Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)

mardi 1 juillet 2008

Nico fait sa télé.

Le président le plus vachement moderne que la France ait eu depuis Giscard a un hobby : depuis tout petit, il aime la télé, et ça, c'est hyper original !
Mitterrand et Chirac (vous vous souvenez ? mais si, voyons, un grand !) se méfiaient comme de la peste de cet "outil de communication" impitoyable qui vous fait et défait une star (même très copine avec un patron de télé) en trois coups de cuiller à pot : n'avaient pas tort, d'ailleurs, si l'on se souvient de la piteuse prestation de ChiChi face aux "jeunes" lors de la campagne du référendum.

Nico, lui, il s'en méfie pas de la télé : il maîtrise ; c'est sa génération, la télé, sa culture (la seule ?), sa mère nourricière intellectuelle ; c'est là qu'il assure, grâce à elle qu'il est arrivé là où il est, au sommet quoi.
Le petit homme adore tant la télé qu'il veut en faire son joujou, sa chose.
Alors on croit que notre président si jeune, si moderne, il veut faire une télé du futur, un truc ambitieux, un service public innovant, solvable, honorable genre la BBC et tout et tout.
Ben, vous pouvez brosser : le petitou, à l'arrivée, fait un gros caprice, martèle la table de son petit poing bagué "Cartier" et nous annonce, mine de rien, un retour à la télé de papa.
Et savez-vous quel exemple il choisit, le pitchounet, pour nous donner une idée de son idéal télévisuel ?
Ça :



Pendant ce temps, les Tavernost et autres Paolini s'esbaudissent, érectent, jouissent d'un avenir radieux pour leur chaînes commerciales de merde.

lundi 30 juin 2008

Le nouveau film de Claude Leluc

Retrouvailles :

Un pichet !

Au bas mot, on peut dire qu'Adda soutient Obama !

Le réalisateur Claude Leluc

Tatiana Gousseff, hilare, entre F.Bouraly et E.Donzella

Nostalgies :






Lors de la fête estivale réunissant la majeure partie des "Voilà !" dans le manoir de Sylvie et Jean-Christophe fut projeté, hier soir, un film réalisé par Luc Sonzogni dévoilant les à-côté du spectacle donné au Gymnase pendant trois mois en 99.
Ce "making-off" a provoqué l'hilarité de la bande réunie autour d'une table abondamment garnie en mets divers, et surtout en boissons alcoolisées.
Il y eut aussi quelques larmes, tant les images de Luc ont ravivé des souvenirs émouvants de ce qui fut une magnifique aventure.

Nouvelles rames

Photo "avec tags" à venir.

La RATP met en service ces jours-ci de nouvelles rames sur les lignes 2, 5, et 9.
Spacieuses, équipées d'une "ventilation réfrigérée" écologique et nomique, ces nouvelles voitures sont dotées d'une ouverture automatique, supprimant ainsi le loquet chargé en bactéries de toutes sortes en fonction jusqu'alors.
Merci à la Ratp de contribuer à la baisse du taux annuel de gastro-entérites en région parisienne.
C'était notre rubrique "futilités essentielles".

samedi 28 juin 2008

Portraits de groupe.

"Tiens, si on faisait une réforme, ce matin ?"

Sur les "mères porteuses", il y a du rififi au gouvernement : cette chère Christine Boutin crie haro sur le baudet Morano qui affiche de dangereuses idées gauchistes sur la question. Entre couacs et aboiements on ne s'entend plus braire dans la basse cour umpiste.

*
Ça n'a rien à voir : aujourd'hui se déroule à Paris la "marche des fiertés LGBT*". Inutile d'espérer que les télés nous montrent autre chose que des travestis (c'est tellement cocasse et coloré !) ou des exhibs cul-nu. Dans l'immense cortège annoncé, il y a pourtant une majorité de gens "ordinaires", salariés, ouvriers, cadres, lycéens pour une fois "fiers" de leur identité (le thème, cette année, étant la lutte contre les discriminations et l'homophobie à l'école par une réelle information confiée aux enseignants). Il y a aussi des flics "gays" qui n'ont rien de commun avec un cliché "Village People" usé jusqu'à la corde. Et puis il y a les "sympathisants", une foule anonyme de gens (en majorité "de gauche") qui saisit l'occasion de dénoncer toute forme de racisme. Ce sera pour moi, pour la "dernière" du Caveau, parfois très "France profonde", de demander d'entrée aux spectateurs, ce soir, s'ils ne sont pas trop fatigués d'avoir tant marché.

