Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)

mardi 30 juin 2009

Un regalo *

* Un cadeau :

Monark

Pina Bausch ne dansera plus


La danseuse et chorégraphe est morte.
Elle avait 68 ans.

Poids des maux, choc des des photos !

Paris Match piégé par 2 étudiants prouvant qu'on peut manipuler un lectorat par des photos prétendues "réalistes".
Quelle leçon !
Lire l'article de Schneidermann, en cliquant ici.

lundi 29 juin 2009

Les transes de Glenn


-Via Gaspard Proust, qui n'a pas toujours mauvais goût...-


Matinales

Beurk !


Miam !

Depuis le début de ma deuxième vie, je fais un "vrai" petit-déjeuner le matin, en lieu et place de l'ancien "café au lait-douzaine de clopes" précédent.
Il m'arrive même de descendre à la boulangerie la tête dans le fondement pour acheter des croissants "ordinaires" comme ils disent.
Je me suis réconcilié aussi avec la confiture, ma préférée étant jusqu'à présent de figues provençales ainsi que le prétend l'étiquette de cette marque industrielle.
Le truc qui peut vous fâcher à mort avec cette gourmandise, j'en ai déjà parlé ici, ce sont les immondes barquettes en plastoc qu'on vous sert au p'tit déj' des hôtels, accompagnées, j'en causai aussi, de beurre dont seule une tronçonneuse peut venir à bout pour peu qu'il vous prenne l'idée saugrenue de vouloir le tartiner.
Mais passons, et restons de bonne humeur.
Il s'avère qu'inspirée, voire touchée par la grâce, une famille d'élèves m'a offert en cadeau de fin d'année scolaire (car on y est !) un assortiment de confitures artisanales de la marque "L'épicurien", maître-artisan (pourvu qu'il le reste !) établi dans l'Hérault qui offre une variété de produits dont la composition relève du génie culinaire.
Ainsi, je dégustai tout à l'heure quelques lichettes de "Gourmandise aux fruits secs et épices" qui tend une embuscade au palais exigeant enfin débarrassé de ses effluves de cendrier froid.
Ah le rusé confiturier, ah le génial touilleur de substances divines amalgamées en précieux bocal !
Ce voyou concocte aussi -je m'en vais y goûter dès demain- une "Fraise à la menthe fraîche", une "Clémentine aux saveurs de pain d'épices", une "Coco passion" ou une "Cerise griotte" qui ne sont qu'une petite partie d'une multitude de trouvailles à damner un Schubert qui, pour moi, est un saint !
Le scélérat qui a tendu ce délicieux piège à papilles s'appelle M. Le Gulvout.
Ils ont un site, là : clique !

dimanche 28 juin 2009

JLG

Mouve one eupe

samedi 27 juin 2009

Toutes proportions gardées ?

Même Arte y va de sa soirée-hommage à Michael Jackson, dit Bambi, dit Peter Pan, chanteur-danseur-show man du 20è siècle essentiellement.
Serais-je devenu sec que, finalement, la disparition du roi de la pop m'indiffère peu ou prou ?
Je crois plutôt qu'hors l'artiste, respectable et, en tout cas dans les débuts, bluffant, l'être humain ne m'inspirait guère de sympathie ; et pas seulement à cause de ses supposées déviances (car, dites-moi si je me trompe, il fut acquitté des accusations portées à son encontre).
Non, simplement, hors de ses remarquables prestations scéniques ou clipesques, l'interprète de Billie Jean semblait complètement déshumanisé, peu "aimable" dans le sens entier du terme.
Sans doute parce que, dans ma première réaction à la mort de Jackson, j'évoquais Mozart (lire plus bas), des internautes sont arrivés ici en tapant sur leur clavier, si, si, je vous le jure, les termes suivants : "Michael Jackson, Mozart du 20è siècle ?".
Le point d'interrogation faisant partie de ces "mots-clé" atténue tout de même la bêtise crasse de cette formulation.
Et l'on retiendra de tout cela que Wolfgang a vendu beaucoup moins de disques que Michael.
En deux siècles et demi, trop nul !

W.A. Mozart, teen-ager, en backstage à Vienne.
Même pas disque d'or.

vendredi 26 juin 2009

Très bien fait

Jackson five - 1

Il y aura, c'est sûr, beaucoup plus de monde aux obsèques de Michael Jackson qu'il y'en eut à celles de Wolfgang Amadeus Mozart ; les modes de diffusion de la musique, le pouvoir de la communication moderne aidant, c'est logique.
Le célèbre chanteur fut un artiste complet dont Fred Astaire disait qu'il constituait la relève et que lui, "papa longues jambes", pouvait partir en paix.
Les "tubes" qui jalonnent nos existences sont matière à souvenirs.
Je garde bien sûr celui des vinyles des Jackson 5 sur les platines du Voom Voom ou du "maxi 45t" de 'Thriller" sur celles du Chah in Chah ; les deux endroits étant, pour les non-initiés, deux discothèques de Juan les Pins des années 70 et 80.
Je retiens qu'il fut un excellent danseur "d'instinct" doté d'une voix hoquetante dont il avait su exagérer les excès, la rendant reconnaissable entre toutes, en marque de fabrique universelle.
Enfin, reste une fin de vie à mille lieues des étoiles, celle d'un roi déchu, entâché de scandale, pathétique.
Et des chiffres.
Des chiffres de vente à donner le tournis que les commentateurs de l'audiovisuel se repassent en boucle car aujourd'hui le nombre fait la gloire plus que le talent.
Il en avait pourtant.
Le dira-t-on assez ?

