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Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
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"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)
jeudi 19 mars 2009
Sur un banc bien stable de l'avenue Junot
Le 18ème arrondissement est sans doute le plus hétérogène de Paris.
De la rue Caulaincourt, l'avenue Junot vous mène jusqu'à la rue Lepic où vous pouvez choisir de monter jusqu'à la Place du Tertre (mais pour quoi faire ?) ou de descendre jusqu'aux Abbesses, devenues quartier bobo-chic où se mêlent touristes et jeunes gens fauchés qui font semblant d'avoir du fric.
L'avenue Junot est certainement l'une des plus belles de la capitale ; l'une des plus chères aussi, de haute bourgeoisie et d'artistes en tous genres fréquentée.
Elle ne compte que 2 commerces, un épicier (maghrébin, forcément) qui a dû y faire fortune depuis le temps et Junot Investissements, l'agence immobilière qui affiche des prix à donner le vertige.
Tout en haut, il y a le Ciné-Théâtre 13 de Claude Lelouch qui jouxte la propriété du Moulin de la Galette, très privée, où réside le réalisateur de "L'aventure c'est l'aventure".
J'y allais régulièrement, il y a quelques années déjà, donner des cours de piano aux enfants nés du mariage avec Marie-Sophie L. pour laquelle j'ai toujours une infinie tendresse.
Mais c'est une autre histoire à raconter un autre jour.
Je vais mettre tout de suite ici, les photos de l'avenue Junot où j'errai pas plus tard qu'hier dans un bel après-midi en parenthèse enchantée.
Je n'y partais pas en quenouille comme le clodo de Claude :
Beau fixe sur la France
Ce printemps légèrement précoce est propice aux escapades en tous genres.
Pourquoi n'en profiterions-nous pas pour aller manifester ?
Pourquoi n'en profiterions-nous pas pour aller manifester ?
mercredi 18 mars 2009
"Si y'en a qu'ça les démange..."
Le président que plus de 53% des français ont élu en 2007 s'exprime dans un français de plus en plus "présidentiel".
Il paraît que ça démange un monde fou de descendre dans la rue demain jeudi.
Le cynisme du "premier des français" donne des démangeaisons, justement, à beaucoup de gens qui le supportèrent jadis.
Ainsi, sur deux copains "de droite" rencontrés ces derniers jours, l'un dit regretter amèrement son vote de 2007, l'autre étant passé dans le camp de ceux qui détestent Zébulon sans restrictions.
A mi-parcours, un beau bilan.
Autre homme de pouvoir, Benoit le seizième, pape de profession, dont on se rappelle les propos sur l'islam de nature à jeter de l'huile sur le feu, vient de proférer de grosses conneries sur le sida ("l'utilisation du préservatif aggrave le sida " !).
Que ces propos aient été tenus en direction des africains est purement et simplement criminel.
Comme les propos de Sark choquent chaque jour un peu plus des membres de son propre parti, on imagine combien ceux du "Très Saint Père" (dixit tf1) peuvent jeter le trouble dans la chrétienté.
Sinon, il y a aussi Berlusconi...
(Allez, assez blogué pour aujourd'hui, je vais chauffer ma carcasse au soleil.)
Il paraît que ça démange un monde fou de descendre dans la rue demain jeudi.
Le cynisme du "premier des français" donne des démangeaisons, justement, à beaucoup de gens qui le supportèrent jadis.
Ainsi, sur deux copains "de droite" rencontrés ces derniers jours, l'un dit regretter amèrement son vote de 2007, l'autre étant passé dans le camp de ceux qui détestent Zébulon sans restrictions.
A mi-parcours, un beau bilan.
Autre homme de pouvoir, Benoit le seizième, pape de profession, dont on se rappelle les propos sur l'islam de nature à jeter de l'huile sur le feu, vient de proférer de grosses conneries sur le sida ("l'utilisation du préservatif aggrave le sida " !).
Que ces propos aient été tenus en direction des africains est purement et simplement criminel.
Comme les propos de Sark choquent chaque jour un peu plus des membres de son propre parti, on imagine combien ceux du "Très Saint Père" (dixit tf1) peuvent jeter le trouble dans la chrétienté.
