Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)

lundi 6 juin 2011

Ecolo piano

Vu sur un t'shirt :

dimanche 5 juin 2011

Mina Live 1974

Musique de l'âme

Quand Mina swingue, ça fait très mal :
http://www.youtube.com/watch?v=ZO2mtoOy9rg

vendredi 3 juin 2011

Aujourd'hui, la Descente

Oui, je sais...

jeudi 2 juin 2011

Ascension : définition en images







Et dire qu'il y a des gens qui ne savent quoi mettre sur leur blog.

Paradoxe

Je ne comprends pas ces gens qui, pour l'Ascension, descendent dans le sud.

mardi 31 mai 2011

Malick au plus haut des cieux

Evidemment !

Beaucoup vont détester le dernier film de Terrence Malick qui contient tout ce qu'il faut pour remuer les sens du plus aguerri des spectateurs.
En fin de compte on adorera "ne pas aimer" Malick et les délires mystico-new age dont ils parsème son "arbre de vie".
Le problème -si c'en est un- c'est que cette aversion cède la place,  la plupart du temps, à l'admiration et que l'on sort de la séance complètement sonné : les agacements que l'on aura pu légitimement éprouver sont balayés par un sens de la narration hors du commun et une "manière" cinématographique que l'on appelle, comme en littérature, le "style".
Malick nous emmène -pour peu que l'on accepte de se laisser prendre la main- où il veut, se permettant une longue digression sur la genèse en une séquence qui se veut faussement naïve, nous égarant, perplexes, sur des chemins de traverse pour mieux baliser son histoire, ce qui relève, après réflexion, de l'exploit narratif.
Pour Malick, le spectateur n'est pas un bouffeur de pop-corn passif ; c'est tout à son honneur.
Le film tourne autour d'un argument d'une simplicité biblique (!) : la perte d'un fils, le cadet, dans une famille de la middle-class d'une Amérique pseudo-idéale.
Mr O'Brien, le père, joué par un Brad Pitt d'une sobriété exemplaire, a réussi sa vie (pour combien de temps) abandonnant son rêve de devenir un grand musicien, la ratant donc en fin de compte.
L'amour qu'il porte à ses fils qu'il élève "à la dure" génère incompréhension de la part d'un Jack, l'aîné, qui aborde l'adolescence la haine (prétendue) du père chevillée au coeur.
Au milieu, il y a la mère, sublime et bouleversante Jessica Chastain, femme au foyer "idéale" dont les manifestations de tendresse pallient l'apparente sévérité du "chef de famille".
Mais il y a aussi ces moments de paix retrouvée autour du vieux piano désaccordé avec Mozart et Couperin ou à l'église avec la Toccata et fugue de Bach, moments de grâce où règne tout l'amour du monde.
Entre-temps, il y a, certes, ces considérations sur le sens de la vie, sacré, forcément sacré, qui jalonnent le film, lui donnant cette dimension chrétienne qui pourra irriter, mais que l'on pourra aisément transposer tant chacun de nous détient sa propre part de spiritualité sans qu'il soit besoin de lui donner une identité "religieuse".
Selon que l'on se situe, c'est un "défaut" ou une "qualité" majeure du film ; c'en est une part que Malick aurait eu, selon moi, tort de ne pas assumer.
Toujours est-il que pendant ces presque deux heures trente, on est plongé dans un univers qui n'appartient qu'à son auteur, une symphonie visuelle et auditive à couper le souffle, une manière de renouvellement de la cinématographie qui laissera sa trace dans l'histoire du 7ème art comme le fit, j'ose la comparaison, le "2001" du grand Kubrick.
Comme l'écrit Pascal Mérigeau dans sa belle chronique du dernier "Nouvel Observateur", que je n'ai pas voulu lire avant l'immersion, on ne peut "juger" (mais pour qui nous prenons nous parfois ?) "The tree of life" sur le coup : il faut le laisser décanter le temps qu'il faut, pour moi une bonne nuit et une bonne journée, en comparant les mérites et les absurdités (il y en a !).
Hier, la 4ème symphonie de Brahms a tourné sans cesse sur mon phono ; aujourd'hui, ce sera le Requiem de Berlioz, et demain, la Symphonie N°3 de Gorecki, dite des "chants de deuil", que je rêvais depuis tant d'années de voir soutenir de grandes images : pour ça, Mr Malick, toute ma gratitude.

"Il" est en déplacement : la fête !
Les enfants-acteurs sont prodigieux.

