Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)

lundi 8 mars 2010

Sortie mercredi

 
Avec une affiche très "Choristes" et le casting "obligé" (Reno, Mélanie Laurent, Gad), ça sent un peu le téléfilm de luxe en mode SFP surmultiplié.
Néanmoins, si le film sert à informer sur cette ignominie, c'est toujours ça de pris.
On attendra patiemment les premières critiques avant de se décider à sortir ses euros.

dimanche 7 mars 2010

Bal(h)ivernes

Dimanche matin ensoleillé mais froid.
Fond sonore : le 1er Concerto pour piano et orchestre Brahms.
Arrau est soliste ; c'est Giulini qui dirige.
Et c'est, de loin, ma version préférée.
Je n'aime pas celle qu'en donnèrent Gould et Bernstein, laquelle fut source de conflit artistique entre les deux grands musiciens : pour le 3ème mouvement, Brahms a indiqué "allegro non troppo", mais ça reste un "Rondo".
Gould avait imposé un tempo que Léo (oui, nous étions très intimes) trouvait beaucoup trop lent.
Je soutiens le chef américain : cette lenteur a quelque chose d'affecté et, pour tout dire, d'ennuyeux.
La version que j'écoute me satisfait plus, Arrau et Giulini ayant trouvé le "tempo giusto".

Tiens, puisqu'on parle de pop music, devinez avec quel jeune humoriste j'échange des textos tout un samedi au sujet des Variations Goldberg...

Pour rester dans les chefs d'œuvre impérissables, j'ai joué une chanson d'Abba hier après-midi pour faire répéter un copain qui fait le casting de la comédie musicale "Mamma Mia" que l'on doit monter à Paris.
Professionnel, doté d'une voix chaude et puissante, mon camarade n'a eu aucun mal (et moi non plus, tant la musique est basique) à monter cette ballade en 30 minutes chrono.

Continuons dans la "variète" : hier soir en rentrant du boulot, j'ai pris au vol les Victoires de la Musique.
Comme on s'y attendait (trop ?) c'est Benjamin Biolay qui en remporté les 2 trophées principaux pour son album très "cinématographique", histoire d'une vie pas si "superbe" que cela.
Mais il y a, dans le choix des "professionnels", un côté "forcément" un peu téléphoné.
Qui me fréquente sait pourtant que j'aime beaucoup cet opus de ce jeune surdoué qui sait trousser de belles strophes et jouer du cornet à pistons tout en pianotant d'une main.
Je revendique l'égoïsme qui consiste à vouloir garder pour soi ces chansons, comme en confidence, déplorant presque que cet objet artistique soit devenu "disque à la mode", parce que c'est "intelligent" d'aimer des titres qui ont été élaborés au petit point, en bel ouvrage, et de s'extasier, de s'en gargariser.
Tout simplement, dans l'ambiance médiocre du "showbiz", un excellent travail fait obligatoirement figure de "pépite" ; en entendant certaines "choses" hier, on en sort, hélas, convaincu.

Avant de subir Nagui et ses connivences tutoyesques avec le "métier", les potes du Caveau me faisaient une petite fête, hier soir, pour le premier anniversaire de ma "nouvelle vie".
Ton gâteau, Fred, était délicieux ; le tien, Camille, est-il bien "raisonnable" ?

Ceux qui savent ont pris le train.


Le pianiste de Varsovie

Évidemment, j'adorais cette chanson.
On disait de Bécaud qu'il martyrisait les pianos.
Ayant des problèmes de sciatique, il avait fait scier un pied de son Bechstein (transparent !) pour pouvoir chanter face au public.
Il rend ici hommage à Chopin mais raconte aussi une histoire.
On a le droit aussi de penser au film de Polanski, comme si la chanson l'annonçait de façon prémonitoire.


samedi 6 mars 2010

Un an après...

La
vie
est
belle !

vendredi 5 mars 2010

jeudi 4 mars 2010

Casse-pieds

La chanteuse Mylène Farmer était invitée à l'Elysée pour une réception donnée en l'honneur de Medvedev, le nouvel ami de Nico, lequel avait, durant sa campagne électorale dénoncé de façon virulente le comportement inqualifiable de la Russie en Tchétchénie, mais bon, tout s'oublie si vite...
La chanteuse susurrante chuta en montant les marches du palais et la pauvrette se cassa un orteil.
En ce qui concerne la voix, c'était déjà fait.

Yes, j'ai eu mon Premier Prix !

