Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)

mercredi 4 août 2010

Bright Star de Jane Campion, bouleversant.

Abbie Cornish et Ben Whishaw (en John Keats)

Film alangui, romantique, poétique et rock & roll (!), Bright Star est un beau grand film, découvert hier soir en magnifique blu-ray rendant justice à la magnifique photo de Greig Fraser.
Les gens pressés n'auront que faire de cette sublime histoire vraie ; ceux qui savent ce qu'est l'amour seront irrémédiablement touchés.

Avignon 2010, carton plein pour les potes !

Tous mes camarades présents en Avignon pour le festival off 2010 ont assuré : salles pleines et triomphes pour Olivier Mag, Frédéric Fromet, Gilles Détroit, Gustave Parking et Nathalie Mann et sa papesse !
Quant à Gaspard Proust, injoignable, on peut supposer qu'il a essuyé un bide retentissant qui expliquerait son silence.

lundi 2 août 2010

"Coming out" à l'italienne

C'est grave et léger à la fois, parfait pour une séance d'été : "Le premier qui l'a dit" de Ferzan Ozpetek est conforme à son argument publicitaire "une comédie al dente !".
Le sujet est pourtant délicat : la révélation de son homosexualité par un membre d'une famille de notables très à cheval sur les principes, avec une surprise pour pimenter la sauce tomate.
2 ou 3 longueurs, mais dans l'ensemble une excellente surprise qui ne peut que faire regretter la grande époque de la comédie à l'italienne, avant que la télé berlusconienne et la politique culturelle inexistante par-delà les Alpes, n'aient assassiné le cinéma italien.
A siroter en salle climatisée.

Des acteurs épatants : ici Carmine Recano, Nicole Grimaudo, lumineuse, et l'excellentissime Riccardo Scamarcio, vu dans "Romanzo Criminale", "Nos meilleures années", et "Eden à l'Ouest".



Tourisme


Lago di Como - 2010

On dira ce qu'on voudra, mais la burqa, c'est vachement pratique pour se moucher...

samedi 31 juillet 2010

vendredi 30 juillet 2010

"Inception" : ouah t'es nul si tu comprends pas !

Je pourrais faire un billet propre à noircir une page A4 pour expliquer pourquoi j'en suis sorti à la fois au bord du fou-rire et en colère.
C'était indispensable : 3 coeurs dans mon cher Télé Obs' et la plus mauvaise note dans Télérama (que je n'ai pas lu) ; j'aime bien voir ce qui est discutable (au sens premier du terme).
En fait, Nolan ("Memento" très bien, un "Batman" un peu moins et le suivant beaucoup moins) arnaque (insulte ?) ses spectateurs, le but étant de faire en sorte qu'il sorte ravi du cinoche en se disant "putain, super, j'ai compris, oh que je suis intelligent !".
Le procédé marche apparemment chez les plus jeunes, proie prioritaire de ce genre de cinéma qui n'est que business.
La ficelle est très très grosse qui fait appel à une psychologie à deux euros (mais à combien de millions de dollars ?) invoquant Freud (il en a fait des fortunes, celui-là !), explorant le rêve et ses strates, ce qui permet au réalisateur de "délirer" et d'accumuler les effets spéciaux en tous genres, très très bien faits, c'est d'la balle !
Ce qui me met en colère aussi, c'est de voir Di Caprio s'embarquer dans ce genre d'aventure, même si l'on sait que son immense talent lui permet de sauver des films médiocres ("Blood diamond" par exemple) ; iciaussi, il n'est dirigé ni par Scorsese ni par Spielberg, et se borne à "faire le job".
Christopher Nolan, le réalisateur décevant de cette grosse machine a déclaré dans les entretiens promotionnels que pour lui, le plus grand cinéaste est... Ridley Scott.
Maintenant, je sais pourquoi.

La veille, j'ai vu un "petit" film des frères Cohen : A serious man.
C'est en toute simplicité l'histoire d'un homme qui a une sacrée poisse.
C'est très drôle, très juif, touchant, impeccable.
Et surtout, ça n'est pas bouffi de prétention.


Qui est ce mec en blanc derrière Michel Delpech ?


Michel Delpech et le groupe Impact (+ 2 groupies), sévintizes...

Mélange des genres

L'Italie excelle dans la mixité des styles :



Como, centre historique.

Non solo Liszt !

A Bellagio rôde l'ombre de Franz Liszt où ce dernier abrita ses amour tumultueuses avec la Comtesse Marie d'Agout ; laquelle lui donna une fille, Cosima.
Cosima devenue grande épousa un certain Richard Wagner.

C'est vrai, quoi, il n'y a pas que Liszt dans la vie !

