Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)

mardi 16 février 2010

Pandi ?

Un acteur

 

 

lundi 15 février 2010

Mais...

De ce désir qui vous obsède...


l'on voit
que
jamais
je ne serai
cinéaste...
Mais :

Le jeu du film caché

Hier soir, dans cette salle obscure de centre-ville qui puait le popcorn défilait une longue série de bandes-annonce (une vingtaine de minutes durant !) qui ne donnait guère envie de retourner au cinéma.
Surnageait, seul à éveiller mon intérêt, le film de Tom (pas John !) Ford "A single man", adaptation d'un roman-testament d'Isherwood (celui d'Adieu à Berlin/Cabaret) que je dévorai autrefois.

Comme en musique, je me réfugie de plus en plus dans les "classiques" que je revisite à fréquence hebdomadaire en compagnie d'un jeune ami dont j'ai la fierté de penser que je l'ai converti au grand cinéma, lui qui n'allait voir en bande que des films pré-mâchés pour adolescents.
Dorénavant nous avons convenu que je préparerais le film d'avance et que mon voisin de projection n'en découvrirait le titre que lors du générique (car il fut un temps où le titre d'un film s'annonçait au début de celui-ci !).
La tâche va se compliquant, car voilà que mon disciple s'est trouvé atteint de fringale cinéphilique, et que je dois le soumettre à un questionnaire sur les films de sa semaine, craignant qu'il n'ait déjà vu le film que j'ai calé dans le lecteur de DVD !
Quelqu'un qui vous emprunte "Citizen Kane" pour le revoir en autre compagnie et le faire ainsi découvrir à son tour mérite toute l'attention due aux gens de goût.
Le jeu du film caché est très excitant : je me dois à chaque fois d'être "épatant" au sens littéral du terme.
Vivement demain.

L'une des dernières projections.
Vous avez trouvé ?

Faits vrillés*

Ce matin je me suis levé tard.
C'est un privilège que de n'avoir à "travailler" qu'en après-midi et en soirée.
De larges nappes bleues trouent aujourd'hui, éphémères sans doute, le ciel parisien de cette journée de février ; le froid s'est fait moins vif ; j'ai pu boire un café sur le balcon, observé jalousement par les élèves du lycée, en face.
Il y a des travaux au premier,  dans mon immeuble-gruyère dont je me demande comment il tient encore debout.
En fermant la porte du salon, je n'en perçois heureusement que l'écho.
J'ai pu écouter un vieil enregistrement de Claudio Arrau jouant avec une finesse que je lui envie une sonate de Mozart que je jouais dans mon jeune temps et que j'aime faire découvrir à mes élèves dès qu'ils ont la capacité d'égrener convenablement ces traits de double-croches délicats.
D'une autre sonate du génie de Salzbourg, le petit Lorenzo a donné dimanche dernier au Concours Musical de France une version surprenante d'intelligence, de maturité.
Le petit Lorenzo, 12 ans, est doté d'un physique qui rappelle le doux Franz Schubert qu'il ne pourra jouer bien que lorsqu'il aura visité un peu plus de Mozart ; et du Beethoven aussi peut-être ; ou du Haydn, même, plutôt.

Il y eut un joyeux bordel au Caveau, hier après-midi.
Détroit avait amené sa chienne qui glapissait lorsque son maître était sur scène ; Marco, lui, était venu accompagné de sa toute petite fille : un enfant de cet âge contraint de passer l'après-midi dans les loges du Caveau, ce n'est pas évident.
Mais nous l'avons adoptée, la chérie et papa lui avait programmé des films d'animation sur son ordinateur portatif.
A la reprise d'après-entracte, une vieille dame s'est étalée dans une travée alors que j'avais déjà lancé le spectacle.
Dans ces cas-là, le spectacle doit continuer et l'on de peut se permettre de "perdre" le public : j'ai donc vanné sur l'incident, imitant le deux-tons d'une ambulance (la fa la) au piano pour maintenir l'ambiance.
Quand je regagnai le hall, la dame perdait son sang en abondance et vinrent messieurs les pompiers.
Dans la salle, les spectateurs riaient et applaudissaient le sieur Marco précédemment cité.
Je m'apitoyai faussement : j'étais surtout fier et heureux d'avoir "assuré".
Pour faire rire, pour le Spectacle, on peut devenir un fieffé salaud.