 
Robert Fournier me remet un premier prix pour mon interprétation de l'Etude 7 opus 25 de Chopin.
En photo sur chevalet, le Président d'Honneur de l' Académie Marguerite Long, Georges Cziffra et son fils.
Quand je serai grand, je jouerai au Caveau de la République !

Stranger in the night...

Laurent Ruquier pouvait être heureux, hier soir, dans la loge de Gaspard Proust au Studio des Champs-Elysées : son "poulain" y remporte un succès qui va croissant et bénéficie d'un flot de critiques flatteuses, de Télérama au Figaro.
La prestation de Gaspard est évidemment un "non-spectacle" qui s'appuie sur des textes aiguisés en lames taillant dans le vif de tous les sujets, sans aucune concession, avec un humour d'une cruauté vivifiante (si !), du style : "Je sens que vous avez besoin d'un exemple concret : vous allez à l'hôpital voir un ami en soins palliatifs...".
C'est le type d'artistes que certains vont adorer détester.
Bousculant les codes du "one man show", l'humoriste d'origine slovène ne donne pas le "spectacle comique facile" à la manière de certains bateleurs d'estrade issus, souvent, de la téloche, flatteurs de public supposé débile.
Non, même s'il brocarde quelque peu certains spectateurs désignés en victimes dès le début du spectacle, Proust ne prend pas son audience pour un ramassis d'imbéciles.
Ainsi, pendant près d'une heure trente, se succèdent des références qui requièrent un minimum de culture générale.
Car il a fort bien compris que, comme il le dit, dans un pays où 80% des candidats obtiennent le bac, beaucoup pensent que Schönberg est une présentatrice de télévision.
Il s'en amuse, déclarant qu'il souffre d'un lourd complexe de supériorité : de quoi décontenancer celles et ceux qui n'ont jamais entendu parler de "deuxième degré".
D'ores et déjà "contraint" de prolonger au-delà des dates prévues (un mois de plus sans doute !) vu l'affluence, Gaspard Proust trace sa route.
Pour l'avoir côtoyé pendant deux saisons au Caveau de la République, je n'en suis guère étonné.

Signe qui ne trompe guère, j'eus lundi une conversation avec mon dentiste sur les spectacles à voir actuellement et lui parlai évidemment de G. Proust.
"Ah, attends, ça me dit quelque chose..."
Et soudain, s'esclaffant, de me sortir une vanne "proustienne" entendue à la radio.
Aussitôt, j'appelle l'humoriste et demande à mon bourreau préféré de lui balancer la phrase tout-à-trac.
C'était : "Stranger in the night, syphilis at the morning" !


mercredi 3 mars 2010

Ciccheti et autres tramezini

Je reviens sur ce trop bref séjour à Rome, la semaine dernière.
J'avoue que j'ai souhaité que la grève des aiguilleurs du ciel m'empêche de regagner Paris, même si la soirée de ce jeudi-là, au Caveau, fut magique.
La veille de mon retour, je fus invité à dîner chez des gens charmants , elle romaine, lui normand, sur les hauteurs de Rome, d'où l'on domine la ville éternelle.
Mon hôtesse s'était fait un devoir de me mitonner un repas en panorama de la grande cuisine romaine dont je garderai sans nul doute longtemps le souvenir.
J'en sortais plus que rassasié et heureux de toutes ces saveurs en farandole, le cœur plein de gratitude pour la charmante hôtesse.
Laquelle, en courtoisie ultime, m'offrit les recettes de ce que j'avais dégusté.
Je lui ai rendu hommage lundi, offrant à mon tour à mon invité qui n'eut pas à s'en plaindre des "bucatini Amatriciana" presque authentiques, puisque je n'avais pas trouvé ici la "guanciale" nécessaire que j'ai dû remplacer par de la "coppa" et, sacrilège selon la recette, de la "pancetta", les deux ingrédients étant du porc en salaison.


En Italie, dans les bars à longueur de journée, on voit des gens grignoter au comptoir.
Chaque établissement s'enorgueillit de proposer un vaste choix de tramezini (sandwiches), panini et autres ciccheti (amuse-bouches spécialement vénitiens) propre à vous sustenter au moment du déjeuner sans vous ruiner.
On peut dire que les "ciccheti" vénitiens s'apparentent aux "tapas" espagnols : boulettes de viandes, croquettes de pomme de terre, foie de veau émincé, que l'on grignote avec des piques en bois au coin bar en une joyeuse cohue à certaines heures qui permet de se coltiner aux gens du crû.