Les Voilà : Francis Cabrêle.

Les Voilà : Qui c'est ?

Dimanche, "Les Voilà" retrouvailles...

Beau souvenir : la danse de Laurence et Jean-Christophe au Théâtre du Gymnase, été 1999.

vendredi 27 juin 2008

Sur France 2 en 2012 : être riche.

Qui est fou ? Lui ou nous ?

Hopital, charité, hopital, charité, hopital, etc.

Lu : "Un «contrôle gouvernemental des médias allant de pair avec le délabrement de l'économie, c'est le lot commun des dictatures», a estimé Jean-Marie Le Pen dans un communiqué, au lendemain de l'annonce par Nicolas Sarkozy que le futur président de France Télévisions serait nommé par l'exécutif."
Le pire, c'est qu'on ne peut qu'être d'accord.
Faut-il désormais classer Nicoletto Bruni à la droite de Le Pen ?

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Marque planétaire : d'Amsterdam à Tombouctou, on en trouve partout.

jeudi 26 juin 2008

Paris

Photographie SylGazette, la vraie !

Télédémocratie

Big brother is watching you




C'est reparti !

Dorénavant, c'est "l'exécutif" qui nommera le président de France Télévision.
Non, on ne rêve pas : le principal responsable de la télé de service public sera donc désigné par l'Elysée !
Je n'en ferai pas une tartine, car chacun, pour peu qu'il soit attaché aux libertés fondamentales jusqu'alors en vigueur dans ce pays, pourra juger et vérifier combien le personnage élu l'an dernier par un peuple qui, aujourd'hui, s'en mord les doigts de sondage en sondage, ne faillit pas à sa réputation.
Une fois de plus, le "petit" homme est pris la main dans le pot de confiture des médias : TF1 étant déjà à sa botte par le biais d'une proximité amicale avec le bétonneur propriétaire, il fallait mettre en coupe réglée l'espace de (semi) liberté qui subsistait en face.
Les socialistes qui avaient été conviés à la "commission Copé" l'avaient bien compris qui avaient quitté cette instance il y a quelques semaines, réalisant à quel point il s'agissait d'une mascarade.
Aujourd'hui, le voile est levé sur les intentions réelles du pouvoir : placer l'audiovisuel public sous son contrôle politique.

mercredi 25 juin 2008

Le Grand Paris, c'est parti !

*Presbytes, cliquez pour agrandir.

De notre correspondant :

Montmartre-Matin du 24/06/2008
De notre correspondant Alain Gromanontropo.

Après les auditions qui ont conclu "fortissimo" l'année scolaire à l'Atelier Musical, école de musique très fréquentée de notre arrondissement, le directeur, M. Flavian Codene, avait convié ce lundi son équipe de professeurs à des agapes nocturnes dans un restaurant de l'avenue Trudaine connu pour sa cuisine exotique, très fine néanmoins.
En début d'un repas où l'ambiance devait monter "en crescendo" jusqu'au point d'orgue final, M. Coudain prononçait un discours d'une haute portée philosophique que d'aucuns garderont en mémoire*.
La sympathique équipe de l'Atelier Musical entre deux "nan" au fromage et autres curiosités gastronomiques, évoquait avec émotion cette année passée au service de la musique.
Au fur et à "mesure" de l'évolution de cette soirée festive, les réserves observées à son tout début finissaient par sauter : l'imitation de Claude François par Serge Barieri accompagné de M. Chaurand, professeur de guitare et de M. Cuny, déguisés en affriolantes "claudettes" et l'interprétation de "Allumez le feu" par une Brigitte Mazères toute de cuir vêtue vinrent semer force sourires sur les visages surpris tout d'abord puis franchement hilares.
La surprise vint de la secrétaire, Madame Mazurkiewiez, lorsqu'un piano de concert de la maison Labrousse porté par trois gladiateurs aux corps huilés spécialement recrutés dans le "marais" fut disposé afin de lui permettre d'interpréter la grande Polonaise "héroïque" de F. Chopin pendant qu'Hanièle Harrison en costume folklorique se livrait à un jet de verres qui amusait la foule des riverains massée aux balcons de la paisible avenue.
Aucun "bémol" ne vint assombrir ces festivités, à l'exception d'un moment de tristesse où Madame Cheminade, submergée par l'émotion, interprétait la "habanera" du "Carmen" de Bizet à l'intention de M. Sanchez appelé à d'autres responsabilités en sa terre natale.
Le nouveau professeur de piano, Monsieur Lemercier, très surpris par la fameuse "ambiance atelier" annonçait que, enfin, finalement, il allait réfléchir, mais qu'il aurait peut-être des problèmes d'horaires à la rentrée, qu'on verrait, tout ça.
Votre serviteur, appelé sur les lieux d'un grave incendie de poubelle dans l'arrondissement vers 3 heures du matin, ne peut malheureusement relater ici la totalité de cette manifestation qui devait se poursuivre en des lieux inavouables que nos lecteurs n'ont pas à connaitre.
A.G
* Verbatim : "Vous avez été super, je vous aime, bon, c'est pas tout ça, à boire et bon appétit !"