Le soir je suis allé au cinéma avec mon vieil ami Socrate qui est grec (vous ne l'auriez pas deviné, n'est-ce-pas ?).
Pour lui faire plaisir, car je n'étais guère tenté, nous avons vu "I love you Phillip Morris" au Pathé de la Place de Clichy.
Nous avions pour voisin Jean-Paul Gaultier qui semblait aussi consterné que moi.
D'une histoire réelle, les réalisateurs ont fait une chose qui hésite constamment entre comédie et tragédie et ne parvient en fin de compte ni à émouvoir ni à faire rire.
Jim Carrey que j'avais bien aimé dans Man of the Moon y est insupportable de lourdeur cabotine.
Dans le genre "histoire d'un escroc", le film de Spielberg "Catch me if you can" a une toute autre saveur.
Nous passâmes une excellente soirée, terminée autour d'une excellente pizza chez "Pulcinella" où je vais fréquemment réviser mon italien.
J'en aurai besoin puisque je pars pour Rome prochainement afin de voir l'immanquable expo consacrée au Caravage.

*Pour le titre, c'est lundi.

 
"I love you...", mais pas moi.

dimanche 14 février 2010

En passant...

Morano est un pseudonyme : 
la secrétaire d'état s'appelle en réalité Nadine Elmouque.

Moche France

 
J'aime cette photo de couverture du dernier n° de Télérama.
Des pans entiers de nos paysages sont ainsi défigurés.
Empruntant un jour, de Nice à Cannes, l'autrefois agréable Nationale 7 chantée par Trénet, la laideur ambiante m'avait impressionné.

samedi 13 février 2010

Dabada et autres bal(h)ivernes.

Il en est qui écrivent comme ils parlent.
Le plus insupportable étant, d'évidence, ceux qui parlent comme ils écriraient s'ils avaient le moindre talent littéraire.

Tombé sur une "émission de variétés" diffusée tard le soir sur France 3 et animée par Daniela Lumbroso ; laquelle, malgré ses accointances à l'Elysée, n'a pu obtenir que ce créneau en roupie de chansonnette.
On me rétorquera qu'elle a néanmoins été décorée par Zébulon.
Outre que l'émission est en toc comme son décor d'une laideur peu courante, elle est intitulée "Chabada" : z'ont dû vachement se creuser la tête, les producteurs, pour trouver ce titre qu'on accompagne évidemment d'une musique en démarque du "tube" de Francis Laï pour Lelouch ("Un homme et une femme").
Depuis près de cinquante ans d'ailleurs, des millions de gens se sont persuadés que le texte de la chanson susurrée (pour une fois !) par Nicole Croisille et Pierre Barouh est ce "chabada" qui a fait le tour du monde.
Or, à aucun moment il n'apparaît dans la chanson.
En revanche, écoute bien et tu en tomberas sur les fesses, l'onomatopée en leit-motiv n'est rien d'autre que "dabada".
Légende, donc.