Sinon, il y a aussi Berlusconi...
(Allez, assez blogué pour aujourd'hui, je vais chauffer ma carcasse au soleil.)
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les gens sont...,
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Jouons ensemble !
Toi aussi, fais du bruit avec ton clavier d'ordinateur.
Libé en parlait, mais je l'ai vu d'abord chez ma consoeur de "phototype (cent pour cent ragots)".
Clique ici
Libé en parlait, mais je l'ai vu d'abord chez ma consoeur de "phototype (cent pour cent ragots)".
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mardi 17 mars 2009
C'est un film qui...
Reprise, hier, des séances du lundi, après une interruption momentanée de nos programmes.
On a regardé "On the town" (Un jour à New-York) de Donen & Kelly.
Le jeunot découvrait ce film que pour ma part j'ai dû voir une bonne douzaine de fois.
Mon invité me disait à quel point des films qu'il avait jugé banals sur le moment lui revenaient par la suite en mémoire.
C'est ça un bon film : c'est un film qui laisse sa trace dans nos souvenirs et n'en sort plus jamais.
Quant à "On the town", c'est la comédie musicale parfaite.
Tout est réglé au quart de poil et on a l'impression constante que les acteurs s'éclatent comme des fous.
Le début, tout simple, est magnifique : le travailleur du petit matin, ce tout petit rôle que l'on retrouve au final, nous fait l'exposition en chanson avec une voix de baryton-basse à tomber par terre !
Quant à la suite, ce n'est que rythme, gags, chefs-d'oeuvre musicaux (L. Bernstein chanté par Sinatra, rien que ça !), chorégraphies d'une intelligence sidérante.
Premier succès du tandem Donen/Kelly, celui-là annonce avec fracas les "Singin in the rain" et autres "Beau fixe sur New-York" qui suivront.
Du banal, quoi.
On a regardé "On the town" (Un jour à New-York) de Donen & Kelly.
Le jeunot découvrait ce film que pour ma part j'ai dû voir une bonne douzaine de fois.
Mon invité me disait à quel point des films qu'il avait jugé banals sur le moment lui revenaient par la suite en mémoire.
C'est ça un bon film : c'est un film qui laisse sa trace dans nos souvenirs et n'en sort plus jamais.
Quant à "On the town", c'est la comédie musicale parfaite.
Tout est réglé au quart de poil et on a l'impression constante que les acteurs s'éclatent comme des fous.
Le début, tout simple, est magnifique : le travailleur du petit matin, ce tout petit rôle que l'on retrouve au final, nous fait l'exposition en chanson avec une voix de baryton-basse à tomber par terre !
Quant à la suite, ce n'est que rythme, gags, chefs-d'oeuvre musicaux (L. Bernstein chanté par Sinatra, rien que ça !), chorégraphies d'une intelligence sidérante.
Premier succès du tandem Donen/Kelly, celui-là annonce avec fracas les "Singin in the rain" et autres "Beau fixe sur New-York" qui suivront.
Du banal, quoi.
lundi 16 mars 2009
Dans l'exercice de nos fonctions
Les équipes de TMC ont envahi le Caveau de la République samedi dernier pour tourner le spectacle (en matinée -cf. "cheveux blancs"- et en soirée).Parmi eux, Rod, photographe, dont vous pouvez aller voir le beau travail en cliquant là-dessus.
Exemples (allez voir les copains au lien) :
De toux et de rien
Quand j'étais enfant, ma maman s'était persuadée que j'étais fragile du foie et que les œufs n'étaient pas bons pour moi.
En fait, une grimace de dégoût avait suffi, sans doute, à faire promulguer ce décret maternel.
Il fallut attendre mes 16 ans pour que je me lèche les babines, un soir dans le Gard, de simples œufs au plat.
J'avais pris l'habitude, ces derniers temps, de m'en préparer avec quelques lamelles de fromage de Salers et quelques gouttes d'huile de truffe (ça coûte 15€, l'huile de truffe, et ça vous fait 6 bons mois).
