Dans les films de cape et d'épée, le héros est toujours amoureux d'une très belle femme, blonde de préférence comme l'est ici Lana Turner qui fait turner (comme dit Johnny) la tête de tout mâle ayant à l'approcher.
Dans le film de Georges Sidney (qui réalisa entre autres "Tu seras un homme mon fils", histoire bidonnante d'un pianiste atteint d'un cancer), d'Artagnan, vachement en avance sur son temps, est amoureux de deux nanas, la s….e jouée par la Lana, et, mais moins quand même, la gentille Constance qui -c'est con, y'a pas de morale- ne vivra pas jusqu'au mot "fin".
Pour adapter ce célèbre fleuron de notre patrimoine littéraire en 1948, les ricains n'y sont pas allés de main morte, avec toute la naïveté dont ils savent faire preuve quand ils veulent évoquer notre doux pays de Cocagne : ici, tout de même, point d'accordéon pour bien montrer qu'on est en France ; non, pour la bande "originale", on a fait appel à un spécialiste, un nommé Tchaikovski !
C'est son Ouverture de Roméo et Juliette qui illustre, mise à toutes les sauces, les scènes d'amour.
Pour le reste, à savoir les séquences d'action, ils ont arrangé "Le pont d'Avignon" et même "La casquette du père Bugeaud", si !
Quand on est marmot on fait pas gaffe, mais là, hier, ça m'a fait drôlement rigoler.
Mais ce sont ces naïvetés, ces (beaux) décors de carton-pâte de la MGM, cette envie joyeuse de faire un film "plaisant", toute cette énergie mise en œuvre (le grand Gene Kelly ayant lui-même réglé les combats et duels comme on règle une chorégraphie), la splendeur du Technicolor (dans un DVD digne d'un Blu-ray !), qui font de ce beau spectacle un condensé de bonheurs.

Gene Kelly

L'affiche originale.
Des fois qu'on les reconnaisse pas "en costumes", les distributeurs ont collé des photos des principaux acteurs "en civil".

mardi 28 juin 2011

INTERMISSION

Ma fruitbox m'a lâché.
Je reviens.

lundi 27 juin 2011

Le réconfort



Voir "Il était une fois en Amérique" sur l'écran du Max Linder fut un grand moment de cinoche après un début de journée très dense.
La projection en numérique permet de voir les images du grand Sergio dans une définition exceptionnelle.
Songez que le film fut tourné en 1979 !
Il n'a rien perdu de sa puissance.
L'apogée d'une carrière.
L'un de mes dix films préférés.

Après l'effort...

Après une semaine d'auditions, c'était, hier dimanche, le concert de fin d'année scolaire de l'Atelier Musical que j'ai la fierté d'avoir créé.
Une sélection d'élèves et des artistes invités (dont l'ami Fromet) ont mis le feu au Caveau de la République transformé en salle de concerts pour l'occasion.

Caveau plein

Concentration d'avant-Liszt

La bande à Schumann

Quatuor heureux

C'est moi qui te fais rire ?

Euh, là, c'est moi (photo David Hamilton alias Florian P.)

samedi 25 juin 2011

Juan les pins

C'est étrange, je n'éprouve aucune nostalgie.
On peut avoir plusieurs vies !
On voit ici le Voom Voom, ce grand club où j'ai sévi autrefois.
(Quand ce petit film a été tourné, j'étais déjà parisien.)


mercredi 22 juin 2011

Ca devient banal, non ?

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/93549;primaire-salauds-de-socialos.html

Salauds de socialos !

Pour l'UMP, qui dénonçait il y a peu ces "salauds de pauvres" qui ruinent la nation en bénéficiant, sans doute à tort, des minima sociaux, il faut, c'est le mot d'ordre venu, on s'en doute, des hauts sommets (!) de l'état, sonner la charge contre ces "primaires" où tout un chacun, pour peu qu'il adhère aux valeurs de la gauche, pourra choisir son candidat à la prochaine élection présidentielle.
Ainsi le méchant PS, on peut pernicieusement lui prêter cette intention, serait sur le point de procéder à un vaste fichage des citoyens : on pourrait ainsi par monts, vaux et cantons connaître les opinions politiques de chaque citoyen.
PS = Big Brother et autres amalgames de nature à jeter l’opprobre sur un parti qui, l'expérience de 2007 faisant foi, ne veut pas que les médias et les sondages soient, seuls, à l'origine de la désignation de leur candidat(e), c'est l'équation brandie par une droite aux abois dont on sait bien qu'un échec l'an prochain induira l'implosion.
Guéant, Copé et consorts, sous la houlette de l'Elysée, s'en vont donc en guerre contre ce système de désignation qui ressemble à quelque chose qu'en soi ils exècrent : la démocratie.
La perspective d'une déculottée probable (mais il est vrai qu'avec les socialistes, on ne peut rien prévoir !) va les pousser, comme à chaque fois que la droite prend l'eau, à tous les excès : la campagne, on peut le prévoir, sera au niveau des égouts, cette suspicion jetée sur les primaires n'étant que le le fer de lance d'une future ex-majorité beaucoup plus déchirée aujourd'hui que ne l'est, n'en déplaise aux faiseurs d'opinion, son principal adversaire dont on peut souhaiter qu'il se rangera, cette fois sans barguigner, derrière le ou la candidat(e) désigné(e) par ses sympathisants.
En pointant du doigt ces élections pour la désignation, la droite au pouvoir me semble émettre un discours contre-productif, car, les français le pensent sans doute majoritairement, dicté par la panique.
Laissons-les faire : c'est le meilleur moyen d'envoyer aux urnes, en masse, les citoyens excédés par 5 ans de pouvoir sarkozyste arrogant !
Gare à vous, apprentis-sorciers de toute nature, les électeurs pourraient vous envoyer un "touche pas à ma primaire"  à la figure si vous persistez à leur dénier le droit de choisir celle ou celui qui les représentera en 2012.
Mais il y a longtemps que vous avez pris l'habitude de jouer avec le feu.
D'ailleurs, pendant ce temps, la fille du caudillo de Saint-Cloud se frotte les mains.