Terrence Malick


J'ai découvert la symphonie n°3 de Gorecki lors d'une visite très profane de l'Abbaye de Cluny ; à l'époque, je dus commander le CD en Suisse ; quelque temps après, on le trouvait en grand nombre dans les rayons "new age" de la Fnac !
Henryk Górecki est mort le 12 novembre 2010.

lundi 30 mai 2011

Musique additionnelle, l'intégralité :

Ordre N5:Les Barricades Mistérieuses
Written by Francois Couperin (1668-1733)
Performed by Angela Hewitt
Courtesy of Hyperion Records Ltd.

"J.S Bach: Fugue [Toccata and Fugue in D Minor, BWV 565]"
Performed by Helmut Walcha
Courtesy of Deutsche Grammophon, GmbH, Hamburg
Under license from Universal Music Enterprises

"The Well-Tempered Clavier"
Written by Johann Sebastian Bach
Performed by Jenő Jandó
Courtesy of Naxos
By arrangement with Source/Q

"Pièces de clavecin, Book II 6e Ordre N5:
Les Barricades Mistérieuses
Written by Francois Couperin
Performed by Hanan Townshend
Courtesy of Hanan Townshend

"Hymn 87: Welcome Happy Morning"
Performed by Hanan Townshend
Courtesy of Hanan Townshend

"Mussorgsky: Pictures at an Exhibition - Promenade - The Tuileries - Bydio (Piano Version)"
Performed by Vladimir Ashkenazy
Courtesy of Decca Music Group Ltd.
Under license from Universal Music Enterprises

"Schumann: 1. Allegro affettuoso [Piano Concerto in A Minor, Op. 54]"
Performed by Martha Argerich, Gewandhausorchester, Leipzig, Riccardo Chailly
Courtesy of Decca Music Group Ltd.
Under license from Univesral Music Enterprises

"Klangschalen 2"
Written and Performed by Klaus Wiese
Courtesy of Akasha, Germany

"Eternal Pulse"
Written and Performed by Hanan Townshend
Courtesy of Hanan Townshend

"After the Rain: Antiphon"
Written by Barry Guy
Performed by Richard Hickox and the City of London Sinfonia
Courtesy of NMC Recordings

"Harold in Italy"
Written by Hector Berlioz
Performed by the San Diego Symphony Orchestra conducted by Yoav Talmi
Courtesy of Naxos
By Arrangement with Source/Q 42

"Piano Sonata No.16 in C Major K. 545"
Composed by Wolfgang Amadeus Mozart
Performed by Jim Lynch

"Siciliana Da Antiche Danze Ed Arie Suite III"
Written by Ottorino Respighi
Performed by Hanan Townshend
Courtesy of Hanan Towhnshend

"Lacrimosa 2"
Written by Zbigniew Preisner
Performed by Hanan Townshend
Courtesy of Hanan Townshend

"Berlioz: 10. Agnus Dei [Requiem, Op. 5 (Grande Messe des Morts)]"
Performed by Wandsworth School Boys Choir, London Symphony Chorus, London Symphony Orchestra, Sir Colin Davis
Courtesy of Decca Music Group Ltd.
Under license from Universal Music Enterprises

"Sound Testament of Mount Athos"
Written, Performed and Produced by Arsenije Jovanovic
Courtesy of Arsenije Jovanovic

"Ma Maison"
Written, Performed and Produced by Arsenije Jovanovic
Courtesy of Arsenije Jovanovic




Et encore...



Je ne vais pas tarder à écrire ce que je pense du film...

Et puis ça, aussi :

L'héritier ?

Comme Kubrick autrefois, Malick (est-ce un hasard, cette rime en "ick" ?) a mis un soin particulier dans le choix des musiques additionnelles de "The tree of life" (la musique originale étant signée par l'incontournable Alexandre Desplat).
Ainsi, ce Lacrimosa de Preisner auquel le "THX sound" du Max Linder donne toute son ampleur :

Jessica et ses fils

Mister O'Brien et ses fils

Jack


Conscient

J'avais rêvé de devenir un grand musicien
mais je me suis laissé distraire.
Mr O'Brien (Brad Pitt) - "The tree of life"  de Terrence Malick


samedi 28 mai 2011

Musique en deuil

Gil Scott-Heron est mort aujourd'hui à l'âge de 62 ans.
J'avais usé "The Bottle" sur les platines du Voom Voom.
Entre world-music, jazz, soul, blues, il était un musicien universel, sans frontières.

Nid


vendredi 27 mai 2011

Deux monstres sacrés

Il gattopardo - Le guépard

jeudi 26 mai 2011

DSK House : mieux que le SylPalace !

DSK/SDF c'est fini.
On lui a trouvé une chouette résidence : joli salon et salle de cinéma privée à me faire blêmir de dépit :

Le salon

Le home cinema


Une chambre (sans femme de ménage)

Roi de la pop

- Via Claire sur facebook -