Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)
lundi 15 décembre 2008
Espèces d'humains
Le site foundphotos compile toutes les photos des gens que l'on peut trouver sur le Net.Une extraordinaire iconographie pour les futurs historiens et sociologues.
Horowitz
Vladimir Horowitz (1903-1989) fut un pianiste extraordinaire, au point que sa consœur Clara Haskil le surnomma le "Satan du clavier".
Charismatique à l'extrême, ses rares concerts furent à chaque fois un évènement quasi-planétaire :
c'est en public que cet ukrainien en exil se surpassait, repoussant les limites de la technique pianistique, s'impliquant à fond dans les œuvres qu'il visitait en profondeur avant de les livrer aux mélomanes.
On le voit ici en fin de vie, toujours en pleine possession de sa virtuosité.
J'ai montré cette séquence jeudi dernier à de tout jeunes élèves, subjugués :
Horowitz plays Carmen Fantasie (Bizet-Horowitz)
Charismatique à l'extrême, ses rares concerts furent à chaque fois un évènement quasi-planétaire :
c'est en public que cet ukrainien en exil se surpassait, repoussant les limites de la technique pianistique, s'impliquant à fond dans les œuvres qu'il visitait en profondeur avant de les livrer aux mélomanes.
On le voit ici en fin de vie, toujours en pleine possession de sa virtuosité.
J'ai montré cette séquence jeudi dernier à de tout jeunes élèves, subjugués :
Horowitz plays Carmen Fantasie (Bizet-Horowitz)
Orageux en fin de journée
De tous côtés on n'entend plus que ça : ça va péter !
En deux ans (bientôt, au moins), l'actuel président et sa majorité auront réussi l'exploit de faire régner dans le pays un climat détestable : accentuant des divisions qui n'étaient sans doute, à l'origine, que de la diversité, sabotant à tours de bras les progrès sociaux acquis au prix de décennies de luttes, allant jusqu'à se mettre à dos une partie non négligeable de ceux qui les portèrent au pouvoir (aujourd'hui encore, les églises), nos gouvernants n'ont de cesse d'attiser le feu qui couve sous la cendre, semblant y prendre un malin plaisir.
Il faut se méfier d'un peuple qui semble tout accepter : la résignation ne dure qu'un temps.
D'où ces frémissements que d'aucuns auront perçu, en prémices d'une explosion sociale, sociologique plutôt, qui ne saurait tarder.
Chacun y va donc de ses prévisions, redoutant ou souhaitant un "gros bordel" dans les semaines qui viennent (après les fêtes, au plus tard au printemps ?).
Le "Caveau de la République" permet de prendre le pouls de la France profonde, puisque s'y pressent actuellement des spectateurs venus de toutes nos régions : les "vannes" anti-Sarko y font un malheur quand, il y a quelques mois encore, on sentait que ça ne passait pas toujours.
"On" (suivez mon regard) se plaît à dresser le citoyen contre l'intellectuel et l'artiste, voulant ériger en nouvelles valeurs les symboles de la médiocrité que sont les amis du président qui s'exhibèrent un soir de mai Place de la Concorde.
"On" pense sans doute que le français dit "moyen" porte en lui la haine de "l'intello", bref, on le prend pour un con, ignorant, oubliant, que les grandes évolutions, voire les révolutions, se sont toujours accomplies par un "main dans la main" des manuels et des penseurs, ces derniers se faisant un devoir de catalyser les mécontentements du "populo".
Mais le "populo" n'est pas aussi bête qu'"on" le voudrait : ainsi, on l'a sondé sur la réforme de l'audiovisuel et, s'il approuve la suppression de la publicité sur le service (encore) public (une idée de la gauche, au départ), il condamne la nomination par l'Elysée du PDG de France Télévisions.
Le quidam sait donc ne pas mettre ses oeufs dans le même panier, même s'il y a encore des explications à lui fournir, sur le travail dominical par exemple.
Il n'est pas dupe des mesures annoncées concernant la "relance" de l'économie où il ne voit rien pouvant doper son pouvoir d'achat.
Il suit, ébahi, les péripéties de ces patrons, de ces pontes de l'économie, qui ont fraudé pendant des années à hauteur de plusieurs milliards de dollars.