Il y a pléthore de concerts gratuits tout l'été sur les rives du lac.
Cependant, le soir à partir de 20h30, plus de bus ou de bateaux pour rejoindre les villages où ils se déroulent et en revenir !
Finalement, pour assouvir ma fringale de musique, j'aurais dû résider à Bellagio...





Un commerce d'avenir.

Mais je suis rusé

Et voici un petit morceau de Villa d'Este...

Chez les riches

Le lac de Come est bordé de villas somptueuses.
Certaines sont encore habitées de nos jours (G.Clooney en a acquis une), d'autres ont été récupérées par l'état italien ou la Province en édifices officiels, quelques unes ont vocation de musées comme la Villa Carlotta ou la Villa Olmo, d'autres enfin sont strictement privées comme cette Villa d'Este (qui appartint à la famille du même nom, comme celle des environs de Rome) située à Cernobbio, à dix minutes de Come : elle est devenue l'un des dix plus beaux hôtels du monde.
Je n'ai pu y pénétrer : un gardien, aimable toutefois, m'a demandé si j'étais l'un des hôtes.
J'ai répondu que non, mais qu'un jours peut-être, si ça me convenait.
Là-dessus, me pressentant crédible, il m'a remis une plaquette luxueuse où la villa apparait dans toute sa splendeur.
Pour une chambre double standard, selon la saison, il faut compter entre 490 et 710 euros/nuit.
Pour une suite, ça va chercher dans les 2000 euros/nuit.
Tu m'invites ?

L'entrée : le gardien m'a tout de suite repéré.

Peste brune

Il fallait bien que quelque chose vienne me rappeler que j'étais en territoire "Ligue du Nord".
Je regardais distraitement le match de boxe sur la Piazza Cavour lorsque, aux pieds d'un jeune homme blond bien mis, pas du tout du type "skinhead", je vis ceci :

jeudi 29 juillet 2010

Oui,



je vais aller voir "Inception" !
Le tube de l'été : "-Eh, t'as vu Insèpcheune ?"


Come après una "grappa morbbida"

mercredi 28 juillet 2010

Lago di Como - 1 - Arrivée

Les contrôleurs du ciel m'ont attendu pour faire grève.
Je suis tout de même parti de Roissy avec près de deux heures de retard.
Le vol vers Milan dure approximativement une heure, cinq minutes et cinquante sept secondes.
Ce qui explique le prix modique du voyage aérien, y compris sur Air France où l'on peut, si l'on est débrouillard, trouver un billet aller-retour pour moins de cent euros !
Pour rejoindre Come, ville principale de la province, où s'initie le lac du même nom, il faut un peu de sagacité ; à savoir qu'il faut avoir fouillé dans gougueule pour trouver le moyen le plus rapide d'y parvenir depuis Milan.
Milan où il fait une chaleur accablante lorsque je pose le pied à l'aéroport de Malpensa (honni soit qui...).
De là, un train me transporte jusqu'à Saronno où je prends un omnibus pour Come.
A Saronno, je constate le sens de la discipline exemplaire de nos voisins de la péninsule :

Interdit de traverser les voies...


L'omnibus m'abandonne enfin à Come ; deux heures se sont écoulées depuis que l'Airbus s'est posé à Milano-Malpensa.
Je rejoins pédestrement l'hôtel sous un soleil de plomb, sans un regard pour l'un des plus beaux lacs du monde : j'ai hâte de me poser et de doucher mon pauvre petit corps déshydraté.
La surprise est de taille : j'ai mal regardé la documentation ; l'hôtel n'est pas climatisé.
Ma première nuit sera courte, serviette humide sur ma peau d'albâtre pour tenter de me rafraîchir quelque peu.
J'obtiendrai le lendemain le ventilateur que, me dit-on, la femme de chambre avait oublié d'installer avant mon arrivée.
Le patron, Fabrizio, semble sincèrement désolé, me dit qu'il peut me trouver un autre hôtel, qu'il n'y a pas de problème même si j'ai réservé pour la semaine...
Le lendemain soir, il m'offrira une copie d'un disque de Mina, l'album intitulé Numéro Zero !
Je resterai donc chez lui, d'autant qu'après un bref orage, la température est devenue supportable.
Me reste à découvrir le site ; et là, mes parents (ça change de "mes enfants !"), c'est l'émerveillement total tout au long de ces quelques jours !
(à suivre)

Et boum !


Toujours de bonne humeur !

Voilà ce qui fait danser de l'autre côté des Alpes :



Autre vision :



L'original :




Et enfin Jude Law & Matt Damon dans "Le talentueux Mr Ripley" :

Mina : nouvel album



La livraison 2010 de la Diva italienne est un grand cru.
Le duo avec Seal côtoie de très beaux titres.

Ah, l'Italie !


Restaurant à Brunate, détail.