Or, voici que la Faculté m'ordonne d'éviter (et non pas de me priver totalement, si j'ai bien compris) les œufs et le fromage !
Depuis mon accident récent, je suis suivi par une tabacologue, que j'avais déjà rencontrée entre les murs de Lariboisière.
C'est exactement ce qu'il me fallait.
De plus, Y. est très jolie, sympa, ancienne fumeuse repentie.
En sortant de l'entrevue, ce matin, après dix jours sans clope, j'ai été abordé à Barbès par les vendeurs de cartouches de Marlboro "à la sauvette".
J'ai vu des gens "bien comme il faut", comme on dit en conardlandais, faire provision.
Ils ignorent sans doute que ces cigarettes sont des contrefaçons dans la composition desquelles entrent des produits qui en accroissent la nocivité.
Alain Bashung habitait la Goutte d'Or, lui, et je n'ai pu m'empêcher de penser à lui à cet instant où je croisai ces pourvoyeurs de poison.
En fait, l'idée de Bashung n'a guère quitté mon esprit depuis ce fucking samedi.
Ce n'est pas très original mais je mettrai cette semaine ici mes chansons préférées de l'ange déchu.
Pour finir positif, je tousse de moins en moins.
En fait, une grimace de dégoût avait suffi, sans doute, à faire promulguer ce décret maternel.
Il fallut attendre mes 16 ans pour que je me lèche les babines, un soir dans le Gard, de simples œufs au plat.
J'avais pris l'habitude, ces derniers temps, de m'en préparer avec quelques lamelles de fromage de Salers et quelques gouttes d'huile de truffe (ça coûte 15€, l'huile de truffe, et ça vous fait 6 bons mois).
Or, voici que la Faculté m'ordonne d'éviter (et non pas de me priver totalement, si j'ai bien compris) les œufs et le fromage !
Depuis mon accident récent, je suis suivi par une tabacologue, que j'avais déjà rencontrée entre les murs de Lariboisière.
C'est exactement ce qu'il me fallait.
De plus, Y. est très jolie, sympa, ancienne fumeuse repentie.
En sortant de l'entrevue, ce matin, après dix jours sans clope, j'ai été abordé à Barbès par les vendeurs de cartouches de Marlboro "à la sauvette".
J'ai vu des gens "bien comme il faut", comme on dit en conardlandais, faire provision.
Ils ignorent sans doute que ces cigarettes sont des contrefaçons dans la composition desquelles entrent des produits qui en accroissent la nocivité.
Alain Bashung habitait la Goutte d'Or, lui, et je n'ai pu m'empêcher de penser à lui à cet instant où je croisai ces pourvoyeurs de poison.
En fait, l'idée de Bashung n'a guère quitté mon esprit depuis ce fucking samedi.
Ce n'est pas très original mais je mettrai cette semaine ici mes chansons préférées de l'ange déchu.
Pour finir positif, je tousse de moins en moins.
Gould - Mozart : quelle leçon !
Même sans comprendre les langues, limpide !
Transmis par Etienne Desbordes : merci l'ami !
dimanche 15 mars 2009
Alain B.
Un jour je t'aimerai moins
Jusqu'au jour où je ne t'aimerai plus
Un jour je sourirai moins
Jusqu'au jour où je ne sourirai plus
Un jour je parlerai moins
Jusqu'au jour où je ne parlerai plus
Un jour je courrai moins
Jusqu'au jour où je ne courrai plus
Hier, on se regardait à peine
C'est à peine si l'on se penchait
Aujourd'hui, nos regards sont suspendus
Nous, résidents de la République
Où le rose a des reflets de bleu
Résidents, résidents de la République
Des atomes, fais ce que tu veux
Un jour je te parlerai moins
Peut-être le jour où tu ne me parleras plus
Un jour je voguerai moins
Peut-être le jour où la terre s'entrouvrira
Hier, on se regardait à peine
C'est à peine si l'on se penchait
Aujourd'hui, nos regards sont suspendus
Résidents, résidents de la République
Où le rose a des reflets de bleu
Résidents, résidents de la République
Chérie, des atomes, fais ce que tu veux...
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