Ce cher Fred

Merveille

Le long film de Comencini créé pour la télévision n'existe en France qu'en version tronquée.
Hélas.
Quelle merveille pourtant.

mardi 21 juin 2011

Music was my first love*


* La musique fut mon premier amour.

Paix, musique, amour

Fête (faites) de la Musique !

Bon
appétit !

lundi 20 juin 2011

Courtoisie

Quand on laisse un commentaire incluant une question sur le blog de Bertrand Tavernier, il répond rapidement.
Je n'en suis pas étonné : élégance et courtoisie caractérisent ce grand monsieur du cinéma français.

Ô Toulouse !

Il y a des villes qui se souviennent de leurs artistes.
Toulon devrait faire la même chose pour Bécaud.

(Photo du blog Simon ~ Says !)

A mes jeunes pianistes


A Paris, sous la pluie, à midi, à minuit, y'a Woody.

C'est un bien étrange dimanche.
De temps à autre, de timides rayons trouent un ciel sale.
Personne n'appelle.
On voudrait appeler ; on y renonce ; à quoi bon ?
On sait que ce sera cinéma.
On a prévu ce film, beau, paraît-il, venu d'Iran, succès dû à un bouche-à-oreille flatteur.
Ce serait achever de s'embrumer les neurones.
Il faut quelque chose d'apaisant, un sourire cinématographique.
C'est Woody qui m'appelle ; pas Woodpecker, non, l'autre, l'unique en son genre.
La salle est encore pleine après plusieurs semaines d'exploitation : ce serait le plus grand succès de Mr Allen en France : le français n'est pas chauvin, n'est-ce-pas ?
"Minuit à Paris" m'apporte tout ce que j'en attendais, en souriant hommage à la ville-lumière où l'on croise en chemin vedettes françaises et internationales.
Ah, cette chère Kathy Bates, ah Adrian Brody, impeccable, ah Owen Wilson en avatar du jeune Robert Redford, Gad Elmaleh pour une fois bon, dans un petit rôle, au cinéma, Marcial Di Fonzo Bo, grand acteur de théâtre enfin sur l'écran, ah la jolie Rachel McAdams (macadam ?), Marion Cotillard sans pleurnicheries et même la "premièredamedeFrance" beaucoup moins nulle que ce que l'on dit en puéril parti-pris...
Comme d'habitude (à de rares exceptions près), Woody Allen réussit son coup : son film est tendre, drôle, ingénieux (les retours sur le passé), intelligent bien sûr !
De plus en plus rare de nos jours au ciné, un "c'est déjà fini ?" nous vient à l'esprit à l'issue de ce voyage au coeur d'un Paris que l'on trouve stéréotypé lors de la scène d'ouverture mais dont, mine de rien, l'auteur nous révèle aussi les failles.
Woody Allen a, pour notre capitale aimée et détestée, un regard d'une tendresse infinie : on n'y verra pas les gueules moroses croisées chaque jour dans le métro, le manque de communication entre les humains rivés à leur iphone, les déjections canines, pourtant spécialité locale, l'impolitesse érigée en manière de vivre.
Non, Woody nous fait un film qui idéalise Paris, qui nous le montre tel qu'on aimerait le voir.
Certes, c'est un Paris 5 étoiles, celui des palaces et du Fouquet's (normal, y'a Carla !) où de riches américains vont de cocktails en dîners chez Lasserre, mais bon, quoi, on peut rêver !
Oui, W. Allen réussit son coup : je sors à regret du cinéma, rasséréné, sourire aux lèvres, légèrement ivre de ces bulles de Champagne cinématographiques.
Merci.

Terrasse en plein ciel et Château Lafite : qu'il est loin mon 18ème !

dimanche 19 juin 2011

samedi 18 juin 2011

Lacrymal

C'est pas gai, gai, gai, certes.
Mais c'est beau.
Brillamment utilisé dans le dernier Malick :


Burano, lagune de Venise