"Tramezini" et "panini" à Venise que l'on devine, se reflétant dans la vitrine.

 
Assortiment de "ciccheti" vénitiens...

Libre à vous de préférer les sandwiches le plus souvent anémiques de nos cafés parisiens, ou un hamburger.
Quant à moi...

mardi 2 mars 2010

Grande chanson !


Comment pouvons-nous nous passer de ce grand chanteur et guitariste ?

Joe intimissimo...



¨On est déjà samedi¨, chante-t-il.
L'album tourne beaucoup chez moi en ce moment.

Un acteur (et Quel Acteur !)


 

 

lundi 1 mars 2010

Ton "identité nationale"

"Et vive le cinéma français" s'écria Tahar Rahim !
Quel beau pied-de-nez aux cons !

César du Meilleur Espoir Masculin,
César du Meilleur Acteur,
qui a dit "intégration" ?

dimanche 28 février 2010

Les larmes de Mademoiselle Adjani

C'est fou comme je 
culpabilise 
de n'avoir pas vu "La journée de la jupe".
Je trainais cette petite honte 
bien avant que 
la grande actrice ne soit 
récompensée aux "César".
J'espère qu'"ils" 
donneront 
une 
seconde chance au film.

Armando Al Pantheon : comme son nom l'indique.

 Rome, le dôme du Panthéon

Dans cette trattoria du "centro storico" romain, Armando, parti vers d'autres cieux, pourrait se réjouir de l'excellence maintenue par sa talentueuse descendance.


Chroniqué par François Simon et conseillé par mon précieux Lonely Planet, l'établissement est à la hauteur des éloges : j'y ai pris quasi pension pour déguster des "Spaghetti alla verde", al dente bien sûr, onctueux néanmoins dans leur sauce à l'ail et au citron poivrée de roquette.
La "pasta alla Claudio", spécialité de l'hôte de céans, me laissera un souvenir ébahi.
Quant à l'Osso Bucco, servi exclusivement le mercredi, c'est un grand moment (photo).


Et quelle gentillesse, quelle attention, quel plaisir à vous faire découvrir les vins d'Ombrie ou de Toscane, dont un gouleyant Chardonnay qui vous réconcilie à jamais avec le vin blanc !
Il y a ici, pour vous dorloter, tutta la famiglia : Claudio, le chef, secondé par son frère, sa fille et son gendre en salle.
Pourquoi faut-il que j'ai égaré la feuille de papier où j'avais noté leurs prénoms ?*
Qu'ils se rassurent, j'y retournerai.

 Claudio, chef de cuisine

 
Avec Mario et, ci-dessous, Fabiana (excellente sommelière) et Fabrizio, le gendre :

 

 


*Note à 14:50 : bourde réparée grâce à leur mail de remerciements.

samedi 27 février 2010

C'est Carnavage !

Il Caravaggio revu par Paul Adam (effronté !) :

Images d'en-bas

Au Caveau d'la Rép',
images par Pat,
dite Pat Adam :

 
 Avec Paul Adam, au bar (évidemment !)

 
En loges, avec Gilles Détroit et Bulle

A l'entracte, on doit signer des autographes sur les affiches ou le bouquin du Caveau.

vendredi 26 février 2010

Joe Barbieri, un regalo ! *

Au moment même où les premières notes du CD rapporté d'Italie, le soleil fait une percée sans doute provisoire dans le ciel de la plaine de Montmartre, en cruelle réminiscence du précoce printemps romain.
Très bel album que celui-là, en chansons très "latino-jazz", par un artiste qui sait, en langue italienne, viser au coeur sans jamais en faire trop.
Tamiser la lumière, se laisser bercer, s'immerger.


* Un regalo = un cadeau.

Vous avez le bonjour de Jules !

Inoubliable (et essentiel)

Bien, la nouvelle fonction de "blogger" qui permet de poster par anticipation.
Ainsi, les billets datés de lundi et mardi ci-dessous ont été préparés dimanche dernier.
Car je suis parti lundi pour Rome.
Je n'oublierai pas de si tôt, ce que j'y ai vu.
A savoir :

C'était l'unique occasion de voir réunies en un même lieu les oeuvres du "Caravage" disséminées à travers les musées prestigieux de la planète.
Et ce fut impressionnant.
Ce sont des émotions qu'il est difficile de partager.

Le "Saint Jean Baptiste" de 1604
En vrai, c'est encore mieux.