Le nouveau professeur de piano, M. Lemercier, déjà conquis par l'ambiance "atelier" !

Oui, ce sont des enseignantes !

M. Koudaine, directeur aux côtés de Mme Harrison, en réflexion et de Mme Cheminade, amoureuse (comme on la comprend !).
Une partie de cette bien joyeuse tablée.

Les professeurs de guitare parlent pédagogie.

M. le Directeur des études et M. Cuny, solennels.
Le Directeur du conservatoire voisin (à g.), venu assister aux (d)ébats.
Mlle Lantenois s'esclaffant aux propos du jeune M. Hochart, pianiste talentueux.


mardi 24 juin 2008

Y'a bon Mc Do !

Les employés du Mc Do de la rue de Rennes à Paris sont en grève : cafards et souris vivent des jours heureux dans ce "restaurant".
Ils expliquent la situation au public.
Certains, pas dégoûtés, entrent tout de même dans l'établissement pour savourer leur sandwich préféré.
(Source Rue 89)

Ministresse sportive.

Faire ses séries d'abdos discrètement : Christine Lagarde est experte en ce domaine.

lundi 23 juin 2008

Alfred s'en va.

Le grand pianiste Alfred Brendel donne actuellement une série de concerts d'adieux avant de laisser le monde de la musique orphelin d'un de ses plus grands talents.
C'est pour "Le Monde de la Musique" d'ailleurs, que le génial interprète donne une passionnante interview et répond avec son humour bien connu à un "questionnaire de Proust".
Brendel est surtout célèbre pour ses interprétations de Beethoven et de Schubert.
Un exemple, avec cet extrait de la sonate D.959 de Schubert.
Une halte poétique au milieu du tumulte ambiant :

Franz Schubert - Sonate D.959 - 2è mvmt, andantino.

dimanche 22 juin 2008

Faire sa fête à la musique.


Je me souviens de la première fête de la musique à Paris au siècle dernier.
Ce soir-là, nous étions une petite bande à parcourir le quartier latin et, au-delà, la Contrescarpe et les rues voisines.
Déjà, le pire côtoyait le meilleur, certains se contentant de sortir les enceintes de leur chaîne hifi sur le balcon pour faire du son.
Sous un marronnier, une fille blonde aux longs cheveux jouait une suite pour violoncelle de Bach tandis qu'à quelques pas un groupe improvisé massacrait avec une belle énergie le répertoire des Beatles.
Les grands groupes audio-visuels et leurs différents sponsors n'avaient pas encore jeté leur dévolu sur l'évènement, laissant le champ libre à une spontanéité joyeuse encore sous le charme de la toute récente victoire de la gauche aux élections.

Hier, ma fête de la musique à moi fut celle des jeunes élèves de l'Atelier, réunis pour leurs concerts de fin d'année scolaire.
Ce fut épuisant, certes, trois séances se succédant en cette belle après-midi, la première du nouvel été.
Le soir après la représentation au théâtre, je filai, fourbu, vers mon 18ème, à l'heure où la viande saoule en était encore aux prémices.
Avant le sommeil réparateur, on me fit écouter le dernier Bashung : pure merveille à savourer tranquillement plusieurs fois pour s'en imbiber.

Sur l'écran de télé(sans)vision, muet, défilaient une succession improbable d'artistes divers, en incohérence ahurissante mêlant Suprême NTM et Raphaël à de gesticulantes chanteuses "r&b" en play-back.

Ecouter Bashung dès lors, et Mozart ce matin est une vraie délivrance.