Il a compris, trop tard il est vrai, que le chef choisi en 2007 ne se soucie pas plus de lui que de sa première paire de Weston, flattant, pour faire oublier le reste, ses plus bas instincts en lui balançant des "service minimum" en forme de morceaux de sucres, ou en pratiquant une chasse à l'étranger-bouc émissaire qui fait honte à notre encore démocratie.
Gaffe, le temps se couvre.
Il faudra que je pense à faire provision d'huile et de sucre.
En deux ans (bientôt, au moins), l'actuel président et sa majorité auront réussi l'exploit de faire régner dans le pays un climat détestable : accentuant des divisions qui n'étaient sans doute, à l'origine, que de la diversité, sabotant à tours de bras les progrès sociaux acquis au prix de décennies de luttes, allant jusqu'à se mettre à dos une partie non négligeable de ceux qui les portèrent au pouvoir (aujourd'hui encore, les églises), nos gouvernants n'ont de cesse d'attiser le feu qui couve sous la cendre, semblant y prendre un malin plaisir.
Il faut se méfier d'un peuple qui semble tout accepter : la résignation ne dure qu'un temps.
D'où ces frémissements que d'aucuns auront perçu, en prémices d'une explosion sociale, sociologique plutôt, qui ne saurait tarder.
Chacun y va donc de ses prévisions, redoutant ou souhaitant un "gros bordel" dans les semaines qui viennent (après les fêtes, au plus tard au printemps ?).
Le "Caveau de la République" permet de prendre le pouls de la France profonde, puisque s'y pressent actuellement des spectateurs venus de toutes nos régions : les "vannes" anti-Sarko y font un malheur quand, il y a quelques mois encore, on sentait que ça ne passait pas toujours.
"On" (suivez mon regard) se plaît à dresser le citoyen contre l'intellectuel et l'artiste, voulant ériger en nouvelles valeurs les symboles de la médiocrité que sont les amis du président qui s'exhibèrent un soir de mai Place de la Concorde.
"On" pense sans doute que le français dit "moyen" porte en lui la haine de "l'intello", bref, on le prend pour un con, ignorant, oubliant, que les grandes évolutions, voire les révolutions, se sont toujours accomplies par un "main dans la main" des manuels et des penseurs, ces derniers se faisant un devoir de catalyser les mécontentements du "populo".
Mais le "populo" n'est pas aussi bête qu'"on" le voudrait : ainsi, on l'a sondé sur la réforme de l'audiovisuel et, s'il approuve la suppression de la publicité sur le service (encore) public (une idée de la gauche, au départ), il condamne la nomination par l'Elysée du PDG de France Télévisions.
Le quidam sait donc ne pas mettre ses oeufs dans le même panier, même s'il y a encore des explications à lui fournir, sur le travail dominical par exemple.
Il n'est pas dupe des mesures annoncées concernant la "relance" de l'économie où il ne voit rien pouvant doper son pouvoir d'achat.
Il suit, ébahi, les péripéties de ces patrons, de ces pontes de l'économie, qui ont fraudé pendant des années à hauteur de plusieurs milliards de dollars.
Il a compris, trop tard il est vrai, que le chef choisi en 2007 ne se soucie pas plus de lui que de sa première paire de Weston, flattant, pour faire oublier le reste, ses plus bas instincts en lui balançant des "service minimum" en forme de morceaux de sucres, ou en pratiquant une chasse à l'étranger-bouc émissaire qui fait honte à notre encore démocratie.
Gaffe, le temps se couvre.
Il faudra que je pense à faire provision d'huile et de sucre.
samedi 13 décembre 2008
Tréfonds
Bon gros public au Caveau hier soir, bien généreux, vif au démarrage, truffant les "show" d'applaudissements nourris jamais intempestifs, riant avec un bel ensemble et remontant à la surface le bonheur aux yeux.
Normal : le programme est bon, et traditionnellement le mois de décembre est celui où notre théâtre d'humour fait le plus souvent le plein.
Cette année, deux petits nouveaux, Frédéric Fromet et Gaspard Proust, sont venus s'ajouter à l'équipe-piliers, et la greffe a formidablement réussi.
Le premier chante des horreurs d'une voix doucereuse en grande tradition anarcho-libertaire et met dans sa poche un public pas toujours (pas souvent ?) rouge-vif ; le second, tout en élégance qui justifie son patronyme éminemment littéraire, balance quelques obscénités qui font du bien en ces temps d'humour frileux et, mué soudain en présidentounet, donne une conférence de presse en soliloque hilarant.
