Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)

lundi 7 décembre 2009

Maréchal, la voilà !

Etre la petite-fille de Le Pen et s'appeler "Maréchal", fallait le faire !
Comme le fils Sarko auparavant, la jeunette (19 ans) se lance en politique pour les régionales dans les Yvelines.
Après avoir "regardé" un peu partout pour se positionner ("j'ai même des amis communistes !"), la gamine a décidé de "rentrer au bercail", parce que le FN, y'a pas mieux.
Des potaches bien intentionnés ont aussitôt créé une page facebook pas piquée des hannetons où l'on apprend entre autres ceci :
-opinions politiques : Communist Party of China
-religion : amish, scientologue, sataniste (!)
-intérêts : j'aime les pommes, le chiffre Y, un panda gentil et boire du lait de hibou et autres savoureuses caractéristiques que vous pouvez découvrir ici : clic


Marion Maréchal (si !) Le Pen


(Et merci à Florian pour l'idée de sujet.)





samedi 5 décembre 2009

Lu par ailleurs...

90 personnes attrapent la grippe H1N1 et tout le monde veut porter un masque. 5 millions de personnes ont le SIDA et personne ne veut porter de capote !! 
1000 personnes meurent de la grippe A dans un pays riche, c'est une pandémie. 
Des millions meurent du paludisme en Afrique, c'est leur problème !

(Monica Ly)

Eric Antoine au Palace

Enormissime !


- Dessin de Willem, Libération du 2 décembre 2009 -

vendredi 4 décembre 2009

Juste trop pas possible

Il y a bon an mal an des expressions qui font florès dans les dîners en ville et dans les conversations des gens intelligents soucieux d'être dans le ton.
Les Guignols de Canal+, menaçants, faisaient un sort l'autre jour au mot "buzz" placé à tout propos depuis quelque temps.
Le "juste", lancé, paraît-il, par les milieux de la télé, devrait connaitre la même destinée.
Il devient "juste" horripilant quand il est suivi de "trop".
Hier, sur les ondes nationales, Frédéric Pommier (celui dont l'excellente revue de presse a été supprimée sur F.Inter) taillait un short à l'expression "en même temps" qui "fait le buzz" actuellement.
En même temps, c'est trop bien : on a l'impression d'être snob quand on emploie des expressions françaises correctes en lieu et place de ces tics de langage redondants.

Sinon, vous avez vu, Estrosi décrète le couvre-feu pour les mineurs de 13 ans (eh oui, mon bon, "mineurs de 13 ans" veut dire "moins de 13 ans" ; ce que tout le monde semble avoir oublié !)^.
J'imagine une scène digne du cinéma, où le mineur tapi dans l'ombre à l'approche d'une patrouille de police municipale regarde tourner la roue de son v.t.t. qui couine inexorablement...
Ce petit fascisme rampant, c'est juste trop pas possible.

jeudi 3 décembre 2009

Bon appétit !

Semaine du Fooding (R)



Hier soir, dans l'émission (souvent excellente) de Frédéric Taddei on discutait "bouffe".
Les géants de l'agroalimentaire étaient sur la sellette, qui inondent le marché de produits bourrés de sucre (même dans les frites !) et de matières grasses hydrogénées.
Perico Legasse dénonçait Jean Pierre Coffe, lequel, bénéficiant d'une aura gagnée sur les plateaux de télé, envoie le consommateur à l'abattoir en faisant de la pub pour un "hard-discounteur" bien connu dont les rayons sont garnis en grande majorité de produits à la composition effrayante.

Cette semaine est celle du Fooding (R), mouvement qui lutte pour la qualité de l'alimentation et répertorie les restos de confiance dont certains figureront à son palmarès 2009 (résultats lundi prochain).
Il y a un lien dans la colonne de droite pour aller visiter leur site.

Par un heureux hasard est sorti hier mercredi le film de Robert Kenner "Food, Inc" qui n'est pas fait pour nous inciter à faire nos courses à l'aveuglette.
J' en recopie le synopsis que voici :

Food, Inc. décortique les rouages d'une industrie qui altère chaque jour notre environnement et notre santé. Des immenses champs de maïs aux rayons colorés des supermarchés, en passant par des abattoirs insalubres, un journaliste mène l'enquête pour savoir comment est fabriqué ce que nous mettons dans nos assiettes. Derrière les étiquettes pastorales de "produits fermiers", il découvre avec beaucoup de difficulté le tableau bien peu bucolique que les lobbys agro-alimentaires tentent de cacher : conditions d'élevage et d'abattage du bétail désastreuses, collusion entre les industriels et les institutions de régulation, absence de scrupules environnementaux, scandales sanitaires... Éleveurs désespérés, experts indépendants, entrepreneurs intègres et défenseurs du droit des consommateurs esquissent, chacun à leur manière, le portrait d'une industrie qui sacrifie la qualité des produits et la santé de ses clients sur l'autel du rendement.

Sinon, on peut profiter de cette semaine pour envoyer un don aux Restaurants du Cœur ; on bénéficie d'une réduction d'impôts et on se contente pas de compatir au malheur d'autrui.
Leur site : clic


Pendant ce temps, le chef de cet état en mauvais état se gonfle d'importance en vantant sa manière de gérer la crise.
Il en est qui ne manquent pas d'air !





mercredi 2 décembre 2009

UMPFN

Sans commentaire.

mardi 1 décembre 2009

Eric Antoine au Palace !