mercredi 24 juin 2009

Yeux

Ödland, Les Yeux de l'Oiseau from Lorenzo Papace on Vimeo.

via Monica Ly

Arrrrrrrrrgh ! (2)

Je n'y échapperai pas : ce Frédéric Mitterrand que j'apprécie tant et depuis si longtemps rejoint le gouvernement de Sarko-Fillon et l'on va me tanner à longueur de journée pour savoir ce que j'en pense.
J'en pense que F.Mitterrand n'a jamais caché qu'il votait à droite depuis 95, ce qui, en démocratie, ne me semble guère anormal.
Hors de cette divergence d'importance, je dis qu'il vaut mieux pour les artistes de toutes disciplines qu'un tel homme soit responsable du Ministère qui les concerne au plus haut point.
Souhaitons que le nouvel arrivant soit à la hauteur de la tâche, immense, qui l'attend : loi "hadopi" sur le droit d'auteur/Internet, audiovisuel public en bouleversement total, statut des intermittents du spectacle laissé volontairement en friches depuis 2003 sont les embûches qui l'attendent au coin du bois.
En bref, l'arrivée de F.M ne peut nous faire regretter Albanel.
Ni Donnedieu de Vabres.
Ni Aillagon.

Sinon, c'est la Villa Médicis qui est veuve aujourd'hui.

mardi 23 juin 2009




Burcatho

Vols

Je suis (aussi) marocain

Porteur d'eau au Maroc

C'est épuisant de passer sa vie à se chercher des racines.
Né dans les Cévennes gardoises par le hasard d'une mutation paternelle, je n'y restai que deux ans avant notre départ pour le Maroc où nous vécûmes d'abord à Fès et ensuite à Rabat.
De l'âge de neuf ans à l'état adulte, c'est à Antibes que je finis par me stabiliser.
Hier, ici, j'évoquais des souvenirs marocains de théâtre espagnol itinérant.
L'après-midi même, alors que j'attendais le bus 31 sur le boulevard Magenta, j'entamai une discussion avec une femme arabe, attiré par le parfum de basilic qui se dégageait de son cabas.
Elle me dit qu'au Maroc, il y en avait à profusion.
Ce à quoi je répondis que ma mémoire olfactive m'avait souvent ramené en ce pays où je n'avais pourtant vécu qu'une partie de mon enfance.
La fatma décréta aussitôt que c'était la part la plus importante de ma vie et que "monsieur, ne cherchez plus : vous êtes marocain !".

Arrrrrrrrrgh !

Frédéric Mitterrand, le neveu de l'ancien président de la République, va remplacer Christine Albanel au ministère de la Culture, selon les informations de nouvelobs.com. Sa nomination sera officialisée mercredi 24 juin, lors de l'annonce du remaniement gouvernemental.
L'écrivain, réalisateur et producteur a réuni lundi ses collaborateurs à la villa Médicis, à la tête de laquelle il avait été nommé par Nicolas Sarkozy en juin 2008, pour leur annoncer son départ.
(Nouvelobs.com) Augmenter la taille du texte

lundi 22 juin 2009

Penelope Hepburn et Audrey Cruz



Diamant sur...


Il est gonflé tout de même, le Pedro !
Ce n'est pas la première fois qu'il nous fait le coup du film dans le film et de l'auto-célébration : dans ses "Etreintes brisées" actuellement à l'affiche et que j'ai enfin vues sous les lustres de Cocteau du Studio 28, il va même jusqu'à brûler un lit pour nous rappeler l'un de ses opus précédents.
Cette fois, Almodovar va encore plus loin dans sa glorification du cinéma : il lui met un grand "C" et lui rend un hommage éperdu d'amour à travers toutes ses composantes, du projecteur en découpe au banc de montage qu'il sublime en nous révélant à quel point un film se fait avant (l'exaltation, la souffrance ou la jubilation de l'écriture), pendant, et après (le déterminant montage qui peut exacerber un chef-d'oeuvre ou le massacrer).
Bref, tant pis pour les pisse-froid et autres descendeurs en flamme de vraies-valeurs, une fois de plus Almodovar signe un grand film.
Et en plus, je le crois pas, il progresse !
J'ai peut-être tout faux, mais j'ai l'impression, malgré l'affection qu'il lui a toujours voué, que Pedro en a mis du temps pour se rendre compte que Penélope Cruz était un matériau cinématographique de première grandeur.
Dans "En chair et en os", qui date de 1997 (!), il l'utilise mollement, elle déjà si belle, en début de film, en faisant un personnage presque cocasse mettant son enfant au monde dans un bus au coeur d'une nuit madrilène sinistre.
Il faudra attendre Volver pour que l'actrice explose littéralement sous l'oeil quasi-concupiscent de la caméra de l'ibère (rien pour attendre).
Peu après, c'est Woody Allen, qui a dû se repasser Volver en boucle, qui engagera la belle espagnole et Javier Bardem (qui débutait quasiment dans "En chair et en os", que le monde est petit !) pour son formidable Vicky Cristina Barcelona !
Enfin arrivent en achèvement ces "Etreintes brisées", festival, donc, de références au cinématographe de toutes époques et de tous genres, et hommage éperdu, tenez-vous bien à "mon" Audrey Hepburn préférée.
Dans les tenues, les coiffures, les attitudes, Penélope Cruz, dans les séquences consacrées au tournage du film d'Harry Caine-Mateo, devient une Audrey plus vraie que nature.
Et une fois encore, Almodovar me prend dans ses filets.
Chapeau, bravo, merci !

Pedro et Penélope sur le tournage.