Le site de Frédéric.
Son méga-tube mortel qui déchire :
Le site de Gaspard.
Normal : le programme est bon, et traditionnellement le mois de décembre est celui où notre théâtre d'humour fait le plus souvent le plein.
Cette année, deux petits nouveaux, Frédéric Fromet et Gaspard Proust, sont venus s'ajouter à l'équipe-piliers, et la greffe a formidablement réussi.
Le premier chante des horreurs d'une voix doucereuse en grande tradition anarcho-libertaire et met dans sa poche un public pas toujours (pas souvent ?) rouge-vif ; le second, tout en élégance qui justifie son patronyme éminemment littéraire, balance quelques obscénités qui font du bien en ces temps d'humour frileux et, mué soudain en présidentounet, donne une conférence de presse en soliloque hilarant.
Le site de Frédéric.
Son méga-tube mortel qui déchire :
Le site de Gaspard.
vendredi 12 décembre 2008
Bonus (modifié dimanche 14 décembre)
Un bis de Volodos : les "Etincelles" de Moszkowski :
Et parce que c'est vous, le 2ème de Rachmaninov (en 3 parties) :
Pardon pour le "saucissonnage"...
Et parce que c'est vous, le 2ème de Rachmaninov (en 3 parties) :
Pardon pour le "saucissonnage"...
Ce que j'écoute, là, now
Un ami m'a offert ce CD que j'appelais de mes voeux.Je réalise qu'en deux ans de blog je n'ai jamais parlé de ce génial interprète.
Ce géant russe sait tirer du piano une palette sonore des plus étendues.
Dans ce récital, consacré au Liszt le plus sombre, il nous livre une succession d'oeuvres parfaitement articulée, commençant par la "Vallée d'Obermann" pour finir par le Nocturne "En rêve" après lequel le silence prolonge le songe.
On redécouvre les "Funérailles" et l'ultra-moderne "Lugubre gondola N°2" (2 ou 3 siècles d'avance) et la "Bagatelle sans tonalité" (pareil).
Là-dessous, Volodos interprète dans un concert populaire en Espagne la 13ème Rhapsodie de Franz Liszt ; sans doute la plus belle.
C'est la seule rhapsodie qui figure sur le CD.
Signaux
Hier, graves dysfonctionnements sur la ligne 4 du métro dûs à une panne de signalisation.
A Strasbourg Saint Denis, la station qui est mon point de chute quand je joue au "Caveau", les quais sont noirs de monde vers six heures moins le quart de l'aprés-midi, heure dite "de pointe".
Les rames se succèdent au ralenti, bondées.
Je me surprends à réprimer un fou-rire, apercevant un voyageur au look improbable, le nez littéralement écrasé contre la vitre.
L'image est hautement burlesque, me faisant regretter de ne pas avoir mon appareil-photo sur moi en permanence.
Les cheveux du voyageur sont noir-jais, en une coupe années 70 très "Martin Circus" à moustache ; le nez proéminent et épaté trouve à s'épanouir un peu plus sur la vitre de la portière.
Voilà donc la photo qu'il fallait faire absolument, que j'ai en mémoire mais ne peux partager.
J'ai avec moi, hier, le Modiano que je dévore (Pedigree) ces heures-ci.
D'ordinaire, mon baladeur distille des musiques obligatoirement sans paroles pour accompagner mes lectures.
Las, mon petit juke-box personnel est à la recharge chez moi et je dois subir les bips forcément synthétiques de mon voisin qui découvre les fonctionnalités de son téléphone tout neuf.
Je réprime ces envies de meurtre qui feraient de moi un parisien tout à fait ordinaire.
De même, lorsque je fais demi-tour pour tenir la porte à une minette encombrée de Dolce & Gabbana qui ne juge pas utile de dire "merci".
Je suis en retard, "à la bourre" j'aime à dire, et me hâte lentement comme toujours.
Le soir, pour retourner au théâtre, leurs "signalisations" sont toujours défaillantes.
Ils n'ont sans doute pas retrouvé le bon tournevis cruciforme pensai-je.
Et le panneau lumineux annonce la prochaine rame dans 8 minutes, ce qui me ferait arriver vraiment "à la bourre" cette fois.
Je mets un point d'honneur à vivre Paris, luxe suprême, en provincial si ce n'est en provençal.