Il y a eu débat sur ce film destiné aux écoles, dont le titre est "Le baiser de la lune"* , narrant les amours d'un poisson-chat et d'un poisson-lune.
Evidemment en fer de lance des opposants à la diffusion de ce court-métrage d'animation scandaleux (où "chat" et "lune" sont de même sexe) on retrouve l'inévitable Crétine Boutin qu'on croyait noyée dans le bénitier où elle grenouille habituellement.
La mère inférieure a vite été rejointe par des membres d'un gouvernement qui ne sait plus comment faire pour éviter une hémorragie de son électorat le plus droitier enclin à rejoindre le f haine.
A vrai dire, que ce film soit diffusé ou non, qu'en aurais-je à cirer si ce n'est qu'il serait temps d'inculquer à nos mioches qu'ils peuvent gueuler autre chose, sous les préaux,  que "pédé"  quand ils veulent proférer l'insulte la plus blessante possible ?
Et à qui faudra-t-il faire comprendre ce qui paraît pourtant s'avérer indéniable, à savoir que ce n'est pas parce qu'un gamin voit quelque chose chose qu'il va se transformer en imitateur ?
Quoique, ayant constaté une nette progression de la consommation d'alcool par les mineurs, on peut se demander si "Bienvenue chez les ch'tis"...

J'ai eu droit hier à des "tu te foules pas en ce moment" concernant cette gazette.
C'est que, voyez-vous, il m'arrive d'avoir des semaines plus lourdes professionnellement que d'autres, même si je me fais fort d'organiser mon temps à la mode provençale, c'est à dire "très doucement le matin, pas trop vite le soir".
Et je m'arrange toujours pour publier une photo, un dessin, qui ont retenu mon attention : c'est mieux que rien, non ?

* Pas de quoi fouetter un chat :

vendredi 12 février 2010

mercredi 10 février 2010

Quand Patrice Leconte nous vengea (enfin !) d'Eric Zemmour !

Il va neiger

Un acteur

Découvert par Visconti dont il devint, paraît-il, le compagnon, l'autrichien Helmut Berger dut à son mentor ses plus beaux rôles, du Martin incandescent et déviant des" Damnés" au Konrad en petite frappe de "Violence et Passion", sans omettre bien sûr Ludwig, le roi "fou" du "Crépuscule des dieux", œuvre-fleuve où il compose un roi de Bavière à proprement parler "wagnérien".
Berger demeura a jamais inconsolé de la mort de son Maître, un véritable "double", et, s'enfonçant dans les excès de tout ordre, ne tourna plus que des séries "B" ou des séries de seconde zone pour les télés allemandes ou italiennes.
Il ne reste rien aujourd'hui de son étrange beauté ; l'homme est aigri, fatigué.
Toujours désespéré ?

 

 
Helmut Berger et Luchino Visconti en 1969

mardi 9 février 2010

Faciès

 
J'ai eu un Honda de ce type...

C'est fou comme les choses évoluent (ou non) : aujourd'hui, on le sait, et ils ne s'en défendent que du bout des lèvres, les flics contrôlent "au faciès".
A Antibes, Alpes Maritimes, Côtes d'Azur, dans les années 70, n'ayant d'autre grain à moudre, les "gardiens de la paix" arrêtaient quasi systématiquement les jeunes à cyclomoteur.
Je me souviens d'une interpellation sans raison à la sortie du cours de danse où j'étais pianiste-accompagnateur.
Je devais avoir tout juste 15 ans : le type avait inventé une infraction que, balbutiant, je ne parvins à nier tant j'étais terrorisé.
Je n'étais coupable que de jeunesse.

 
et aussi un Ciao.

Mais mon premier cyclo, c'était cette Mobylette :

Pause

Nos beaux moments de cinéma

Ou, quand on n'a pas grand chose à dire, on insère une photo qui en dit beaucoup...

Scope

samedi 6 février 2010

Gallienne : un programme (trop) court en finesse à la télé, ça existe !

Il voit des burqas partout !

Ce n'est qu'une petite boîte d'allumettes.
Et voilà que j'hallucine :


A l'endroit, c'est beaucoup plus joli :

On lit de ces trucs, dans les journaux...

C'est dans un journal qui ne vaut rien puisqu'on le donne.
C'est le produit de la réflexion de l'un des illustres interprètes du nom moins illustre "Mozart, Opéra (si !) Rock".
Ils en sont si fiers qu'ils le mettent en encadré :

 
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