Je ferai sa 3ème partie dans un bon restau. !

Elle et lui

Chanson du film "An affair to remember" (Elle et lui).
Préparez vos mouchoirs :



Acqua alta

Comme souvent à pareille époque, à Venise...



 
Le niveau de l'eau de la lagune a monté d'1m30.
Les services municipaux installent les praticables.
Il faut porter des bottes.
(Photo Sipa)

lundi 30 novembre 2009

Beau B.B

Il est de plus en plus rare qu'un album de chanteur me plaise au point de l'écouter au moins une fois par jour.
Ici, il s'agit, de plus, d'un double CD qui se sent bien chez moi.
La Superbe de Benjamin Biolay est un vrai trésor : beaux états d'âme d'une âme qui semble plutôt belle retranscrits en strophes intelligentes, musiques d'une belle inventivité et un climat dans lequel on peut se lover confortablement grâce aux arrangements somptueux d'un touche-à-tout en état de grâce.
On pensera, l'écoutant, à Bashung ou au Gainsbourg de Melody Nelson, influences on ne peut moins condamnables.
D'autant qu'une vraie originalité plane au détour de chaque plage.
Il y a, bien sûr, deux grandes chansons, "La Superbe" et "Ton héritage" (insérée en cadeau ici même, un peu plus bas), mais on se laisse porter jusqu'au bout de l'œuvre avec le même émerveillement.
Grand disque.


Un dimanche pas comme les autres

On peut être pro palestinien et dénoncer l'antisémitisme.
On peut, je l'espère, être juif et ne pas amalgamer critique politique d'Israël et antisémitisme.
Je donne sans doute l'impression d'emprunter par-là un sentier battu et rebattu ; quoique...

J'ai été passionné par la lecture du livre de Claude Lanzmann "Le lièvre de Patagonie" et ne cesse de le recommander à mes amis et relations.
L'autobiographie du philosophe-écrivain-cinéaste m'a permis d'accéder enfin au film qui est de ceux que l'on redoute de regarder un jour car on en sait la terrible portée.
Que "Shoah" soit considéré aujourd'hui comme le "meilleur documentaire jamais réalisé" fait craindre d'être confronté à l'horreur ; et cela, même si on a lu Primo Levi ou "Les bienveillantes", même si on a vu "Le pianiste" de Polanski ou "La liste de Schindler" ou encore "Nuit et brouillard" de Resnais.
Aucune image de celles qu'on a tant vues, empilages de corps décharnés, squelettes ambulants, charniers ouverts, ne vient exciter l'œil (pardon pour l'expression qui me semble pourtant juste) dans cette longue succession de témoignages, ceux des paysans voisins des camps, des rares survivants et ceux, volés -car comment faire autrement ?- d'anciens bourreaux coulant une paisible retraite quelque part en démocratie. 
Le film de Lanzmann pourtant, en dit plus sur l'horreur méthodiquement programmée que tous ceux réalisés, sous toute forme que ce soit, sur le sujet.
Hier soir, seul devant l'écran, les 4 heures de la "première époque" (l'ensemble dure plus de 9 heures) m'ont laissé atone, épuisé, amer.
Ce n'était que le début.


- Auschwitz-Birkenau -

Voiles au-dessus d'un nid de coucous


Lors d'un séjour à Marrakech, pendant la première nuit, je fus réveillé par l'appel à la prière du muezzin amplifié avec force décibels.
Le lendemain, je me procurais à grand-peine des boules Quiès pour poursuivre mon séjour dans de meilleures conditions;
A Paris, ce sont les cloches des églises voisines qui m'arrachent régulièrement à ma grasse matinée du dimanche.
Hier, les suisses ont donc voté en masse contre la construction de minarets sur leur territoire, ce qui va faire vachement plaisir à la clientèle des émirats qui vient dépenser ou planquer ses dollars en terre helvète ; mais c'est leur problème, hein, qui rappelle le vieux sketch de
Fernand Raynaud sur "l'étranger" qui quitte un patelin las de l'hostilité des gens du cru : du coup, plus de pain car l'étranger était boulanger...
Cette "votation citoyenne" sera, est déjà, la grande affaire médiatique du jour, je parie.
Personnellement, je ne suis pas opposé à l'érection, sans qu'il y ait prolifération, de minarets sur le sol européen, à l'impérative condition qu'ils soient "designés" par des créateurs reconnus genre Starck ; ce ne serait pas plus laid que, par exemple, une éolienne.
Et soient dépourvus de sonorisation.

dimanche 29 novembre 2009

Souvenirs...

samedi 28 novembre 2009

Ah, si Paris...


-Thomas Barbey-

Bête immonde

Un coup de Mozart et ça repart

Stress assassin, ciel de plomb ?
Mozart pour seul remède.
Le clip n'est pas des plus vivants.
Mais cette musique, jouée par Clara Haskil et Gezà Anda, cette Musique...



Et pour ceux qui veulent des images qui bougent, Keith Jarrett et Chick Corea ; moins subtil, mais sympa :

Météo