Eviter le fameux stress panaméen* est une préoccupation parfois... stressante.
Je ne sais quelle baraka m'accompagne à chaque instant, laquelle me permet, malgré mes lenteurs, d'être toujours à l'heure à mes rendez-vous, voire en avance ; ce qui est très contrariant quand tout parisien qui se respecte est, lui, toujours en retard.
Avec ou sans panne de signalisation sur le réseau du métropolitain.
*De Paname.
A Strasbourg Saint Denis, la station qui est mon point de chute quand je joue au "Caveau", les quais sont noirs de monde vers six heures moins le quart de l'aprés-midi, heure dite "de pointe".
Les rames se succèdent au ralenti, bondées.
Je me surprends à réprimer un fou-rire, apercevant un voyageur au look improbable, le nez littéralement écrasé contre la vitre.
L'image est hautement burlesque, me faisant regretter de ne pas avoir mon appareil-photo sur moi en permanence.
Les cheveux du voyageur sont noir-jais, en une coupe années 70 très "Martin Circus" à moustache ; le nez proéminent et épaté trouve à s'épanouir un peu plus sur la vitre de la portière.
Voilà donc la photo qu'il fallait faire absolument, que j'ai en mémoire mais ne peux partager.
J'ai avec moi, hier, le Modiano que je dévore (Pedigree) ces heures-ci.
D'ordinaire, mon baladeur distille des musiques obligatoirement sans paroles pour accompagner mes lectures.
Las, mon petit juke-box personnel est à la recharge chez moi et je dois subir les bips forcément synthétiques de mon voisin qui découvre les fonctionnalités de son téléphone tout neuf.
Je réprime ces envies de meurtre qui feraient de moi un parisien tout à fait ordinaire.
De même, lorsque je fais demi-tour pour tenir la porte à une minette encombrée de Dolce & Gabbana qui ne juge pas utile de dire "merci".
Je suis en retard, "à la bourre" j'aime à dire, et me hâte lentement comme toujours.
Le soir, pour retourner au théâtre, leurs "signalisations" sont toujours défaillantes.
Ils n'ont sans doute pas retrouvé le bon tournevis cruciforme pensai-je.
Et le panneau lumineux annonce la prochaine rame dans 8 minutes, ce qui me ferait arriver vraiment "à la bourre" cette fois.
Je mets un point d'honneur à vivre Paris, luxe suprême, en provincial si ce n'est en provençal.
Eviter le fameux stress panaméen* est une préoccupation parfois... stressante.
Je ne sais quelle baraka m'accompagne à chaque instant, laquelle me permet, malgré mes lenteurs, d'être toujours à l'heure à mes rendez-vous, voire en avance ; ce qui est très contrariant quand tout parisien qui se respecte est, lui, toujours en retard.
Avec ou sans panne de signalisation sur le réseau du métropolitain.
*De Paname.
Négatif et positif
jeudi 11 décembre 2008
Bonbons, caramels, esquimaux, chocolats !?

Il y eut autrefois des ouvreuses dans les salles de cinéma, si !
Je me souviens qu'à Antibes, c'était pour la plupart de vieilles grincheuses qui faisaient la gueule quand on ne pouvait leur glisser une pièce de monnaie.
Le rôle de l'ouvreuse, en ces années où les places n'étaient plus numérotées (car il fut un temps où l'on pouvait réserver sa place comme au théâtre), consistait à trouver la ou les places libres ; elles étaient des placeuses munies de lampes-torches pour les retardataires.
Elles étaient chargées aussi de "faire la police" quand les "jeunes" menaient grand chahut.
Aujourd'hui, dans certaines salles et pour certains "blockbuster", c'est à des maîtres-chien qu'il faudrait confier cette tâche !
J'avais, il y a peu, moqué cette nouvelle "mode" qui consiste, dans les restaurants "branchés", à jeter négligemment sur la table les couverts enveloppés dans une serviette en papier : il n'y a aucun snobisme ni le moindre conservatisme de ma part à le déplorer.
C'est l'attitude que je condamne, en "je m'en foutisme" qui dénote bien à quel point on nous traite avec désinvolture.
Au cinéma, j'ai vu maintes fois ces dernières années des petits vieux paumés dans la salle obscure, qu'aucune "pile Wonder" ne vient plus baliser.
Comme dans les théâtres privés parisiens encore aujourd'hui, les ouvreuses n'étaient rétribuées que par les pourboires des spectateurs.
A l'entr'acte, la phrase "bonbons, caramels, esquimaux, chocolats !?" était prononcée par les ouvreuses, toujours dans cet ordre rituel, dans tous les cinémas de France : il y avait sans doute une bible de l'ouvreuse.
mercredi 10 décembre 2008
Scorsese a bon goût.
L' Intermezzo de Mascagni extrait de Cavalliera Rusticana a été utilisé par Martin Scorsese pour "Raging Bull".
On peut l'écouter en haut de page à droite.
Si ça vous laisse de marbre, je ne peux plus rien pour vous.
On peut l'écouter en haut de page à droite.
Si ça vous laisse de marbre, je ne peux plus rien pour vous.
Mercredi, jour des enfants
Le mercredi, c'est fort logique, le trottoir devant l'Atelier Musical grouille de monde : les élèves bien sûr, mais aussi nounous et parents contraints d'attendre à l'extérieur par tout temps, vu l'exiguïté du "hall" d'entrée.
Il faut quasiment jouer les agents de police aux heures d'inter-cours.
Quand je m'y aventure, c'est pour hurler des "laissez sortir avant d'entrer !" qui, la plupart du temps, n'ont aucun effet.
J'avais un bureau à l'école que j'ai été obligé de transformer en salle de cours devant le succès rencontré.
Je dirige donc "à distance" par la grâce des nouvelles technologies qui me permettent de rester en liaison constante avec la secrétaire.
Quand ma présence se fait indispensable, je n'ai que quelques mètres à faire pour me rendre sur les lieux.
Le mois de décembre est l'un des plus "chauds" de l'année : auditions trimestrielles, réunion des profs, bilans pédagogiques et comptabilité.
Hier, après une réunion sans surprise, je me suis mis en devoir d'aller chercher pédibus l'indispensable sapin de Noël pour la salle Glenn Gould.
Tout travail manuel, transport d'objets encombrants faisant de moi une pauvre chose vitupérante, suante, mais s'efforçant de rester digne en toutes circonstances, j'ai parcouru une grande partie de la rue Ordener avec ce satané arbrisseau qui avait, m'a-t-il semblé, tendance à s'alourdir à chaque pas.
J'ai détesté pendant une interminable vingtaine de minutes les enfants, le petit Jésus, Joseph, Marie, les rois mages (de Sheila), Tino Rossi et ses joujoux à la con, et, plus généralement, tout être humain ("oh, le beau sapin qu'il a, le monsieur !") se trouvant dans mon périmètre.
Le soir, au théâtre, comble, je fus mauvais comme un cochon.
Bien fait pour eux !
Il faut quasiment jouer les agents de police aux heures d'inter-cours.
Quand je m'y aventure, c'est pour hurler des "laissez sortir avant d'entrer !" qui, la plupart du temps, n'ont aucun effet.
J'avais un bureau à l'école que j'ai été obligé de transformer en salle de cours devant le succès rencontré.
Je dirige donc "à distance" par la grâce des nouvelles technologies qui me permettent de rester en liaison constante avec la secrétaire.
Quand ma présence se fait indispensable, je n'ai que quelques mètres à faire pour me rendre sur les lieux.
Le mois de décembre est l'un des plus "chauds" de l'année : auditions trimestrielles, réunion des profs, bilans pédagogiques et comptabilité.
Hier, après une réunion sans surprise, je me suis mis en devoir d'aller chercher pédibus l'indispensable sapin de Noël pour la salle Glenn Gould.
Tout travail manuel, transport d'objets encombrants faisant de moi une pauvre chose vitupérante, suante, mais s'efforçant de rester digne en toutes circonstances, j'ai parcouru une grande partie de la rue Ordener avec ce satané arbrisseau qui avait, m'a-t-il semblé, tendance à s'alourdir à chaque pas.
J'ai détesté pendant une interminable vingtaine de minutes les enfants, le petit Jésus, Joseph, Marie, les rois mages (de Sheila), Tino Rossi et ses joujoux à la con, et, plus généralement, tout être humain ("oh, le beau sapin qu'il a, le monsieur !") se trouvant dans mon périmètre.
Le soir, au théâtre, comble, je fus mauvais comme un cochon.
Bien fait pour eux !
mardi 9 décembre 2008
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